Par Lisa Maria Paun, du Collège Saint-Joseph
Un demi-siècle plus tard, Roger Sperry, neurobiologiste américain, a
conduit une expérience dans le but de déterminer si le langage partait
de l’hémisphère gauche du cerveau, tel que Broca l’avait indiqué. Sperry
travailla avec des patients ayant un corps calleux endommagé. Plus
précisément, ces gens n’avaient pas de tissu connecteur entre
l’hémisphère droit du cerveau et celui de gauche. Le scientifique
remarqua que ces patients pouvaient aisément reconnaitre les objets
tenus dans la main droite, en se servant de leur hémisphère gauche.
Toutefois, si ce même article était déposé dans la main gauche,
contrôlée par l’hémisphère droit du diencéphale, il ne pouvait être
reconnu.
Ces études confirmèrent que l’aire de Broca est uniquement
essentielle pour la production de la parole et de certains aspects de la
compréhension du langage. Néanmoins, le corps humain nous réserve
continuellement des surprises.
Ces dernières années, plusieurs neuroscientifiques ont observé une
activité dans l’aire de Broca, lorsque les gens effectuent des tâches
cognitives qui n’ont rien à voir avec le langage, telles que la
résolution de problèmes mathématiques ou l’obtention de renseignements
dans la mémoire. Ces résultats ont suscité un débat quant à savoir si
l’aire de Broca est spécifique à la langue, ou bien si elle joue un rôle
plus général dans la cognition.
Une nouvelle étude du Massachusetts Institut of Technology tend à
résoudre ce conflit de longue date. Les chercheurs étant impliqués ont
constaté que l’aire de Broca est en fait constituée de deux sous-unités
distinctes. L’une d’elles se concentre sélectivement sur le traitement
du langage, tandis que l’autre appartient à un réseau agissant sur une
unité centrale de traitement pour les fonctions cognitives générales.
Les chercheurs demandèrent à des sujets de lire des phrases
significatives, ainsi que des séquences inconcevables, dans le but de
localiser les régions contrôlant le langage. Une sous-unité de l’aire de
Broca s’allumait beaucoup plus souvent lorsque les sujets
interprétaient des phrases significatives.
Ensuite, les experts ont mesuré l’activité cérébrale des patients
lorsqu’ils effectuaient des tâches cognitives faciles, puis difficiles,
telles que des problèmes de mathématiques ou mémoriser des ensembles
d’emplacements. Certaines parties de l’aire de Broca s’allumèrent lors
des versions plus exigeantes des ces tâches. Cependant, critique à cette
expérience, ces régions étaient distinctes de celles impliquées dans le
langage.
Ces données ont permis aux spécialistes de cartographier, pour chaque
sujet, deux régions distinctes de l’aire de Broca; l’une étant
impliquée de manière sélective dans le langage, puis l’autre dans la
réponse à de nombreuses tâches cognitives exigeantes. En général, cette
dernière région entoure celle du langage, mais les formes exactes et les
lieux de frontière varient de personne en personne.
Malgré tout, les recherches ne s’arrêtent pas là. Des spécialistes
tentent présentement de déterminer la manière dont les composantes du
réseau de langage et du réseau de demandes multiples communiquent en
interne, puis comment les deux interagissent ensemble. Ils espèrent
également étudier plus profondément les fonctions de ces deux
composantes de l’aire de Broca.
L’ordinateur du corps humain ne cessera de nous émerveiller. Les
anciennes études, ainsi que les plus récentes, relèvent une multitude de
doutes auxquels nous répondons par d’autres questionnements. Qui sait
si, un jour, nous allons finalement réussir à percevoir les mystères du
cerveau humain.
[Source : www.letudiantoutaouais.ca]
Un demi-siècle plus tard, Roger Sperry, neurobiologiste américain, a
conduit une expérience dans le but de déterminer si le langage partait
de l’hémisphère gauche du cerveau, tel que Broca l’avait indiqué. Sperry
travailla avec des patients ayant un corps calleux endommagé. Plus
précisément, ces gens n’avaient pas de tissu connecteur entre
l’hémisphère droit du cerveau et celui de gauche. Le scientifique
remarqua que ces patients pouvaient aisément reconnaitre les objets
tenus dans la main droite, en se servant de leur hémisphère gauche.
Toutefois, si ce même article était déposé dans la main gauche,
contrôlée par l’hémisphère droit du diencéphale, il ne pouvait être
reconnu.
Ces études confirmèrent que l’aire de Broca est uniquement
essentielle pour la production de la parole et de certains aspects de la
compréhension du langage. Néanmoins, le corps humain nous réserve
continuellement des surprises.
Ces dernières années, plusieurs neuroscientifiques ont observé une
activité dans l’aire de Broca, lorsque les gens effectuent des tâches
cognitives qui n’ont rien à voir avec le langage, telles que la
résolution de problèmes mathématiques ou l’obtention de renseignements
dans la mémoire. Ces résultats ont suscité un débat quant à savoir si
l’aire de Broca est spécifique à la langue, ou bien si elle joue un rôle
plus général dans la cognition.
Une nouvelle étude du Massachusetts Institut of Technology tend à
résoudre ce conflit de longue date. Les chercheurs étant impliqués ont
constaté que l’aire de Broca est en fait constituée de deux sous-unités
distinctes. L’une d’elles se concentre sélectivement sur le traitement
du langage, tandis que l’autre appartient à un réseau agissant sur une
unité centrale de traitement pour les fonctions cognitives générales.
Les chercheurs demandèrent à des sujets de lire des phrases
significatives, ainsi que des séquences inconcevables, dans le but de
localiser les régions contrôlant le langage. Une sous-unité de l’aire de
Broca s’allumait beaucoup plus souvent lorsque les sujets
interprétaient des phrases significatives.
Ensuite, les experts ont mesuré l’activité cérébrale des patients
lorsqu’ils effectuaient des tâches cognitives faciles, puis difficiles,
telles que des problèmes de mathématiques ou mémoriser des ensembles
d’emplacements. Certaines parties de l’aire de Broca s’allumèrent lors
des versions plus exigeantes des ces tâches. Cependant, critique à cette
expérience, ces régions étaient distinctes de celles impliquées dans le
langage.
Ces données ont permis aux spécialistes de cartographier, pour chaque
sujet, deux régions distinctes de l’aire de Broca; l’une étant
impliquée de manière sélective dans le langage, puis l’autre dans la
réponse à de nombreuses tâches cognitives exigeantes. En général, cette
dernière région entoure celle du langage, mais les formes exactes et les
lieux de frontière varient de personne en personne.
Malgré tout, les recherches ne s’arrêtent pas là. Des spécialistes
tentent présentement de déterminer la manière dont les composantes du
réseau de langage et du réseau de demandes multiples communiquent en
interne, puis comment les deux interagissent ensemble. Ils espèrent
également étudier plus profondément les fonctions de ces deux
composantes de l’aire de Broca.
L’ordinateur du corps humain ne cessera de nous émerveiller. Les
anciennes études, ainsi que les plus récentes, relèvent une multitude de
doutes auxquels nous répondons par d’autres questionnements. Qui sait
si, un jour, nous allons finalement réussir à percevoir les mystères du
cerveau humain.
[Source : www.letudiantoutaouais.ca]
Sem comentários:
Enviar um comentário