terça-feira, 27 de novembro de 2012

Expression : « Le denier de la veuve »

Signification : 
1. L'obole donnée par un pauvre
2. Les maigres ressources d'un pauvre


Origine : 
Le mot denier nous vient du latin denarius qui désignait une « pièce d'argent valant dix as ». 

S'appliquant à une monnaie française précise au XIe siècle, il a ensuite servi à nommer des monnaies de valeurs diverses, et ce jusqu'au XIXe siècle. À partir du XIIe siècle, au pluriel, il désignait « une somme d'argent » de valeur indéterminée.

Ce mot a également d'autres acceptions en liaison avec les textiles ou la finance.

Quant à la veuve, elle nous vient, vers la fin du XVIIe siècle, d'un texte des Évangiles, qu'on trouve aussi bien chez Marc que chez Luc :

« Jésus était assis face au Trésor, il regardait la foule mettre de la petite monnaie dans le Trésor, et beaucoup de riches en mettaient abondamment. Survint une pauvre veuve qui y mit deux piécettes, soit un quart d'as. Alors il appela ses disciples et leur dit : "En vérité, je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus que tous ceux qui ont mis dans le Trésor. Car tous ceux-là ont mis de leur superflu mais elle, de son indigence, a mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre." »

Voilà qui explique l'origine du premier sens de l'expression.

Puis, cette signification a glissé de ce qu'offre le pauvre vers ce qu'il possède, c'est-à-dire pas grand-chose.

Il ne faut pas confondre notre locution avec le denier de Saint-Pierre ou le denier du culte (anciennement denier du clergé) qui sont des contributions volontaires offertes par les catholiques à la papauté ou à la paroisse, respectivement. Si le premier aide les finances du Vatican, le second sert normalement à payer les prêtres, ainsi que les laïcs travaillant pour l'Église.
 
[Source : www.expressio.fr]

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