Voici l’extrait d’un entretien avec une militante tunisienne qui indique parmi ses romans de référence, La fête au bouc, de Vargas Llosa, roman sur le dictateur Trujillo qui n’arrive pas à la cheville de celui sur le même sujet de Vazquez Montalban, mais qui a plus d’impact international. L’autre écrivain cité est Aswany l’Egyptien. Au positif donc, l’importance de la littérature. JPD
30 avril - La Presse de Tunisie
Entretien avec : Naziha Rejiba, militante des droits de l’Homme, journaliste et écrivaine «Nous sommes à un virage, il peut être dangereux ...»
Si vous aviez à choisir un roman, une pièce musicale, théâtrale, un film, un tableau ou une chanson qui représente à vos yeux la Révolution, que choisiriez-vous ?
Incontestablement, La fête au bouc, du Péruvien Mario Vargas Lloza. C’est un surnom du président d’une République bananière, je voyais Ben Ali, ses conseillers, son élite, ses flics, ses médias, ses universitaires. C’est la fiction qui reproduit la réalité dans son intégralité. J’adore la vérité de la littérature, plus crédible que la vérité scientifique, parce qu’elle émane de l’intelligence du cœur. L’écrivain reflète ton vécu, ton calvaire, ta douleur... Mais là où j’ai vu le drame des opposants tunisiens et leur déchéance c’est dans Chicago, la suite de Imarat Yaâkoubian. Ce roman évoque la déchéance des jeunes en Egypte. Chicago parle de la déchéance des élites à l’étranger. A la fin, tout ça s’écroule à l’occasion d’une visite de Hosni Moubarak.
Propos recueillis par Samira DAMI
[Source : la-brochure.over-blog.com]
Propos recueillis par Samira DAMI
[Source : la-brochure.over-blog.com]
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