Une
littérature à protéger du reste du monde... et qu'il faut pourtant exporter
Le
Royaume du Bhoutan est enfermé entre la Chine et l'Inde, et pour la seconde
année, un salon du livre s'y tient. Peu d'auteurs locaux, une grande majorité
indiens, et la crainte aujourd'hui que la langue ne soit condamnée... par
l'anglais.
Pourtant,
sur ces plateaux de l'Himalaya, la littérature est millénaire, avec une
difficulté : « Notre littérature est longtemps restée
cloîtrée dans les forteresses monastiques », estime un universitaire.
Aucune route, ni monnaie n'existait avant 1960 et la télévision mit 30 ans de
plus à arriver... pour protéger le pays du reste du monde.
Or, si
l'anglais est une ouverture possible, et que l'éducation des jeunes se fait
dans cette langue, préserver l'idiome reste compliqué. « La culture de
la lecture est toujours pauvre parce que notre littérature est essentiellement
religieuse. Nous voulons cultiver l'amour des livres » , souligne Lily
Wangchuk, directrice de la Bhutan Media Foundation.
Voir sur TV5 Monde
Par Nicolas Gary
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