quarta-feira, 25 de fevereiro de 2026

Cisjordania: de colons armats opèran dins l’armada israeliana sens gaire de contraròtle

L’integracion de colons armats dins l’estructura militara israeliana borrola la frontièra entre armada e milícias, afortís l’impunitat e accelèra los desplaçaments forçats de comunautats palestinianas en Cisjordania ocupada


Las unitats dichas «hagmar» («la fin» en ebrieu), compausadas exclusivament de colons israelians e integradas coma fòrças de «defensa regionala», son al còr de vivas criticas pertocant lor ròtle dins la Cisjordania ocupada, çò rapòrta El Diario que mençona The Guardian. Creadas a granda escala après lo 7 d’octòbre de 2023 per tal de suplir los soldats regulars desplegats dins la lista de Gaza, aquelas unitats de volontaris an recebut armas, autoritat e salaris de l’estat israelian. Segon de testimoniatges de reservistas e d’ONG, opèran pasmens amb un contraròtle limitat e una larga autonomia sul terren.

Segon de donadas de las Nacions Unidas, l’aument de las violéncias de colons dempuèi octòbre de 2023 a entraïnat lo desplaçament forçat de 29 comunautats palestinianas, siá en mejana mai d’una per mes, contra quatre pendent tot l’an 2022 e los primièrs nòus meses de 2023. De soldats israelians que serviguèron en 2024 e 2025 los descrivon coma de «milícias armadas» qu’agisson de còps abans l’arribada de l’armada regulara, e, dins cèrts cases, participan a las atacas contra de civils palestinians. «Fan çò que vòlon», çò declara a prepaus dels hagmar Yaakov (nom fictiu), que serviguèt dins l’armada regulara en Cisjordania en 2024. «Formalament, son jols òrdres del comandant del batalhon e de son adjonch, mas sul terren benefícian d’una totala libertat. Lo naut comandament cluca los uèlhs quand i a d’incidents, rendon pas compte a cap d’oficièr», çò denóncia Yaakov.

Los faches raportats van d’actes de vandalisme, de panatòris de bestiar e d’intimidacions a de violéncias mai grèvas, dont d’omicidis. Breaking the Silence (Rompre lo Silenci), l’ONG qu’intègra d’ancians combatents de l’armada israeliana, afirma que lo sistèma dels hagmar a, de fach, integrat de «colons-soldats» al quite sen  de las fòrças armadas, borrolant la frontièra entre violéncia estatala e violéncia de colons. Las Nacions Unidas estiman que la creacion d’aquelas unitats a assolidat l’impunitat dels autors d’exaccions.

L’armada israeliana reconeis «d’incidents» contraris a las règlas, en assegurant que representan pas la majoritat dels volontaris e que d’enquistas son estadas dobèrtas. Mas segon d’organizacions de defensa dels dreches umans, las perseguidas demòran fòrça raras. Sul terren, la confusion entre civils armats e soldats en unifòrme, aital coma la multiplicacion de las armas distribuidas dempuèi lo començament de la guèrra, complican l’identificacion de las responsabilitats e afortisson un clima de tension e d’inseguretat duradissa.


[Imatge:  Zain Jaafar/AFP - sorsa: www.jornalet.com]

Le cinéma populaire des années 1970 face au féminisme

En analysant 362 films à succès français des années 1970 au prisme des rapports de genre, Hélène Fiche dépeint un paysage cinématographique jusqu’ici peu commenté. 


Écrit par Solène HUMAIR

Il semble y avoir en ce moment en France un intérêt pour la deuxième vague féministe, c’est-à-dire celle des années 1970. En témoignent notamment la réédition commentée en 2024 de l’essai Le Féminisme ou la mort de Françoise d’Eaubonne   , cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF), ou encore le regain d’attention pour la figure de l’avocate Gisèle Halimi, avec notamment un biopic en préparation (après l’année dernière Hors-la-loi de Pauline Bureau, consacré au procès de Bobigny en 1972, Gisèle, de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, est prévu pour 2026).

L’ouvrage Ce que le féminisme fait au cinéma de l’historienne Hélène Fiche apporte un éclairage inédit sur cette décennie en s’intéressant à l’influence des mouvements féministes sur le cinéma. Le parti pris de l’autrice est d’étudier les représentations genrées au sein des films français sortis entre 1969 et 1982 et ayant fait plus de 700 000 entrées en salle. Cela constitue au total un corpus de 362 films, dont la plupart étaient jusqu’ici ignorés de la recherche académique. À partir du constat paradoxal que « les personnages féminins initiant l’action » sont autant populaires au box-office que les « figures de “macho” ultra-viril », Fiche montre comment ce cinéma met en scène des rapports conflictuels entre femmes et hommes en regard des luttes sociales de l’époque.

Son approche socio-historique utilise ainsi le cinéma comme point d’ancrage discursif pour comprendre comment les imaginaires se construisent en dialectique avec les questions sociales contemporaines. Selon ses termes, le cinéma est un « observatoire des représentations collectives » qu’il contribue à construire. De ce point de vue, la réception publique d’un film est tout aussi importante que les intentions de son équipe de réalisation : « Pour qu’il y ait co-construction, il faut bien qu’il y ait […] rencontre entre un film et son public ». Cette démarche justifie le choix d’étudier des films qui ont connu une grande visibilité lors de leur sortie en salle. Elle permet de souligner les convergences de discours entre des films esthétiquement opposés, tels que La Soupe aux choux (Jean Girault, 1981), « une comédie aux accents paillards » et Vincent, François, Paul… et les autres (Claude Sautet, 1974), « un drame d’auteur ». Étant donné que le travail de Fiche porte prioritairement sur les relations entre les personnages féminins et masculins de son corpus, elle recourt aussi aux gender studies, dans le but d’« historiciser les identités de genre », c’est-à-dire de comprendre comment ces représentations d’identités se construisent, se développent et se répondent à une période donnée.

Cartographie des figures féminines et masculines

Le livre est divisé en deux parties, « féminités » et « masculinités », axées sur les personnages récurrents de chacune de ces catégories. Cette structure met en valeur l’une des plus grandes forces de l’ouvrage : l’identification précise des figures et des motifs majeurs du cinéma français à succès des années 1970. Fiche décrit les caractéristiques, les mutations, les déclinaisons, voire les contre-exemples de deux types de personnages prégnants de la décennie : la « femme agissante » et l’« homme en crise ». Elle les contextualise essentiellement à l’aide de sources médiatiques et les interprète au prisme du mouvement féministe. Ces personnages sont comparés à leurs équivalences (ou non) hollywoodiennes et à celles issues du cinéma français des décennies précédentes.

Cette méthode permet de dégager certaines spécificités du cinéma populaire français des années 1970. Fiche montre par exemple comment la figure de l’adolescente révoltée fait son apparition à cette époque en y étant parfois décrédibilisée. Dans La Gifle (Claude Pinoteau, 1974), la protagoniste Isabelle se met en colère contre son père en réclamant davantage de liberté, ce « qui aurait pu sonner comme un slogan féministe ». Mais cette demande floue est contrée par le récit, qui montre que rien n’y fait obstacle. La colère d’Isabelle apparaît « déconnecté[e] de tout contexte social ». Dès lors, « la potentielle portée politique de la révolte adolescente est neutralisée par l’apparente futilité des motifs de rébellion ». En montrant « des jeunes filles aux révoltes superficielles », les films de Claude Pinoteau (Fiche cite aussi La Boum et La Boum 2) déploient un discours pouvant potentiellement « discréditer les revendications féministes », ainsi que celles de la jeunesse. Fiche appuie cette affirmation en replaçant ces films dans leur contexte historique, évoquant Mai 68 et le MLF.

Dans la seconde partie du livre, l’historienne remarque entre autres de nouveaux enjeux dans la représentation de l’homosociabilité masculine par rapport au cinéma français des années 1930 — particulièrement riche en récits autour de ce thème. Le cinéma des années 1970 a pour particularité de mettre en scène des amitiés masculines se formant en réaction à une menace, souvent celle des femmes. Dans La Soupe aux choux, les deux protagonistes célibataires se soutiennent en se lamentant à l’idée que « les bonnes femmes maintenant, il leur faut […] même l’égalité ». Dans Calmos ! (Bertand Blier, 1976), deux hommes fuient ensemble des femmes cherchant à les violer, qu’il s’agisse de leurs épouses ou d’une armée féminine. Ces films présentent l'émancipation des femmes comme ayant un impact négatif sur les hommes, engendrant de la solitude, voire les mettant en danger. Cette mise en scène traduit une fois de plus, selon l’autrice, une position hostile aux mouvements féministes. Fiche fait ainsi voir comment les questions sociales en vogue dans les années 1970 fournissent des clés d’explication à ce cinéma.

Un cinéma antiféministe ?    

Dans la lignée française du backlash identifié par Susan Faludi dans son essai Backlash. The Undeclared War Against American Women (New York, 1991) — qui montrait comment les mouvements féministes américains des années 1970 avaient été suivis d’un « retour de bâton » —, Ce que le féminisme fait au cinéma démontre que le cinéma à succès des années 1970, malgré sa pluralité de discours, se construit majoritairement en opposition aux mouvements féministes. Avec une écriture limpide et accessible, Fiche étaye ce propos tout au long de l’ouvrage en soulignant, de manière parfois intransigeante, le caractère sexiste d’une grande partie des œuvres étudiées.

Ainsi, à plusieurs reprises, l’idée de « prétexte » est adoptée pour interpréter certaines représentations qui auraient pu à première vue sembler subversives. Dans les films Le Rempart des béguines (Guy Casaril, 1972) et Mais ne nous délivrez pas du mal (Joël Séria, 1972), où des adolescentes ont des rapports sexuels ensemble, Fiche écrit : « [l’homosexualité] n’est que prétexte à la mise en scène d’une sexualité féminine fantasmée et à l’exhibition de corps féminins à peine pubères ». Plus loin, elle constate le manque de représentation des amitiés féminines au sein de son corpus, notant que leurs quelques occurrences, issues de films réalisés par des hommes, Les Novices (Guy Casaril, 1970), Les Pétroleuses (Christian Jaques, 1971) et Mais ne nous délivrez pas du mal, « témoignent du traitement fantasmatique dont l’amitié et la solidarité entre femmes font l’objet ». Elle ajoute : « les trois films servent par ailleurs de prétexte à de multiples scènes d’exhibition du corps féminin ».

Ces propos ne font aucune concession à la culture patriarcale, et notamment lorsqu’il s’agit de sujets aussi graves que la sexualisation d’adolescentes par des adultes. Tout en déplorant le mépris intellectuel auquel fait face le cinéma populaire des années 1970, Fiche est loin d’abdiquer sa position analytique d’historienne en tombant dans l’admiration de son objet d’étude. On peut toutefois se demander si d’autres interprétations de ces films seraient possibles. Ces représentations de jeunes filles homosexuelles et d’amitiés féminines sont-elles uniquement envisageables en tant que « prétexte » aux fantasmes masculins ? Qu’en est-il du public féminin de l’époque et de son appropriation de ces films ? Est-il totalement exclu que ces derniers aient pu dialoguer plus « positivement » avec certains parcours d’émancipation féminine à cette époque ? Plus généralement, à quel point peut-on attribuer un caractère foncièrement féministe ou antiféministe à un film, c’est-à-dire à un objet résultant d’une collaboration, livré à un public large et vecteur de multiples interprétations ?

Fiche repère néanmoins plusieurs éléments favorables à l’égalité des genres au sein de son corpus qu’elle prend soin de souligner tout au long de l’ouvrage. Selon elle, le cinéma à succès des années 1970 se révèlerait d’ailleurs plus progressiste que le cinéma d’auteur à ce sujet. D’emblée, la figure de la « femme agissante », qu’on peut retrouver sous forme de mère révoltée (par exemple Vas-y maman, Nicole de Buron, 1978) ou encore d’enquêtrice (par exemple Tendre poulet, Philippe de Broca, 1978) est identifiée comme un symptôme manifeste de l’influence du féminisme sur le cinéma. Dans Diabolo Menthe (Diane Kurys, 1977) ou Une fille cousue de fil blanc (Michel Lang, 1974), les oppressions sociales que subissent les jeunes femmes sont dénoncées. La colère de l’adolescente révoltée, évoquée plus haut au sujet des films de Claude Pinoteau, y est alors légitimée. D’autres films mettent en scène des figures patriarcales de manière extrêmement critique. C’est le cas de Dupont Lajoie (Yves Boisset, 1975) : Jean Carmet y incarne un père de famille français qui viole et tue la fille d’un couple d’amis, avant de faire accuser des ouvriers algériens à sa place. Ce personnage a été si haï par le public que l’acteur est devenu par la suite la cible répétée d’insultes dans la rue. Fiche fait ainsi état d’un cinéma prompt à questionner les rapports de genre.

Au final, Hélène Fiche brosse un panorama extrêmement détaillé du paysage (personnages récurrents, enjeux narratifs dominants) du cinéma à succès français des années 1970. Son livre ouvre ainsi la voie à de futures recherches sur la culture française de cette décennie. Les observations de Fiche suscitent en effet l’envie d’approfondir plusieurs points, notamment en prenant en compte d’autres médias. Une brève mention des chansons de Serge Gainsbourg pour comparer la différence de traitement de l’inceste entre le cinéma et la chanson atteste du potentiel fructueux d’une perspective davantage intermédiale. Les questions abordées dans l’ouvrage font également écho à un genre cinématographique extrêmement populaire dans la France des années 1970, mais absent du corpus : la pornographie. À certains égards, les représentations genrées de cette dernière y diffèrent de celles du cinéma à succès. Le désir féminin est qualifié par Fiche de « grand impensé » du cinéma à succès, alors qu’il constitue un enjeu central des récits des films pornographiques. Cet exemple atteste des nombreuses pistes possibles pour poursuivre les recherches initiées par Hélène Fiche.

Ce que le féminisme fait au cinéma : les années 1970, de l'émancipation à la contre-attaque patriarcale

Hélène Fiche

2025

Agone

388 pages

 

[Source : www.nonfiction.fr]





Latinoamericanos han participado en el genocidio de Gaza

 


Escrito por Edgar Isch L.

Se ha dicho por diversos actores de la justicia internacional que un genocidio es el peor crimen contra la humanidad. La pretensión de eliminar a un pueblo entero, a una cultura (etnocidio) o a un grupo humano de características específicas, es además la conjugación de múltiples otros crímenes contra la humanidad, de los cuales el gobierno de Israel, con el apoyo de Estados Unidos y otros gobiernos que se autocalifican de “civilizados”, se ha convertido en el que los ejecuta permanentemente desde hace décadas.

De hecho, organizaciones de derechos humanos internacionales han denunciado también, para mencionar uno solo, el apartheid en Israel, que es una copia del sistema contra el que lucharon valientes como Nelson Mandela en Sudáfrica.

En el caso de Gaza, los estudiosos de los genocidios en la historia mundial han demostrado que es precisamente lo que pretenden Israel y sus aliados. Entre ellos, personas de origen judío e incluso de nacionalidad israelí, que al igual que otros judíos en el mundo han dicho que el genocidio no puede darse en su nombre, han demostrado que la responsabilidad real es del sionismo como línea ideológica hermana del nazismo y el fascismo.

Ahora se cuenta con cifras de cuántas personas con doble nacionalidad o pasaportes de otros países han tomado parte en el genocidio. Los datos, que corresponden a quienes servían a las fuerzas de invasión y colonización en marzo de 2025, fueron obtenidos de documentos desclasificados por el propio ejército de Israel debido a una solicitud de Libertad de Información emitida a las Fuerzas de Defensa (FDI) por la ONG Hatzlacha.

Esta red del sionismo alrededor del mundo, para ese momento era de 50.000 combatientes. En cada país deberían ser investigados y, de confirmarse su participación en crímenes de guerra, sancionados como corresponde a esta clase crímenes.

Los grupos más numerosos son titulares de pasaportes Estados Unidos (12.135), Francia (6.127), Rusia (5.067), Alemania (3.901) y Ucrania (3.210). En el caso de América Latina, la presencia de personas que poseen doble nacionalidad, israelí y de algún país de nuestra región, suman en ese momento los 1.754. Hay que considerar que una cifra adicional está en quienes tienen nacionalidades múltiples. Por ejemplo, con pasaporte ecuatoriano están 27, pero quienes tienen ese pasaporte y múltiples nacionalidades son 5 más.

Latinoamericanos participantes en el ejército genocida

Integraron el ejército israelí en Gaza un total de 1754 latinoamericanos, entre ellos, 609 argentinos, 505 brasileños, 181 mexicanos, 161 peruanos, 112 colombianos, 71 venezolanos, 27 costarricenses, igual número de ecuatorianos, 22 cubanos, 13 paraguayos, 8 salvadoreños, 8 hondureños, 7 bolivianos y 3 dominicanos, según la ONG Hatzlacha, verificada por Al Jazeera’s Sanad (datos de marzo de 2025).

Españoles e hispanoamericanos se suman como voluntarios al Ejército israelí

La Fundación Hind Rajab con sede es Bélgica y que fuera nombrada en honor a una niña palestina de cinco años cuyo asesinato a manos de soldados israelíes el 29 de enero de 2024 se convirtió en un símbolo del genocidio de Israel en Gaza, viene acumulando información que le ha permitido ya levantar acusaciones ante la Corte Penal Internacional por crímenes de lesa humanidad a más de 1.000 soldados israelíes. Esto, por supuesto se suma a denuncias a personajes como Benjamín Netanyahu, cuya orden de detención está vigente, y más soldados de doble nacionalidad.

Por supuesto, queda la duda de los números correspondientes a la duración del genocidio que ya supera dos años y medio y no de un solo mes. Además, en que casos los países prohíben a sus connacionales a participar en guerras de otros países, lo que añadiría un delito más a lo actuado. Y, principalmente, quienes son y que peligros presentan para cada país adonde regresen estas personas.

La información desclasificada abre las puertas para otra línea de trabajo en la lucha por la humanidad, contra el genocidio y el fascismo.

*  Académico y exministro de Medioambiente de Ecuador. Asociado al Centro Latinoamericano de Análisis Estratégico (CLAE, www.estrategia.la)

 

 [Fuente: www.estrategia.la] 

Kenneth Maxwell: «Esta é sempre a minha recomendação: nunca subestimem os portugueses»

A primeira visita a Lisboa foi em 1964, em pleno salazarismo, e desde então Kenneth Maxwell tem estudado Portugal, escrevendo sobre o Marquês de Pombal ou o 25 de Abril, também sobre o Império Português. O Brasil é outro dos interesses do grande historiador britânico. Publicou agora mais três livros, entre eles 'Perspectives on Portuguese History'.

Escrito por Leonídio Paulo Ferreira

Acaba de publicar três novos livros. Um deles intitula-se Perspetivas sobre a História Portuguesa. Como é que um inglês se interessou por um pequeno país isolado pela ditadura salazarista na década de 1960?

O professor Sir Harry Hinsley incentivou-me a “olhar para sul”, mas eu precisava de aprender espanhol e português para isso. Estive seis meses em Madrid, na universidade local, e depois planeei seis meses em Lisboa. Tanto a Espanha como Portugal estavam muito isolados na época. Espanha, em consequência da ditadura de Franco após a Guerra Civil, e Portugal, sob o regime de Salazar. O livro sobre Perspetivas é em inglês e português, e começa com um ensaio escrito em outubro de 1964 com as minhas observações sobre Portugal uma década antes dos acontecimentos de 1974.

Recorda-se dessa sua primeira visita a Portugal?

Cheguei a Lisboa no comboio noturno Lusitânia Expresso, vindo de Madrid, em 1964. Pretendia aprender português, mas isso foi muito difícil porque ninguém falava comigo! Portugal era, na altura, muito mais fechado do que a Espanha, e o poder da PIDE e dos informadores estava em todo o lado. E um estudante inglês não era alguém com quem alguém quisesse conversar. Por fim, publiquei um anúncio no Diário de Notícias procurando uma troca de experiências com um estudante português, para ver se funcionava. E recebi então um convite inesperado para visitar a Fundação Gulbenkian, então em instalações temporárias, onde o Dr. Monteiro, diretor de serviços internacionais, me ofereceu apoio durante cinco meses na minha estadia em Portugal. O que foi muito bem-vindo, uma vez que estava praticamente sem dinheiro na altura e os ganhos como colunista de um jornal de província inglês rendiam-me apenas cinco libras e cinco xelins...

Salazar morreu em 1970, mas o regime sobreviveu até 1974. A Revolução foi uma surpresa para si enquanto historiador?

Não, não foi uma surpresa. Quando o general Spínola publicou o seu livro Portugal e o Futuro, pensei que algo de importante tinha acontecido. Eu estava no Instituto de Estudos Avançados de Princeton na altura, quando Robert Silvers, o editor da New York Review of Books, me enviou a Portugal para saber o que se passava, o que fiz. Passei algum tempo em Londres a caminho, analisando tudo. A cobertura da imprensa internacional sobre Portugal, presente na então maravilhosa coleção de recortes da Biblioteca de Londres, dada a conhecer por um amigo que era editor da revista The Economist. Em Lisboa, conheci muitas pessoas, e um dos meus amigos mais próximos, de 1964, era um oficial miliciano com base em Lisboa...

Também escreveu há alguns anos um livro sobre a construção da democracia portuguesa. Mário Soares foi decisivo no confronto com os comunistas e na obtenção do apoio dos Estados Unidos? Soares é o pai da nossa democracia?

É mais complexo. O papel fundamental em 1975 foi desempenhado por Frank Carlucci, que era o embaixador americano, e pelo seu adjunto, Herb Okun. Ambos falavam português e ambos tinham servido no Brasil. O seu papel, sobretudo o de Carlucci, foi absolutamente crucial para contrariar Henry Kissinger em Washington, que queria fazer de Portugal um exemplo de como impedir a propagação da ameaça comunista no sul da Europa. E o general Spínola conspirava para invadir Portugal pelo norte de Espanha, com o seu quartel-general em Salamanca. Mas, crucialmente, os EUA não o apoiaram e o próprio Brasil sob o comando do general Geisel também não o apoiou. E naquele momento, Mário Soares mostrou-se muito mais resiliente do que até os seus amigos esperavam. Mas o papel dos militares foi crucial, e especialmente o papel de Ramalho Eanes e Melo Antunes foi fundamental naquele momento.

Kenneth Maxwell tem ainda boas memórias da descoberta de Portugal em 1964, e guarda o anúncio que publicou no DN, o postal do Rossio enviado para a família, que depois o visitou. Entre os seus livros está 'A Construção da Democracia em Portugal'. Tem agora mais três livros e a História de Portugal, tal como a do Brasil, continuam entre os seus grandes interesses como historiador.

Outro livro lançado recentemente, Uma história de três cidades, fala sobre a reconstrução de Lisboa, Londres e Paris. O que se fez em Portugal após o terramoto de 1755 é um acontecimento raro na história?

Sim, foi. O papel de Pombal foi crucial. Detinha praticamente o poder absoluto após o terramoto e foi em grande parte responsável pela cidade planeada em que Lisboa se tornou depois, uma cidade muito ligada ao Iluminismo. E Pombal foi aconselhado sobre saúde pública por Ribeiro Sanches, um português cristão-novo exilado de Paris, que era consultor remunerado de Pombal (claro que Sebastião José de Carvalho e Melo só mais tarde ficou conhecido como Marquês de Pombal). Mas os planos para a nova Lisboa também foram feitos por engenheiros militares portugueses, e eram altamente utilitários, austeros e uniformes, o que provavelmente só um déspota esclarecido poderia ter imposto, ao contrário do que aconteceu em Londres após o grande incêndio. Embora a experiência de Pombal em Londres, quando era embaixador português, tenha sido também crucial. Assim como no seu período como representante português em Viena. Pombal expulsou também os jesuítas, o que levou a ações semelhantes em França e Espanha, e à supressão da ordem pelo papa. A imagem histórica de Pombal é ainda muito impactada por estas medidas: o seu ataque aos jesuítas e o seu ataque aos conspiradores aristocráticos que tentaram um regicídio contra o rei D. José. O livro está publicado em inglês, português e francês e nele conto que as ruas de Londres permanecem tal como eram antes do grande incêndio, quando foi negada a Christopher Wren a oportunidade de replanear a capital. Mas Lisboa e Paris permanecem como o Marquês de Pombal e Napoleão III e o Barão Haussmann as imaginaram, Lisboa reconstruída após o catastrófico terramoto de 1755, e Paris reconstruída entre a revolta revolucionária de 1848 e a catastrófica derrota de França por Bismarck e uma Prússia ressurgente e o cerco de Paris e os dias sangrentos da comuna de Paris.

Outra das suas áreas de interesse é o Brasil. Para compreender o Brasil, um país gigante até hoje, é essencial conhecer o impacto da transferência da corte para o Rio de Janeiro?

Sim. A transferência da corte portuguesa para o Brasil no final de 1807 e o seu estabelecimento no Rio em 1808, até ao início da década de 1820, explicam a continuidade e a preservação da integridade territorial do Brasil durante o período da independência. O meu livro mais recente, A globalização do século XVIII, foi publicado no meu 85.º aniversário e no 250.º ano da independência americana e relaciona a tradução dos documentos constitucionais americanos feita por Benjamin Franklin e a sua publicação em francês para encorajar a França a apoiar as colónias americanas na sua luta contra a Grã-Bretanha, e o papel de Thomas Jefferson, que, como enviado americano que sucedeu a Franklin em Paris, se encontrou secretamente em Nimes com um jovem estudante brasileiro da Universidade de Montpellier, que procurava apoio americano para uma revolta anticolonial no Brasil contra o domínio português. A revolta foi planeada em Minas Gerais para 1789, mas o plano foi denunciado e fracassou. Jefferson foi ambíguo na sua resposta, preferindo um acordo comercial com Portugal e o apoio naval português no Mediterrâneo contra os Estados da Barbária. É também uma história do livro Recueil des loix constitutives de colonies anglaises, confédérées sous la dénomination d’Etats-Unis, de 1778), que descobri na Biblioteca Newberry em Chicago quando eu era um Newberry-Gulkbenkian Fellow em 1968. Subsequentemente, o original Recueil dos conjurados Mineiros foi redescoberto e agora, depois de 1994, está no Museu da Inconfidência em Ouro Preto, Minas Gerais, Brasil.

Depois de perder o Brasil no século XIX, Portugal construiu um império africano no século XX. Mesmo lutando em três frentes, Portugal era impotente, até por as colónias terem sido um importante teatro da competição da Guerra Fria entre os EUA e a URSS, sobretudo Angola?

Tanto Portugal como Angola tornaram-se, durante um período em meados da década de 70, o fulcro das tensões da Guerra Fria entre o Leste e o Oeste. Em Portugal, porém, a democracia ocidental triunfou, apesar de Kissinger, dos soviéticos e de Spínola, o que levou à incorporação de um Portugal democrático na Comunidade Europeia. Em África, porém, e em Angola em particular, a intervenção cubana foi crucial para a vitória do MPLA contra a intervenção armada clandestina apoiada pelos Estados Unidos e pela África do Sul, o que levou depois à queda do regime branco na Rodésia e na África do Sul. Estas foram consequências internacionais importantes.

Portugal celebrará 900 anos em 2043. Como vê a sobrevivência histórica de um país nascido da Reconquista e sem fronteiras naturais com Espanha? Deve-se muito à aliança com a Inglaterra?

É um quadro complexo. Certamente, o apoio inglês e, mais tarde, britânico, ajudou em momentos críticos. E recorde-se que, na década de 1640, foi a República Parlamentar Inglesa de Oliver Cromwell que assinou o tratado com o recém-independente Portugal, após o domínio espanhol. Mas Portugal acaba sempre por fazer a sua própria história. Esta é sempre a minha recomendação: nunca subestimem os portugueses.

Uma última questão, mais pessoal, ao historiador que conhece o país há seis décadas. Quando visita Portugal, do que mais gosta? Dos monumentos, das paisagens ou dum bom prato de bacalhau?

Bacalhau à Brás com um copo de vinho alvarinho.

 

[Foto: Carlos Manuel Martins/Global Imagens - fonte: www.dn.pt]


« Exiger la démission de Francesca Albanese, c’est sanctionner la pensée critique et ses droits »

Le 11 février 2026, Jean-Noël Barrot a réclamé la démission de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés pour des propos qu’elle n’a jamais tenus. Le ministre a repris à son compte une accusation fabriquée par la députée macroniste Caroline Yadan sur la base d’une vidéo tronquée. L’historienne Sophie Bessis et l’essayiste Dominique Eddé dénoncent une politique étrangère française sans boussole, qui choisit de s’en prendre à Francesca Albanese tandis qu’elle se tait sur la guerre génocidaire menée contre Gaza et sur les violations quotidiennes du cessez-le-feu au Liban. 

Bogotá, 16 juillet 2025. Francesca Albanese à la Conférence d’urgence sur la Palestine, organisée sous l’égide de la Colombie et de l’Afrique du Sud.

Écrit par Sophie Bessis et Dominique Eddé

De Kaboul, où les filles sont interdites d’école et les femmes vêtues de prisons ambulantes, jusqu’à l’île d’Epstein, paradis pour pédocriminels, où des célébrités en tous genres ont abusé et avili, une décennie après l’autre, des fillettes et des femmes importées de tous les coins du monde, il n’est plus une parcelle de la planète qui ne soit envahie par la boue. La « révolution » iranienne qui, en 1979, se revendiquait entre autres du combat contre l’arrogance occidentale, promettant à son peuple de le restaurer dans ses droits, a battu des records dans l’écrasement de sa population et la négation de ces droits eux-mêmes.

Partout, la figure de la tenaille est à son comble. L’ennemi du dedans et celui du dehors en activent chacun un manche, confisquent des milliards de destins au prétexte d’en décider. Gangrenés l’un et l’autre par le règne du mensonge et de la voracité, l’Occident et l’Orient ne dialoguent plus désormais qu’à travers la logique obscène du plus fort, du plus riche, du plus offrant. Alors qu’au Soudan les Émirats arabes unis poursuivent leur aide multiforme à une entreprise génocidaire, l’armée israélienne achève la sienne en Palestine, brisant les dernières poches de vie à Gaza et annexant la Cisjordanie. Que proposent, que font pendant ce temps les gouvernants des pays qui se réclament encore de la démocratie face à ce raz-de-marée ? Que fait la France ?

Une diplomatie sans colonne vertébrale

S’agissant d’Israël et de la Palestine, sa politique étrangère est devenue illisible. Elle n’a plus de colonne vertébrale. Après avoir soutenu l’extension aux Palestiniens de Pause, le programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil créé en 2017 à l’initiative du Collège de France, elle décide brusquement, à l’été 2025, de le bloquer, au prétexte du tweet antisémite d’une Gazaouie qui ne figurait même pas parmi les lauréats. Alors qu’elle a reconnu il y a quelques mois l’État palestinien, La France réclame aujourd’hui, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, la démission – rien que cela - de la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese. 

Pourquoi ? Parce que Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger et avocate passionnée de l’extrême droite israélienne, ne supporte pas que les Palestiniens, si mal défendus par leurs représentants politiques, le soient si bien par une voix étrangère et libre. C’est assez logique. On peut la comprendre. Mais pourquoi a-t-il suffi que Caroline Yadan déforme les propos de Francesca Albanese, selon la méthode éhontée d’un Donald Trump ou d’un Benyamin Nétanyahou - pour que Jean-Noël Barrot lui emboîte le pas ?

C’est la même qui a qualifié la reconnaissance de l’État de Palestine par le président Macron de « faute politique, morale, et historique ». La même qui a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi qui, au prétexte de lutter contre l’antisémitisme, entend avaliser la loi israélienne de 2018 désignant Israël comme « L’État-nation du peuple juif » et de lui seul. Toute personne contestant ce fait - nous en sommes - pourrait être poursuivie en justice si cette loi était adoptée. Cent vingt personnalités françaises ont cosigné cette proposition. Parmi elles, l’ex-chef de l’État François Hollande, dont nous attendons de savoir s’il souhaite également la démission de Francesca Albanese. Les tentatives de clarification avancées par le Quai d’Orsay n’ont rien changé quant au fond. La France, par la voix de son ministre, persiste à réclamer la tête de Francesca Albanese1.

On peut ne pas adhérer à telle ou telle formulation des propos de cette dernière, mais de quel droit les défigure-t-on ? Elle a reconnu avoir manqué de réflexe en ne se retirant pas d’une réunion à laquelle assistait, sans qu’elle en soit prévenue, l’un des dirigeants du Hamas Khaled Mechaal. Qu’est-ce que cette erreur, de surcroît reconnue, face à l’incroyable complaisance d’une majorité d’États européens envers le gouvernement israélien ?

Rappelons au passage que la France, co-garante du cessez-le-feu au Liban, ne dit pas un mot contre les violations quasi quotidiennes dont il est l’objet. Tandis que nous assistons, dans une indifférence à peu près générale, à l’application de la phase terminale d’un plan d’effacement des Palestiniens de leur terre, la France ne trouve-t-elle rien de mieux à faire que de s’en prendre à une femme insurgée contre cette infamie ? Rien de mieux que d’entraîner l’Allemagne et l’Autriche dans son sillage ?

Contre le silence et l’impunité

Bien des esprits réduits au silence, épouvantés par l’impunité dont jouit la politique israélienne, se sont sentis entendus et compris par Francesca Albanese comme par le secrétaire général de l’ONU António Guterres. Faut-il que les derniers recoins onusiens de courage soient interdits à l’heure où Nétanyahou et Trump liquident l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et où le second ambitionne de mettre fin à l’existence même des Nations unies ?

 

Ce sont ces voix, au même titre que les très nombreuses voix dissidentes parmi les juifs de par le monde, qui permettent à la raison de tenir encore tête à la folie générale. Ils ne se comptent pas, heureusement, ceux qui rament contre le règne actuel de l’inconcevable, contre une dégradation planétaire de la santé mentale. Faut-il leur porter secours ou les sommer de disparaître ?

 

Exiger la démission de Francesca Albanese revient à vouloir sanctionner la pensée critique et ses droits. C’est en outre fouler aux pieds le legs inestimable de la pensée juive moderne. Car qui de Franz Kafka à Hannah Arendt, Erich Auerbach, Walter Benjamin, Canetti, Freud ou Einstein, aurait avalisé une telle réclamation ? L’entériner, c’est déposséder les sans-voix du peu de recours qui leur reste. C’est favoriser la haine au prétexte de la combattre. C’est confier le train de l’avenir à des rails qui vont dans le mur. Nous attendions mieux de la diplomatie française.

[Photo officielle de la présidence colombienne - source : www.orientxxi.info]

Causir l’occitan dins los estudis universitaris

L’ÒPLO encoratja los estudiants a aprene l’occitan tre la primièra annada après lo bachelierat


Lo portal Parcours Sup, dobèrt fins al 12 de març, marca cada an l’intrada dins lo periòde de causida universitària pels liceans de l’estat francés. Dins aquel encastre, l’Ofici Public de la Lenga Occitana (ÒPLO) encoratja los estudiants a aprene l’occitan tre la primièra annada après lo bachelierat dins qualques universitats. 

L’organisme ramenta que, al mièg de l’amplor de formacions existentas, l’occitan demòra una opcion reala dins l’ensenhament superior, particularament dins las regions mai occidentalas del país, çò es la Nòva Aquitània e en region dicha Occitània. Las formacions son accessiblas jos divèrsas formas: licéncias completas, diplòmas universitaris o unitats d’ensenhament integradas dins d’autres percorses.  

A Bordèu, Montpelhièr, Pau o Tolosa, los estudiants pòdon causir d’estudis especificament dedicats a la lenga e cultura occitanas o integrar l’occitan coma competéncia complementària. Segon l’ÒPLO, aquela competéncia lingüistica es fòrça demandada dins l’ensenhament, ont los besonhs de professors son importants, mas pòt tanben constituir un avantatge dins de sectors coma lo torisme, la formacion professionala, l’audiovisual o la comunicacion.   

L’organisme encoratja los parents e los liceans a considerar aquela possibilitat e a s’informar sus las diferentas ofèrtas abans la tampadura de las inscripcions. Per l’ÒPLO, causir l’occitan dins l’ensenhament superior permet non solament d’aquerir una competéncia lingüistica suplementària, mas tanben de participar a la transmission e la valorizacion de la lenga istorica del territòri.

[Imatge: Marcela - sorsa: www.jornalet.com]

O Goberno aclara que non esixirá coñecer galego, catalán ou eúscaro na regularización extraordinaria de migrantes

O borrador do Real Decreto contempla a aprendizaxe das linguas oficiais só en prórrogas posteriores e baixo determinadas condicións

Goberno central confirmou este venres que o coñecemento do galego, do catalán ou do eúscaro non será un requisito para acceder á autorización inicial de residencia e traballo no marco da regularización extraordinaria de migrantes que prepara e que podería beneficiar a máis de medio millón de persoas.  

Desde o Ministerio de Inclusión, Seguridade Social e Migracións subliñaron que o texto en tramitación "en ningún caso inclúe a obrigatoriedade de coñecer ningunha lingua oficial para recibir a autorización inicial de residencia e traballo", ao tempo que lembraron que o borrador aínda non é definitivo.   

Segundo o documento sometido a audiencia pública, a aprendizaxe das linguas oficiais poderá ser tida en conta en fases posteriores, especialmente no momento de solicitar unha prórroga da autorización ao cabo dun ano.  

O borrador establece que, de maneira excepcional, se unha persoa non pode modificar a súa autorización conforme ao Regulamento de Estranxeiría, poderá prorrogala se acredita estar en procura activa de emprego e inscrita no servizo público correspondente ou se achega un informe de esforzo de integración emitido pola comunidade autónoma de residencia.  

Nese contexto, o texto recolle que o informe favorable poderá certificar, entre outros aspectos, "a aprendizaxe das linguas oficiais do lugar de residencia". Este requisito non será aplicable a persoas con enfermidade grave, discapacidade ou en idade de xubilación.  

Fontes ministeriais explicaron que, ademais das opcións de arraigamento previstas na normativa vixente —como o arraigamento por formación ou por emprego—, tamén podería concederse unha prórroga alternativa cun informe favorable dos servizos sociais autonómicos, sempre que se manteñan as condicións que deron dereito á regularización extraordinaria. Segundo sinalaron, esta previsión é "coherente" co que xa establece a lexislación de estranxeiría para outras autorizacións.  

A regularización extraordinaria foi pactada con Podemos para trasladar a un real decreto a Iniciativa Lexislativa Popular que permanece en tramitación no Congreso. O primeiro borrador recibiu arredor de 350 consultas e propostas durante o período de audiencia pública. O texto deberá ser ditaminado polo Consello de Estado e polo Fondo para a Integración Social dos Inmigrantes antes da súa aprobación polo Consello de Ministros.  

No ámbito político, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) asegurou que durante a negociación logrou incorporar ao texto a consideración do coñecemento e uso do catalán, así como doutras linguas oficiais distintas do castelán, como supostos válidos para acreditar o arraigamento na revisión posterior á autorización inicial. O deputado Jordi Salvador afirmou que "aprender catalán non é un trámite, é integración real", e defendeu que recoñecer este criterio supón incorporar unha dimensión social ao concepto de arraigamento.  

Con anterioridade, tanto a Generalitat de Catalunya como o Goberno Vasco presentaran alegacións para que o catalán e o eúscaro fosen tidos en conta na renovación dos permisos de residencia. A proposta catalá contemplaba que as persoas regularizadas dispuxesen dun ano, ata a primeira renovación, para iniciar a aprendizaxe das linguas oficiais, deixando en mans de cada comunidade autónoma a forma de acreditar eses coñecementos. Pola súa banda, o Executivo vasco defendeu que valorar o eúscaro contribuiría a unha maior integración e cohesión social.   

CONTROL DE ANTECEDENTES E INFORME POLICIAL   

O novo borrador tamén incorpora a obrigatoriedade de comprobar, mediante informe policial solicitado de oficio, que as persoas solicitantes non supoñen unha ameaza para a orde pública, a seguridade pública ou a saúde pública. Esta verificación aplicarase ás solicitudes de residencia temporal por arraigamento, tanto por situación de protección internacional previa como por arraigamento extraordinario.   

En relación cos antecedentes penais, o texto especifica que, no caso de que se aceptase inicialmente unha declaración responsable e posteriormente se recibise un certificado positivo fóra de prazo, revisarase a autorización concedida.   

As persoas solicitantes poderán residir e traballar provisionalmente desde o momento da presentación da solicitude. Ademais, os menores ou dependentes integrantes da unidade familiar contarán cunha autorización con protección reforzada. O prazo para presentar solicitudes estenderase ata o 30 de xuño de 2026.   

O borrador tamén prevé que as solicitudes de protección internacional presentadas antes da entrada en vigor da norma poidan resolverse favorablemente, sempre que se acredite a ausencia de antecedentes e que non exista risco para a seguridade ou a saúde pública, circunstancia que tamén será avaliada mediante o correspondente informe policial.


[Imaxe: Foro galego de inmigración / EP - fonte: www.galiciaconfidencial.com]

Le plan de régularisation massif de l’Espagne pourrait finalement concerner près d’1 million de sans-papiers

Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez s’apprête à lancer une régularisation exceptionnelle des étrangers en situation irrégulière présents sur son territoire. Officiellement, l’exécutif évoque « environ 500 000 » bénéficiaires potentiels, principalement originaires d’Amérique latine. 

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez prononce un discours lors de la 62e Conférence sur la sécurité de Munich (MSC) le 14 février 2026 à Munich, dans le sud de l'Allemagne.

Écrit par Léandre Genet 

Plusieurs travaux d’experts et documents internes estiment que le volume réel pourrait approcher le million de personnes, soit presque le double du chiffre avancé par Madrid.

La fondation espagnole FUNCAS évoque à elle seule 840.000 sans‑papiers potentiellement éligibles, tandis qu’un rapport de la police nationale évoque un scénario compris entre 1 et 1,35 million de régularisations possibles selon Le Figaro.

Une régularisation par décret, à contre‑courant de l’Europe

Le Conseil des ministres a validé un projet de décret‑loi permettant de contourner les blocages parlementaires qui freinaient jusqu’ici une initiative législative populaire en faveur de la régularisation. L’initiative citoyenne, portée par la plateforme « Regularización Ya », demandait déjà la légalisation d’environ 500.000 personnes, après avoir recueilli plus de 700.000 signatures.

Le décret prévoit que pourront déposer une demande les étrangers en situation irrégulière justifiant d’une présence en Espagne avant le 31 décembre 2025, d’une résidence continue d’au moins cinq mois et de l’absence de casier judiciaire. Les titulaires d’une demande d’asile introduite avant cette date seront également éligibles, de même que leurs enfants à charge.

Les bénéficiaires obtiendront un titre de séjour et de travail d’un an, renouvelable ensuite dans le cadre du droit commun, avec un examen accéléré des dossiers entre avril et fin juin 2026. Le simple dépôt de la demande suspendra les procédures d’éloignement en cours.

FUNCAS et la police prévoient jusqu’à 1 million de bénéficiaires

Si le gouvernement continue de communiquer sur un « demi‑million » de bénéficiaires, les estimations techniques convergent vers des ordres de grandeur plus élevés. Dans une étude publiée en janvier, la fondation FUNCAS estime à près de 840.000 le nombre de personnes remplissant les critères de la régularisation, rappelant que la population de sans‑papiers a été multipliée par huit en neuf ans.

Un rapport de 29 pages du Centre national d’information (CNIF) de la police nationale, cité par la presse espagnole, évoque pour sa part une fourchette de 1 à 1,35 million de régularisations possibles. Les forces de l’ordre additionnent, d’une part, 750.000 à 1 million d’étrangers en situation irrégulière déjà présents sur le territoire, et, d’autre part, 250.000 à 350.000 demandeurs d’asile pouvant changer de statut grâce au décret.

Les syndicats policiers alertent sur un risque « d’appel d’air » et sur la pression supplémentaire que cette mesure pourrait exercer sur les frontières et les dispositifs d’accueil. À l’inverse, plusieurs économistes mettent en avant la possibilité de faire sortir de l’ombre une main‑d’œuvre déjà indispensable à certains secteurs, du bâtiment à l’aide à la personne.

Objectif affiché : intégrer une main‑d’œuvre déjà présente

Pour l’exécutif, cette régularisation vise d’abord à aligner la réalité administrative sur la réalité économique. Les migrants sans papiers concernés sont déjà insérés dans le marché du travail informel et contribuent, selon le gouvernement, à soutenir une croissance qui reste fragile, notamment dans les services.

La ministre des Migrations, Elma Saiz, insiste sur un « impératif moral et une nécessité économique », en rappelant que ces personnes vivent en Espagne « depuis des années » sans accès normalisé aux droits sociaux et à la protection du travail. Elle souligne que la régularisation doit aussi permettre d’augmenter les recettes fiscales et de cotisations, en limitant la concurrence déloyale entre employeurs.

Cette opération s’inscrit dans une tradition espagnole de régularisations massives : depuis 1986, plusieurs programmes ont déjà permis à environ un million de personnes d’obtenir des papiers, dont la moitié lors de la grande régularisation de 2005. Reste à savoir si, cette fois, l’ampleur potentielle – jusqu’à 1 million de sans‑papiers régularisés – ne ravivera pas les clivages politiques au sein d’une Europe déjà traversée par de fortes tensions sur la question migratoire.

 

[Photo: THOMAS KIENZLE / AFP via Getty Images - source : www.epochtimes.fr]