domingo, 28 de junho de 2026

Pappé s’exprime sur le sionisme et l’Europe : « La réponse à l’antisémitisme passe par la décolonisation de la Palestine »

S’adressant au deuxième Congrès juif antisioniste, Ilan Pappé a exhorté les juifs antisionistes à remettre en cause le sionisme tout en œuvrant pour la libération de la Palestine.  


Écrit par Romana Rubeo   

 « Une voix universelle pour la Palestine » 

En ouvrant son discours d’ouverture au deuxième Congrès juif antisioniste à Dublin, l’historien israélien Ilan Pappé a admis qu’après plus de quatre décennies de militantisme, il s’était souvent demandé si un mouvement antisioniste spécifiquement juif était vraiment nécessaire. 

Après tout, a-t-il fait remarquer, la lutte pour la Palestine ne devrait jamais dépendre d’une identité religieuse ou ethnique. 

« Ce dont nous avons besoin, c’est d’une voix universelle pour la Palestine », a déclaré Pappé lors de son discours. « Qu’importe que vous soyez juif, musulman ou chrétien ? Si vous êtes un être humain doté d’un minimum de décence, comment pouvez-vous rester indifférent à la souffrance du peuple palestinien ? » 

Pourtant, a-t-il reconnu, les récents développements politiques l’avaient convaincu qu’une voix antisioniste juive distincte restait indispensable — non pas parce que les Juifs portent une plus grande responsabilité morale que les autres, mais parce que le judaïsme continue d’être invoqué pour justifier les politiques d’Israël et faire taire les critiques à leur égard. 

Évoquant la nomination d’un éminent lobbyiste pro-israélien au poste de conseiller en chef du futur Premier ministre britannique, Pappé a fait valoir que la question de savoir si ces réseaux de lobbying possèdent ou non l’influence extraordinaire qui leur est souvent attribuée est presque secondaire. Ce qui importe politiquement, a-t-il déclaré, c’est que les gouvernements croient qu’ils l’ont. 

Cette perception, a-t-il soutenu, continue de façonner la politique occidentale, où les accusations d’antisémitisme sont systématiquement utilisées comme une arme pour protéger Israël de toute obligation de rendre des comptes, malgré des preuves accablantes documentant l’occupation, l’apartheid et le génocide. 

« C’est anormal », a déclaré Pappé. « C’est injuste. C’est immoral. » 

C’est pourquoi, a-t-il fait valoir, les juifs antisionistes ont la responsabilité particulière de démanteler l’idée selon laquelle le sionisme incarne le judaïsme lui-même. 

« Si nous ne parvenons pas à remettre en cause l’idée selon laquelle le sionisme représente la seule expression authentique du judaïsme », a-t-il averti, « nous ne devrions pas être surpris si d’autres finissent par conclure que c’est cela que représente le judaïsme lui-même. » 

La solidarité commence par l’écoute 

Bien qu’une grande partie de son discours ait porté sur la remise en cause des discours politiques dominants, Pappé est revenu à plusieurs reprises sur un principe plus simple : la solidarité commence par l’écoute des Palestiniens plutôt que par le fait de parler en leur nom. 

« Ce congrès est consacré à l’action », a-t-il déclaré, faisant référence à son thème, « Des mots à l’action ». « La solidarité ne consiste pas à dire aux Palestiniens ce dont ils ont besoin. » 

Au contraire, a-t-il soutenu, ce sont les Palestiniens eux-mêmes qui doivent définir les priorités du mouvement de solidarité international. 

« Notre rôle est d’écouter », a déclaré Pappé, exprimant sa préoccupation quant au fait que, même au sein des milieux progressistes, les voix authentiques des Palestiniens sont encore trop souvent marginalisées par ce qu’il a qualifié d’idées reçues coloniales persistantes – et parfois islamophobes. 

« La parole revient aux Palestiniens », a-t-il insisté, « non seulement pour décrire leurs souffrances, mais aussi pour exprimer clairement leur vision politique ». 

Cette responsabilité, a-t-il fait valoir, va au-delà du travail de solidarité immédiat. 

Les antisionistes juifs doivent également continuer à démanteler deux discours qui restent profondément ancrés dans les sociétés occidentales : l’affirmation selon laquelle le sionisme est l’expression naturelle du judaïsme, et celle selon laquelle l’antisionisme est intrinsèquement antisémite. 

Ces deux idées, a-t-il déclaré, nécessitent une éducation historique soutenue plutôt que des slogans politiques. 

« Cela demande de la patience », a observé Pappé. « Cela demande de l’éducation. Cela demande un travail historique. » 

Ces discussions, a-t-il soutenu, doivent dépasser le cercle des personnes déjà favorables à la Palestine et toucher les citoyens ordinaires dont la compréhension du conflit a été largement façonnée par des décennies de mythification politique. 

Le bilan inachevé de l’Europe 

Au-delà du présent, Pappé a consacré une grande partie de son intervention à ce qu’il a décrit comme la responsabilité historique non résolue de l’Europe envers la Palestine. 

L’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale, a-t-il fait valoir, se présentait comme universel à travers des institutions telles que les Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pourtant, les personnes qui ont conçu cet ordre étaient presque exclusivement des représentants des puissances coloniales, tandis que le monde colonisé restait absent du débat. 

Cette omission, a-t-il suggéré, est devenue déterminante lorsque l’Europe a été confrontée à ce qu’elle appelait «la question juive». 

« Lorsque ces mêmes dirigeants ont été confrontés à ce qu’ils appelaient “la question juive”, presque aucun d’entre eux n’a proposé la solution qui s’imposait », a déclaré Pappé. « Presque personne n’a dit : “Réinvitons les Juifs d’Europe à revenir en Europe.” » 

Au lieu de cela, a-t-il fait valoir, les gouvernements européens ont soutenu la colonisation sioniste en Palestine, reportant ainsi les conséquences de siècles d’antisémitisme européen sur un peuple qui n’avait aucune responsabilité dans ces crimes. 

L’Allemagne, a-t-il ajouté, occupe une place centrale dans cette histoire. 

Contrairement au discours dominant de l’après-guerre, Pappé a soutenu que l’Allemagne « n’a pas été dénazifiée » au sens politique du terme. Au contraire, a-t-il ajouté, les relations du pays avec Israël ont servi de substitut à une confrontation avec les structures profondes qui avaient engendré le nazisme et l’antisémitisme. 

Selon Pappé, les réparations d’après-guerre n’ont pas seulement servi à indemniser les survivants de l’Holocauste. Elles ont également contribué à bâtir l’appareil militaire israélien, tandis que le soutien politique et militaire allemand qui a suivi — notamment l’aide qui a renforcé les capacités stratégiques d’Israël — a cimenté une relation qui continue de façonner la politique européenne aujourd’hui. 

« Cette relation historique continue d’influencer la politique contemporaine », a-t-il déclaré, affirmant que l’Europe « n’a jamais pleinement pris la mesure des conséquences de l’exportation de ses propres crimes historiques vers le peuple palestinien ». 

Pour Pappé, reconnaître cette histoire ne signifie pas imaginer que les Juifs israéliens devraient d’une manière ou d’une autre retourner en Europe. Cela exige plutôt que l’Europe reconnaisse que les Palestiniens ont payé le prix des crimes commis sur un autre continent. 

Il est tout aussi important, a-t-il poursuivi, de faire revivre une autre histoire oubliée. 

Bien avant le sionisme, la Palestine faisait partie d’un monde arabe plus vaste dans lequel musulmans, chrétiens et juifs vivaient ensemble malgré des tensions et des inégalités inévitables. 

« Il y avait une présence juive en Palestine », a rappelé Pappé. « Il y avait des Juifs arabes. » Presque personne, a-t-il ajouté, ne croyait que l’avenir passerait par un État exclusivement juif. 

Cette histoire de coexistence a été brisée par le colonialisme et le sionisme, mais elle reste l’un des défis les plus puissants aux fondements idéologiques de l’État israélien. 

« Retracer l’histoire de la vie des Juifs arabes », a-t-il soutenu, « est l’un des moyens les plus puissants de démanteler la mythologie sioniste », car cela démontre que la coexistence existait avant l’intervention du colonialisme — et qu’elle peut donc exister à nouveau. 

Revenant au thème central de son discours, Pappé a rejeté l’idée selon laquelle le nationalisme ou la suprématie ethnique pourraient jamais constituer une réponse valable à des siècles d’antisémitisme. 

« La meilleure réponse à l’antisémitisme aujourd’hui », a-t-il conclu, « c’est la décolonisation de la Palestine ». 

Cela, a-t-il soutenu, nécessite de démanteler le sionisme « en tant que projet politique colonial » tout en permettant aux Palestiniens de vivre en tant que peuple libre « sur leur propre terre ».

 

– Romana Rubeo est une écrivaine italienne et la rédactrice en chef du Palestine Chronicle. Ses articles ont été publiés dans de nombreux journaux en ligne et revues universitaires. Titulaire d’un master en langues et littératures étrangères, elle est spécialisée dans la traduction audiovisuelle et journalistique. 

 

[Source : www.palestinechronicle.com - reproduit sur groupegaullistesceaux.fr]


«Cròniques austrohongareses», de Francesc Bayarri

Aborda sempre assumptes d’una enorme complexitat des d’una distància raonable que li permet no perdre l’objectivitat 

Francesc Bayarri 
Escrit per Francesc Viadel

Amb L’avió del migdia el periodista Francesc Bayarri (Almàssera, 1961) es va desvetllar com un escriptor amb una veu narrativa singular que, en bona part, era el resultat de l’exercici amb solvència al llarg dels anys de la seua professió. La seua novel·la, d’una prosa bellíssima, precisa, ens apropava a la realitat d’una Transició política que en molts sentits, en aquell moment, s’havia començat a fer incomprensible per a molts.

Posteriorment, amb la publicació de Cita a Sarajevo es va situar, al meu entendre, al capdamunt del pòdium dels autors de la prosa sense ficció periodística europeus. 

En aquest reportatge d’investigació, escrit com una novel·la, Bayarri localitza i fa parlar el jove que en 1969 va executar d’un colp de martell, a Carcaixent, al general croata i criminal de guerra, Maks Luburic. 

El militar, exiliat al nostre país amb un nom fals i degudament protegit pel règim franquista, dirigia des d’una impremta de la Ribera la propaganda internacional del nazisme croata contra el règim comunista de Tito.

Val a dir que els motius veritables del crim, així com la identitat del seu executor, Ilija Stanic, van ser durant dècades un maldecap per als periodistes d’investigació d’arreu. Fet i fet, recorde que una de les primeres carpetes que el periodista Xavier Vinader ens va fer obrir als joves reporters de l’equip d’investigació d’El Temps, va ser la de l’assassinat de Luburic. Encara avui la seua ombra sinistra es projecta sobre el nostre present marcat per l’amnèsia i la banalització del feixisme. 

En Matar Joan Fuster (i altres històries), Bayarri, va tornar al periodisme d’investigació amb un tema tan proper com va ser l’intent d’algun grupuscle proper a les estructures estatals  d’eliminar l’assagista de Sueca. Un llibre, com el de Cita a Sarajevo, que no em canse de recomanar als meues estudiants de reporterisme del darrer curs del grau.    

No són ni de bon tros tots els llibres ni tots els mèrits de Bayarri però calia assenyalar-ne ni que fora aquests per a situar degudament un dels nostres autors més importants que, com tants d’altres, en un context literari, editorial i comunicatiu esquifit, sense a penes mercat, s’ha vist en molts sentits obligat a fer la guerra pel seu compte, amb tossuderia, amb tot el que això implica. 

                                  Francesc Bayarri, Cròniques austrohongareses, Austrohongaresa de Vapors (2025)

Traductor, editor, a més de periodista i escriptor, Bayarri ha publicat ara Cròniques austrohongareses, un diari personal o un recull d’assajos escrits entre 2023 i 2025 com un exercici –segons assegura el mateix autor– d’introspecció personal. Uns textos escrits al marge de les urgències mediàtiques, del brogit de les xarxes socials, les quals va abandonar deliberadament en el moment de començar a escriure aquests assajos. 

Unes peces de factura literària impecable, sobretot, concebudes des de la llibertat absoluta, sense autocensures ni prevencions de cap mena, escrites per a incitar a la discussió pública sobre temes d’una importància cabdal com ara la política, l’economia o la cultura. 

En aquest sentit, Bayarri, segueix les petges de Joan Fuster. La seua influència en aquest diari és indubtable pel que fa a l’estil i a les intencions, com ho és, també, en la producció de tantíssims altres columnistes o escriptors d’idees, periodistes o no, des de Joan Francesc Mira passant per Toni Mollà, Salvador Vendrell, Ramon Ramon, Rafa Xambó, Gustau Muñoz, Vicent Sanchis, Toni Cucarella, Joan Garí o Enric Sòria.  

Bayarri aborda sempre assumptes d’una enorme complexitat des d’una distància raonable que li permet no perdre l’objectivitat i no deixar-se arrossegar pels propis prejudicis o manies. No sempre són aquells assumptes d’una gravetat gairebé inabastable els que el fan escriure, com ara el conflicte palestino-israelià o qualsevol dels grans maldecaps de les democràcies contemporànies, començant per la nostra. 

Sovint, el periodista, també ens apropa a la cultura o a la vida des de la seua quotidianitat professional, des de les seues amistats, des de les seues referències de tot tipus més íntimes arrelades en un entorn de classe popular, on l’esforç, la curiositat i la capacitat d’autosuperació són els elements principals en l’articulació d’una vida amb sentit.  

No perquè siguen d’una gran transcendència les qüestions sobre les quals sovint escriu Bayarri això li fa perdre el seu sentit de l’humor, que podríem situar entre la sofisticació del riure britànic i el sarcasme un punt amarg en què ens hem nodrit els de casa. L’humor, sens dubte, com a símptoma d’intel·ligència. 

Bayarri se’n fot amb elegància de les exhibicions fàtues del poder per a després anar al moll de l’os dels assumptes: 

“Un dia del futur els polítics que hui viuen envoltats d’aduladors, i que avancen amb dificultat entre l’embolic de cables i de micròfons, també passejaran anònimament els nets a jugar als parcs”.   

O encara:  

“La civilització no fa millor les persones, com sabem des d’antic (…) però la ignorància no ens converteix en bons salvatges. Sols en salvatges. En conclusió, la vida és absurda, el món no llaura recte i morir-se és un desastre sense cap gràcia”. 

Recomanaria Bayarri per moltes coses. No tan sols per la qualitat de la seua escriptura o per la varietat dels temes que sempre toca amb una precisió i rigor admirables. Només per les seues disquisicions a propòsit de la mort de la rutilant i bellíssima Gina Lollobrigida ja pagaria la pena llegir aquestes Cròniques austrohongareses escrites des d’algun palau secret en un lloc recòndit de l’imperi.  

Però el recomanaré per una sola raó: Francesc Bayarri és un dels nostres autors més importants i als importants sempre cal llegir-los. 

 

[Font: www.diarilaveu.cat]

 

Unha lingua de prestixio: un de cada tres comerciantes ve no galego un «valor engadido» para atraer clientes

O Centro de Estudos Superiores de Galicia (Cesuga) e a Asociación Pro-Fundación Manuel Vello presentaron esta quinta feira un relatorio sobre a situación do galego nas actividades comerciais no ámbito urbano. O documento alerta do escaso uso da lingua do país neste sector e "confirma unha situación de diglosia no comercio urbano galego".

Montero, Acebo, Alonso, Martínez e Zabala, autoras e autores do relatorio sobre o galego no comercio elaborado polo Cesuga..

Escrito por Xacobe Ferreiro 

O galego vende. Así o certifica un estudo elaborado polo Centro de Estudos Superiores de Galicia (Cesuga), titulado Estudo da situación sociolingüística do galego nas PEMES [pequenas e medias empresas]  urbanas de Galicia e coordinado polo doutor en Xornalismo pola Universidade Complutense de Madrid (UCM) e profesor do grao de Publicidade e Relacións Públicas de Cesuga Héctor Acebo. O traballo, resultado dunha colaboración entre a entidade académica e a Asociación Pro-Fundación Manuel Vello, parte dunha mostra de 250 enquisas realizadas nas cidades de Santiago de Compostela, A Coruña, Ferrol, Lugo, Ourense e Vigo.

Unha das principais conclusións do relatorio é que "o desuso do galego no comercio non responde a un rexeitamento explícito por parte dos clientes". Neste sentido, desvela que só 7,7% da clientela nos comercios da Galiza urbana rexeita ser atendida en galego, situándose esta porcentaxe en 0% en Ourense, en 8,3% en Vigo e en 10% na Coruña, Lugo e Compostela. A este respecto, Héctor Acebo explica a Nós Diario o uso maioritario do español nas actividades comerciais dos ámbitos urbanos como resultado dos "prexuízos sociolingüísticos interiorizados durante séculos" e apunta, seguindo as teses do sociólogo francés Pierre Bourdieu, que "os comerciantes asumen o castelán como un capital lingüístico máis rendíbel e seguro para os negocios".

As razóns do español

"Este fenómeno reflicte unha clara estigmatización sociolingüística na que os profesionais das PEMES se deixan absorber pola lingua buscando proxectar unha imaxe de modernidade e eficiencia", asegura Acebo, quen considera que "o castelán mantén unha presenza tan significativa na comunicación empresarial ao ser percibido como unha lingua con maior alcance, prestixio e recoñecemento". Nesta dirección, destaca que "opera como unha opción supostamente ‘máis segura’ desde o punto de vista comunicativo, consolidando unha dinámica de subordinación que non se xustifica pola demanda real do mercado". 

As conclusións deste relatorio están en liña con outras investigacións publicadas nos últimos anos. A este respecto, un traballo elaborado pola graduada en Publicidade e Relacións Públicas pola Universidade de Vigo, Anabel Antela Castro, e publicado en 2020 pola Mesa pola Normalizacións Lingüística baixo o título de A lingua galega no sector téxtil desvelaba, cunha mostra de 300 persoas, que "95% considera agradábel o emprego habitual do galego por parte das marcas" de roupa, significando que "supón para máis da metade da poboación un factor determinante no proceso de compra e un feito que reforza a súa imaxe cando o empregan na súa publicidade".

O presidente da Mesa Pola Normalizacións Lingüística, Marcos Maceira, sinala a Nós Diario que "de terse cumprido o Plan Xeral de Normalización Lingüística de 2004 e de térense promovido accións directas para promover o uso do galego no ámbito empresarial, a situación sería outra". A este respecto, parécelle "lóxica esta distorsión entre o que demanda a clientela e o uso do galego no comercio", asegurando que "a única entidade que traballa neste ámbito é A Mesa coa súa iniciativa Abertos ao Galego". Nesta dirección, destaca que "a lei galega de protección xeral das persoas consumidoras e usuarias recolle o dereito á atención oral e escrita en galego, mais esta regulación non ten un desenvolvemento concreto".

O papel da Xunta

"Esta ausencia dun desenvolvemento que fixe o contido mínimo dos dereitos lingüísticos nas relacións comerciais provoca continuamente situacións de vulnerabilidade, indefensión, denegación da atención e na prestación dos servizos", afirma Maceira, quen entende que "isto supón unha discriminación por razón de lingua e unha penalización ilícita que sofre a parte máis feble da relación comercial, o consumidor e a consumidora". Neste punto, conclúe que "se ve menosprezada a opción lingüística do galego malia ser a lingua propia da Galiza e gozar dun status formal de cooficialidade".

A posición proclive da clientela ao uso do galego contrasta co seu emprego no ámbito comercial. A este respecto, o relatorio elaborado polos investigadores de Cesuga desvela que o persoal das PEMES utiliza o galego como lingua habitual coa clientela en 14% dos casos na Coruña, 18% en Vigo, 26% en Compostela, 30% en Ourense e en 35,3% dos casos en Lugo. Ao tempo, o informe analiza que "o comercio actúa como un filtro de castelanización debido á ausencia de estratexias lingüísticas empresariais", sinalando que "no proceso de selección de persoal, non se lle concede importancia ao feito de que o empregado saiba falar galego".

O dominio da lingua

As cifras apuntadas no relatorio sinalan que "consideran imprescindíbel o dominio da lingua propia nos perfís profesionais" 3.9% dos comercios en Lugo, 4% na Coruña, 10% en Vigo e 22% dos comercios en Ourense e Compostela. A este respecto, o informe desvela que "na Coruña e Lugo, 98% das empresas analizadas carecen de calquera tipo de normativa lingüística interna. En Compostela e Ourense as cifras descenden levemente a 90% e 88%, respectivamente". Nesta perspectiva, o informe concreta que "no caso da capital galega, 10% de negocios si que aplican normativas sobre o idioma de contacto".

A consideración do papel potencial do emprego do galego para gañar clientes varía en función das cidades. Nesta dirección, o documento apunta que "son poucos os comerciantes que consideran que o uso do galego é un valor engadido para atraer clientes", alcanzando 26% dos enquisados en Vigo, 27% en Lugo, 30% na Coruña, 32% en Ourense e 44% en Compostela, significando 31,8% do total para o conxunto da Galiza. Neste sentido, a investigación chega a unhas conclusións análogas ás ofrecidas polo traballo de Anabel Antela.

Unha proposta para avanzar na galeguización do sector comercial

A presidenta da Asociación Pro-Fundación Manoel Vello, Carolina Silva, explica a Nós Diario que, "como impulsores da enquisa na que se basea este informe, queremos salientar que esta ferramenta foi redactada especificamente coa finalidade de abordar de raíz o problema da falta de atención ao noso idioma no ámbito comercial".

Neste punto, afirma que "o obxectivo inmediato da Asociación Pro-Fundación Manoel Vello é colaborar activamente na proposta de estratexias que doten o sector comercial de recursos técnicos e loxísticos, facilitando así a posta en marcha de programas de normalización lingüística realistas e adaptados a cada empresa". A este respecto, conclúe que "hai destacar a necesidade urxente de cambiar as dinámicas conversacionais e comerciais no ámbito empresarial".

 

[Fonte: www.nosdiario.gal]


sábado, 27 de junho de 2026

Albanese s’adresse au Congrès juif antisioniste : « Gaza a déclenché une révolution »

S’adressant au deuxième Congrès juif antisioniste, Francesca Albanese a affirmé que la Palestine avait mis en lumière les échecs du monde tout en inspirant une résistance mondiale. 

Francesca Albanese s’est exprimée lors du deuxième Congrès juif antisioniste.

Écrit par Romana Rubeo   

S’exprimant vendredi depuis Palerme par visioconférence devant le deuxième Congrès juif antisioniste, la rapporteuse spéciale des Nations unies Francesca Albanese a affirmé que le génocide à Gaza avait pris une ampleur bien supérieure à celle d’une simple guerre menée par Israël contre le peuple palestinien. 

Au contraire, a-t-elle déclaré, il est devenu l’expression la plus flagrante d’un système politique et idéologique mondial qui a normalisé la dépossession des Palestiniens tout en mettant à nu les défaillances du droit international, des institutions démocratiques et de l’ordre international d’après-guerre lui-même. 

La destruction des Palestiniens 

Décrivant la Palestine à la fois comme « une révélatrice » et « un miroir », Mme Albanese a exhorté les participants à considérer la situation actuelle non seulement à travers le prisme des actions d’Israël, mais aussi à travers les réactions – ou le silence – des gouvernements, des institutions et des sociétés à travers le monde. 

« Nous en sommes désormais à la troisième année de ce génocide », a déclaré Mme Albanese, affirmant que la violence infligée aux Palestiniens ne pouvait plus être considérée comme relevant de la seule responsabilité d’Israël. 

Aujourd’hui, a-t-elle affirmé, Israël agit avec le soutien idéologique, politique et militaire d’un vaste réseau international qui s’étend bien au-delà de ses alliés occidentaux traditionnels. 

« Il n’y a pratiquement aucun coin du monde qui ne soit touché par le sionisme en tant qu’idéologie politique », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle joué non seulement par les gouvernements occidentaux et les institutions privées, mais aussi par plusieurs États arabes et organisations religieuses qui ont contribué à normaliser et à diffuser cette idéologie à l’échelle internationale. 

Tout en reconnaissant que le sionisme a revêtu différentes significations au cours de son histoire, Mme Albanese a fait valoir que son expression politique contemporaine était devenue indissociable de la destruction continue de la vie des Palestiniens. 

« Je pense que nous devrions tous pouvoir nous mettre d’accord sur un point », a-t-elle déclaré. « Aujourd’hui plus que jamais, le sionisme repose sur la destruction du peuple palestinien et la mainmise sur le peu qui reste de sa patrie. » 

Pour Mme Albanese, les conséquences s’étendent bien au-delà de la Palestine elle-même. Le sionisme, a-t-elle fait valoir, s’est transformé en une idéologie qui déstabilise de plus en plus l’ensemble de la région. 

« Aujourd’hui, le sionisme ne se limite plus à la destruction des Palestiniens », a-t-elle déclaré. « C’est devenu une idéologie qui contribue à la destruction de sociétés entières à travers l’Asie occidentale. » 

La Palestine, miroir du monde 

Tout au long de son discours, Albanese est revenue à plusieurs reprises sur l’idée que la Palestine a fondamentalement modifié la façon dont le monde se perçoit. 

« La Palestine est devenue un révélateur », a-t-elle déclaré avant d’énumérer ce que la lutte palestinienne a mis au jour : « la Nakba… la nature coloniale du projet sioniste… l’apartheid… et le génocide — qui se poursuit encore aujourd’hui. » 

Pourtant, a-t-elle fait valoir, la Palestine ne s’est pas contentée de révéler les structures qui sous-tendent les politiques israéliennes. Elle est également devenue « un miroir », reflétant les choix moraux opérés par les individus, les gouvernements et les institutions internationales. 

« J’ai souvent dit que la Palestine est également devenue un miroir », a expliqué Albanese, « un miroir reflétant qui nous sommes — en tant qu’individus, en tant que sociétés et en tant qu’États. » 

Établissant l’un des parallèles historiques les plus frappants de son discours, Mme Albanese a fait valoir que les comparaisons avec l’Holocauste ne devaient pas être comprises comme une compétition de souffrances, mais comme un moyen de comprendre comment les atrocités s’internationalisent par la participation – ou l’acquiescement – d’autrui. 

« Il y a une comparaison avec l’Holocauste qui, selon moi, peut et doit être faite », a-t-elle déclaré. « Ce génocide, tout comme l’Holocauste, possède une dimension transnationale. Il est entretenu non seulement par ceux qui le commettent directement, mais aussi par ceux qui le rendent possible. » 

Pour Mme Albanese, la tragédie de Gaza ne réside pas seulement dans les crimes eux-mêmes, mais dans le fait qu’ils se déroulent au sein d’un système juridique international spécialement conçu pour prévenir de telles atrocités. 

Au lieu d’empêcher le génocide, a-t-elle fait valoir, de nombreux gouvernements ont choisi de le faciliter en rendant les Palestiniens invisibles tout en normalisant leur déshumanisation. 

Pourtant, même face à cet échec, Mme Albanese a insisté sur le fait que la Palestine a suscité une prise de conscience politique sans précédent. 

« Une minorité de l’humanité voit désormais ce que beaucoup d’autres refusent encore – ou sont incapables – de voir », a-t-elle déclaré avant de rejeter l’idée selon laquelle un changement politique significatif nécessite le soutien de la majorité. 

« Les révolutions ne sont jamais le fait des majorités », a fait valoir Albanese. « Elles sont généralement le fait de 10 % de la société. » 

En observant le mouvement de solidarité mondial qui s’est développé au cours des deux dernières années, elle a conclu : « Aujourd’hui, nous sommes plus de dix pour cent. » 

C’est pour cette raison, a-t-elle ajouté, que « la Palestine a déclenché une révolution mondiale ». 

Du droit international à l’action politique 

Bien qu’une grande partie des travaux d’Albanese se soit concentrée sur le droit international, elle a mis en garde contre la tentation de considérer les mécanismes juridiques comme suffisants en eux-mêmes. 

« Le droit international nous fournit une feuille de route », a-t-elle déclaré, soulignant qu’il exige clairement qu’Israël mette fin à son occupation, démantèle l’apartheid, cesse le génocide et traduise en justice non seulement les responsables directs de ces crimes, mais aussi ceux qui en ont tiré profit. 

Pourtant, a-t-elle averti, le droit sans éthique reste impuissant. 

« Sans éthique, il devient impuissant », a déclaré Mme Albanese, soulignant le fossé grandissant entre les preuves juridiques accablantes et la réticence de nombreux gouvernements à agir. 

Selon elle, ce décalage explique pourquoi la société civile est devenue indispensable pour faire respecter les normes internationales que les dirigeants politiques refusent de faire respecter. 

Pour Mme Albanese, le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) représente l’un des exemples les plus évidents de ce principe mis en pratique. 

Plutôt que de considérer le BDS comme une simple campagne de protestation, elle l’a décrit comme « une méthode pratique pour mettre en œuvre le droit international par l’action collective » et « une expression d’intégrité ». 

Son propre travail, a-t-elle expliqué, s’est principalement concentré sur la responsabilité, insistant sur le fait que les responsables de crimes contre les Palestiniens — ainsi que ceux qui les facilitent — doivent en fin de compte être traduits en justice. 

« Les violations elles-mêmes doivent cesser », a-t-elle déclaré, ajoutant que la multiplication des attaques contre les enquêteurs, les juges, les procureurs et les défenseurs des droits de l’homme montre à quel point la responsabilité est devenue une menace pour ceux qui ont tout intérêt à maintenir l’impunité. 

Mais Mme Albanese a également exhorté les partisans de la Palestine à s’engager plus directement dans la politique électorale. 

« Pour beaucoup, la politique est devenue un commerce », a-t-elle observé. « Pour les personnes honnêtes, la politique est un sacrifice. » 

« Nous devons nous en réapproprier », a-t-elle poursuivi. « Nous devons redonner à la démocratie sa véritable raison d’être. » 

Dans le même temps, elle a mis en garde contre ce qu’elle a qualifié de « purisme politique », arguant que les mouvements gaspillent souvent leur énergie en ne s’adressant qu’à ceux qui partagent déjà leurs opinions.

« Nous devons abandonner le purisme politique », a déclaré Albanese. « Trop souvent, nous ne nous adressons qu’à ceux qui sont déjà d’accord avec nous. » 

Elle a plutôt exhorté les militants à aller à la rencontre de ceux qui restent indécis, car « s’ils ne voient pas la Palestine, ils ne peuvent pas agir pour sa défense ». 

À la fin de son intervention, Mme Albanese a rejeté l’idée largement répandue selon laquelle la mobilisation publique n’aurait pas abouti à des changements significatifs.

Elle a reconnu que beaucoup de gens se demandent si ces années de manifestations ont abouti à quoi que ce soit.

Sa réponse a été sans équivoque.

« Si rien ne changeait, il n’y aurait pas autant de répression », a déclaré Mme Albanese, affirmant que la criminalisation croissante des militants, des enquêteurs et des institutions juridiques internationales reflète précisément l’efficacité du mouvement de solidarité. 

« Notre pression porte ses fruits », a-t-elle ajouté. « Elle met les gouvernements mal à l’aise. Elle rend nerveux ceux qui tirent profit du génocide. » 

Concluant sur une note personnelle, Albanese a remercié le militant israélien antisioniste Ronnie Barkan pour sa persévérance, qui lui a permis de participer à distance malgré de nombreux obstacles. 

« Si toutes les personnes présentes dans cette salle faisaient preuve de la même persévérance que Ronnie Barkan pour s’assurer que je puisse participer à ce congrès », a-t-elle déclaré avec un sourire, « la Palestine serait déjà libre. »

« Alors, faites comme Ronnie », a conclu Albanese. « Persévérez. » 


– Romana Rubeo est une écrivaine italienne et la rédactrice en chef du Palestine Chronicle. Ses articles ont été publiés dans de nombreux journaux en ligne et revues universitaires. Titulaire d’un master en langues et littératures étrangères, elle est spécialisée dans la traduction audiovisuelle et journalistique.  

[Source : www.palestinechronicle.com - reproduit sur groupegaullistesceaux.fr]


Andorra: el català es manté viu en la vida quotidiana i guanya presència en converses amb turistes

Cada vegada més persones opten per mantenir el català fins i tot quan el seu interlocutor utilitza una altra llengua


Un dels elements destacats de l’enquesta és que cada vegada més persones opten per mantenir el català fins i tot quan el seu interlocutor utilitza una altra llengua, com el castellà. 

Aquesta tendència també es detecta en converses amb turistes o persones desconegudes, un àmbit en què tradicionalment hi havia més canvi lingüístic.

Tot i això, l’estudi apunta que el canvi de llengua encara és habitual en molts casos, ja que els parlants sovint s’adapten a l’idioma de l’altra persona. 

Micó assenyala que aquest comportament pot estar influït pel fet que, en moltes situacions, no se sap si l’interlocutor resideix al país o és un visitant.

El Congreso Judío Antisionista exige un nuevo futuro político

Antes del Segundo Congreso Judío Antisionista, varios oradores ofrecieron una rueda de prensa sobre Palestina, la solidaridad, los medios de comunicación y la acción política.


Escrito por Romana Rubeo 
THE PALESTINE CHRONICLE

Mientras el genocidio israelí en Gaza entraba en otra fase devastadora, la rueda de prensa inaugural del Segundo Congreso Judío Antisionista (JAZIC) en Dublín, celebrada el jueves, se centró no solo en poner fin al ataque en curso, sino también en lo que los oradores describieron como una profunda transformación política, jurídica y moral que ya está remodelando las actitudes mundiales hacia Palestina. 

El congreso tendrá lugar en Dublín, Irlanda, del viernes 25 al domingo 28 de junio.

El evento, que reunió a activistas judíos antisionistas, legisladores irlandeses e intelectuales palestinos, analizó el cambiante panorama internacional, las responsabilidades de los gobiernos europeos, el futuro de la organización judía antisionista y el creciente impulso de los movimientos de solidaridad con Palestina en todo el mundo.

En la inauguración de la conferencia, la sindicalista Patricia McKeown, presidenta de Trade Union Friends of Palestine, afirmó que el propio Congreso reflejaba la creciente visibilidad de las voces judías antisionistas en todo el mundo.

Recordando el primer congreso en Viena, McKeown señaló que los organizadores esperaban alrededor de 400 participantes, pero finalmente asistieron más de 1.000.

“Eso lo dice todo”, afirmó, argumentando que las voces judías antisionistas habían sido marginadas durante mucho tiempo, pero que ahora desafían cada vez más las narrativas políticas dominantes.

“Están diciendo la verdad al poder y están empezando a cambiar esa narrativa de una manera muy seria”, dijo.

McKeown también sugirió que las acusaciones que equiparan el antisionismo con el antisemitismo están empezando a perder efectividad, particularmente dentro de ciertos sectores del movimiento obrero irlandés.

“Este año hubo muchos menos intentos de desestimar a la gente diciéndoles: ‘Eres antisemita porque promueves una agenda antisionista’”, afirmó.

Proyecto de ley sobre los territorios ocupados de Irlanda

Gran parte del debate se centró en el proyecto de ley irlandés sobre los territorios ocupados, largamente postergado, una legislación presentada por primera vez por el senador Francis Black en 2018 para prohibir el comercio con los asentamientos ilegales de Israel.

Al reflexionar sobre los ocho años de esfuerzos para impulsar la legislación, Black contrastó las repetidas demoras del gobierno con el empeoramiento de la situación en Palestina.

“En estos ocho años, hemos visto cómo una ocupación ilegal se convertía en un genocidio atroz”, dijo. “Hemos visto cómo los asentamientos seguían expandiéndose sobre tierras palestinas robadas. Hemos visto cómo asesinaban a niños en sus casas, en sus escuelas y en los hospitales”.

Aunque el gobierno ya ha presentado su propia versión de la legislación, Black argumentó que esta se queda muy corta respecto a las obligaciones de Irlanda en virtud del derecho internacional, ya que excluye los servicios y solo abarca los bienes.

Tras describir la omisión como una decisión política más que como una necesidad legal, señaló plataformas en línea como Airbnb como ejemplo de cómo las empresas siguen obteniendo beneficios de los asentamientos ilegales.

“Esta noche podría entrar en la página web de Airbnb, reservar un alojamiento situado dentro de un asentamiento israelí ilegal construido sobre tierras palestinas robadas, y según este proyecto de ley, esa transacción seguiría siendo perfectamente legal”, dijo.

“Eso es precisamente lo que significa excluir servicios”, concluyó el senador.

Argumentó que Irlanda debería ir más allá de las medidas limitadas y adoptar sanciones más amplias contra Israel.

“Una prohibición a medias no es una prohibición”, dijo Black, y agregó que lo que se necesita en última instancia son “sanciones integrales” y “una implementación completa del BDS”.

Finanzas, Inversiones y Derecho Internacional

Ampliando el debate más allá de los bienes de liquidación, la senadora irlandesa Alice-Mary Higgins argumentó que Irlanda también tiene responsabilidad a través de su sistema financiero.

En referencia a la Opinión Consultiva de la Corte Internacional de Justicia de 2024, Higgins afirmó que los Estados tienen ahora la clara obligación no solo de evitar apoyar directamente la ocupación israelí, sino también de impedir el comercio y la inversión que contribuyen a su mantenimiento.

“Confirmó que todos los Estados tienen la obligación positiva de impedir el comercio y la inversión que contribuyan a mantener la ocupación ilegal de Israel”, dijo.

Higgins destacó el papel de Irlanda en la aprobación de los bonos del gobierno israelí vendidos en toda Europa, argumentando que la inversión financiera se había convertido en otro mecanismo a través del cual se mantiene la ocupación.

“Existe el peligro de que la inversión se convierta en otro instrumento de expansión colonial”, advirtió.

«El judaísmo ha sido tomado por el sionismo».

El profesor israelí Haim Bresheeth-Žabner, afincado en el Reino Unido, cambió el enfoque del debate, pasando de las cuestiones legales a la ideología, argumentando que la lucha no se trata solo de poner fin a la ocupación israelí de Palestina, sino también de recuperar el judaísmo mismo del sionismo.

“El judaísmo ha sido tomado por el sionismo”, afirmó, argumentando que la religión se había transformado fundamentalmente en las últimas décadas.

Bresheeth-Žabner, cuyos padres sobrevivieron a Auschwitz mientras que gran parte de su familia extensa pereció durante el Holocausto, rechazó la suposición de que la historia judía de alguna manera obligue a apoyar a Israel.

«Se supone que debo apoyar un genocidio», dijo. En cambio, argumentó que los judíos antisionistas deben confrontar el sionismo dentro de las comunidades judías de todo el mundo.

“Durante dos mil años, los judíos fueron víctimas de genocidio. Nunca participaron en él”, afirmó, argumentando que las instituciones judías de toda la diáspora se habían convertido en pilares fundamentales que sostenían el proyecto colonial de Israel.

Europa ya cuenta con las herramientas legales

Para Lynn Boylan, presidenta de la Delegación del Parlamento Europeo para las Relaciones con Palestina, la cuestión central no es la ausencia de mecanismos legales, sino la ausencia de voluntad política.

Boylan, que fue deportada por Israel y tiene prohibida la entrada al país durante cinco años, argumentó que las instituciones europeas ya poseen toda la autoridad legal necesaria para actuar.

«Ya contamos con la Opinión Consultiva de la CIJ sobre los acuerdos, las resoluciones relativas al acceso humanitario, las medidas provisionales relacionadas con el genocidio y las órdenes de arresto de la CPI», declaró. «No se requieren más pruebas».

En cambio, acusó a los líderes europeos de escudarse en argumentos procedimentales mientras seguían protegiendo a Israel de rendir cuentas.

«Nadie les pide a los gobiernos europeos que se vuelvan propalestinos», dijo Boylan. «Les pedimos que apliquen el derecho internacional a Israel exactamente de la misma manera que lo aplican a Rusia».

También criticó la negativa de la Unión Europea a suspender el Acuerdo de Asociación UE-Israel, su omisión a la hora de solicitar una indemnización por las más de 1.000 estructuras financiadas por la UE destruidas por Israel, y su continua cooperación con Israel en materia de financiación de la investigación y protección de datos.

“Si no lo hacen”, advirtió Boylan, “la Unión Europea perderá toda credibilidad”.

«El pueblo palestino ya está desmantelando el sionismo»

En su discurso de clausura, el periodista y escritor palestino Ramzy Baroud argumentó que el debate internacional sobre Palestina ya había entrado en una nueva era.

Si bien acogió con beneplácito el creciente activismo judío antisionista, Baroud cuestionó respetuosamente uno de los comentarios de apertura de la conferencia, que sugería que las comunidades judías desmantelarían el sionismo.

“Es el pueblo palestino quien ya está desmantelando el sionismo”, afirmó, atribuyendo a la firmeza y la resistencia palestinas el haber alterado fundamentalmente la percepción mundial de Israel.

Baroud también rechazó la idea de que el genocidio represente una desviación reciente en la política israelí.

“Israel se construyó mediante el genocidio y la limpieza étnica desde sus inicios”, argumentó.

A pesar de los horrores que se desarrollan en Gaza, Baroud sostuvo que la opinión pública mundial ha experimentado una profunda transformación.

“Creo que ya hemos entrado en un período de cambio de paradigma”, dijo, señalando las encuestas internacionales, incluidas las recientes realizadas en Estados Unidos, que muestran una creciente simpatía por los palestinos.

‘Las ratas se están comiendo a nuestros hijos vivos’

El momento más emotivo de la rueda de prensa se produjo cuando Baroud describió las conversaciones que mantuvo con familiares que viven en Gaza antes de viajar a Dublín.

Dijo que había pedido a sus familiares que hablaran con los palestinos desplazados y les preguntaran qué mensaje querían que se transmitiera en el extranjero.

En lugar de hablar de soluciones políticas o negociaciones futuras, Baroud dijo que hablaron de las realidades inmediatas de la supervivencia.

“Esperaba que hablaran sobre el derecho al retorno. Esperaba que hablaran sobre uno o dos Estados”, recordó.

“En cambio, dijeron: ‘Las ratas. Las ratas se están comiendo a nuestros hijos vivos’”.

Baroud afirmó que esas conversaciones ilustran por qué poner fin al genocidio debe seguir siendo la prioridad inmediata del movimiento antes incluso de que puedan comenzar los debates políticos más amplios.

Cómo prevenir la reinvención del sionismo

Si bien Baroud se mostró optimista respecto al cambio en la opinión pública, también advirtió que ya se están realizando esfuerzos para rehabilitar el sionismo presentando la catástrofe actual como producto exclusivo de Benjamin Netanyahu.

“Si lees los periódicos israelíes hoy en día, encontrarás artículo tras artículo que pregunta: ‘¿Cómo podemos reparar la imagen de Israel?’”, dijo.

Según Baroud, el problema no reside simplemente en las relaciones públicas, sino en la falta de voluntad para afrontar las estructuras más profundas que han producido el genocidio.

“Fíjense en el lenguaje”, dijo. “No es: ‘¿Cómo reparamos la catástrofe moral?’, sino simplemente: ‘¿Cómo mejoramos nuestras relaciones públicas?’”

Advirtió que la comunidad internacional no debe permitir que Israel repita la estrategia posterior a Oslo de reinventarse como víctima mientras presenta a los palestinos como obstáculos para la paz.

Dar protagonismo a las voces palestinas

En respuesta a una pregunta de The Palestine Chronicle sobre cómo los periodistas y activistas pueden realmente dar protagonismo a las voces palestinas en lugar de limitarse a informar sobre los palestinos, Baroud argumentó que el drástico cambio en la percepción global de los últimos dos años no ha sido impulsado por los medios corporativos, sino por el periodismo independiente y por los propios palestinos que están recuperando su propia narrativa.

“Los medios de comunicación corporativos existen para servir a los intereses corporativos”, afirmó, argumentando que la transformación de la opinión pública no se produjo porque los principales periódicos occidentales cambiaran su enfoque editorial.

“La transformación que hemos presenciado en los últimos dos años no se produjo porque The New York Times o The Washington Post cambiaran”, dijo Baroud, reconociendo que los medios independientes, las plataformas de redes sociales y los narradores palestinos han contribuido a remodelar fundamentalmente el debate global.

En lugar de hablar en nombre de los palestinos, los periodistas deberían crear plataformas que permitan a los palestinos articular sus propias experiencias y aspiraciones políticas.

“No necesitamos hablar en nombre del pueblo palestino”, dijo Baroud. “Necesitamos crear plataformas que les permitan hablar por sí mismos”.

De la movilización popular al cambio político

En respuesta a una segunda pregunta de The Palestine Chronicle sobre cómo la creciente solidaridad popular —incluidas las acciones de los estibadores, los estudiantes y los movimientos de masas en toda Europa— puede traducirse en un cambio institucional, los ponentes señalaron la presión pública sostenida como el principal motor de la transformación política.

Black estableció paralelismos con el movimiento antiapartheid de Irlanda, recordando el papel desempeñado por el boicot de los trabajadores de Dunnes Stores a los productos sudafricanos como ejemplo de cómo las campañas de base pueden, en última instancia, obligar a los gobiernos a cambiar de rumbo.

“Puede ocurrir lo mismo”, dijo, expresando su confianza en que la movilización ciudadana acabaría produciendo resultados políticos a pesar del ritmo del cambio.

“Sin duda se avecina un cambio”, añadió Black. “Es lento. Demasiado lento. Pero la gente no se ha detenido”.

Boylan se hizo eco de esa valoración, argumentando que existe una brecha cada vez mayor entre los gobiernos europeos y sus propias sociedades en lo que respecta a Palestina.

“Creo que el sionismo está muriendo”, dijo, al tiempo que advertía que los partidarios de Israel ya están intentando reconstruir el apoyo político reformulando la narrativa en torno a la guerra actual.

[Reproducido en www.gerardodelval.com]