domingo, 13 de setembro de 2026

Miroirs N°3 : Christian Petzold dédouble avec sensibilité la douleur du deuil

Lors d’un week-end à la campagne, Laura, étudiante à Berlin, survit miraculeusement à un accident de voiture. Physiquement épargnée mais profondément secouée, elle est recueillie chez Betty, qui a été témoin de l’accident et s’occupe d’elle avec affection. Peu à peu, le mari et le fils de Betty surmontent leur réticence, et une quiétude quasi familiale s’installe. Mais bientôt, ils ne peuvent plus ignorer leur passé, et Laura doit affronter sa propre vie. 

Écrit par Vincy 

Serait-ce une trilogie qui ne dit pas son nom? Christian Petzold, 25 ans de longs métrages au compteur, a délaissé Nina Hoss, éternelle Barbara, depuis longtemps pour une autre muse toute aussi talentueuse, Paula Beer.

Il y a cinq ans, le cinéaste allemand nous proposait une variation moderne du mythe d’Ondine. Une tragédie romantique, hypersensible, où l’eau jouait les éléments dominants sur fond de musique baroque. S’ensuit Le ciel rouge, sans doute l’un de ses plus beaux films, où un quatuor en villégiature près de la mer Baltique cohabite plus ou moins harmonieusement et néanmoins librement, malgré les infidélités et les méfiances de chacun. Cette fois-ci, le feu prend toute son importance pour bouleverser les destins, avec les nappes mélodiques et mélancoliques du groupe électro Wallners. 

Miroirs n°3, titre d’une composition de Maurice Ravel (l’auteur du fameux Boléro), est une continuité dans ce tableau petzoldien où les rêves semblent toujours gâchés par les accidents imprévisibles de la vie. Cette fois-ci, l’air de la campagne prend le dessus. Mais les personnages sont toujours en proie aux doutes. Leur désir d’absolu se fracasse sur une réalité moins avenante. Aussi oscillent-ils entre tentation d’en finir et volonté de résister, voire de survivre. 

Trilogie existentialiste 

Il y a peu de cinéastes qui parviennent à boucler en moins d’une heure trente une histoire aussi simple tout en saisissant le spectateur par son cortex. Petzold démontre qu’il peut allier une forme de sobriété narrative sans être académique et une justesse de la complexité psychologique. Rien n’est binaire dans son cinéma. La versatilité des sentiments et la fluidité des attirances composent des récits sinueux et simples qui tendent toujours vers l’apaisement, malgré le deuil. 

Car Ondine, Le ciel rouge et Miroirs n°3 ont cela en commun : des personnages habités par un mal-être et confrontés à la mort. Une double douleur qui se guérit à travers des petits gestes et des actes anodins, à défaut d’être effacée. 

Ici, c’est une jeune femme qui traîne sa dépression au point de vouloir mettre fin à ses jours. Par un malheureux concours de circonstance, c’est son compagnon qui va disparaître, la laissant sur le bas côté. La manière dont l’accident est filmé, tout comme la suite des événements, fait écho au sublime film Bleu de Krzysztof Kieślowski. 

Égarée dans sa propre existence, trouvant refuge chez une femme âgée, pas forcément plus équilibrée, cette allemande dépressive va partir en quête de petits bonheurs pour retrouver le goût à la vie. La campagne, avec ses trajets en bicyclette, son air vivifiant, sa quiétude permanente, sert de cadre pour sa thérapie. Quand on passe deux fois à côté de la mort, le sentiment d’être miraculé est un moteur puissant. Mais il ne suffit pas. Sa résurrection trouve son énergie ailleurs : dans le rapport aux autres, quitte à être sous leur emprise, dans une routine disruptive, quitte à lâcher prise avec le réel. 

Toute la beauté de ce drame intimiste est de dédoubler cette souffrance personnelle avec le personnage de l’hôte bienveillante. Une femme plus âgée, vivant seule dans sa grande maison, et qui la couve de toute son affection possible. Or, elle aussi erre dans les limbes d’un autre monde, où les morts et les vivants semblent des ombres si loin, si proches. Un récit classique en aurait fait un thriller tendu et inquiétant. Petzold préfère les méandres psychologiques d’une relation interpersonnelle où le faux-semblant trouble une amitié naissante et un réconfort salutaire, jusqu’à l’incompréhension et l’insoumission. 

Réflections invisibles et réflexions intimes 

Qui sauve l’autre finalement? Sans rien dévoiler, on comprend vite que la générosité de l’une n’est pas innocente. Que le mal-être de l’autre n’est pas si incurable. Les failles humaines font alors évoluer le récit vers un effet de miroir où les deux femmes se renvoient une autre image que celle qu’elles perçoivent. 

Le jeu du hasard se mue en double jeu des coïncidences. Petzold signe une forme de suite à Ondine et au Ciel Rouge, dans cette zone de post-traumatique. Paula Beer, évidemment excellente, a été tour à tour la suicidée Ondine et la survivante Nadja. Désormais elle est Laura, qui a un peu des deux autres rôles, en plus de devoir composer celle qui reste, celle qui doit vivre. 

Les morts ne reviennent pas. Et c’est tout le chemin que ces deux femmes doivent emprunter pour revenir des enfers. Et là, aucun Orphée pour les aider. Le cinéaste parvient à nous emmener dans ce vertige fusionnel entre deux étrangères, qui fait revivre toute une famille, et nous dérouter par le virage imprévu qui vont les séparer. Décidément, les virages à la campagne sont fatals… 

Entre amertume et mensonges, bonheur éphémère et déni de réalité, les deux puissances féminines se confrontent à leur propre souffrance. Mais, cette fois-ci Petzold veut y voir un espoir : ni rédemption, ni réconciliation. Impossible de vivre comme avant, évidemment. Mais l’une peut se remettre au piano et l’autre sortir de chez elle. De petits pas pour elles, mais une grande humanité pour nous.

 

Miroirs n°3
Cannes 2025. Quinzaine des cinéastes
1h26
En salles le 27 août 2025
Réalisation et scénario: Christian Petzold
Image: Hans Fromm
Distribution : Les films du Losange

Avec Paula Beer, Barbara Auer, Matthias Brandt, Enno Trebs, Philip Froissant... 

 

[Source : www.ecrannoir.fr]

La destra israeliana sta facendo rinascere un classico del sionismo: ebraicizzare la Galilea

Ministri, ong e siti di notizie stanno unendo le forze per dipingere la crescita urbana dei palestinesi nel nord di Israele come un’“invasione” e promuovere l’insediamento ebraico. 


di Baker Zoubi

+972 Magazine 

Prima delle elezioni del mese prossimo la destra israeliana ha nel mirino un bersaglio vecchio e nel contempo nuovo: dopo Gaza, la Cisgiordania, Gerusalemme e il Naqab (Negev), ora politici di destra stanno promettendo sempre più spesso di usare la mano pesante sulla presenza palestinese in Galilea, nel nord di Israele. 

La politica nota come “ebraicizzare la Galilea” risale ai primi decenni di Israele, quando fu caratterizzata da espropri e restrizioni su vasta scala contro l’espansione delle città arabe e dalla creazione di nuove comunità ebraiche, tutto ciò con l’intento di ridefinire l’equilibrio demografico e spaziale della regione. 

Lo spirito di questa politica non è mai scomparso: nella regione la pianificazione urbana degli arabi è rimasta pesantemente limitata a favore dell’insediamento ebraico. Ma nelle ultime settimane la destra israeliana ha rinnovato questa campagna a voce alta. La possibilità stessa che una comunità araba possa espandersi, costruire un nuovo quartiere o avvicinarsi a un’altra comunità araba limitrofa è stata dipinta come una perdita di sovranità israeliana, una minaccia per la sicurezza e un cambiamento demografico fondamentale.  

A metà agosto il sito informativo di destra HaKol HaYehudi ha pubblicato un’inchiesta con il titolo “Il piano Khamaisi”. La ricerca presenta il lavoro del professor Rassem Khamaisi, un urbanista e ricercatore del villaggio di Kafr Kanna, come un progetto per l’occupazione araba “dall’interno” della Galilea. 

Il presunto piano, va detto fin da subito, è un’invenzione. Il reportage non rivela nessun documento segreto, ma semplicemente assembla articoli pubblicati, lezioni e vari programmi di Khamaisi, in cui egli è stato coinvolto da decenni, presentati come un malefico complotto nazionalista. 

Dai suoi tentativi di promuovere piani regolatori ed estendere i confini giurisdizionali fino alla regolamentazione dell’attività edilizia e al coinvolgimento dei cittadini arabi negli organismi di pianificazione, tutto questo è stato trasformato su un’unica mappa in blocchi arabi uniti che starebbero avanzando verso le principali strade e circondando le comunità ebraiche. 

L’“inchiesta” presenta lo sviluppo di queste comunità come una minaccia strategica e persino esiziale, sostenendo che nel caso di un conflitto i cittadini arabi sarebbero in grado di bloccare le principali arterie e separare il nord dal centro del Paese. Inutile dire che non viene presentata alcuna valutazione indipendente sulla sicurezza che colleghi i piani di sviluppo a questo scenario. La mappa in sé funge da prova: una volta che le varie comunità vengono colorate con la stessa tonalità la loro vicinanza viene presentata come un intento nazionalista condiviso. 

Ciò è anche quello che rende l’attacco contro Khamaisi così pericoloso. Egli viene dipinto come una persona che ha perfezionato le regole del sistema, inflitrato le sue istituzioni e le sta usando contro lo Stato. Di fatto non è solo Khamaisi che è sospettato, ma ogni ente locale arabo che cerchi di estendere la propria giurisdizione, ogni urbanista arabo che stili un piano urbanistico locale e ogni abitante arabo che faccia richiesta di un permesso edilizio. 

Un obiettivo sionista e nazionale” 

Il rapporto ha raggiunto il suo scopo, lanciando una vasta campagna che intende rappresentare la necessità per i cittadini palestinesi di avere una casa e infrastrutture come una minaccia e legittimare le richieste che erano già prevalenti nel discorso della destra: bloccare la pianificazione urbana degli arabi, intensificando la repressione e le demolizioni e ampliando l’insediamento ebraico. 

In un articolo di approfondimento su HaKol HaYehudi è stato chiesto a personalità di destra come “riportare la Galilea in mani ebraiche”. Ohad Tal, parlamentare della Knesset [il parlamento israeliano, ndt.] del partito Sionismo Religioso [estrema destra dei coloni, ndt.] di Bezalel Smotrich, ha spiegato che “l’ebraicizzazione della Galilea è un obiettivo sionista e nazionale,” ed ha invocato il consolidamento delle fattorie agricole e l’eliminazione degli ostacoli dei piani regolatori agli insediamenti ebraici. 

Tzvika Mor, candidato nella lista dello stesso partito nelle imminenti elezioni, ha invitato l’opinione pubblica ad abituarsi all’idea che Israele ha una “quinta colonna sofisticata e subdola”. Ha chiesto un rigido controllo delle attività della comunità araba e un immediato congelamento di ogni progetto urbanistico approvato per espandere le città e i villaggi arabi in Galilea. Mor ha anche proposto di costituire una serie di nuovi insediamenti ebraici e di schierarvi dei soldati. 

Omer Rahamim, presidente dello Yesha Council (il movimento che unisce le colonie in Cisgiordania), che si candida anche lui nella lista del partito Sionismo religioso, ha chiesto di replicare nel Naqab e in Galilea il modello sviluppato in Cisgiordania: primo, espropriare terre attraverso la creazione di fattorie e pascoli per pecore e bovini e poi promuovere progetti di colonizzazione e offrire incentivi per potenziali acquirenti in modo da cambiare l’equilibrio demografico. 

Lo stesso Smotrich ha poi pubblicato una campagna video generata con l’IA in cui compare un palestinese della Cisgiordania che parla convulsamente con un parente di Sakhnin, una città araba della Galilea, e lo avverte che “gli ebrei stanno arrivando”. L’abitante della Cisgiordania continua: “Sta arrivando Smotrich per fare a te quello che ha fatto a noi. Vogliono ebraicizzare la Galilea e il Naqab.” Poi il video passa a una voce fuori campo e il testo conferma: “Sì, stiamo ebraicizzando.” 

È così che una campagna mediatica diventa un piano d’azione: i cittadini palestinesi sono presentati come una minaccia, un processo di pianificazione urbana civile viene trasformato in una “questione di sicurezza” e la soluzione proposta è il congelamento dello sviluppo delle comunità arabe e nel contempo viene accelerato l’insediamento ebraico. 

In vista delle elezioni questo discorso consente alla destra di unire due messaggi che hanno già dimostrato la loro forza: la paura del “nemico dall’interno” e la promessa di ripristinare l’“autorità”. E nella forma di mappe, numeri e nomi di comunità, la pianificazione urbana fornisce carburante retorico senza limiti. 

In questa campagna non sono coinvolti solo membri della Knesset; vi ha aderito anche Regavim, organizzazione di estrema destra fondata da Smotrich che promuove le demolizioni di quelle che chiama costruzioni “illegali” nelle comunità arabe da entrambe le parti della Linea Verde [divisione tra Israele e i territori palestinesi occupati, ndt.]. 

In un post intitolato “La Battaglia per la Route 77” Regavim descrive la costruzione non autorizzata da parte di arabi su terreni agricoli a nord di questa arteria come la creazione di un “nuovo corridoio di insediamenti nel cuore della Galilea” e definisce Kafr Kanna un “villaggio ostile”. Annunciando il “ritorno di Regavim a nord”, l’organizzazione afferma di aver scritto una “lettera urgente” alle autorità in cui chiede la fine dell’“invasione” da parte di comunità arabe. 

Apparentemente Regavim è un’organizzazione non governativa, ma negli ultimi anni il confine tra essa e le istituzioni statali è diventato sempre più sfocato. Non solo è stata fondata da Smotrich, l’attuale ministro delle Finanze di Israele e uno dei ministri del ministero della Difesa; quest’anno il suo ex-presidente Yehuda Eliyahu è stato nominato direttore dell’Autorità Israeliana per la Terra, l’ente statale responsabile di gestire la destinazione di buona parte dei terreni dello Stato di Israele. 

Un’organizzazione che plasma il discorso di “prendere possesso” da fuori è quindi ora collegato a centri di potere responsabili delle politiche della pianificazione territoriale. 

Demografobia 

Il timore di Khamaisi è che, anche senza una decisione del governo che adotti esplicitamente il termine “Progetto Khamaisi”, ciò sia sufficiente perché urbanisti e politici introiettino l’idea che autorizzare una qualunque espansione delle comunità arabe potrebbe farli diventare bersagli di un attacco pubblico. Ma egli non intende interrompere il suo lavoro. “Non svilupperemo le nostre comunità e non daremo risposte alle nostre necessità?” 

Mansour Alsana, architetto e urbanista, evidenzia la palese contraddizione insita in questa nuova campagna della destra: quando una comunità ebraica cresce si “espande” e si “insedia”, mentre una comunità araba “invade” e “occupa”. 

“Un piano regolatore non è una dichiarazione di sovranità”, dice Alsana a +972. “Non sposta un confine né toglie una zona al controllo dello Stato. Tenta di affrontare problemi di alloggi, scuole, infrastrutture, impiego e spazi all’aperto”. 

“Quando una famiglia araba costruisce una casa in Galilea non diventa sovrana e quando due comunità crescono una accanto all’altra non si crea nessuna entità politica tra loro”. 

Secondo Alsana, una volta normalizzata l’idea di cittadini come se fossero uniti in un conflitto demografico sul territorio, la questione non sarà più come viene pianificato l’uso dello spazio, ma per chi: chi è considerato un cittadino con diritti di pianificazione urbanistica e chi è percepito come una forza ostile che confisca la terra. 

Conseguenze indesiderate 

La destra israeliana può sostenere che il sistema di pianificazione è stato conquistato dagli arabi, ma la verità è l’esatto opposto. Da quando l’attuale governo è entrato in funzione c’è stata una evidente tendenza a ridurre le zone di sviluppo nelle località arabe, congelando piani regolatori complessivi e rimandando progetti su cui erano già stati investiti anni di lavoro e fondi pubblici. 

Tutto ciò nonostante il fatto che le zone sotto la giurisdizione delle comunità arabe comprendono solo circa il 3,4% del territorio israeliano all’interno della Linea Verde. Oltretutto il processo per ottenere una licenza edilizia all’interno di queste località richiede circa otto anni, più di tre volte il tempo necessario nelle comunità ebraiche. 

Questo è il contesto che viene cancellato quando il diritto a edificare della popolazione palestinese di Israele viene descritto come un’“invasione”. Nel Naqab, dove di recente il ministro della Sicurezza Nazionale si è vantato di aver effettuato 5.700 demolizioni nel 2025, è già chiaro verso quale direzione questo percorso si stia dirigendo. 

Il pericolo non si limita ai bulldozer. Congelare i piani di sviluppo significa meno quartieri, meno istituzioni pubbliche, meno opportunità di lavoro e di sviluppo. Ciò indebolisce le autorità locali, riduce l’economia formale e approfondisce le stesse difficoltà che portano alla diffusione della violenza e della criminalità, che invece vengono presentate come una prova del fallimento della società araba in Israele. 

Queste politiche stanno avendo anche una conseguenza indesiderata. Un rapporto del Van Leer Jerusalem Institute ha scoperto che il numero di arabi che vivono in comunità ebraiche (escludendo quelle definite “città miste”) è salito da circa 16.000 nel 2003 a circa 62.000 nel 2023. La crisi abitativa, la mancanza di terre, la pianificazione discriminatoria e la criminalità in aumento stanno spingendo famiglie palestinesi relativamente benestanti verso comunità in cui è più facile trovare alloggio e servizi. 

Comunitàfondateperrafforzare il dominio ebraico stanno quindi diventando di fatto esse stesse “città miste”. A Carmiel, che a lungo è stata considerata una città esclusivamente ebraica, la proporzione di abitanti arabi è salita al 5,1%. A Nof HaGalil (nota originariamente come Nazareth Illit) la proporzione ha raggiunto il 38,1%. 

La campagna contro Khamaisi, i rinnovati appelli a “ebraicizzare” la Galilea e il “ritorno al nord” di Regavim intendono ridurre e congelare ulteriormente la pianificazione territoriale araba e conferiscono a questa politica una giustificazione securitaria. Il suo successo non farà che approfondire la crisi abitativa, accelerare la costruzione senza permessi e obbligare più famiglie a cercare soluzioni al di fuori delle loro comunità, a volte proprio nelle città fondate per evitare la situazione contro cui la destra sta mettendo in guardia.

 

 

Baker Zoubi è un giornalista e cittadino palestinese di Israele che vive nel villaggio di Kufr Maser, in Bassa Galilea. Ha iniziato la sua carriera nel 2010 come reporter per mezzi di informazione arabi locali prima di arrivare alla posizione di capo redattore del sito di notizie Bokra, con sede a Nazareth. Dal 2021 è stato collaboratore esterno di Local Call e +972 Magazine, pur continuando il lavoro part-time come capo redattore di Bokra e pubblicando editoriali su questioni politiche e sociali della società palestinese. Oltre al suo lavoro giornalistico collabora con varie istituzioni su progetti di traduzione ed editing del testo e saltuariamente nel montaggio di programmi televisivi. Lui e sua moglie Yara hanno tre figli: una femmina, Jida, e due maschi, Jabr e Jawad.

 

 

[Traduzione dall’inglese di Amedeo Rossi - foto: Kafr Kanna - riprodotto su zeitun.info]


Torna l’ou de la serp a Alemanya

Alternativa per Alemanya (AfD) va obtenir uns resultats excepcionals diumenge passat a les eleccions regionals de Saxònia-Anhalt. Ben aviat sabrem si la ultradreta està en disposició de dirigir un govern regional alemany per primer cop des de la caiguda del nazisme. Òbviament, seria un fet històric, que tindria repercussions directes com a mínim a escala europea. Com s’ha arribat fins a aquest punt? Quines són les causes de l’avenç del populisme i la xenofòbia precisament a un país com Alemanya, que té el passat que té? Ningú no és capaç d’aturar la gestació de la serp no només al cor d’Europa, sinó a escala mundial?

Ulrich Siegmund de l'AfD a les eleccions de Saxònia-Anhalt

Escrit per Martí Estruch Axmacher 

Dilluns passat, just l’endemà de les eleccions a la regió alemanya de Saxònia-Anhalt, la Universitat de Magdeburg va difondre un comunicat en anglès i alemany a les xarxes socials. La universitat de la capital del land es mostrava preocupada per la inseguretat que pot implicar la nova etapa política que auguren els resultats electorals, que no dubtava a qualificar de democràtics, i s’adreçava de manera específica als seus estudiants i professors estrangers per recordar-los que formen part d’una comunitat universitària consolidada, que sempre han estat benvinguts i que això no canviarà a partir d’ara. 

És només una mostra més de les reaccions que han provocat uns resultats electorals que són un autèntic terratrèmol polític. La victòria de l’AfD és indiscutible i abassegadora, amb el 43,8% dels vots i ben a prop de la majoria absoluta, amb 39 escons dels 42 necessaris. Alguns mitjans fins i tot han dit que es tracta de la primera victòria electoral de la ultradreta alemanya d’ençà de l'era nazi, però això no és cert perquè ja van guanyar les eleccions del 2024 a Turíngia. Allà, el cordó sanitari o tallafocs (Brandmauer) que la resta de partits han aplicat fins ara els va deixar fora del govern, però, en canvi, sembla que a Saxònia-Anhalt les possibilitats d’arribar al poder són elevades. 

Ja fa temps que l’AfD va avançant posicions a Alemanya, sobretot a les regions més orientals.  A banda de ser els més votats a Turíngia, són la segona força a Saxònia i Brandemburg, i el principal partit de l'oposició a Mecklenburg-Pomerània Occidental. A més, com a conseqüència lògica d’aquest creixement i en un avís seriós per a navegants, l'AfD va obtenir el 20,8% dels vots a les eleccions federals del 23 de febrer de 2025, gairebé duplicant la seva representació, ja que va passar de 83 a 152 escons al Bundestag de Berlín. Això la va convertir en segona força política després de la CDU/CSU i principal partit de l'oposició. Poca broma.

El fet, però, és que fins ara han fet bons resultats, tenen presència mediàtica i expectatives de futur, però no governen enlloc. Nascut el 2013 i codirigit actualment per Alice Weidel i Tino Chrupalla, l’AfD té algunes alcaldies, participa en governs municipals o de districte i presideix alguns grups parlamentaris i comissions regionals, però no hi ha cap govern regional alemany que l’inclogui com a soci de coalició i encara menys com a partit de govern. Això és el que pot canviar a Saxònia-Anhalt si els 5 diputats de la formació d’esquerres populista Aliança Sahra Wagenknecht (BSW) mantenen la posició anunciada de no impedir un govern de l’AfD. Aleshores, sí, aquestes eleccions es podran qualificar d’històriques.

Deportacions d’immigrants 

Com que Alemanya és un país on la descentralització i el federalisme s’apliquen no només en la teoria sinó també en la pràctica, els governs regionals tenen àmplies competències reals en molts àmbits, entre els quals la seguretat interior, l’educació, els mitjans de comunicació i la cultura. Si l’AfD arriba al govern, ben segur que aplicarà una reforma integral de la política d’educació i d’immigració de Saxònia-Anhalt, tal com van anunciar durant la campanya. El programa electoral del partit defensa legalitzar l’educació a casa, eliminar la cadena pública de televisió del land i emprendre una ofensiva de deportacions d’immigrants irregulars. Pel que fa a aquest darrer punt, sembla que Donald Trump ha mostrat el camí a seguir als Estats Units i ara només cal veure qui és el primer que en segueix les passes a Europa. 

De tota manera, malgrat que poca gent posa en dubte que l’AfD és un partit xenòfob, antisemita i islamòfob, a més de populista, i que la immigració és el boc expiatori perfecte per a aquest tipus de formacions polítiques, cal tenir en compte que la taxa d’immigració a Saxònia-Anhalt és baixíssima. A final de l’any passat, sobre una població total lleugerament superior als 2 milions d’habitants, la població amb nacionalitat estrangera no arribava a les 200.000 persones i se situava en una xifra propera al 8%, quan la mitjana alemanya és del 15%. És cert que els darrers deu anys s’ha duplicat, sobretot amb l’arribada de refugiats de les guerres de Síria i Ucraïna, però això no explica ni de bon tros l’èxit electoral de l’AfD. 

De causes, com acostuma a passar, n’hi ha diverses. La primera, indiscutible, és trobar el líder adequat. Ulrich Siegmund és un ex-comercial de 35 anys, jove i entusiasta, molt allunyat de la imatge grisa de la majoria dels candidats de la dreta clàssica, a qui pren no tots però molts dels vots. Siegmund ha sabut connectar amb els electors gràcies al seu carisma i un ús intel·ligent de les xarxes socials, sobretot TikTok. També ha donat un gir a la imatge pública clàssica del partit i ha canviat el tradicional lema irat de “Ja n’hi ha prou!” (Es reicht!) per un eslògan molt més optimista i atractiu: “Tot és possible” (Alles ist möglich). El resultat de l’operació és que el partit ha duplicat el suport electoral i ha deixat fora de joc la CDU del canceller Merz, que havia encapçalat el govern regional d’ençà del 2002 i que ara s’ha quedat amb tan sols el 17,1% dels vots.

La segona causa és diversa, complexa i conjuntural, i està relacionada amb els greuges històrics i els envits econòmics de l’antiga Alemanya de l’est després de la reunificació. El 1990, de manera bastant brusca i malgrat la fama de bons planificadors que tenen els alemanys, l’economia de l’est es va haver d’adaptar al sistema de mercat occidental. El repte no era impossible, perquè es va fer, però sí que era immens, i les conseqüències també ho van ser. Es van vendre, fusionar i tancar milers de companyies estatals. Dels 8,5 milions de treballadors de l’Alemanya de l’Est, entre 2,5 i 3 van perdre el seu lloc de feina. Sense feina no hi ha plat a taula i milers de joves van marxar cap a l’oest. Amb una població envellida, uns serveis deficients i deficitaris, i una sensació general de manca de futur, el terreny era i és més que adobat per al populisme.

Tallafocs o regeneració democràtica? 

L’avenç continuat i aparentment imparable de l’AfD a Alemanya demostra que no n’hi ha prou amb qualificar de feixistes i de nazis aquest tipus de partits i de moviments. És evident que una majoria dels seus votants i simpatitzants veuen amb bons ulls el feixisme i fins i tot el nazisme, però també ho és que han modernitzat el discurs, s’han tret la caspa de sobre i són els primers a aplicar amb èxit les regles del màrqueting polític i saben utilitzar les xarxes socials per arribar als electors més joves. Tampoc n’hi ha prou amb tallafocs com els que l’establishment polític alemany ha aplicat d’ençà de la Segona Guerra Mundial per aïllar els partits d’ultradreta. Potser en retarda l’avenç, potser en retarda l’arribada al poder, però no és suficient. Potser fins i tot té efectes contraris i l’únic que fa és augmentar les opcions de victimització d’aquests partits i, en conseqüència, les simpaties entre determinats sectors. 

Cal regeneració democràtica i cal sobretot que els partits polítics tradicionals repensin i actualitzin el seu rol, les seves activitats, la seva manera de funcionar i la seva relació amb els seus potencials votants. Fa massa anys que massa ciutadans tenen la sensació que l’única ambició dels polítics és, amb sort, ocupar el poder el màxim de temps possible per dedicar-se a gestionar les engrunes que els cedeix el gran capital. Amb menys sort i més corrupció, es dediquen directament a apropiar-se d’aquestes engrunes o miren d’accedir per la porta del darrere a espais més elevats. Semblava que la crisi del 2008 havia aconseguit que l’esquerra de laboratori baixés al carrer i donés veu a la indignació, però al final tot s’ha quedat en foc d’encenalls i pocs canvis reals. Ara bé, una cosa és segura: si els partits d’esquerra no ofereixen cap proposta efectiva i real en temes cabdals com la pobresa, la manca d’habitatge, la degradació de l’espai públic o la gestió de la immigració, n’apareixen de nous que aprofiten l’escenari per arreplegar vots i escampar discursos d’odi.

Els ous de les serps sovint són translúcids i tenen la particularitat que a través de la closca deixen veure l’animal que s’està formant a dins. Per això és una metàfora molt adient per descriure perills amagats que aviat es poden fer realitat. “L’ou de la serp” és precisament el títol del llibre que aplega les cròniques que el gran periodista català Eugeni Xammar va escriure des de Berlín a partir de l'hivern de 1922, que mostren una Alemanya derrotada per la Primera Guerra Mundial i on comença a gestar-se silenciosament el nazisme. Aquest mateix títol també el va triar el director de cinema suec Ingmar Bergman per a un film del 1977 en què mostra l’ambient a la capital alemanya just abans de l’arribada de Hitler al poder. 

Des del 1922 ha passat poc més d’un segle. Cent anys són molt pocs en la història de la humanitat, però sembla que són suficients perquè la gent hagi oblidat un dels episodis més foscos de la història de la humanitat. És així de trist. Fa cent anys, a Alemanya, van ser molts els qui malgrat veure o intuir el monstre que estava naixent, no van fer res per aturar-lo. Potser per indiferència, potser per por, potser per una complicitat més o menys conscient, o potser per no acabar de creure que seria el que va arribar a ser. A Europa, l’extrema dreta i el populisme fa anys que han deixat de ser marginals i cada cop estan ocupant més espais de poder, després d’ocupar les ments de milions de ciutadans. Sense anar més lluny, a un país com França, Marine Le Pen encapçala els sondatges de les eleccions presidencials de l’any vinent. A gairebé tots els països europeus hi han començat a néixer serps. Depèn de tots nosaltres controlar-les i que no continuïn reproduint-se. 

 

[Foto:  Picture alliance / DZBA / Jonas Lohrmann - font: www.nationalia.cat]

sábado, 12 de setembro de 2026

Unha cousa de nada

 

Escrito por Diego Ameixeiras

Colleume unha chuvia inesperada mentres paseaba só pola praia, nunha estampa digna dun drama bergmaniano, co remate do verán xa non horizonte. Non me importou. Ou areal estaba deserto e penso que durante aqueles minutos de orballo, coa vixilancia alternante dun par de gaivotas, non fixemos mala parella. Defendía Borges nun dous seus poemas máis soados que a chuvia é unha cousa que sempre acontece non pasado, e hai razóns dabondo para elevar ou pensamento do mestre arxentino a axioma. A chuvia, gran fornecedora de flashbacks, traballa en nós convertida nun retrovisor de primeira categoría. Exerce con destreza a arte de rebobinar imaxes ante vos nosos ollos. Pero en ocasións, consciente dous seus poderes, tamén sabe proxectarse en dirección ao futuro. Así interpretei ou significado desa repentina poalla que me acompañou mentres camiñaba pola beira, coma unha sorte de mecanismo propulsor cara a algunha mutación por experimentar. Supoño que se explica porque acaba de arrincar setembro, un mes ao que lle confiamos promesas e aspiracións. Ou a que escribo estas liñas mentres escoito Changes, ou tema orixinal de Black Sabbath que Charles Bradley transformou hai uns anos nunha emocionante peza de soul, capaz de encoller vos estómagos dous temperamentos máis duros e imperturbables. Ou tamén a que me veu agora á cabeza outro verso de beleza chuviosa, este de Uxío Novoneyra: «Chove para que eu soñe». Son días, vos primeiros de setembro, nos que a miúdo apetece modificar algo, sexa baixo a sorpresa dun ceo que ennegrece de súpeto ou baixo vos efectos euforizantes dun soño. Momentos de novas ventilacións. Regresamos á rutina, aos camiños marcados, ás obrigas inaprazables, pero sempre co desexo segredo de reformar unha disposición, un ánimo, un costume. Ou que sexa, pero cambiar. Eu ando nesas dende que comezou ou mes. Non absorbente proceso de reparar algo de portas para dentro, pero sen saber aínda onde debo localizar exactamente a reforma. Consólame saber que ninguén nace xeógrafo de se mesmo. Cando me colleu a chuvisca ou outro día na praia pensaba a fondo niso: en alterar unha práctica, unha visión, un obxectivo, unha ruta. E non cheguei a ningunha conclusión que pague a pena reproducir aquí. Só seguín camiñando, sen alterar demasiado ou ritmo, mentres a poalla dedicábase a facer tranquilamente a súa tarefa. Unha cousa de nada. Se ou penso ben, creo que foi un gran cambio.

 

[Ilustración: SIRO - fonte: www.lavozdegalicia.es]

Acord entre l’Advocacia Catalana i CCOO per reforçar el català a la feina i en el món jurídic

El sindicat s’adhereix a Compendium.cat, el portal de recursos de llenguatge jurídic i administratiu en la llengua pròpia 

Signatura de l'acord entre CCOO i l'Advocacia Catalana 

Comissions Obreres de Catalunya (CCOO) s’ha adherit al Compendium.cat, el portal impulsat pel Consell de l’Advocacia Catalana que facilita l’accés a recursos per a la redacció i l’ús del llenguatge jurídic i administratiu en català. Amb aquesta incorporació, el projecte ja s’acosta a la cinquantena d’entitats i institucions adherides i amplia la seva implantació en l’àmbit sindical i laboral. CCOO és el segon sindicat que s’incorpora al Compendium.cat, després de la UGT, de manera que els dos sindicats majoritaris de Catalunya formen part actualment del projecte. 

L’acord d’adhesió referma la voluntat del Consell de l’Advocacia Catalana i de CCOO de contribuir a la normalització de l’ús del català en els diferents àmbits professionals i, especialment, a facilitar que els professionals disposin d’eines i recursos que els permetin treballar en català amb normalitat i seguretat. 

El president del Consell de l’Advocacia Catalana, Rogeli Montoliu, ha destacat que la incorporació de CCOO “és especialment significativa perquè ens permet continuar ampliant l’abast del Compendium.cat més enllà de l’àmbit estrictament jurídic i arribar també a l’espai laboral i sindical”. Montoliu ha remarcat que “si volem que el català sigui una llengua normal d’ús professional, no n’hi ha prou amb reivindicar-ne la utilització, sinó que cal posar a disposició dels professionals eines que els facilitin fer-ho”. El president de l’Advocacia Catalana ha subratllat que el creixement del Compendium.cat “és fruit d’un esforç col·lectiu” i que comptar amb CCOO i UGT “demostra que el projecte és transversal i que hi ha una voluntat compartida per fer del català una llengua plenament útil en els àmbits jurídic, administratiu i laboral”. 

Dret dels treballadors 

Per la seva banda, la secretària general de CCOO de Catalunya, Belén López, ha destacat que “l’ús del català en l’àmbit laboral és un dret de les persones treballadores i garantir que es pugui exercir amb normalitat forma part també de la defensa dels drets laborals”. López ha recordat que “la defensa de la llengua catalana forma part dels objectius de CCOO a Catalunya” i ha assenyalat que “avui continuem treballant perquè el català sigui una llengua d’ús normal en els centres de treball, en les relacions laborals i en la nostra relació amb les administracions”. Per la secretària general de CCOO, l’adhesió al Compendium.cat “facilita eines i recursos per poder treballar en català” i “és també una manera de fer efectiu aquest dret”. 

El Compendium.cat és un portal de recursos per a la redacció jurídica i administrativa en català que ofereix formularis, models d’escrits, lèxics, diccionaris i altres eines lingüístiques i jurídiques. El projecte té una clara vocació transversal i compta amb la participació d’entitats i institucions de diferents àmbits i territoris, que contribueixen a ampliar els recursos disponibles i a fer créixer el portal. Amb l’adhesió de CCOO, el Compendium.cat s’aproxima a la cinquantena d’entitats adherides de Catalunya, Illes Balears, Andorra, País Valencià i la Catalunya Nord i consolida la seva voluntat de convertir-se en una eina útil no només per a l’advocacia, sinó també per a professionals de l’Administració, estudiants, organitzacions sindicals i, en general, qualsevol persona que necessiti redactar o consultar documentació jurídica i administrativa en català. 

 

[Imatge: CICAC - font: www.diaridelallengua.cat]

Nazional-sionismo pericolo per gli ebrei

Fin da ragazzino la parola ebreo è stata per me sinonimo di libertà del pensiero, e di emancipazione dall’ossessione dell’identità. Poi prevalse il nazional-sionismo.

in una strada di Norrebro, Copenaghen

di Franco Berardi

Dal momento che la legge italiana vieta la propaganda razzista, è ovvio che vieta anche la propaganda antisemita. Dunque perché questo decreto? La decisione di perseguire specificamente l’antisemitismo - quando le autorità israeliane tacciano di antisemitismo persino l’ONU - non è rivolta a punire chi agisce contro gli ebrei in quanto ebrei, ma è rivolta a difendere uno stato genocida e perseguire chi lo denuncia.

Il Decreto Legge si ispira alla definizione proposta dall’International Holocaust Remembrance Alliance secondo cui, tra l’altro, sarebbe antisemita fare paragoni tra la politica israeliana e quella dei Nazisti.

Purtroppo è impossibile comprendere la storia contemporanea se si ignora che l’occupazione, l’apartheid, la pulizia etnica, il genocidio, la tortura, e soprattutto la definizione di Israele come Stato degli ebrei sono manifestazioni di nazismo.

Il Decreto Legge che si discute il 9 di settembre mi vieta di scrivere quello che ho scritto.

Eppure lo penso. E lo pensano molti.

Da quando Israele ha scatenato un genocidio contro la popolazione di Gaza, da quando i coloni israeliani hanno intensificato un’aggressione contro gli abitanti palestinesi della Cisgiordania, da quando cioè lo stato di Israele ha iniziato la pulizia etnica con l’intento di realizzare la soluzione finale della questione palestinese - in molti paesi occidentali si sono adottate misure di repressione contro chiunque esprima protesta e solidarietà con i palestinesi. Tra coloro che sono stati attaccati dalle autorità tedesche come antisemiti ci sono numerosi intellettuali ebrei. Lo stesso accade negli Stati Uniti, dove un governo dichiaratamente razzista perseguita chi protesta contro il genocidio.

L’Europa, responsabile dello sterminio di oltre sei milioni di ebrei non ha pagato alcun prezzo per risarcirli, ma in compenso gli ha offerto la possibilità di occupare da padroni un territorio su cui gli Inglesi esercitavano il loro dominio coloniale, e ha successivamente appoggiato l’aggressione contro i palestinesi che venivano cacciati dalle loro case per far posto alle vittime degli europei.

Era del tutto prevedibile che questo avrebbe provocato una violenta risposta da parte dei palestinesi. Ma dopo decenni di false promesse sulla creazione di uno stato palestinese, dopo l’arrogante rifiuto da parte di Israele di una soluzione concordata di questo genere, dopo la detenzione di massa della popolazione palestinese in campi di concentramento, era prevedibile che la reazione prima o poi sarebbe stata violenta.

Il 7 ottobre questa risposta è venuta. Quel che ne è seguito è il genocidio, già in atto in maniera strisciante da 75 anni.

Non sappiamo in che misura Netanyahu sia stato al corrente di quel che Hamas stava preparando, e lo abbia lasciato accadere per scatenare poi quello che ha scatenato. Non lo sappiamo perché Netanyahu si è opposto a un’indagine sul suo operato. Finora. Oggi Haaretz ha pubblicato notizie che possono costringere Israele a fare i conti con la verità

Potremo continuare a dire la verità sul genocidio, se passa il Decreto legge in discussione? 

 

[Fonte: francoberardi.substack.com]


sexta-feira, 11 de setembro de 2026

Recuperen dos discos de l'Orquestra Simfònica de Ràdio Associació, enregistrats durant la Guerra Civil

Ràdio Associació de Catalunya ha recuperat i digitalitzat dos discos d'acetat enregistrats el 1938 per l'Orquestra Simfònica de l'emissora EAJ15-Ràdio Associació, quan n'era director titular el mestre Joan Pich Santasusana. 

Orquestra de Ràdio Associació de Catalunya durant els anys 30 del segle XX

L'entitat considera excepcional la troballa perquè els enregistraments es van fer en plena Guerra Civil i l'arxiu sonor de l'emissora va desaparèixer després de l'entrada de les tropes franquistes a Barcelona. Els discos, localitzats per la família Pich Santasusana, es trobaven en molt mal estat i només se n'ha pogut recuperar una part del contingut, però permeten tornar a escoltar fragments musicals i un discurs polític de l'època. 

Els dos discos són d'acetat, de deu polzades, doble cara i 78 revolucions per minut. El material recuperat inclou fragments de "Figenia in Aülis", de Gluck; "Serenata Española-Cádiz", d'Isaac Albéniz; i "Maruxa", d'Amadeu Vives.  

La cara millor conservada correspon a un fragment de l'obra de Gluck, d'uns cinc minuts, mentre que la resta d'enregistraments presenten un nivell de soroll que en dificulta l'audició. 

La troballa també té un valor documental pel que fa a l'ús dels discos d'acetat durant la guerra per enregistrar discursos polítics. Un dels discos conté part d'un parlament de Bibiano Fernández Osorio y Tafall, que va ser alt comissari de l'exèrcit de Terra de la República. El discurs, en castellà, fa referència a la defensa de Madrid i Catalunya, als 22 mesos de guerra transcorreguts i a la lluita contra el feixisme. 

El disc que conté el parlament havia estat ratllat expressament pels tècnics de Ràdio Associació i no estava etiquetat, però a contrallum encara es pot llegir la inscripció "DISCO MALO PARA TIRAR - SALVAR LA OTRA CARA QUE ES BUENA". Segons les memòries del locutor Teodor Garriga, la "màquina d'enregistrar discos" de l'emissora permetia conservar discursos de personalitats dels dos bàndols del conflicte, entre els quals els de Lluís Companys, Josep Tarradellas, Carles Pi i Sunyer, Frederica Montseny, Manuel Azaña o Juan Negrín. 

La recuperació dels enregistraments permet també reivindicar el paper que l'emissora va donar a la música. L'Orquestra Simfònica de Ràdio Associació es va consolidar a partir de 1935 i va arribar a tenir 40 professors. Per la formació hi van passar músics i directors com Baltasar Samper, Joaquim Serra, Ramon Gorgué, Antoni Català, Francesc Palos i Joan Pich Santasusana, mentre que el concertino era Enric Casals, germà de Pau Casals. 

Pich Santasusana va dirigir l'Orquestra Simfònica de Ràdio Associació des de finals de 1936 fins al gener de 1939. En total, va dirigir 187 concerts als estudis de l'emissora, a més de les actuacions públiques. Un dels darrers grans concerts amb públic va tenir lloc el 18 de desembre de 1938 al Teatre Olympia. El darrer concert es va fer el 21 de gener de 1939 i es va retransmetre en directe des dels estudis de Ràdio Associació, pocs dies abans de l'entrada de les tropes franquistes a Barcelona. 

 

[Imatge: Ràdio Associació de Catalunya - font: www.racocatala.cat]