terça-feira, 17 de fevereiro de 2026

Francesca Albanese et la bassesse des puissants

La rapporteuse des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se trouve une fois encore exposée à une campagne politique qui la prend pour cible. Francesca Albanese apparaît aux puissants comme un cauchemar : une femme affranchie de la peur, qui défend les droits des faibles face à l’autorité des protégés. 

 

Écrit par Ziad Majed

Politiste franco-libanais, professeur universitaire 

La rapporteuse des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se trouve une fois encore exposée à une campagne politique qui la prend pour cible, à la fois comme personne, comme incarnation d’une éthique juridique, et comme position indépendante, refusant toute transaction au rabais avec le droit international et les exigences qu’il impose s’agissant des Palestiniens et des crimes israéliens perpétrés à leur encontre.

Cette nouvelle offensive contre l’avocate italienne - devenue, depuis le début de la guerre génocidaire à Gaza, l’une des voix les plus audibles dans la documentation des violations et l’imputation des responsabilités - s’édifie sur la falsification d’une intervention enregistrée qu’elle avait adressée au Forum Al Jazeera, récemment tenu à Doha. Elle y participait (par vidéo préenregistrée) à une séance intitulée « La question palestinienne : défis et opportunités de la mise en cause des responsabilités et de la primauté du droit », aux côtés de Fatou Bensouda, ancienne procureure de la Cour pénale internationale, et d’autres juristes et défenseurs des droits.

Dans son propos, Albanese évoquait un système mondial où s’entrelacent et se renforcent des intérêts économiques et politiques, au détriment des droits et de la loi, et qui a rendu possible, et rend encore possible, le génocide en cours à Gaza. Elle considérait ce système comme un ennemi commun de l’humanité. La manipulation, ou plutôt la falsification politique, a consisté à tronquer sa vidéo, à en retrancher quelques mots, puis à la rediffuser de manière à donner l’impression que, lorsqu’elle parlait d’« ennemi de l’humanité », elle visait directement Israël. 

À partir de là, la campagne s’est emballée en France, sous l’impulsion de la députée de la huitième circonscription des Français de l’étranger, Caroline Yadan, connue pour son alignement total sur Tel-Aviv, au point que certains vont jusqu’à la qualifier de représentante de Benyamin Netanyahou au Parlement français. Yadan a publié l’extrait tronqué sur les réseaux sociaux et l’a présenté comme une preuve suffisante pour accuser Albanese d’antisémitisme et d’incitation à la haine contre Israël. Plusieurs députés de droite ont emboîté le pas ; des journalistes de médias divers ont relayé leur falsification ; puis le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a repris cette posture avec une désinvolture et une irresponsabilité rarement atteintes à ce niveau, sans même solliciter l’un des membres de son équipe au Quai d’Orsay pour vérifier les faits avant d’en faire un sujet public.

 

Poussant la légèreté jusqu’à l’inconcevable, il en est venu à réclamer la démission d’Albanese, ou sa révocation. Plus grave encore : alors que des médias et des journaux — à commencer par Le Parisien et la chaîne France 24 — appuyés sur des services de vérification, avaient démenti ce qui lui était attribué, puis que le porte-parole du ministère avait reconnu la manipulation et l’erreur, sans excuse ni véritable retrait, les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de Hongrie et de République tchèque se sont joints à la campagne et ont, à leur tour, exigé sa destitution. Il faut rappeler, pourtant, que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a renouvelé son mandat jusqu’en 2028.

Réprimer le droit international et ceux qui s’en portent garants

Ce n’est pas la première fois qu’Albanese subit des campagnes d’hostilité et des accusations orchestrées par la propagande israélienne et ses relais en France, et plus largement en Europe. Elle a été visée à répétition après chacun des rapports qu’elle a publiés, en tant que rapporteuse onusienne, sur le crime de génocide à Gaza. Et parce qu’elle a su s’imposer, sur les plans juridique et médiatique, dans une grande partie du monde, en fédérant l’attention de millions de personnes — notamment parmi les étudiants des universités occidentales — elle se trouve désormais exposée à deux catégories d’attaques. La premières, menée directement par Israël, ses alliés et ses agents, vise à discréditer tout ce qu’elle entreprend et tout ce qu’elle dit, et à ruiner sa réputation. La seconde émane de responsables politiques occidentaux : tantôt acquis à Israël, tantôt silencieux devant ses crimes, tantôt tétanisés par la peur de s’y opposer ; tous sidérés de voir une femme Italienne défendre un droit international et des principes humains qu’ils entendent étouffer dès lors qu’il s’agit de victimes palestiniennes, ou redoutant de prononcer ce qu’elle prononce, et s’en prenant à elle avec d’autant plus d’acharnement qu’elle met à nu leur lâcheté et leur indignité. 

Albanese a d’ailleurs été récemment frappée par des sanctions étatsuniennes imposées par l’administration de Donald Trump, de la même manière que les sanctions ont visé la Cour pénale internationale, son procureur et trois de ses juges (dont un Français), pour avoir émis deux mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre du Premier ministre israélien et de son ancien ministre de la Défense. Dans le cas d’Albanese, la raison des sanctions trumpiennes tient, pour l’essentiel, à son rapport consacré aux dimensions économiques et utilitaristes du génocide, ainsi qu’à la participation de multinationales au financement de ce génocide ou à l’accumulation de profits tirés de sa prolongation.

Mais ce que disent ces sanctions étatsuniennes - et, sciemment ou non, la campagne de certains responsables européens contre Albanese - c’est l’énoncé le plus net, aujourd’hui, de la nouvelle équation qui s’installe à Washington : renverser toute norme et neutraliser toute institution internationale susceptible de contraindre la liberté de tuer dans n’importe quel « conflit » où les États-Unis, ou leur alliée Israël, se trouvent impliqués, et réduire l’ensemble du système onusien à une architecture sans autorité, fût-elle symbolique, dès lors que ses références et ses décisions contredisent les penchants et les positions étatsuniennes.

 

Epstein, ou l’éthique du capitalisme et de la domination masculine

Au moment même où la campagne contre Albanese se déployait, le monde suivait la publication autorisée d’épisodes de l’affaire Jeffrey Epstein, qui exposent au grand jour le degré de déchéance ayant rassemblé des responsables politiques, des membres de familles royales, des entrepreneurs, des hommes d’affaires d’Amérique et d’Europe, aux côtés de criminels comparables venus d’autres continents, tous associés dans des délits financiers et sexuels. Ils se dérobent à l’impôt par l’évasion et la fuite des capitaux ; ils violent des adolescentes, ou des femmes à qui l’on a promis un travail et un avenir que des criminels et criminelles influents, en quête de davantage de pouvoir et de postes, les leur acheminent vers leur fameuse île des Caraïbes. Certains entretiennent des liens avec des agents de renseignement, des diplomates et des faiseurs d’opinion appartenant à ce « club des puissants » habitué à l’impunité. Et Epstein, bien souvent, les relie à des entreprises ou à des personnalités israéliennes, ou proches de Tel-Aviv, dans des montages où l’on perçoit sans peine l’enchevêtrement de la politique, des intérêts financiers et d’une corruption mondialisée.

Si l’on retient de l’affaire Epstein le tableau d’un capitalisme déchaîné, soustrait à tout cadre juridique capable d’en contenir la prédation, et s’alliant à la domination masculine, à la culture du viol et au sentiment d’impunité face aux abus, à l’arbitraire, à la violence et au crime, alors la comparaison devient possible entre ce qui s’est produit sur l’île du milliardaire américain — où il n’existe d’autre loi que celle du plus fort — et ce qui s’est produit dans la guerre d’extermination à Gaza. De même, la comparaison devient possible entre la complicité, pendant des décennies, des puissants du monde avec Epstein et ses partenaires, et la complicité récente avec les crimes israéliens à Gaza, au fil des mois et des années.

Or, tout cela, ou même la réflexion qu’il appelle sur l’éthique d’un monde où l’on cherche à marginaliser les institutions juridiques, à sanctionner les instances de défense des droits, à interdire l’enquête sur les crimes et les violations, n’a manifestement pas retenu l’attention des ministres des Affaires étrangères de France et d’Allemagne, ni de leurs homologues. Pas davantage ne les avait émus, auparavant, l’assassinat de dizaines de milliers d’enfants et de femmes, ni la chasse menée contre celles et ceux qui cherchaient de la farine et de l’eau potable à Gaza. Ces victimes étaient des faibles, à un moment où les puissants ne se soucient que de ceux qui leur sont supérieurs en puissance : ceux qui, plus qu’eux, peuvent violer les lois et s’en affranchir.

C’est précisément pour cela que Francesca Albanese leur apparaît comme un cauchemar : une femme affranchie de la peur, qui défend les droits des faibles face à l’autorité des protégés. Elle agit avec assurance malgré les sanctions. Dans ses rapports, elle défie un dispositif global de domination, qui n’est pas sans rappeler celui d’Epstein. Elle alimente une colère et une lucidité au sein d’une génération nouvelle, en Europe et ailleurs, à laquelle les partisans de l’impunité israélienne absolue refusent d’accorder une voix et une capacité d’influence sur la décision politique. C’est ainsi que se déchaînent contre Albanese campagnes et sanctions.

Ses détracteurs ne répondent jamais au fond de son travail ni à la teneur de ses propos : le droit international et son respect en Palestine occupée, l’application des résolutions des Nations unies, les recommandations de la Cour internationale de Justice, ainsi que les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale. Leur véritable objet - et l’ironie est lourde de sens - consiste à répliquer à ce qu’elle n’a pas dit, à s’en prévaloir pour réclamer sa révocation, alors même que l’on vise, en réalité, ce qu’elle dit bel et bien et répète depuis des années, et qui est parfaitement établi.

Comme si nous étions face à un ordre qui a permis à Epstein et à ses complices de commettre leurs crimes, et à Israël de mener son génocide, puis qui juge une rapporteuse onusienne parce qu’elle n’a pas choisi, comme eux, le silence, ou parce qu’elle n’a pas cherché à se fondre dans le club des puissants. 

D’où la nécessité d’affirmer aujourd’hui, sans la moindre hésitation, que soutenir Albanese face à la campagne dont elle est la cible est un devoir qui dépasse toute relation avec elle, ou avec sa personne, et même l’estime pour sa probité et son courage en ce qui concerne la Palestine. C’est un soutien à ce qui subsiste encore de droits et de principes, refusant de plier devant la logique de la brutalité, du chantage, de la falsification et du crime organisé, à l’heure même où le monde est conduit par un homme du type de Donald Trump et par d’autres anciens amis d’Epstein.

 

Une version de ce texte est parue en arabe dans le quotidien Al-Quds Al-Arabi

[Photo : Fabrice Coffrini / AFP - source : www.mediapart.fr ]

Pasolini no té filtre

Cinquanta anys després la seva obra continua viva, i 'Xavals de carrer', com la resta del seu llegat, segueix obligant el lector a mirar la realitat sense filtres 

Pier Paolo Pasolini

Escrit per Carlos Gázquez

Aquest divendres s’ha discutit a la Biblioteca de Canyelles el llibre de Pier Paolo Pasolini Xavals de carrer (L’Agulla Daurada) en el marc del festival BCNegra 2026.

Pier Paolo Pasolini va ser un terratrèmol de dimensions enormes. Vet aquí un autor que, per davant de tot, va defensar la seva llibertat personal, artística i política malgrat les conseqüències que això pogués tenir, i que malauradament el van portar a un final fatal. Fill d’un militar amb tendències feixistes i d’una mestra a qui va estimar moltíssim, va néixer el 1922 a Bolonya, en una Itàlia que encara no sabia fins a quin punt el segle XX seria cruel. 

Va començar escrivint poesia en friülà, que ara podeu llegir en català gràcies a la traducció d’Eloi Creus a Godall Edicions. Es va fer militant del Partit Comunista Italià, del qual seria més tard expulsat per homosexual, va escriure novel·les, va dirigir pel·lícules, va publicar assajos… Com deia, es tracta d’un terratrèmol al que res se li resistia. I d’entre tota aquesta immensa obra, el festival BCNegra ha volgut centrar-se en la seva vessant novel·lística. 

El llibre Xavals de carrer, traduït al català per Joan Casas, retrata la vida dels joves dels suburbis romans amb una mirada crua, despullada de moralismes, pròpia del neorrealisme italià del qual Pasolini és un gran referent. Els protagonistes, xavals que viuen entre robatoris, violència i pobresa persistent, no són ni jutjats ni romantitzats. Simplement existeixen. I aquesta neutralitat és, de fet, una de les grans incomoditats del llibre: el lector es veu obligat a mirar de cara una realitat social sense filtres. 

El lumpenproletariat és molt present en l’univers de Pasolini, i això és fruit precisament del que ell mateix va presenciar quan caminava pels barris perifèrics de Roma després de la Segona Guerra Mundial, on les condicions de vida eren pèssimes. Ell és un artista incòmode que no té cap intenció d’embellir els seus relats, i no té cap por de ser desagradable mostrant les parts més horribles de l’experiència humana.  

La conductora de la discussió, Anna Ballbona, ha posat en valor la relació que Pasolini va tenir amb Barcelona, explicada al documental Pasolini a Barcelona (2015), dirigit per Hilari M. Pellicé. De fet, va arribar a publicar a una revista italiana un especial sobre la literatura catalana, tal com ha volgut recordar Ballbona. 

Pasolini va morir assassinat el 1975, a Ostia, en circumstàncies encara avui envoltades d’ombra. Tenia cinquanta-tres anys. Cinquanta anys després la seva obra continua viva, i Xavals de carrer, com la resta del seu llegat, segueix obligant el lector a mirar la realitat sense filtres. Llegir Pasolini és, encara avui, un acte de confrontació amb la vida tal com és, amb tota la crueltat d’aquest món. 

 

[Font: www.nuvol.com]

[Les Inrocks Festival 2026] Miossec : « Les Inrocks m’ont sauvé »

En prélude à la création French pop aux Inrocks Festival 2026, mercredi 11 mars au Centquatre-Paris, le chanteur finistérien replonge en 1994 quand il avait posté une cassette de “Boire”, son futur premier album, à la rédaction des “Inrockuptibles”.

Propos recueillis par Franck Vergeade

“On était à la fin du 20ème siècle, en 1994, et je sortais de la poste brestoise, après avoir envoyé une quarantaine de K7 intitulée Boire, dupliquées laborieusement à la main, à des maisons de disques, à des professionnels de la profession, et à un seul et unique journaliste. À ce moment-là de ma vie, tout tenait dans cet envoi. J’allais sur mes trente ans et après une décennie où les boulots et les déménagements s’étaient enchainés, je ne pouvais plus aller plus loin, j’étais arrivé au bout, ou au fond, c’est selon où l’on se place.

 

Jusque-là, j’avais été roadie, désamienteur dans les cales des bateaux de guerre, auxiliaire de rédaction à Ouest-France, rédacteur spécialisé chez Gallimard, peintre en bâtiment, libraire, concepteur rédacteur de bandes-annonces chez TF1, j’avais été en bas, en haut, et j’avais enfin trouvé la légèreté, la solitude, le bonheur dans la musique, un casque sur les oreilles, avec ce magnétophone Tascam 8-pistes, une guitare, une basse, un clavier comme une façon de sauver ma peau. 

 

Ma compagne, Agnès Berthon, qui avait été critique rock sur Londres était, à ce moment-là, la seule personne à écouter mes chansons et à me soutenir, c’était une amie de Pascal Comelade, et des Anglais de Moose, soutenus par Les Inrockuptibles, je faisais confiance en son goût. Je venais de revenir de La Réunion, plus d’argent, plus d’appartement, étais revenu chez des parents bienveillants, dans cette chambre d’adolescent. Si cette K7 ne trouvait pas d’écho, pas d’oreilles, la seule perspective, était de partir travailler sur Mayotte.

 

Cette K7, on l’avait enregistrée avec Guillaume Jouan, qui avait mis de l’ordre dans mes anciennes chansons que je traînais depuis deux ans et ensemble on en avait enregistré de nouvelles en quinze jours. Je lisais Les Inrockuptibles depuis le début, ils étaient un des rares journaux à avoir soutenu, notamment, les WoodentopsGiant (1986).

 

Dans ce journal, il y avait de véritables entretiens, en longueur, il y avait cette maquette avec beaucoup de blanc, et une vraie politique de la photo, en noir et blanc. Et puis il y avait cette plume, JD Beauvallet, un style, un vrai, de l’humour, un ton mordant. Quelques semaines après l’envoi de la K7, j’ouvre le journal, alors mensuel, et c’est un choc : JD a placé la K7 dans ses cinq disques préférés du mois. Et le mois suivant aussi. C’était, comme on dit, on ne peut plus inespéré. Un sauvetage en mer. Le bonhomme avait de l’audace : le ridicule peut facilement tuer dans ce métier de journaliste et miser sur une K7, c’est mettre son amour-propre sur la table, la tête sous l’échafaud. Et le soir où JD passa la K7 pour la première fois sur France Inter, elle se cassa, s’entailla, et pour combler le trou il fit une blague sur l’état des équipements publics, ce qui entraîna une menace de grève des techniciens. C’était bien parti. Aujourd’hui, je peux l’écrire : JD m’a sauvé, et le journal aussi. 

Depuis les débuts, je suis demeuré ce qu’on appelle un fidèle lecteur, et j’y trouve toujours de quoi picorer, de quoi m’enthousiasmer, de quoi vieillir un peu moins rapidement. Ce qui n’est pas, il faut le reconnaitre, en 2026, toujours évident. Du coup, c’est un plaisir de fêter les 40 ans du journal en compagnie des camarades de promotion, Dominique A, qui m’aura donné le courage de l’oiseau ; Philippe Katerine, l’homme qui était devenu papillon, et les talentueux Calypso Valois, Barbara Carlotti et Malik Djoudi sur les arrangements de l’inspiré Adrien Soleiman.”

 

Les Inrocks Festival du 10 au 15 mars 2026 à Paris (Centquatre-Paris et Bourse de Commerce-Pinault Collection). Toute la billetterie est ici

 

[Photo : Benjamin Deroche - source : www.lesinrocks.com]1

Nadia Habash: «En Gaza a arquitectura convértese nun acto de desafío e esperanza»


Por ReversAs

Nadia Habash (Xerusalén, 1959) é unha referencia en dous aspectos que adoitamos descoñecer da realidade de Palestina. A arquitectura como profesión e a educación universitaria. Palestina, antes de que o exército israelí destruíra as existentes en Gaza, contaba con 14 universidades. Habash educouse, e hoxe é profesora, na de Birzeit, unha institución que tivo unha existencia obrigadamente clandestina en varias etapas da súa traxectoria e que está situada cerca de Xerusalén, en Ramala, a actual capital da Autoridade Palestina. Habash tamén ten nesa cidade un estudio de arquitectura, e igualmente tivo que desenvolver a súa profesión cunha chea de obstáculos impostos polas autoridades israelís: durante tres décadas, tiña prohibido saír de Cisxordania.

Que recordas da túa cidade na infancia? Como é hoxe en día? Nacín en Xerusalén, pero a miña familia procede de Lydda. Meu pai, que era mestre en Lydda, foi detido polas forzas sionistas durante a colonización de Palestina en 1948, na coñecida como Al-Nakba, a primeira grande expansión israelí, e foi expulsado. Reinstalouse en Ramala, a uns 18 quilómetros ao norte de Xerusalén, onde casou, formou unha familia, e desde entón vivimos en Ramala. Fóra os da infancia, os recordos máis vívidos que teño de Xerusalén proveñen dos meus primeiros anos de vida profesional, especialmente durante a Primeira Intifada, 1989. Como arquitecta voluntaria co Comité Superior de Xerusalén, traballei para apoiar a resistencia dos residentes palestinos do barrio de Aqabat Al-Khaldeyah que sufrían ataques violentos por parte de colonos e confiscacións de vivendas. Renovamos e rehabilitamos as súas casas para mellorar as condicións de vida e fortalecer a súa capacidade de permanecer. Aínda lembro moitas veces que eramos acosados e agredidos por colonos e soldados mentres traballabamos.

Téñenme denegado o acceso a Xerusalén e ás terras ocupadas –o que hoxe se coñece como «Israel»– desde a Primeira Intifada. Conseguín entrar en secreto algunhas veces, pero iso tornouse case imposible despois da construción do muro de segregación entre 2002 e 2004. Xerusalén foi dividida por primeira vez en 1948: Xerusalén Occidental foi colonizada polo réxime sionista coñecido como «Israel», mentres que a Oriental quedou baixo control xordano. En 1967, tras a ocupación israelí do resto de Palestina, Xerusalén Leste foi anexionada a Xerusalén Oeste e pasou a estar baixo control total de Israel. Desde entón, está administrada por un municipio israelí e sufriu transformacións demográficas e espaciais drásticas, tanto dentro como fóra das murallas da Cidade Vella.

Unha das realidades máis alarmantes é o intento constante de xudaizar Xerusalén. Isto inclúe esforzos para cambiar a súa composición demográfica mediante a expansión de colonias ilegais israelís, a demolición de vivendas palestinas, a revogación de dereitos de residencia e o illamento de barrios palestinos mediante barreiras físicas e leis urbanísticas discriminatorias. O proceso tamén inclúe a imposición do currículo educativo israelí nas escolas palestinas e o cambio de nomes de rúas e lugares para borrar a historia palestina e islámico-cristiá. O obxectivo é redefinir a identidade da cidade e eliminar o seu carácter árabe e palestino. A ameaza contra a mesquita de Al-Aqsa é especialmente grave. As escavacións baixo o recinto da mesquita nunca cesaron, e os intentos de debilitar os seus cimentos ou substituíla por un suposto templo continúan coa protección das autoridades israelís. A rede de transporte tamén cambiou de xeito drástico. Se puidese visitar Xerusalén hoxe, sospeito que dificilmente recoñecería as zonas fóra das murallas da Cidade Vella.

Con todo, Xerusalén segue fondamente enraizada no patrimonio cultural e relixioso. Continúa a ser de grande importancia para o turismo relixioso, con lugares como a igrexa do Santo Sepulcro, a mesquita de Al-Aqsa e moitos outros que permanecen como testemuño da súa relevancia histórica. Non obstante, a cidade sofre economicamente debido a peches, restricións e políticas dirixidas a marxinar á poboación autóctona. A pesar de todos estes desafíos, a riqueza arquitectónica e cultural de Xerusalén persiste, como mostra da resiliencia do seu pobo e da súa conexión inquebrantable coa cidade.

«A arquitectura e o urbanismo non son disciplinas neutras, son fondamente políticas, especialmente nun contexto colonizado como Palestina. Para min son ferramentas de resistencia, supervivencia e preservación da identidade»

Naciches na chamada Media Lúa Fértil, un dos principais orixes da civilización e das primeiras cidades. Agora é o escenario dun tráxico episodio da historia da humanidade. Como arquitecta e investigadora que estudou a historia dos asentamentos humanos, a miña traxectoria académica levoume a pescudar Tell As-Sultan, en Xericó, considerada a cidade habitada de forma continua máis antiga do mundo, que data do Neolítico, hai uns 10.000 anos. Este sitio, situado na actual Palestina, é unha proba irrefutable do desenvolvemento temperán da civilización humana. A localización xeográfica de Palestina é extraordinaria. Atópase na intersección de África, Asia e Europa, o que a converte nun corredor natural para a migración humana, o comercio e o intercambio cultural.

O que hoxe acontece en Gaza, un xenocidio e ataques de limpeza étnica sen precedentes na historia moderna, xunto cos ataques a cidades e campos de refuxiados na Cisxordania, será lembrado como un capítulo brutal nesta longa loita. Pero a historia tamén lembrará como un pobo con armas sinxelas, dignidade e fame se enfrontou a unha poderosa maquinaria militar apoiada polos Estados Unidos. Lembrará a firmeza do pobo de Gaza, como se destruíron hospitais, universidades e barrios enteiros; como médicos, xornalistas e familias enteiras foron deliberadamente atacados e martirizados. E, con todo, o pobo non caeu.

«O sionismo usou o urbanismo e a arquitectura como armas dos seus obxectivos coloniais. Na Nakba, máis de 630 aldeas palestinas foron destruídas e cidades históricas como Jaffa, Haifa, Acre e partes de Xerusalén foron despoboadas ou reestruturadas á forza»

Desde a túa perspectiva, como abordan a arquitectura e o urbanismo este desafío? A arquitectura e o urbanismo non son disciplinas neutras, son fondamente políticas, especialmente nun contexto colonizado como Palestina. Para min son ferramentas de resistencia, supervivencia e preservación da identidade. Ante a ocupación, o desprazamento e o borrado sistemático, a arquitectura convértese nun xeito de protexer a memoria, reclamar o espazo e afirmar o noso dereito a existir e permanecer.

Desde 1948, o proxecto sionista utilizou o urbanismo e a arquitectura como armas ao servizo dos seus obxectivos coloniais. Durante a Nakba, máis de 630 aldeas palestinas foron destruídas e grandes cidades históricas como Jaffa, Haifa, Acre e partes de Xerusalén foron despoboadas ou reestruturadas á forza. Tecidos urbanos que evolucionaran de forma orgánica durante séculos foron arrasados ou transformados. En cidades como Jaffa, non só se expulsou os residentes palestinos, senón que a expansión urbana foi deliberadamente replanificada para borrar o patrimonio arquitectónico árabe e substituílo cunha nova identidade aliñada cos relatos sionistas. Cambiáronse os nomes das rúas, derrubáronse barrios e mesmo os edificios que sobreviviron foron rebautizados ou privados do seu contexto histórico. Este proceso tiña como obxectivo eliminar a identidade árabe-palestina e fabricar unha nova narrativa nacional sobre terras roubadas.

Como resposta, os arquitectos e urbanistas palestinos asumimos a responsabilidade da resistencia a través do deseño. Traballamos para documentar e rehabilitar o que queda do noso patrimonio construído, protexer vivendas e barrios ameazados, e deseñar novas intervencións para priorizar as necesidades e a dignidade das comunidades palestinas. O noso traballo vai moito máis alá das estruturas: trátase de defender a verdade histórica, a memoria colectiva e o dereito ao lugar. En Gaza, nos campos de refuxiados e nas zonas ameazadas pola anexión, a arquitectura convértese nun acto de desafío e esperanza. Usámola para combater a inxustiza espacial, apoiar a cohesión comunitaria e sentar as bases dunha liberdade futura.

O urbanismo tamén é central para imaxinar a liberación. Permítenos visualizar a reconexión de territorios fragmentados, a recuperación de espazos espoliados e a creación de contornos inclusivos e sostibles enraizados nos nosos valores culturais. En Palestina, cada estrutura que conservamos, cada sitio que revivimos e cada plan que trazamos forma parte dunha loita máis ampla pola xustiza, o retorno e a continuidade nacional.

A arquitecta, en 2010, no Parque Arqueolóxico do Palacio de Hisham en Xericó 

Como vives este desafío a través da túa profesión? Que te levou a converterte en arquitecta?  O que me levou á arquitectura foi a súa capacidade única para combinar as humanidades, as ciencias e as artes, disciplinas que me apaixonaban por igual e entre as que me resultaba difícil escoller. Pero máis alá diso, o feito de provir dunha familia desprazada tivo un impacto profundo, especialmente pola influencia do meu pai. El falaba con frecuencia da Palestina anterior á Nakba, de canto vibraba de vida e cultura, e describía a casa na que crecera, que só puidemos visitar despois da ocupación da Cisxordania. Pouco despois, foi derrubada, e no seu lugar construíronse edificios de apartamentos para acoller inmigrantes sionistas chegados de todo o mundo. Ser testemuña desta inxustiza permanente fíxome ver con claridade a profunda conexión entre arquitectura e política. Desde moi nova comprendín que o espazo, a memoria e a identidade estaban constantemente ameazados.   

A miña carreira comezou na docencia, ensinando arquitectura na Universidade de Birzeit, pero axiña comprendín que, para servir realmente ao meu pobo, tiña que estar presente sobre o terreo. Fundei o meu propio estudo, que se converteu nunha plataforma para proxectos centrados na recuperación da arquitectura vernácula, a preservación do patrimonio cultural e o fomento dun desenvolvemento sostible e comunitario. Estas non eran simples eleccións de deseño, eran actos de desafío ante a destrución e fragmentación impostas polas políticas coloniais de planificación. Ao mesmo tempo, mantiven o meu compromiso coa docencia, porque creo que é vital mostrar ás novas xeracións que a arquitectura en Palestina non pode separarse da política nin da xustiza. Trátase de preservar a identidade, defender as comunidades e imaxinar futuros, mesmo nas condicións máis duras.

Ao longo dos anos, traballei na restauración de edificios históricos en aldeas ameazadas, na revitalización de centros urbanos tradicionais e no deseño de espazos que alimentan a memoria colectiva en zonas marxinais. Vin como a planificación se emprega como arma para desprazar e dividir, pero tamén vin como a arquitectura pode inspirar esperanza, reforzar a identidade e reconectar á xente coa súa terra. Para min, a arquitectura é unha relación dialéctica coa sociedade: as dúas moldéanse mutuamente. É tanto a miña profesión como a miña forma de resistencia: unha expresión de pertenza, unha defensa da memoria e unha contribución ao camiño da liberación.

«Como profesional politicamente activa prohibíronme saír da Cisxordania durante 29 anos tras o Congreso da Unión Internacional de Arquitectura en 1987. A acusación foi que era ‘influínte na opinión pública’»

Como preservar a memoria do pasado para as xeracións futuras dende o exilio?  Se te refires a min persoalmente, non estou no exilio. Aínda que a miña familia, incluída eu mesma, xa non vive na nosa cidade de orixe, Lydda, seguimos en Palestina. Despois de 1967, vímonos obrigadas a fuxir temporalmente a Xordania para reunirnos co meu pai, que traballaba alí, pero finalmente regresamos e continuamos vivindo en Ramala. Cando un pobo é arrincado da súa terra, a paisaxe física pode perderse ou ser destruída, pero a memoria convértese na patria que levan consigo. No contexto palestino, onde o exilio é unha condición compartida por millóns de persoas, preservar a memoria non é un luxo: é unha estratexia de supervivencia e unha forma vital de continuidade cultural.

Como profesional politicamente activa vivín a condición oposta ao exilio: prohibíronme saír da Cisxordania durante 29 anos consecutivos. Isto ocorreu despois da miña participación no Congreso da Unión Internacional de Arquitectura en Brighton, no ano 1987. A acusación contra min foi que era «influínte na opinión pública». Recorrín tres veces ao Tribunal Supremo israelí, e finalmente a prohibición levantouse en 2017. Con todo, aínda hoxe teño prohibido entrar en Xerusalén e nos territorios ocupados en 1948. Esta fragmentación imposta do espazo e a negación de acceso á miña propia terra non fixo máis que afondar o meu compromiso de empregar a arquitectura como medio para preservar a memoria, afirmar a identidade e resistir ao esquecemento. Creo que a memoria vive nos lugares, nos materiais, nas formas e nas historias. Mesmo cando un sitio físico é inaccesible ou foi demolido, a súa esencia pode conservarse mediante documentación, debuxos, reconstrución dixital, narracións, historia oral e educación interxeracional. Reconstruímos a memoria con mapas, maquetas, exposicións e publicacións que transmiten a verdade histórica e reafirman o dereito ao retorno. Podemos rexenerar edificios individuais ou cidades enteiras a través de modelado 3D —físico e dixital— e reutilizando ou adaptando elementos arquitectónicos tradicionais que encarnan a nosa identidade.

No exilio, a arquitectura deixa de ser puramente física para converterse en simbólica. Un debuxo dunha casa derrubada, unha fotografía dunha aldea, un poema sobre unha rúa ou unha técnica tradicional de construción transmitida, son todos actos de reconstrución. Resisten o intento do colonizador de borrar, renomear e reescribir a nosa historia. Esteamos en Palestina ou na diáspora, debemos ancorar a nosa identidade na memoria colectiva, porque a memoria non só nos conecta co pasado: é a que guía o noso futuro. Preservar a memoria no exilio é negarse a desaparecer. É declarar, unha e outra vez: estivemos aquí. Seguimos aquí. Volveremos.

2018. Proxecto piloto de valorización do patrimonio vernáculo nunha aldea

As relixións monoteístas teñen todas as súas raíces na súa terra. No esforzo por reconstruír o futuro, isto é unha carga ou unha oportunidade? Eu véxoo como unha fonda oportunidade, que implica tanto responsabilidade como potencial. O feito de que as relixións monoteístas teñan raíces históricas e espirituais tan profundas en Palestina dálle á nosa terra un lugar único e poderoso na historia da humanidade. Meu pai contábanos que, antes de 1948, musulmáns, cristiáns e xudeus vivían xuntos en paz, como veciños. Todos eran árabes palestinos, independentemente da súa relixión, ata que o movemento sionista estableceu «Israel», un estado que se definiu como exclusivamente xudeu, tratando o xudaísmo non só como unha relixión, senón como unha nacionalidade. Ao meu ver, a relixión foi utilizada como pretexto para xustificar o obxectivo imperialista de establecer Israel ao servizo dos intereses estratéxicos das potencias globais na rexión.

A verdadeira solución pasa por establecer un estado laico e democrático onde todas as persoas sexan iguais, independentemente da súa relixión ou orixe étnica, un estado no que prevalezan a xustiza e a igualdade. Ao reconstruír o futuro, podemos inspirarnos na riqueza espiritual e histórica desta terra para reafirmar valores universais: a dignidade, a xustiza e a santidade da vida. Lonxe de ser un peso, este legado convídanos –a nós e ao mundo– a imaxinar un futuro baseado non na dominación nin na exclusión, senón no recoñecemento, na responsabilidade e na paz con xustiza. Así que si, véxoo como unha oportunidade, unha que debe ser protexida da explotación política e cultivada a través da preservación cultural, da planificación inclusiva e dun profundo compromiso coa verdade.

Como arquitecta, como organizarías o retorno á túa terra? Os arquitectos non somos quen debe determinar as prioridades do retorno. Trátase dunha cuestión nacional, legal e política, e nós, como arquitectos, formamos parte do colectivo máis amplo que traballa por conseguilo.

O dereito ao retorno non é negociable; é un dereito fundamental, inalienable, garantido por todas as leis e convencións internacionais. Os lexítimos propietarios da terra, os habitantes orixinais e os seus descendentes, deben ter liberdade para reclamar, usar ou recibir unha compensación xusta non só polas súas propiedades, senón tamén polas décadas de desprazamento, espolio e exilio forzado que sufriron. Son eles quen deben decidir como exercer ese dereito.

A cuestión é complexa, especialmente agora que falamos de terceiras e cuartas xeracións nacidas despois da Nakba. Pero, na súa esencia, o retorno significa restaurar o dereito dos que foron prexudicados. Os pasos prácticos, os detalles e as variantes do retorno deben ser decididos polo propio pobo, non impostos desde arriba, e moito menos reducidos a xestos simbólicos.

Desde unha perspectiva espacial e de planificación, desmantelar o muro do apartheid sería probablemente unha das primeiras accións necesarias, para permitir a liberdade de movemento dos palestinos que regresan ás súas vilas e cidades. Os campos de refuxiados presentan unha cuestión particularmente delicada: deberían permanecer como testemuñas de décadas de desprazamento forzado, ou deberían ser substituídos por vivendas dignas integradas en novos tecidos urbanos? Esta é unha decisión que debe vir dos propios refuxiados.

Reconstruír as aldeas destruídas pode ser, de feito, un dos pasos máis viables, se o marco legal e político o permite. O desafío será como equilibrar a autenticidade histórica coas necesidades actuais, asegurando que o retorno non sexa un exercicio de nostalxia, senón un proceso sostible e empoderador.

A pregunta é difícil e con múltiples capas. Así que a miña resposta honesta é: que ocorra primeiro o retorno, dentro dun sistema xusto, democrático e non racista. O retorno non é unha idea sentimental; é un desafío legal, político e de planificación que debe ser abordado con coidado, participación e xustiza.

Hoxe están a ser expulsados da súa terra cunha crueldade industrial. Este roubo está a cometerse polas fillas e fillos doutro pobo que sufriu esa mesma crueldade hai menos de cen anos. A historia repítese cunha traxedia irónica: aqueles que un día sufriron un profundo padecemento, agora están a impolo sobre outros. A crueldade a escala industrial que presenciamos hoxe, especialmente en Gaza, non é só un crime contra o pobo palestino, é unha traizón á humanidade enteira. E aínda así, fronte a esta brutalidade, eu elixo falar do futuro, porque o que máis importa non é a vinganza, senón a xustiza. E a xustiza significa restaurar dereitos, poñer fin á opresión e permitir que todas as persoas que viven nesta terra, independentemente da súa relixión ou orixe, poidan vivir con igualdade, dignidade e paz. O futuro no que eu creo é un no que os palestinos xa non sexan expulsados, negados nin silenciados; no que se respecte e se garanta o noso dereito a vivir libremente na nosa terra. Pero tamén é un futuro no que ninguén máis sexa deshumanizado no noso nome.

Que esta sexa a mensaxe gravada na memoria: A xustiza é o único camiño posible. A igualdade é a única garantía de paz. A dignidade é o dereito de nacemento de todos. E ningún sistema baseado na dominación poderá nunca borrar a verdade nin extinguir a esperanza dun pobo que sabe que ten a razón. 


[Fonte: www.luzes.gal]

Neolosfera: opiaci m

 


Primera documentació: 29/11/2001

Tipusconversió
Contextos
Doncs, curiosament, en la llet materna s’hi troba un opiaci natural. [El Periódico, 29/11/2001]
A l’atzar, els van subministrar un placebo o l’opiaci comercialitzat amb el nom de Vicodin, que és una combinació de paracetamol i hidrocodona, o amb suzetrigina. [La Vanguardia, 13/02/2025]
ObservacionsL’adjectiu opiaci -àcia apareix definit al DIEC2 com a ‘que conté opi’, que és una droga que s’obté d’una planta —el cascall— i que té efectes narcòtics. Tanmateix, com veiem en els contextos, opiaci s’utilitza com a substantiu per referir-se al compost o la substància que conté opi o bé que exerceix una acció comparable a la de l’opi, això és, redueix l’activitat del sistema nerviós central. La morfina o la codeïna són exemples d’opiacis.


[Font: neolosfera.wordpress.com]

Il premio Pulitzer Nathan Thrall a TPI: «Senza giustizia non ci sarà mai Pace tra Israele e Palestina»

“Tel Aviv ha sfollato circa 1,9 milioni di persone a Gaza. Più del doppio del 1948. Eppure la cooperazione con Usa e Ue continua. Il Board di Trump? Ma se non c’è nemmeno una vera tregua”. Il giornalista statunitense a TPI: “Smettiamo di coprire l’apartheid”

Per gentile concessione di Nathan Thrall
di Andrea Lanzetta

C’è stato un momento in cui Nathan Thrall ha capito che i dati, da soli, non avrebbero cambiato il mondo. Per dieci anni, il giornalista statunitense ha diretto l’Arab-Israeli Project per l’International Crisis Group, elaborando dettagliati rapporti destinati a cronisti, accademici, analisti, attivisti e diplomatici. Ma non la politica di dominio esercitata da Israele sui palestinesi restava immutata. Così ha scelto di optare per la narrativa.

Il risultato è stato “Un giorno nella vita di Abed Salama” (Neri Pozza), che gli è valso il Premio Pulitzer 2024. Qui Thrall ha scelto di raccontare una tragedia di tutti i giorni: un padre che cerca disperatamente il figlio dopo un gravissimo incidente stradale avvenuto nella Cisgiordania occupata, alle porte di Gerusalemme. La storia di un normale soccorso però diventa presto un viaggio allucinante in un labirinto di checkpoint, permessi burocratici e muri invisibili che dividono chi può essere salvato subito da chi viene lasciato indietro. «Uno dei modi più efficaci per criticare un sistema è mostrare come funziona ogni giorno», ci spiega il giornalista. Al grande pubblico non bastano infatti le statistiche, bisogna far sentire loro lingiustizia «fin dentro le ossa».

Abbiamo incontrato Nathan a Roma in occasione della presentazione del suo libro, organizzata con Maria Luisa Fantappiè (IAI) e Davide Lerner, per scoprire la genesi dell’opera e come la tragedia di Abed Salama rappresenti, in realtà, l’anatomia di un’intera architettura del controllo da parte di Israele sulla vita dei palestinesi. In un momento in cui gli occhi del mondo sono sempre meno puntati su Gaza e sulla Cisgiordania, le parole di Thrall colpiscono duro. Il ritorno allo “status quo”, ci spiega il premio Pulitzer, non è affatto una pace ma giustifica forme di violenza quotidiana, fatta di spossessamento e frammentazione dei territori e delle comunità occupate.

Perché ha scelto di cominciare proprio con un incidente stradale?   

«Prima ancora di incontrare il padre, Abed Salama, e altri genitori, la storia mi ha profondamente commosso. E dopo aver incontrato Abed, mille volte di più. Nella sua storia, ho visto la storia di tutta la Palestina e la capacità di descrivere l’apartheid dal punto di vista dei suoi soggetti».

In certi contesti ci si sarebbe potuti aspettare uno scontro a fuoco, un arresto o un intervento militare.   

«Parte del mio obiettivo con questo libro era criticare un sistema – il sistema di dominio degli ebrei israeliani sui palestinesi – e uno dei modi più efficaci per criticare un sistema è mostrare come funziona ogni giorno. Non come funziona al suo peggio o nel suo stato di crudeltà più eccezionale, ma come funziona normalmente, con un evento banale, come un incidente stradale».

La parola “apartheid” compare solo una volta in tutto il testo. Perché?   

«Il mio obiettivo era che il lettore comprendesse il sistema dell’apartheid attraverso le esperienze vissute dai personaggi, prima ancora di sentir nominare quella parola. In modo che, una volta che la parola fosse comparsa, non risultasse minimamente controversa. È una descrizione semplice della realtà. Un libro che iniziasse con la parola apartheid in prima pagina indurrebbe in alcuni lettori una sorta di meccanismo di difesa. Sarebbe più difficile per loro leggere il resto della storia, assorbire le esperienze dei personaggi e comprendere davvero l’apartheid».

Quando i coloni israeliani parlano di cacciare i palestinesi dalle loro terre, spesso ricorrono a una frase: “I vecchi moriranno e i più giovani dimenticheranno”. Non è una lotta solo per la terra ma anche per l’identità.  

«È straordinario che i palestinesi siano riusciti proprio in questo. Hanno mantenuto una cultura, una memoria storica, nonostante un’enorme frammentazione».

Qual è invece il futuro di Israele? Lo storico anti-sionista Ilan Pappé ci ha predetto il collasso del sionismo, citando anche l’aumento delle emigrazioni all’estero.

«Purtroppo, credo che parlare della fine del sionismo sia decisamente esagerato. Da parte della sinistra, è un po’ un pio desiderio. Da parte della destra, è il solito catastrofismo che Israele ha sempre usato per dipingere un Golia regionale come un Davide. È vero il contrario».

Perché?   

«Israele sta avendo successo. Sta conquistando, distruggendo, colonizzando, confiscando terre. Lo spazio ebraico israeliano si sta espandendo. Lo spazio palestinese si sta restringendo. E non ci sono conseguenze per Israele, nessuna responsabilità».

Ci faccia un esempio.   

«Israele ha appena sfollato con la forza circa 1,9 milioni di persone a Gaza. Si tratta di più del doppio di quanti ne abbia sfollati nel 1948. Invece di sanzioni, abbiamo piena cooperazione con gli Stati Uniti e l’Unione europea. Nel 2024, nel mezzo di un genocidio e di enormi proteste in Europa, Israele ha vissuto un anno record di vendite di armi, più della metà delle quali all’Europa. Quindi, come si può dire che questa sia la fine del sionismo? Perché poche decine di migliaia di persone sono emigrate su una popolazione di oltre 7 milioni? Non credo».

Cosa pensa del nuovo “Board of Peace” di Donald Trump? 

«Il “Consiglio per la Pace” è un termine improprio. Non c’è pace. Non c’è nemmeno un vero cessate il fuoco. Più di 400 palestinesi sono stati uccisi da Israele dall’inizio del cessate il fuoco nell’ottobre 2025. Pensa che qualcuno in Europa lo chiamerebbe cessate il fuoco se a essere uccisi non fossero stati i palestinesi, ma più di 400 ebrei israeliani?».

Qual è la soluzione? 

«Anche se lasciassimo da parte le uccisioni, qualsiasi “soluzione” basata sul dominio continuo, indipendentemente da come la si chiami – sovranità limitata, maggiore autonomia in assenza di Stato, pace economica – non può essere sostenibile. Senza giustizia non ci sarà pace finché i palestinesi continueranno a esistere».

La strada dei “due Stati” è ancora percorribile?  

«Ci sono circa sette milioni e mezzo di ebrei e sette milioni e mezzo di palestinesi che vivono sotto il dominio di Israele, l’unico sovrano tra il fiume Giordano e il Mar Mediterraneo. La maggior parte di questi palestinesi non gode dei diritti civili fondamentali. La soluzione a due Stati propone che metà della popolazione ottenga uno Stato senza vera sovranità sul 22% del territorio. Questo, per definizione, non è equo. E non sto nemmeno parlando delle innumerevoli altre ingiustizie contenute in questa proposta».

Quali?   

«Ad esempio, il fatto che ciò significhi che gli ebrei hanno il diritto di “tornare” in una patria rivendicata dopo 2000 anni, mentre ai palestinesi viene negato il diritto di tornare alle loro case dopo due, venti o ottant’anni. Non credo che proposte così palesemente ingiuste possano costituire il fondamento di una pace sostenibile».

Quale potrebbe essere allora il primo passo per la pace?   

«Prima di iniziare a parlare di soluzioni, dobbiamo riconoscere che non ci sarà alcuna soluzione – né due Stati, né una confederazione, né uno Stato unico con pari diritti per tutti – finché Israele non avrà alcun incentivo a cambiare».

Ci spieghi meglio.   

«Tutti i discorsi sulle soluzioni possibili si basano sul presupposto che Israele finirà per optare per una qualsiasi di esse. Ma non lo farà. Perché preferisce l’attuale situazione di apartheid a uno Stato palestinese o a un unico Stato con pari diritti per tutti. Parlare di soluzioni in tali circostanze è una distrazione. Potremo parlare di soluzioni quando Israele avrà un incentivo a cambiare lo “status quo”, ossia quando riterrà che la situazione attuale sia peggiore di una di queste soluzioni proposte. Ma oggi questo scenario è molto lontano dalla realtà».

Cosa possono fare gli Stati Uniti?    

«È molto semplice. Devono smettere di facilitare, favorire, proteggere, finanziare e cooperare con l’apartheid. Gli Stati Uniti devono smettere di offrire protezione diplomatica sotto forma di veti del Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite e minacce a chiunque collabori con le indagini della Corte Penale Internazionale sui funzionari israeliani».

E l’Europa? 

«L’Europa deve smettere di offrire a Israele speciali vantaggi commerciali attraverso l’Accordo di Associazione Ue-Israele, che Israele viola da anni. Ricordo che l’articolo 2 impone a Israele di rispettare i diritti umani. L’Europa è il principale partner commerciale di Israele. La maggior parte degli israeliani si considera culturalmente parte dell’Europa. L’Europa ha un’enorme influenza su Israele. Ma non la sta usando. Al contrario. Sta favorendo l’apartheid».

[Foto: Amanda Protidou - fonte: www.tpi.it]