quarta-feira, 2 de setembro de 2026

Quand Israël invente des faux « antisémites », les vrais antisémites se préparent à sévir !

Pas de doute, l’« antisémitisme » version Netanyahou, fait rage par les temps qui courent ! La preuve ? Israël, l’État hébreu qui prétend représenter tous les juifs sur la planète terre, est « le plus haï du monde » de l’aveu de J.D. Vance, le vice-président de Trump qui aime affirmer que son gouvernement est le plus pro-israélien de l’histoire des Etats-Unis ! 


Écrit par Yorgos Mitralias

L’affirmation est suffisamment grave pour mériter une explication, d’autant plus que les dirigeants de cet État israélien martèlent sans arrêt que ceux qui critiquent, et a plus forte raison « haïssent » leur pays, sont des « antisémites » patentés. Alors, comment est-on arrivé à ce que pratiquement tout le monde s’est reconverti a cet « antisémitisme » ? Et qui en est le grand responsable ?

Evidemment, le grand responsable est l’État d’Israel, ses politiques et surtout ses actes. Et incontestablement, c’est le génocide toujours en cours des Palestiniens de Gaza qui a tellement choqué et ému l’humanité entière au point de lui ouvrir les yeux une fois pour toutes sur la vraie nature coloniale, raciste et barbare de l’État sioniste. Cependant, le génocide -en direct- des Palestiniens n’explique pas tout. Il y a eu aussi les très « mauvaises fréquentations » de cet État israélien et de ses dirigeants. Ses dirigeants qui, à l’instar de Netanyahou lui-même, n’ont pas hésité à s’allier à tout ce qu’il y a comme racaille raciste, nostalgique ou héritière des régimes antisémites exterminateurs et génocidaires de Juifs, afin d’appliquer leurs politiques, dont celle qui consiste a déclarer la guerre a ceux qu’ils appellent « antisémites » parce qu’ils « osent » critiquer leur dérives criminelles, racistes et assassines. Ce n’est pas donc une surprise que c’est exactement la fine fleur de l’extrême droite européenne au passé violemment antisémite comme le néonazi AFD allemand, le VOX franquiste espagnol ou le RN pétainiste français qui deviennent les meilleurs soutiens d’Israël et les premiers à persécuter et qualifier d’ « antisémite » toute personne, juifs inclus, qui oserait critiquer les politiques criminelles de ce pays. En somme, le monde à l’envers…

Comme par exemple, ils l’ont fait contre le juif Edgar Morin, le grand sociologue et philosophe Français dont l’œuvre, la vie et les actes ont marqué la deuxième moitié du XXe siècle, l’accusant d’ »antisémitisme » parce qu’il avait osé cosigner en 2002, un texte titré « Palestine-Israel : le cancer » comprenant des phrases comme celui-ci : « Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoisent les palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs, boucs émissaires de tous les maux, ‹ bouc-émissarisent › Arafat et l’Autorité palestinienne, rendus responsables d’attentats qu’on les empêche d’empêcher. » [1]. Les procès intentés par les acolytes de l’Etat sioniste en service commandé ont duré quatre ans avant d’aboutir à l’acquittement des trois accuses, dont Edgar Morin qui vient de nous quitter juste un mois avant son 105e anniversaire, non sans avoir répété qu’il était « ahuri et indigné » par le « carnage » commis par Israël à Gaza.

Mais, celle qui est restée dans l’histoire comme « l’affaire Morin » ne devrait plus surprendre. La fabrique à inventer des faux antisémites tourne actuellement à plein rendement. La raison est simple : les juifs très critiques de l’État d’Israël ou même antisionistes, sont desormais légion dans la diaspora. À tel point que les philippiques anti-israéliennes et antisionistes d’un ex-président du parlement israélien (!) et ex-président de l’Organisation sioniste mondiale comme l’a été Avrum Burg ne fassent plus l’impression qu’ils mériteraient. D’un Avrum Burg qui n’a pas peur de déclarer que « le sionisme c’est du racisme » et qu’il définit à l’aide des phrases lapidaires suivantes les conditions nécessaires pour une paix durable au Moyen Orient : « Une paix juste exigera de l’État d’Israël qu’il reconnaisse officiellement la Nakba, qu’il assume la responsabilité de l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens en 1948, qu’il mette en place un mécanisme approuvé de retour ou d’indemnisation, qu’il démantèle les structures profondes de l’occupation, qu’il assure l’égalité des droits entre la mer et le Jourdain, et qu’il instaure un partage équitable des ressources et des terres. Telles sont les conditions nécessaires à la paix elle-même, et il ne s’agit ni de cadeaux ni de gestes de générosité. Tout accord qui renoncerait à ces fondements ne serait qu’un armistice, un répit temporaire qui, à terme, donnerait naissance à la prochaine guerre. Cent ans de mépris israélien pour les structures profondes du conflit, et les dizaines de milliers de tombes de part et d’autre, en témoignent » [2].

Mais, attention : à force d’avoir choyé et d’avoir couvé l’œuf du serpent raciste et néonazi, l’État sioniste est en train de voir ce serpent sclore et grandir : il y a seulement quelques jours, le très populaire parmi les Républicains de Trump et grand ténor de l’extrême droite nord-américaine et mondiale Tucker Carlson et ses amis ouvertement racistes et néonazis, et cette fois véritablement antisémites, viennent d’annoncer qu’ils sont en train de préparer un troisième parti américain dont les juifs auront tout à craindre…

Alors, rien de mieux dans ce contexte morose, que de voir l’admirable Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB) donner la parole à la palestinienne Dima Issa pour célébrer, avec un discours inspiré et émouvant, les héros de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Et aussi, de rappeler par un texte écrit juste après sa mort à l’automne 2009, ce qu’était le seul survivant parmi les chefs de l’insurrection de ce ghetto, l’antisioniste et ami du peuple palestinien Marek Edelman qui reste, maintenant plus que jamais, une épine dans le flanc de ceux qui sont les vrais antisémites, les génocidaires israéliens…

Notes

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Morin_(France)

[2] Voir Avram Burg, « Les oiseaux nés en cage croient que voler est une maladie » : https://wordpress.com/2026/05/19/un-appel-a-la-revolution-des-guerres-justes-a-la-paix-juste/

[Source : www.cadtm.org]

«Xardín de inverno», libro de Ledicia Costas

 

Escrito por Ramón Nicolás

Lembro a lectura deste libro a comezos da década anterior con nitidez. Algún tempo atrás unha novísima autora viña de estrearse cunha novela moi digna e máis que prometedora titulada Unha estrela no vento (2000). Pasaría algo máis de unha década para que publicase O corazón de Xúpiter: peza narrativa que a catapultou dun xeito definitivo no ámbito da literatura xuvenil naquela altura. No mesmo ano que este título anterior, tamén viu a luz o libro de poesía que agora nos ocupa. A súa publicación, ás persoas que seguiamos o seu quefacer literario, non nos estrañou pois aqueles eran tempos nos que a autora levaba a cabo unha actividade incansable no seo do grupo “Poetas da hostia”: colectivo que exhibía, entre outras tarefas, uns innovadores recitais poéticos deseñados coma se fosen combates poéticos e onde os golpes que intercambiaban os e as púxiles-poetas eran, naturalmente, os versos. De algo disto escribe atinadamente a prologuista desta edición: a poeta e música Lucía Aldao.

libro goza, inescusablemente, dunha actualidade e duns méritos que o paso do tempo non fai esvaecer. Costas, abéirase, así, a un ton confesional que abraza un impulso de honestidade e madureza para deseñar algo así coma un dietario, se cadra ás veces máis unha crónica duns feitos e unhas emocións. Coma se fose un demiúrgo é quen de revivir de maneira transparente vivencias, diálogos, atmosferas e palabras para reconstruír un universo persoal singular e para revelar tamén a orografía dun territorio reservado para a intimidade e que, entende, cómpre compartir.

Velaí coma ese territorio vén ser un xardín habitado por experiencias onde agroman as presenzas familiares, as perdas, as fendas e o baleiro que as ausencias provocan nunha voz lírica que sobe a un escenario para reflexionar sobre a morte e a soidade, tamén sobre o amor, sobre o que foi ou puido ser. Non esquece, malia todo, proxectar un nimbo de luz que é símbolo dunha esperanza: aquela esperanza que escintila en circunstancias adversas nas que cómpre erguerse a través do verso que serve para percorrer os signos emitidos polo tempo: “viaxar no tempo é esquecer / e escribir poesía / para non morrer de frío”.  

Ledicia Costas

Xardín de inverno

Xerais, Vigo, 72 páxinas, 12,95 €, 2025

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]

Jean-Paul Rappeneau, le grand romanesque du cinéma français, est mort à l’âge de 94 ans

Le réalisateur de “Cyrano de Bergerac” est mort ce 1er septembre 2026, a annoncé un de ses fils ce mercredi à l’AFP.  


Écrit par Charlotte Monterrat 

Ce 1er septembre 2026, le réalisateur et scénariste Jean-Paul Rappeneau est mort à l’âge de 94 ans. Il est connu pour avoir su réconcilier le cinéma d’auteur exigeant et le cinéma grand public. Avide de raconter des histoires et de se mettre en scène, il s’est imposé comme une figure de la comédie française populaire, travaillant d’abord en tant que scénariste auprès de ses pères : Louis Malle avec Zazie dans le métro (1959) ou encore Philippe de Broca avec Le Magnifique (1973).  

Grand perfectionniste, il est le réalisateur de huit longs métrages qui marqueront à jamais le cinéma français. Il affirmait d’ailleurs : “Il me faut des années pour faire un film. Quand il sort, c’est une partie de ma vie qui s’achève.” Son premier long, La Vie de château met en scène Catherine Deneuve et Philippe Noiret. Son goût de diriger de grand·es acteur·rices ne fait que commencer, puisqu’il choisit Yves Montand dans Le Sauvage (1975) puis Isabelle Adjani dans Tout feu tout flamme (1981). Rappeneau est aussi un amateur des mises en scène d’époque avec Les Mariés de l’an II (1971), Cyrano de Bergerac (1990) interprété par Gérard Depardieu et Le Hussard sur le toit (1995).  

Adoré du grand public et respecté de la critique 

Le pari d’adapter le monument du théâtre de Jean Rostand lui vaudra un grand succès public ainsi que le César du meilleur réalisateur, celui du meilleur film, une nomination aux Oscars et il remporte également le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère en 1991. 

En plus de 50 ans de carrière, ses comédies populaires pleines de panache devenues aujourd’hui cultes ont marqué le cinéma français. Adoré du grand public et respecté de la critique, il doit sans doute son succès à des films épiques, mêlant élégance, humour et mélancolie. Cette capacité à lier succès critique et populaire se retrouve aujourd’hui dans le cinéma de Pierre Salvadori, l’un de ses héritiers.  

 

[Photo : VALERIE MACON / AFP - source : www.lesinrocks.com]

Máis de 180 figuras de Hollywood apoian a Mark Ruffalo despois de ser acusado de antisemita por Paramount

«Cualificar a Ruffalo de antisemita por cuestionar unha fusión corporativa masiva non só é absurdo, senón que é unha forma perigosa de silenciar a crítica lexítima», reza o escrito no que participaron personalidade como Joaquin Phoenix ou Hannah Einbinder

O actor estadounidense Mark Ruffalo 

Máis de 180 figuras da industria —entre eles actores, directores e celebridades xudías— asinaron unha carta en defensa do actor estadounidense Mark Ruffalo, despois de que fose acusado de antisemitismo por Paramount Skydance por critica a polémica fusión desta compaña con Warner Bros. Discovery. «Cualificar a Mark Ruffalo de antisemita por cuestionar unha fusión corporativa masiva non só é absurdo, senón que é unha forma perigosa de silenciar a crítica lexítima», reza a carta, á que tivo acceso o martes a revista Variety. Neste documento, Ruffalo obtivo o respaldo de figuras de peso de Hollywood, como o director Todd Haynes (Segredos dun escándalo), o actor Joaquin Phoenix (Joker) ou a actriz Hannah Einbinder (Hacks), unha das voces máis críticas da industria coa intervención de Israel sobre o territorio palestino. «Xa abonda de instrumentalizar de forma falsa e perigosa as acusacións de antisemitismo contra quen ten o valor de sinalar o óbvio: que o ataque contra o pobo palestino e o ataque contra as nosas liberdades na casa están profundamente interconectados, e que non hai nada de antisemita en recoñecer ese feito», agrega o escrito.

O documento tamén critica a transacción entre Paramount Skydance e Warner Bros. Discovery, que vai máis aló de «unha simple combinación de dúas enormes multinacionais. Si, destruirá miles e miles de postos de traballo. Si, consolidará aínda máis o control oligárquico dos nosos medios de comunicación. Si, afogará a competencia e a creatividade na produción e distribución de cine e televisión», indicaron os asinantes. Desta forma, parte da industria de Hollywood critica a fusión de ambas as compañas e o papel dos Ellison, familia propietaria do conglomerado de medios, quen mantén un vínculo con Oracle, empresa de xestión de bases de datos que apoia o exército israelí. «O camiño da IA cara a 'WarnerMount' —acrónimo de Warner e Paramount— pasa por Gaza, e Ellison deixounos claro en repetidas ocasións o mundo orwelliano que nos ten reservado mentres consolida o control sobre o que vemos e como o vemos, sabendo que mentres miramos, el e a súa corrupta camarilla sempre nos estarán vixiando», sentenza a carta.

A controversia entre Ruffalo e o conglomerado de medios comezou cando o actor criticou publicamente a macrofusión entre ambas as empresas, unha operación colosal valorada nuns 111.000 millóns de dólares, pero tamén acusou á familia Ellison de ser cómplices do xenocidio contra o pobo palestino. En resposta, un portavoz de Paramount acusou a Ruffalo de recorrer a «tópicos antisemitas» co pretexto de resolver unha disputa comercial.

 

[Imaxe: ZUMA | EUROPAPRESS - font: www.lavozdegalicia.es]

Una editorial aragonesa canvia l''Homenatge a Catalunya' d’Orwell per 'Homenatge a Catalunya i Aragó'

Sariñena Editorial justifica la modificació perquè l’escriptor britànic va passar cinc mesos al front d’Aragó

El llibre de Sariñena Editorial manté la portada original d'Orwell 

L’editorial aragonesa Sariñena Editorial ha canviat el títol d’una de les obres més conegudes de George Orwell amb la publicació del llibre 'Homenaje a Cataluña y Aragón de George Orwell', en lloc de l’original 'Homage to Catalonia' ('Homenatge a Catalunya'). L’edició manté el text d’Orwell i, segons explica la mateixa editorial, el reprodueix tal com es va publicar per primera vegada el 1938, en vida de l’autor, incloent-hi la portada original i sense alterar l’ordre dels capítols.

L’editorial reivindica la projecció internacional que l’obra d’Orwell ha donat als territoris on va viure la seva experiència de la Guerra Civil i assenyala que l’escriptor va passar "unes setmanes a Barcelona i uns cinc mesos al front d’Aragó". L’argument parteix d’un fet cert: Aragó va tenir un paper important en l’experiència de George Orwell durant la guerra. Però 'Homenatge a Catalunya' no és un inventari dels llocs on Orwell va ser, sinó el testimoni literari i polític d’una experiència concreta, i el títol va ser escollit pel mateix autor.

L’obra es va publicar per primera vegada a Londres el 25 d’abril de 1938 amb el títol 'Homage to Catalonia'. El llibre és el relat d’una experiència que va transformar profundament la manera d’entendre d’Orwell el comunisme i, especialment, l’estalinisme, que marcaria posteriorment una influència important en la seva reflexió sobre el totalitarisme, present també en el famòs '1984'.

L’escriptor britànic va arribar a Barcelona el desembre de 1936 i es va incorporar com a voluntari a les milícies del POUM, el Partit Obrer d’Unificació Marxista, una organització marxista antiestalinista. Posteriorment va combatre al front d’Aragó durant diversos mesos, on va viure en primera persona la realitat de les trinxeres i de la guerra de posicions. El 20 de maig de 1937 va ser ferit al coll per un tret mentre era al front i poc després va tornar a Barcelona.

Orwell va quedar profundament impressionat per la transformació social i política que havia experimentat Barcelona amb la revolució. El seu retorn a la ciutat va coincidir amb els Fets de Maig de 1937, quan l’enfrontament entre les diferents forces del bàndol republicà va desembocar en combats als carrers. La persecució posterior del POUM i la seva experiència d’aquells dies van ser determinants en la seva evolució política. 'Homenatge a Catalunya' es convertiria, precisament, en un dels testimonis més coneguts de les tensions internes de la rereguarda republicana.

 

 

[Foto: X Manuel García @Candeliano - font: www.racocatala.cat]

terça-feira, 1 de setembro de 2026

Nova rebequeria de Trump amb els topònims

El president dels EUA indigna les comunitats indígenes amb el canvi de nom del llac Ontario per llac Amèrica

Donald Trump anuncia el canvi de nom del llac Ontario a la Casa Blanca

El president nord-americà, Donald Trump, ha tornat a aixecar una gran controvèrsia en ordenar el canvi de nom d’un topònim dels Estats Units, en aquest cas el llac Ontario, per rebatejar-lo amb el nom de llac Amèrica. Si el gener del 2025, el cap de la Casa Blanca va decidir canviar el nom del Golf de Mèxic pel de Golf d’Amèrica com a represàlia per una disputa amb el govern mexicà, ara ha signat una ordre executiva per esborrar el topònim del llac Ontario arran de la guerra comercial amb el Canadà.

La decisió de Trump ha tingut, com era d’esperar, el rebuig de les autoritats canadenques. El primer ministre canadenc, Mark Carney, ha remarcat que el nom prové de la nació Huron-Wendat i va sorgir 400 anys abans de la creació de la Confederació canadenca i de la Declaració d’Independència dels Estats Units. Carney ha assegurat que el llac es continuarà dient Ontario “aleshores, ara i sempre”.

En la mateixa línia s’ha expressat el cap de la Nació Wendat, Pierre Picard, que ha recordat que el nom Ontario vol dir “el llac és bonic, el llac és gran” i ha qualificat el moviment de “cop al cor de la nostra identitat wendat”. Als Estats Units, el cap de la Nació Wyandotte, d’Oklahoma, descendents dels wendat desplaçats, Billy Friend, ha dit que els seus avantpassats, que parlaven wendat, van donar el nom a Ontario i ha acusat el president de voler “esborrar la història” i ha afegit que ningú ha notificat a les tribus el canvi de nom.

Qui sí que ha acatat amb rapidesa la decisió del president nord-americà és Google, que ja ha canviat el nom del llac per als usuaris dels Estats Units. El secretari d’Interior, Doug Burgum, pressiona ara Apple Maps perquè segueixi el camí de Google, segons ha dit en una entrevista a Fox Business. En canvi, MapQuest s’ha negat a canviar el nom del llac, tal com va fer amb el Golf de Mèxic, fet que li ha valgut disparar-se en el nombre d’usuaris fins a convertir-se en l’aplicació de navegació més descarregada dels últims dies.

El precedent del mont Denali

Trump ja va indignar les comunitats indígenes quan va ordenar el canvi de denominació de Denali, la muntanya més alta d’Amèrica del Nord. La muntanya tenia aquesta denominació oficial des de l’any 2015 quan l’aleshores president nord-americà, Barack Obama, va decidir posar-li aquest nom, en la llengua autòctona d’aquella zona d’Alaska en lloc de Mont McKinley, el nom d’un president dels Estats Units, admirat per Trump, que va governar el país del 1897 al 1901, any en què va ser assassinat. 

La modificació del nom del llac Ontario només tindrà efectes a nivell intern dels Estats Units, en els documents de les agències federals, però estarà mancat de reconeixement internacional, tal com ha passat amb el Golf de Mèxic.

 

[Foto: WhiteHouse - font: www.diaridelallengua.cat]

Nicolas Shahshahani et « l’apologie du terrorisme » : au XXIe siècle la Justice ordonne la destruction d’un livre

Pour avoir, lors d’une prise de parole en soutien à la Palestine, qualifié les membres du Hamas de « résistants », Nicolas Shahshahani, qui avec sa femme Olivia Zemor conduit une lutte de tout instant pour la libération de la Palestine, est poursuivi à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez pour « apologie du terrorisme ». Puisqu’on ne lit pas Kafka tous les jours, il est intéressant de savoir comment se passe, chez lui, un assaut policier contre un citoyen qui ne pense pas juste. C’est-à-dire comme Nunez. Dans cet entretien avec Nicolas Shahshahani on visite l’univers des geôles et la dureté de la privation de liberté, jamais banale. On découvre qu’au XXI siècle la justice ordonne, noir sur blanc, de détruire un livre supposé « subversif » (pourtant en vente dans toutes les librairies). Cet entretien nous parle de l’injustice faite à Nicolas Shahshahani qui doit passer en jugement le 9 septembre porte Clichy au TGI de Paris. En attendant des lendemains qui déchantent, bienvenue dans le nouveau monde. Entretien :

Propos recueillis par  Jacques-Marie BOURGET

Jacques-Marie Bourget : Que vit un citoyen-militant quand il est poursuivi pour « apologie du terrorisme ». Quel sont le parcours de cet homme, théoriquement libre de sa parole, et son ressenti ?

Nicolas Shahshahani : Le 17 mars à l’aube, la porte de notre maison est très violemment secouée, heurtée. Je me précipite, avec ma femme Olivia, nous sommes dans une incompréhension pleine d’inquiétude. Comme dans les films, je questionne : « Qui est là ? ». On me répond : « C’est la police » et je tombe nez à nez avec au moins huit hommes cagoulés, vêtus de noir, ou en sombre, qui ont brisé la serrure. Parvenue à l’intérieur cette escouade me signale d’entrée : « Vous êtes placé en garde à vue ».

Elle a un mandat qui me semble motivé par deux sources différentes, d’abord un signalement formulé par Laurent Nunez, alors préfet de police avant d’être ministre de l’Intérieur quelques jours plus tard, puis celle d’un magistrat qui autorise la police à agir. Celle dernière a pour mission « d’aller me quérir » au motif que je n’ai pas « répondu à une convocation », ce motif est inscrit sur leur requête. Ce qui est un argument scandaleusement bidon puisqu’aucune trace de la supposée requête n’existe ! Rien.

Tout part donc d’un signalement, sous couverture de l’« article 40 », déposé le 8 octobre 2025 par Nunez. Observation reprise pratiquement mot pour mot par un magistrat. En effet, le 7 octobre 2025, j’ai participé, au Châtelet, à un rassemblement placé sous le signe de « Tout n’a pas commencé le 7 octobre 2023 ». Il s’agissait de revenir sur l’interminable guerre coloniale conduite par les sionistes contre le peuple palestinien, puis d’évoquer l’après 2023 et l’offensive du Hamas. Dans les quarante secondes qui ont ouvert mon intervention, j’ai qualifié cette attaque de « mouvement de résistance ». Cette qualification a offensé monsieur Nunez, puis les magistrats qui ont suivi son « signalement »

Ça signifie que quelqu’un a enregistré cette prise de parole ?

Oui très certainement la police qui dans son rapport à Nunez, alors préfet de police mais bientôt ministre de l’Intérieur, précise que le meeting regroupait environ 170 personnes. Et les policiers m’ont reproduit les paroles qui ont froissé le préfet de police. De toutes façons mes mots sont publics puisque mon discours a été diffusé sur « Instagram » par un internaute, visiblement sioniste. Mais j’ignore qui est à l’origine de la prise de vue.

Ce débarquement policier entraîne donc une perquisition ?

Oui bien sûr. Premier succès policier, les fonctionnaires découvrent dans ma penderie un petit chapeau noir que je portais le jour où j’ai prononcé les paroles que l’on veut interdire. Puis ils continuent à tout retourner et découvrent une série d’autocollants portant différents slogans dont « Israël assassin ». Ce qui fait dire à l’un des fouilleurs : « Dites donc vous n’avez pas l’air d’aimer les juifs ici ! ». Ce qui entraîne une réplique d’Olivia : « Monsieur, nous sommes juifs l’un et l’autre ».

Autre découverte, et là c’est du lourd, dans ma bibliothèque ils se saisissent d’un livre traitant du Hezbollah. Oui, un simple bouquin écrit par Joseph Daher, un politologue et universitaire. Le titre en est « Hezbollah » et le sous-titre « Du fondamentalisme religieux au néolibéralisme ». Un ouvrage publié par les éditions Syllepse -qui critique vivement le mouvement politique libanais-, et que l’on peut commander dans n’importe quelle librairie contre 27 euros.
Enfin, la découverte d’espèces dans un tiroir semble également les exciter. Je leur signale alors, que, sévèrement malade je dois prendre des médicaments et en met de côté une partie. J’ajoute que ce même jour j’ai rendez-vous à l’hôpital... Mais ils s’en moquent.

Puis c’est l’embarquement pour le siège de la Police judiciaire.

Pour le transfert, j’ai 77 ans et suis gravement malade, je n’ai pas eu droit aux menottes.

Rendu boulevard Bessières dans les locaux de la Police judiciaire, je découvre l’immensité de ce bâtiment, et cette vastitude me surprend. On me place dans un bureau mais je signale que je n’ai rien à dire et souhaite que maître Marcel, mon avocate, soit prévenue de mon arrestation. Je suis mis en cellule.

Vers 10 heures je peux m’entretenir avec mon conseil à peu près trente minutes. Juste avant onze heures je suis à nouveau interrogé et continue de me taire. On me remet en cellule. Vers le milieu de journée, nouvelle tentative d’interrogatoire et nouvel échec. Mais je suis autorisé à prendre des médicaments, ceux que j’aurai dû prendre tôt le matin. Lors de l’interrogatoire de l’après-midi j’ai simplement tenu à préciser un point. Il tient aux espèces trouvées dans mon tiroir. Il s’agit tout simplement des cotisations versées par des habitants de mon quartier. Nous avons créé une association de soutien à un village palestinien avec lequel notre commune est jumelée. Il se trouve que j’en suis le trésorier. Et voilà le mystère des euros levé.

C’est quand même une expérience lourdement éprouvante ?

Bien sûr et si inattendue. Que la criminalisation des mots me conduise dans une geôle dans un décor à la Kafka, c’est très inattendu. Et en même temps révélateur de ces heures cruelles que nous vivons. Tout ici est chronophage, il n’y a plus de temps. On m’annonce que ma garde à vue va être levée et que je vais être déféré au parquet. On me rend les objets saisis au cours de la perquisition : passeport, montre, chapeau noir, argent.

Et le fameux livre sur le Hezbollah ?

J’y viens. Un document judiciaire me signale que les autocollants embarqués par la police et le bouquin satanique ont été détruits. Et là je n’ose y croire et relis le procès verbal de « destruction » que l’on me tend. Ainsi au XXIe siècle la Justice française procède à la destruction d’un livre. Qui plus est un livre qui critique lourdement le Hezbollah et que le magistrat n’a sans doute pas ouvert. Pas plus que le policier qui m’a posé la question : « Que pensez-vous de ce livre en faveur du Hezbollah ? » Ce n’est pas sérieux même extravagant. Sur le coup, je me vois victime de ma petite Inquisition à moi ! Très inquiétant et symbolique du moment. J’ai protesté contre ce genre de pratique et précisé que « si l’on entendait me questionner sur le Hamas », pourquoi détruire un livre sur le Hezbollah. Mouvement politique qui n’est pas partie prenante à Gaza ?

Et sonne donc l’heure du passage au parquet, chez le procureur  ?

Il est vingt heures et des poussières, on m’a laissé miroiter une sortie pour le soir... Mais c’est l’heure à laquelle les bureaux ferment, où les procureurs rentrent en ville. Je vais donc passer la nuit en cellule. Placé dans l’une de ces innombrables cages je continue de m’étonner que la Justice ait prévu aussi grand !

Le lendemain matin je suis enfin mis en présence d’un substitut qui ne semble pas très fier du gibier qu’il doit traiter, j’apprends que je vais être libéré sous le régime du « contrôle judiciaire avec interdiction de manifester ».

Reste le passage devant la juge de la Détention et des libertés, c’est elle qui doit avoir le dernier mot. La magistrate écoute nos arguments et décide de ne pas suivre le parquet, je n’ai ni « contrôle » ni « interdiction de manifester ». Je vais donc sortir le 18 mars à 15 heures passées, après plus de trente heures de privation de liberté.

Prochaine échéance le 9 septembre, le passage devant le tribunal ?

« Apologie du terrorisme » sur la base de quarante secondes d’un discours de treize minutes, voilà sur quelle incrimination on entend sanctionner ma libre parole. J’ai parlé de « résistance armée » et aurais dévoyé le mot « camp de concentration » dans une comparaison avec Gaza. Enfin, pour les oreilles de justice, la dernière entorse est celle du mot « combattants », dont j’ai qualifié les militants du Hamas (alors que pour nos magistrats ils sont « terroristes »).

En fait, avec Olivia ma femme et EuroPalestine, le mouvement que nous animons, il y a maintenant plus d’un quart de siècle que nous sommes présents au côté de toutes les lutte pour la liberté des Palestiniens. Le pouvoir et ses amis ne peuvent plus nous supporter et doit nous faire taire. La mécanique est injuste, liberticide, mais simple.


[Source : www.legrandsoir.info]

Españoles por ley, extranjeros por piel

Existe una racialización sistémica de la segunda generación de migrantes en el Estado español. Una racialización que conduce a la discriminación. 

Una calle del barrio del Raval, en Barcelona 

Escrito por Angelica Manresa da Conceição

¿Un español racializado es tan “español” como uno blanco? Esta pregunta debería hacernos reflexionar, pero sobre todo tendría que ocupar un espacio de debate político. Los últimos datos disponibles en el informe del Consejo Económico y Social de 2025 revelan que el 34% de los menores en España, alrededor de tres millones de niños, son hijos de madre o padre de origen migrante, una cifra que la Fundación de las Cajas de Ahorros (Funcas) eleva a 4,5 millones al sumar a quienes llegaron en su temprana infancia. Sin embargo, cuando el sistema demanda el NIE en lugar del DNI a un ciudadano nativo, la burocracia se convierte en un acto de segregación y se asiste a la continua negación de la nacionalidad en función del color de la piel.

El conflicto radica en cómo la sociedad categoriza a inmigrantes y extranjeros, bajo estatus completamente opuestos. El inmigrante es aquel al que se le achacan posturas negativas sobre su conducta, cultura, religión o clase social fundamentadas en prejuicios y estereotipos que se alinean con nuestro concepto estatal de la geopolítica mundial y la brecha norte-sur. El extranjero, en cambio, es el huésped bienvenido, proveniente de economías avanzadas o de países con estructuras similares a la nuestra. Así, mientras un marroquí, un ghanés o un cubano son sentenciados bajo el estigma de la inmigración, un noruego, un británico o un australiano habitan el estatus limpio de lo extranjero; un doble rasero que heredarán sus hijos nacidos aquí.

Cuando la piel es blanca, el origen no se cuestiona ni la “españolidad” se pone a prueba

El hijo de un inmigrante siempre cargará con la etiqueta de inmigrante de segunda generación, mientras que el hijo de un extranjero será visto como un ciudadano español de pleno derecho, cuyos rasgos jamás serán exotizados ni sometidos a interrogatorio. Cuando la piel es blanca, el origen no se cuestiona ni la “españolidad” se pone a prueba. No es lo foráneo lo que incomoda, la verdadera frontera la levantan el racismo, el clasismo y la aporofobia que deciden quién pertenece sin preguntas y quién debe justificar eternamente su lugar.

En esa grieta, imposible ya de ocultar, resuena una frase que se repite cada vez con más fuerza en las calles: “La España que se nos está quedando”. Quizá la cuestión no sea qué país queda, sino quién se adjudica el derecho de decidir quién cabe en él. Se acusa desde el mantra del “es que no se integran”, pero nadie tiene que pedir permiso para habitar su propia casa. Los españoles racializados son, efectivamente, racializados, pero también son españoles. No hay contradicción en ello, salvo en la mirada de quien se empeña en verla.

No tienen que integrarse en ninguna parte: ya forman parte de la sociedad, aunque se les empuje a los márgenes, sean invisibilizados y se les haga sentir constantemente que no encajan. Y, sin embargo, cuando ocupan el espacio que siempre ha sido suyo, estallan las reacciones. El acoso viral a varias falleras negras este pasado marzo desnudó la rabia de quienes se aferran a una estampa congelada de la nación que se niegan a actualizar.

Porque cuando alguien habla valenciano perfectamente, conoce la tradición al detalle y la vive con orgullo, y aun así se le niega el lugar, ya no se pide integración: se ejerce rechazo. A estas alturas, resulta evidente: hagan lo que hagan, hay quien nunca aceptará que también son de aquí, condenándolos a escuchar día a día la eterna e interminable pregunta: “¿Oye perdona, pero tú de dónde eres?” Al responder “de Granada”, el interlocutor insistirá: “Ya, pero… ¿de dónde son tus padres?”. No buscan conocer su nacionalidad; buscan descifrar por qué su piel y sus rasgos no encajan en su imaginario de patria. Ante esa miopía social, la españolidad se niega al quedar reducida a una lectura racial del cuerpo fruto de una mirada incapaz de comprender que raza, etnia y nacionalidad son tres categorías distintas que conforman la complejidad humana.

Este rechazo sistemático empuja a muchos españoles a una crisis de identidad, donde, perdidos en el ¿y yo a dónde pertenezco? interiorizan un discurso excluyente que los obliga a cuestionarse, con dolor, cuál es realmente su hogar. Según un estudio de la Dirección General para la Igualdad de Trato y Diversidad Étnico-Racial, el 47% de la población afrodescendiente ha nacido en el país; sin embargo, solo un 12% se define como “afroespañol” y un demoledor 60% confiesa no sentirse español a causa del racismo estructural que sufre. Esta realidad la respalda el Ministerio de Igualdad, señalando que el 78% ha sufrido discriminación por su color de piel.

Dicha cínica exclusión, golpea incluso cuando la pertenencia está escrita en la vida: alguien que ha crecido en el mismo barrio, estudiado en las mismas escuelas y vivido los mismos códigos culturales, es, por ser racializado, un eterno cautivo de su piel condenado a ser un inmigrante perpetuo en su propia tierra. El contraste es flagrante con los miles de centroeuropeos y rusos asentados en sus propias colonias en la provincia de Alicante: sus comercios en inglés ignoran el castellano, mientras asfixian el mercado inmobiliario local, bendecidos por instituciones que financian su atracción en lugar de agitar el fantasma de la “invasión”. Su presencia se normaliza porque la blancura diluye el discurso antiinmigración, evidenciando que el verdadero sesgo no es la frontera, sino la piel y la clase social.

Pero, ¿cómo le explicas a George, británico asentado en Torrevieja, el orgullo que azotó a todo un país cuando allá por el 2005 un chaval de diecinueve años y pantalones pirata conocido como Rafa Nadal conquistaba por primera vez la tierra batida de Roland Garros? ¿La fiebre de la primera edición de Operación Triunfo? ¿O el eco de Amaral invocando aquello de “Son mis amigos, por encima de todas las cosas” en las fiestas de pueblo de tantas generaciones? Son códigos que no se explican: se habitan, se heredan, se respiran. No obstante, mientras la opulencia blanca vive exenta de entender el suelo que pisa, el racismo estructural somete a los españoles racializados a mendigar el derecho a pertenecer a su país.

Emerge entonces la distinción entre nacional y ciudadano. Estos españoles, hijos de al menos un progenitor de origen migrante, son nacionales porque cuentan con los derechos y obligaciones que trae implícita la nacionalidad española, pero al no ser observados como iguales son tratados como ciudadanos de segunda, perpetuando una clara “ciudadanía frágil”. Nacionalidad y ciudadanía entran en una tediosa confrontación donde la Constitución y la realidad chocan frontalmente cuando la prometida igualdad se convierte en papel mojado en las calles. La cuestión es clara cuando observamos la cotidianidad: ¿Alguna vez has visto a un español de origen magrebí dirigiendo un banco, a una mujer con hijab presentando el telediario o a un juez negro en un tribunal? ¿Cuántos políticos racializados de alto rango puedes nombrar? O, más sencillo todavía: ¿has tenido un profesor que no fuera blanco, te ha dado los buenos días un conductor negro al subir al autobús? Haz memoria: ¿quién te atiende en la farmacia, quién te recibe en las inmobiliarias, quién está detrás del mostrador en la biblioteca?

Es evidente que la igualdad formal dista mucho de la igualdad real: una disparidad que no es casual sino el reflejo de un relato antiinmigración cada vez más feroz

Es evidente que la igualdad formal dista mucho de la igualdad real; una disparidad que no es casual sino el reflejo de un relato antiinmigración cada vez más feroz. Las cacerías contra inmigrantes durante los terribles acontecimientos de Torre Pacheco el pasado año, el indisimulado rechazo a repartir 4.400 menores del Sahel frente a los 71.253 niños ucranianos acogidos en tiempo récord o las descarnadas propuestas de deportaciones masivas de Vox, que incluyen a segundas generaciones, no constituyen episodios aislados, sino que responden a un fenómeno mucho más amplio.

Un marco que incorpora también la siniestra aprobación del “ICE Europeo”, la nueva doctrina de “prioridad nacional” importada del modelo de Le Pen, el lamentable “Francia sin franceses” de Mariano Rajoy, amparado por el silencio cómplice de su partido, o la crudeza con la que más de 72.000 personas pudieron ser instrumentalizadas como arma de guerra híbrida por el régimen de Mohamed VI en Ceuta. Son fenómenos constantes que por su progresiva normalización, suscitan muchos interrogantes. Quizás el primero que habría que afrontar sería ¿de dónde procede todo este miedo colectivo? ¿Acaso reside en la mediática y demonizada imagen de unas pateras que apenas representan el 6% de la migración irregular o en los españoles racializados que, nacidos aquí, reescriben con sus venas mestizas la faz del “español medio” obligándonos a mirarnos al espejo?

El avance de la España mestiza es un río irreversible que desafía la moral de una nación empeñada en medir la patria en gotas de melanina

Tal rechazo ha sido históricamente respaldado bajo el mito de una “pureza de sangre” falaz. El ser humano nació en África como un migrante continuo, mucho antes de que esa palabra fuera foco de envenenamiento y deshumanización. Los propios españoles somos un mosaico de íberos, cartagineses, romanos, visigodos, judíos sefardíes, gitanos y poblaciones árabe-bereberes que han dejado su huella en nuestra genética. Los griegos que hoy rechazan a los refugiados sirios descienden de otomanos y bizantinos, mientras que británicos, franceses y alemanes están diluidos entre indoeuropeos, celtas y vikingos, todos portadores de genes africanos originales. Entonces, ¿qué orígenes pretenden recuperar? Esa nostalgia no busca la pureza biológica, sino restaurar jerarquías coloniales y una supremacía blanca que alienta la hostilidad contra las mal llamadas “segundas generaciones”: una frontera de palabras esculpida para separar a los “verdaderos españoles” de los eternos “otros”.

El avance de la España mestiza es un río irreversible que desafía la moral de una nación empeñada en medir la patria en gotas de melanina. Ante este escenario, el activista y escritor afroamericano James Baldwin nos devuelve un espejo incómodo que, lejos del pesimismo, desarma la falsa inocencia de la ignorancia: la palabra “negro” bien podría ser sustituida por cualquier comunidad racializada y el reflejo no cambiaría. Ninguna sociedad se transforma mientras persista en negar lo que sostiene en silencio. Y ahí cuando se rompe toda coartada, Baldwin despliega una arrolladora sentencia: “Si sabes que no querrías ser negro aquí, ya sabes suficiente”.

 

[Foto: David F. Sabadell - fuente: www.elsaltodiario.com]

Catalonha Nòrd: lo referendum empoisonat

La consulta sul nom del departament a menat al manten de Pirenèus Orientals, mas son organizacion defectuosa e la manca d’engatjament dels elegits an mostradas de dinamicas que poirán marcar las eleccions de 2028

Escrich per Jòrdi Ràfols

Los resultats de la consulta ciutadana sul cambiament de nom del departament dich dels Pirenèus Orientals poirián ja daissar entreveire las dinamicas politicas que marcaràn las eleccions departamentalas de 2028, çò rapòrta Vilaweb. Los resultats de l’escrutinh per causir la futura denominacion oficiala del territòri de Catalonha Nòrd foguèron desvelats divendres 28 d’agost al sèti del conselh departamental, a Perpinhan, en preséncia de sa presidenta, Hermeline Malherbe. 

De resultats controversiats 

La consulta enregistrèt una participacion relativament nauta per aquel tipe d’escrutinh, amb près de 38 000 votants, siá lo 10% del còrs electoral de Catalonha Nòrd. Malgrat que «Pirenèus Orientals» arribèsse en cap amb lo 47% dels sufragis favorables (18 000 vòtes), mai de la mitat dels participants se prononcièron per un cambiament de nom. «Pirenèus Catalans» reculhiguèt lo 42% de las voses, çò es mai o mens 16 000 vòtes, mentre que «Pirenèus Mediterranèa» n’obteniá sonque lo 10%, çò es près de 4000 voses. La proposicion «Pirenèus Mediterranèa», presentada dins la tòca de diluir lo vòte al benefici de «Pirenèus Catalans», beneficièt del sosten discret de Louis Aliot, cònsol màger d’extrèma drecha de Perpinhan, e de Laurent Gauze, president de la Cambra de Comèrci e d’Indústria. 

Una consulta mal organizada 

Pasmens, d’associacions e organizacions culturalas engatjadas dins la defensa de l’identitat catalana denoncièron lo periòde causit per l’escrutinh, del 22 de junh al 15 d’agost, en plena sason toristica dins un dels territòris mai frequentats de l’estat francés. Segon elas, aquel calendièr auriá pogut pesar sus la mobilizacion dels electors.

Delà lo periòde estivenc e lo contèxt actual, marcat pels incendis en Conflent e sul litoral, los militants an tanben criticada la manca de comunicacion publica del conselh departamental per encoratjar la participacion. Fòra dels canals institucionals abituals, la consulta beneficièt pas de gaire de visibilitat. Demest los elegits de la majoritat socialista, a l’excepcion del vicepresident encargat de la catalanitat, Nicolas Garcia, cap d’eles cridèt pas oficialament los abitants a votar. Un silenci politic qu’auriá dirèctament pesat sus la mobilizacion en los mai joves, qu’èran tanben los mai favorables al nom «Pirenèus Catalans».

Fàcia al silenci dels elegits departamentals, los rets socials prenguèron lo relèu. Mantun messatge denonciava las dificultats ligadas al vòte en linha. «Lo sit consagrat al vòte es pas fisable», çò escriguèt una legeira, qu’afirmava aver descobèrt, après verificacion al près dels servicis departamentals, que son vòte èra pas estat enregistrat. Deplorava tanben aver pas recebut de bulletin dins sa boita. «En soma, caliá èsser vertadièrament motivat per votar…», çò planhiá. 

Una arma de doble talhant pels socialistas 

Amb un còst de 30 000 èuros, la campanha departamentala s’es conclusa per un fiasco politic per la majoritat actuala, en fragmentant lo camp socialista e en afortissent lo de l’extrèma drecha. Una operacion que probablement profecharà mai als opausants de Malherbe pendent las eleccions departamentalas de 2028.


[Sorsa: www.jornalet.com]

L’Alguer celebra un any més les Festes del 31 d’agost per reivindicar la seva catalanitat

La commemoració del Retrobament de 1960 inclou enguany un homenatge a Carlo Sechi i activitats musicals i culturals

Escrit per Judit Robles

L’Alguer celebra avui l’última jornada de les Festes del 31 d’agost, una commemoració que recorda el Retrobament de 1960 entre la ciutat catalana de Sardenya i la resta dels Països Catalans. Les activitats, organitzades per l’Obra Cultural de l’Alguer, van començar divendres amb el lliurament del premi "Fidelitat a l’Alguer" a Carlo Sechi, director de l’entitat, per la seva trajectòria en defensa de la llengua i la cultura alguereses.

Dissabte, la cantautora Eleonora Peana va presentar el seu nou disc, "Llibre", amb la participació dels músics Salvatore Maltana i Marcello Peghin. Les festes es clouen avui a les 18 h amb l’acte 'L’illa dels poetes, Artistes de la Catalunya Nord', que reunirà diversos creadors nord-catalans i tindrà Pere Figueres i Àngel Maresca, Lo Barber, com a convidats d’honor.

Les Festes 31 d’Agost commemoren l’arribada a l’Alguer, l’agost de 1960, d’una expedició de més d’un centenar de catalans encapçalada per Pere Català i Roca, un episodi que va contribuir a recuperar els vincles culturals i lingüístics entre l’Alguer i la resta dels territoris de parla catalana. 

Un nou impuls per al català alguerès

La commemoració d’enguany arriba després que, l’abril passat, el Comú de l’Alguer reforcés les polítiques de promoció de l’alguerès amb un projecte finançat per la Regió de Sardenya. La iniciativa, dotada amb 60.000 euros, el doble que en les anualitats precedents, inclou el reforç de l’Ofici Lingüístic Municipal, la incorporació de continguts en alguerès al Museu del Corall i projectes educatius a les escoles.

 

[Foto: Obra Cultural de l’Alguer - Margherita Sechi - font: www.racocatala.cat]

O perigo de uma maioria da AfD na Saxónia Anhalt

A extrema-direita alemã lidera as sondagens para a eleição de 6 de setembro com grande vantagem e a possibilidade de formar governo sozinha neste estado do leste do país é real, pela primeira vez desde a derrota do fascismo alemão.

Ulrich Siegmund, candidato da AfD, num comício com apoiantes. Foto publicada nas suas redes sociais.

Escrito por Harald Wolf

Membro do partido Die Linke 

Três eleições regionais em setembro poderão alterar profundamente a paisagem política da Alemanha. A 6 de setembro realizam-se eleições no Estado federal da Saxónia Anhalt, no leste da Alemanha, e duas semanas mais tarde em Mecklenburg Vorpommern e em Berlim. Na Saxónia Anhalt e em Mecklenburg Vorpommern, a AfD de extrema-direita lidera as sondagens com uma vantagem clara sobre todos os outros partidos. Muito diferente é a situação em Berlim, onde Die Linke se encontra à frente e luta para assumir a chefia do governo. Por mais diferentes que sejam as evoluções nos dois estados federais do leste da Alemanha, por um lado, e em Berlim, por outro – elas são expressão da enorme perda de confiança no governo alemão e do declínio dos partidos que o sustentam, a CDU e o SPD.

As eleições na Saxónia-Anhalt encontram-se no centro da atenção pública. A AfD lidera as sondagens com larga vantagem, com mais de 40 %, muito à frente dos restantes partidos. Até mesmo uma maioria absoluta e um governo exclusivamente constituído pela AfD é um perigo real. Isto representaria uma profunda rutura, caso, pela primeira vez desde a derrota do fascismo alemão, um partido de extrema-direita voltasse a alcançar o poder governamental.

A AfD quer uma viragem nacionalista

O programa de governo da AfD é um programa de transformação radical e autoritária do Estado. A sua proposta principal é uma “viragem de 180 graus na política migratória” e, consequentemente, uma “ofensiva de deportação e remigração”. A radiodifusão pública, independente do Estado e dos partidos políticos, criada como consequência da experiência da propaganda fascista estatal do nacional-socialismo alemão, deverá ser transformada numa “rádio da pátria” de âmbito regional. Às poucas vozes críticas de esquerda, como a rádio independente Corax, deverão ser retirados os apoios financeiros. Deverá ser criado um instituto regional para a formação política e cultural, destinado a transmitir uma “cultura nacional e patriótica”. Na política educativa, o “amor à pátria” deverá ser imposto por lei, a bandeira nacional deverá ser hasteada diariamente e a inclusão das pessoas com deficiência deverá ser abolida. A atribuição de verbas às instituições de ensino superior deverá depender, entre outros fatores, de estas deixarem de transmitir conteúdos que ponham em causa os papéis tradicionais de género. Desta forma, os estudos de género e a investigação científica sobre o género deverão ser impedidos. Ainda mais perigoso, e pouco referido publicamente, é o projeto de criar, paralelamente à polícia, uma “guarda de cidadãos” voluntária – um campo de atuação ideal para grupos de choque fascistas.

O que significaria um governo da AfD?

Se a AfD obtivesse, nos estados federais, o controlo do aparelho de Estado, teria nas suas mãos os instrumentos necessários para concretizar todos estes objetivos. Se a AfD ocupar as posições-chave do poder governamental, também significaria uma ameaça individual para muitas pessoas: na mira estarão sobretudo migrantes e pessoas queer, mas também trabalhadoras de casas de abrigo para mulheres, sindicalistas, professores, ativistas envolvidos no apoio a refugiados, jornalistas, agentes culturais e muitos outros. Até agora, a CDU tem defendido a manutenção da “Brandmauer” (parede guarda-fogo) perante a AfD e rejeitado qualquer colaboração com ela. No entanto, existem na CDU da Saxónia Anhalt vozes que defendem uma colaboração com a AfD. Recentemente, por exemplo, um presidente de câmara da CDU fez chegar à AfD um donativo de 10.000 euros. Caso a AfD não alcance a maioria absoluta dos deputados no parlamento, também não se pode excluir a possibilidade de alguns deputados da CDU mudarem de campo e elegerem um ministro-presidente da AfD.

Quais as opções da votação?

Perante as últimas sondagens, o perigo de um governo exclusivamente constituído pela AfD é real. Segundo essas sondagens, a AfD obteria 40 lugares no parlamento da Saxónia Anhalt, a CDU 20, Die Linke 11, o SPD 7 e os Verdes 5. Os Verdes, contudo, apenas ultrapassariam por uma margem pequena a fasquia dos 5%. Caso fiquem abaixo dos 5%, não conseguirão entrar no parlamento e a AfD obterá a maioria absoluta dos deputados. A Campact – uma organização de campanhas online de orientação alternativa e de esquerda – promove, por isso, intensamente a exigência de um voto tático, com o objetivo de assegurar a entrada dos Verdes e do SPD no parlamento e, assim, impedir uma maioria absoluta da AfD. A campanha “votar taticamente” não está, contudo, isenta de problemas. Na realidade, pretende desviar votos de Die Linke (e também da CDU) em benefício do SPD e dos Verdes, em vez de mobilizar os abstencionistas para uma política mais consequente a favor dos desfavorecidos e contra a AfD. Reduz, assim, o antifascismo em benefício de um voto tático pretensamente inteligente.

Die Linke ante um desafio político bem complicado

A situação política na Saxónia Anhalt coloca, desta forma, Die Linke perante um dilema. Por um lado, uma eventual tomada do poder pela extrema-direita só poderá ser impedida se Die Linke viabilizar um ministro-presidente da CDU. Mas também é verdade que a transformação autoritária, neoliberal e militarista do Estado é igualmente impulsionada pelos partidos do chamado centro. A nível nacional, o SPD e a CDU prosseguem uma política de desmantelamento massivo do Estado social, uma política racista de marginalização de migrantes e uma política de rearmamento e militarização em larga escala, que é também parcialmente apoiada pelos Verdes.

A solução para este dilema só pode consistir em assegurar a maioria necessária para a eleição de um ministro-presidente da CDU, sem, contudo, se diluir numa pretensa “unidade dos democratas”. É necessário impedir que a AfD apareça como a única oposição ao sistema. Die Linke deve, portanto, impedir taticamente um governo da AfD, mas continuar a assumir uma clara posição de oposição. Para Die Linke, o desmantelamento da democracia e das conquistas do Estado social, o endurecimento das políticas de asilo e migração, os ataques a iniciativas de apoio aos refugiados e a iniciativas antifascistas, etc., devem constituir uma clara linha vermelha, cuja ultrapassagem não pode ser tolerada. Apesar de toda a tática parlamentar necessária para impedir uma tomada fascista do poder governamental, o foco deve estar hoje na mobilização social e na construção de um contrapoder social contra a fascização da sociedade. 

 

[Fonte: www.esquerda.net]