segunda-feira, 22 de junho de 2026

Le mois des fiertés et le drapeau arc-en-ciel du colonialisme

Pendant le mois des fiertés, les personnes queer palestiniennes voient les drapeaux arc-en-ciel israéliens flotter au-dessus de villes construites sur les ruines de notre peuple, et on leur dit que c’est le progrès. Mais ce « pinkwashing » ne vise qu’à blanchir l’image d’Israël alors que le génocide fait rage. Ne vous y trompez pas. 

Une manifestation contre le « pinkwashing » lors de la marche alternative de la fierté à Madrid, le 28 juin 2017.

Écrit par Ghadir Shafie 

Chaque année en juin, le Mois des fiertés arrive, chargé du poids de Stonewall, une rébellion lancée par des femmes trans noires et métisses qui avaient compris que survie et résistance étaient indissociables. Il s’impose comme une revendication du droit à célébrer nos vies queer, à protéger nos amours et à vivre dans la pleine dignité. Pour beaucoup à travers le monde, le Mois des fiertés reste précisément cela : un acte de défi déguisé en joie, un rappel que le droit à la visibilité ne nous a jamais été accordé, mais qu’il a fallu le conquérir.

Pour les personnes queer palestiniennes, le Mois des fiertés s’accompagne d’une question que le reste du monde ne se pose jamais : quelle liberté célébrons-nous, et aux dépens de qui ? Nous voyons les drapeaux arc-en-ciel flotter au-dessus d’une ville bâtie sur les ruines de notre peuple, et on nous dit que c’est le progrès. On nous offre la libération, mais elle est assortie d’une condition : oubliez qui vous êtes, ou vous ne serez pas les bienvenus. On nous tend une fierté qui n’a jamais été destinée à nous porter.

C’est ce qu’on appelle le pinkwashing  : l’art d’agiter un drapeau arc-en-ciel pour cacher un poing, d’utiliser la visibilité queer comme un bouclier contre la responsabilisation, d’habiller la conquête des couleurs de la libération. J’ai appris à quoi cela ressemble de l’intérieur : l’offre chaleureuse, la condition cachée, l’effacement déguisé en sauvetage. Ce que je n’aurais jamais pu imaginer, c’est que cela se ferait à l’échelle et avec l’audace d’aujourd’hui, en plein génocide. Je parle de Pride Land, prévu pour juin 2026 à la mer Morte, présenté par ses organisateurs comme le plus grand festival LGBTQ+ jamais organisé au Moyen-Orient : quatre jours, quinze hôtels, une « Pride City » temporaire avec des scènes de spectacle, des sites sur la plage et des animations 24 heures sur 24, promu directement par le ministère israélien des Affaires étrangères. Le groupe de production privé à l’origine de l’événement le décrit comme quelque chose « conçu au sein même de la communauté ». Le fait que le ministère des Affaires étrangères en fasse la promotion met une nouvelle fois en évidence l’architecture de « Brand Israel » : un spectacle culturel qui blanchit une image internationale tandis que les bombes continuent de tomber.

Ils comptent sur votre présence pour faire passer cela pour de la liberté. Ne leur donnez pas ce qu’ils veulent.

Pinkwashing

J’ai été queer toute ma vie. J’ai également été palestinien toute ma vie. Le monde a fait en sorte que je trouve ces deux identités difficiles à vivre. Les puissances occidentales ont, dans certains contextes, célébré ma queerness tout en finançant continuellement le génocide de mon peuple, et ne voient aucune contradiction dans l’un ou l’autre. Ce même regard occidental présente certains coins de Tel Aviv comme la preuve du progrès au Moyen-Orient (« regardez, un bar gay, donc la civilisation ») tout en gardant un silence étudié sur les postes de contrôle militaires, les permis de circulation et le mur de l’apartheid qui décide qui peut sortir librement, voire exister, et qui ne le peut pas.

Les gays que j’ai rencontrés à Tel Aviv, me rapportant la sagesse de l’Occident, m’ont dit que le prix de l’appartenance queer était le silence politique, que la libération m’était accessible, mais seulement si je laissais mon identité palestinienne à la porte. Que je pouvais être queer ou palestinien, mais que vouloir être les deux, pleinement et sans excuse, c’était en demander trop.

Je n’ai jamais pu me permettre d’oublier que je suis les deux.

Tel Aviv a la réputation d’être le paradis gay du Moyen-Orient. Des drapeaux arc-en-ciel claquant au vent marin, des drag queens scintillant sous des guirlandes lumineuses, toute la grammaire chaleureuse de l’appartenance queer jouée avec une telle conviction qu’on y croit presque. Une ville qui vous aime pour ce que vous êtes, à condition que vous veniez du bon pays, que vous ayez la bonne nationalité et que vous n’ayez aucun souvenir de ce qui se trouvait ici auparavant. Ce que je sais aujourd’hui, c’est que cette réputation n’était pas le fruit du hasard. Elle a été orchestrée. En 2005, le ministère israélien des Affaires étrangères, le bureau du Premier ministre et le ministère des Finances, en consultation avec des responsables américains du marketing, ont lancé Brand Israel : une campagne soutenue par le gouvernement visant à redéfinir l’image d’Israël, pour passer d’un État militariste et ethno-religieux à quelque chose de moderne, cosmopolite et progressiste. En 2010, la promotion de Tel-Aviv en tant que destination mondiale du tourisme gay était devenue un pilier central de cette stratégie, soutenue par un investissement dédié d’environ 88 millions de dollars. Le drapeau arc-en-ciel ne flottait pas de lui-même. Il avait été hissé.

Adolescent, sans accès à la riche littérature arabe qui faisait écho à mon désir, ma seule bouée de sauvetage était une ligne d’assistance téléphonique gérée par une organisation israélienne. Quand j’appelais, la voix à l’autre bout du fil n’avait qu’une seule réponse : déménage à Tel Aviv. Une offre présentée comme un cadeau. Je sais aujourd’hui que c’était le premier acte d’effacement. Ce que j’y ai trouvé, ce sont des amis queer israéliens qui n’acceptaient ma queerness qu’à condition que je laisse mon identité palestinienne à la porte. Lorsque j’ai insisté sur le fait que mon nom à lui seul indiquait clairement qui j’étais, ils m’ont proposé de me renommer. Tel Aviv n’a jamais été un refuge pour moi. C’était un projet colonial avec une piste de danse, un miroir déformant brandi pour montrer aux Palestiniens ce qu’ils pourraient devenir, s’ils acceptaient seulement de cesser d’être palestiniens.

Il n’y a pas de porte rose dans le mur de l’apartheid, pas de portail qui s’ouvre pour la queerness, pour la solidarité, pour la conscience partagée d’appartenir à la tribu marginale des queers. Le rose s’arrête au poste de contrôle. Au-delà, tu n’es pas un·e queer méritant la libération. Tu es simplement Palestinien·ne, et dans leur calcul, cela suffit à effacer tout le reste.

La queerness, dans ce qu’elle a de plus honnête, consiste à refuser les conditions que le monde impose à votre existence. Ce refus est le cœur battant de chaque marche de la fierté, de chaque acte d’amour en défi à un monde qui a dit non à notre existence, à nos vies, à nos amours. J’ai vécu ce refus à deux reprises : une fois pour aimer comme j’aime, et une fois pour être palestinien.

J’ai passé ma vie à affirmer clairement que je ne suis pas là pour être « réparé ».

Le Pride Land Festival

Le slogan du Pride Land Festival est « La fierté s’élève de l’endroit le plus bas de la terre ». Il faut reconnaître que c’est une belle formule. Mais il existe un enseignement commun à de nombreuses traditions de sagesse, dont le bouddhisme : ne confondez pas la beauté du récipient avec la vérité de ce qu’il contient. Ici, le récipient est étincelant. Ce qu’il contient, c’est un génocide.

Lisez le site web du Pride Land, et le langage utilisé est presque insupportable dans son audace. Les organisateurs décrivent cette initiative comme fondée sur « les valeurs de liberté, d’acceptation et le droit fondamental de chaque personne à la réalisation de soi ». Ils promettent de « redéfinir le discours sur la fierté en Israël et dans le monde entier ». Ils l’appellent la première « Pride City » du Moyen-Orient. Puis, avec une franchise qui devrait dissiper tout doute subsistant sur ce dont il s’agit, ils qualifient leur projet de « sionisme actif » visant à « renforcer le statut d’Israël en tant que centre libéral dynamique grâce à l’industrie du tourisme et à une communication positive ». Le sionisme actif. Ils expriment ce qui reste tacite dans le langage d’un communiqué de presse. Liberté, épanouissement personnel, droit fondamental d’exister tel que l’on est : tels sont précisément les droits qui sont anéantis à Gaza, bafoués à chaque poste de contrôle, arrachés à chaque Palestinien à qui l’on a un jour dit que son identité était un problème à gérer. Utiliser ces mots, en ce lieu, en ce moment, n’est pas de l’ironie. C’est la logique de l’effacement énoncée sans détour : notre liberté passe par votre disparition.

La mer Morte se trouve en Cisjordanie, territoire palestinien occupé reconnu comme tel par le droit international. Les infrastructures touristiques proposées comme site du festival ont été construites au fil de décennies d’empiétement, d’effacement et de colonisation israéliens sur des terres qui ont été prises, et qu’ils n’ont pas le droit d’offrir. Jeter un arc-en-ciel sur cette géographie n’est pas de la libération. C’est un drapeau de conquête, arborant les couleurs de la liberté. Au moment où nous écrivons ces lignes, la guerre à Gaza se poursuit, avec des pertes humaines et des déplacements de population à une échelle massive et toujours croissante.

La mer Morte perd plus d’un mètre de littoral chaque année, creusée par les mêmes dérivations qui alimentent les colonies. Des vies palestiniennes disparaissent — violemment, délibérément, en direct, en temps réel. Organiser un festival sur ce rivage est un acte d’effacement déguisé en célébration.

Une image a circulé pendant le génocide : un soldat dans les décombres de Gaza, brandissant un drapeau arc-en-ciel. Sur le drapeau, les mots : Au nom de l’amour. Nous bombardons d’une main et brandissons un drapeau d’amour de l’autre. Le pinkwashing est maya, le voile de l’illusion, qui vous demande de regarder le drapeau et non le poing qui se cache derrière, de voir le festival et non les fosses communes sur lesquelles il flotte.

C’est l’heure de vérité. Les corps sont visibles. Les décombres sont visibles. Le génocide est visible : documenté, diffusé en direct, indéniable. Nous ne pouvons pas laisser le pinkwashing l’effacer. Et le monde commence à s’y opposer. L’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées a retiré la candidature de l’Aguda — l’organisation faîtière de la communauté LGBTQ d’Israël — pour accueillir son prochain congrès mondial à Tel-Aviv, et a suspendu l’organisation de son adhésion. Des milliers d’artistes queer se sont engagés à ne pas se produire en Israël. Partout en Europe et en Amérique du Nord, les organisations de la Pride excluent les sponsors complices des actions menées à Gaza. Le coordinateur de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël a déclaré que «No Pride in Genocide » (Pas de fierté dans le génocide) est devenu le slogan queer mondial. Ce ne sont pas là des positions marginales. C’est la voix d’un mouvement queer mondial qui reconnaît clairement ce qu’a toujours été le pinkwashing : non pas une célébration de la liberté, mais une couverture pour sa destruction.

En juin, alors que Pride Land s’élèvera au bord de la mer Morte, Queer Cinema for Palestine : No Pride in Genocide se déroulera à travers le monde. 110 projections, 34 pays l’année dernière, et cette année, pour sa quatrième édition, 300 projections dans 60 pays sur les cinq continents. » Les personnes queer qui ont refusé de séparer la fierté de la justice se sont manifestées. Des cinéastes et des acteurs culturels ont retiré leurs œuvres du TLVFest, préférant la solidarité au confort. Ils ont dit : pas en notre nom. Et le monde a répondu. C’est un mouvement mondial de solidarité queer, ingouvernable, décentralisé.

Queer Cinema for Palestine est un acte de témoignage collectif, une communauté de personnes queer qui dit : nous te voyons, Palestine. Nous ne détournerons pas le regard. C’est ce que je vous demande maintenant : regardez-moi.

Ne me voyez pas comme un symbole, ni comme une victime, ni comme une complication. Voyez-moi telle que je suis : queer, palestinienne, entière, ici, refusant d’être effacée. Et ensuite, faites quelque chose de ce que vous voyez. Rejoignez-nous pour refuser de faire la fête sur des terres occupées. On ne peut pas laisser un arc-en-ciel drapé sur des ruines cacher le génocide. La fierté queer est celle d’un peuple marginalisé, conscient, tendre, furieux, entier, qui continue de se choisir les uns les autres. C’est cela, l’acte de foi. C’est à cela que ressemble la fierté lorsqu’elle porte tout le monde.

 

Ghadir Shafie est une militante queer palestinienne et cofondatrice d’Aswat — Centre féministe et queer palestinien pour les libertés sexuelles et de genre. Elle organise son action à la croisée du féminisme, de la cause queer et de la libération palestinienne, considérant ces trois dimensions comme indissociables. Son travail et ses écrits ont été relayés dans les médias arabes et internationaux ainsi que sur des plateformes universitaires.


Traduction : JB pour l’Agence Média Palestine


[Photo de l'auteure - source : Mondoweiss - reproduit sur agencemediapalestine.fr]


domingo, 21 de junho de 2026

«No sé si dits o llavis», de Selena Soro, o la gràcia de la senzillesa

Condueix el lector per viaranys morals envitricollats però ho fa en un estil narratiu molt plàcid 


Escrit per Joan Garí

La Lau, que rep en herència d’una tia que acaba de morir la missió de portar les seues cendres a una localitat concreta de Portugal on va viure una gran història d’amor, trenta anys enrere.

Sent com és Marcel Proust el meu gran fetitxe literari, no crec ser sospitós d’estar en contra de la complexitat en literatura. Hi adduiré, com a prova, el meu últim llibre La vida plenament viscuda (Editorial Vincle). Una Dana enfurismada el va esborrar immisericordement de la faç de la terra el passat 29 d’octubre, però ara ha ressuscitat, com el fill d’un déu o una favera qualsevol a l’embat de la calidesa primaveral.

La complexitat té el seu què però, i la senzillesa? Potser, lector, et delisques en algun moment per libar un bon Rías Baixas o un Penedès excels, i tanmateix, coincidiràs amb mi que, per a llevar la set, un simple got d’aigua és imbatible. Doncs el llibre de què parlaré avui vindria a ser aquest got d’aigua.

No sé si dits o llavis és una història moralment complexa contada amb gran senzillesa narrativa. L’argument de la novel·la ens presenta una protagonista, la Lau, que rep en herència d’una tia que acaba de morir la missió de portar les seues cendres a una localitat concreta de Portugal on va viure una gran història d’amor, trenta anys enrere. 

Selena Soro, No sé si dits o llavis, Columna (2025) 

Condueix el lector per viaranys morals envitricollats però ho fa en un estil narratiu molt plàcid. Els personatges pateixen daltabaixos emocionals mentre la narradora no perd les bones maneres.

Lau es fa acompanyar en el viatge per la seua amiga Elena, un amor truncat d’adolescència. Lau i Elena van pactar no tornar-se a tocar a manera d’encanteri per a salvar el qui després seria el marit de l’Elena, Iu. Però ara es retroben en l’aventura portuguesa i les coses van en direccions que no esperaven.

Precisament la gràcia d’aquest relat, com deia, és que condueix el lector per viaranys morals envitricollats però ho fa en un estil narratiu molt plàcid. Els personatges pateixen daltabaixos emocionals mentre la narradora no perd les bones maneres. De tant en tant, això sí, hi introdueix frases de sabor aforístic. Exemples:

“Hi ha poques coses més íntimes que dormir amb algú. No follar, dormir i dormir bé, sense aquell son superficial i incòmode de les primeres cites”.

“El sexe dura més que la vida. L’enamorament, potser no tant”.

“Potser la felicitat i la infelicitat són una mateixa cosa, i només les separa el temps”.

D’altres vegades, però, aquesta facilitat lapidària s’esmarra i la narradora introdueix frases inversemblants, com ara la que diu Elena a Lau en l’escena sexual culminant a la platja: “Quina illa tan petita per a un amor tan gran, quin amor tan gran per a tan pocs dies”.

És de lectura plaent i segurament té més encerts que defectes. “Estimar és deixar anar”, el leitmotiv del relat, és una consigna plenament acordada als estranys temps en què vivim, on res dura ni roman, i cal l’entrenament en el deixar anar.

Precisament les escenes de sexe, abundants, són potser el moment més qüestionable de la novel·la. No perquè estiguen mal escrites, sinó perquè és molt difícil narrar un acte sexual i no caure en la trivialitat i els llocs comuns. L’escena de la platja, per exemple, que segella un pacte entre les dues amants, a mi m’ha sabut a poc, tot massa breu i massa vist. I és que és difícil acoblar el que es vol contar a la seua literalitat –el que en narratologia s’anomena història i discurs– però també és difícil, en certs contextos, no caminar constantment pel caire de la cursileria.

De tota manera, la novel·la de Selena Soro és de lectura plaent i segurament té més encerts que defectes. “Estimar és deixar anar”, el leitmotiv del relat, és una consigna plenament acordada als estranys temps en què vivim, on res dura ni roman, i cal l’entrenament en el deixar anar per a no morir ni parar boig enmig de la voràgine de les relacions humanes.

He llegit en una entrevista a l’autora d’aquest llibre que algunes amigues seues s’havien masturbat aprofitant els seus passatges més tòrrids. Em sembla una conseqüència lloable i, segons com, un gran elogi.

 

[Font: www.diarilaveu.cat]

Carlo Ginzburg: «Cuando escribo, siempre pienso en Marc Bloch». Homenaje a un maestro

 


Escrito por Carlos Alberto Ríos Gordillo

Carlo Ginzburg murió en la madrugada del 17 de junio de 2026, en Bolonia, Italia. El 15 de abril había cumplido 87 años. La noticia la comunicó su familia, propagándose en pocas horas con la fuerza de un terremoto: el historiador que transformó la historiografía de los últimos cincuenta años había muerto. Su vida, como la de quienes protagonizaron las grandes mudanzas del siglo XX, encarnó la contradicción de crecer a la sombra del fascismo, la guerra, la orfandad, pero también al amparo de un deslumbrante universo intelectual. Su padre, Leone Ginzburg (1909–1944), intelectual antifascista de origen judío nacido en Odesa, traductor y cofundador con Giulio Einaudi de la editorial que lleva ese nombre, fue detenido por la Gestapo, torturado y muerto en la cárcel romana de Regina Coeli cuando Carlo tenía cinco años. Su madre, Natalia Ginzburg (1916–1991), novelista, traductora, autora de Lessico Famigliare (1973) fue una de las voces más importantes de la literatura italiana de la posguerra. Su abuelo materno, el biólogo Giuseppe Levi (1872-1965), formó una escuela de la que salieron tres premios Nobel y legó al nieto, quien lo imaginaba abriéndose paso a través de una ballena, la idea de que la investigación científica era una aventura. “Proviene de una familia ilustre”, dijo en 2014 el embajador de Italia en Guatemala, a la hora de brindar por Carlo y Luisa.

Entre memoria de la persecución y modelos culturales familiares, el léxico familiar de la ciencia y la literatura, el valor de los hechos y de la narración como pequeñas cosas, fue formándose desde la infancia una sensibilidad intelectual que perfilaría su obra. Marcado por las paradojas, Carlo alguna vez confesó que al no poder convertirse en pintor se decidió por la escritura. Escapando de las modas, para no estudiar los temas de la izquierda o de la organización política de la época contemporánea, emprendió el estudio de los procesos inquisitoriales, las herejías, los procesos contra brujas y campesinos en un largo período. En una entrevista con su amigo Adriano Sofri en 1982, cobró conciencia de que la persecución sufrida durante la infancia por su origen judío y la posición antifascista de su familia, lo hacía sentir empatía política por aquellos perseguidos por la inquisición que había estudiado durante años. Y en un momento de plena conciencia escribió que sentía empatía científica por los inquisidores que inquirían a los acusados de brujería como si fuesen antropólogos.

Aprendió a leer entre líneas y a contrapelo cuando en los archivos descubrió las actas inquisitoriales que lo formaron en la lectura detallada, lenta y a fondo, permitiéndole interpretar los silencios, los espacios en blanco, las relaciones de fuerza. Los expedientes de Paolo Gasparutto, Battista Moduco, Pietro Manelfi y Domenico Scandella, Menocchio, lo entrenaron en transcribir minuciosamente los testimonios, a descifrar las creencias de los perseguidos a través de los ojos de sus perseguidores. Maestro en paleografía y filología, acucioso trabajador de archivo (en la bolsa llevaba un lapicito con el sacapuntas), también tradujo una obra de la vida rural y del campesinado analfabeta a través de las huellas que dejaron en el paisaje, en los regímenes agrarios, en las formas de los campos: I caratteri originali della storia rurale francese (Einaudi, 1973) de Marc Bloch. 

Carlo se formó en la Scuola Normale Superiore de Pisa, completó su formación en el Warburg Institute de Londres y enseñó en las universidades de Roma, Lecce, Bolonia, Harvard, Yale, Princeton y UCLA, donde ocupó desde 1988 la Cátedra Franklin D. Murphy de Estudios del Renacimiento Italiano. Entre 2006 y 2010 fue profesor de Historia de las Culturas Europeas en la Scuola Normale Superiore de Pisa, donde fue nombrado emérito. Sus libros fueron traducidos a más de treinta idiomas. Recibió el Premio Aby Warburg (1992), el Premio Feltrinelli para las ciencias históricas (2005) y el Premio Balzan por la historia de Europa 1400–1700 (2010), entre otros diecinueve doctorados honoris causa en cuatro continentes, entre ellos el de la Universidad Autónoma Metropolitana de México (UAM) en 2008, a iniciativa del Departamento (no de historia) de antropología. Fue miembro de los comités de redacción de Quaderni StoriciComparative Studies in Society and History, y de Contrahistorias. La otra mirada de Clío, donde también figuraron Immanuel Wallerstein, Bolívar Echeverría, por la cual conocimos a Giovanni Levi.

La recepción mundial de su obra fue extraordinaria. Sus libros circularon en tradiciones académicas tan distintas como la anglosajona, la francesa, la alemana, la japonesa y la latinoamericana, llegando también a espacios no académicos —incluyendo el movimiento zapatista en Chiapas, donde el Subcomandante Insurgente Marcos escribió sobre el paradigma indiciario en un texto recogido en un libro de Adolfo Gilly. Con motivo de su viaje a Chiapas, en septiembre de 2003, visitamos el Caracol de Oventik donde conversó con las autoridades de las Juntas de Buen Gobierno. Mi padre fue el guía, el traductor de realidades. Y años después, en la presentación de Miedo, reverencia, terror. Cinco ensayos de iconografía política (Contrahistorias, 2014), en la Escuela Nacional de Antropología e Historia, el 7 de noviembre de 2014, entonces cerrada en protesta por la desaparición de los 43 alumnos de Ayotzinapa, Carlo levantó el puño cuando se escuchó el clamor: “¡Vivos se los llevaron, vivos los queremos!”

A reserva de una revisión más detenida, pues la noticia es todavía fresca, me gustaría proponer la hipótesis siguiente: su obra puede organizarse en cinco líneas de fuerza (Carlo distinguió dos: los indicios y el combate posmoderno) que se entrecruzan a lo largo de seis décadas, constituyendo un proyecto de notable coherencia interna.

La primera, leer la historia a contrapelo: poder, persecución, subalternidad, es la más extensa y la más reconocida. Desde I benandanti (Einaudi, Turín, 1966) hasta Old Thiess, a Livonian Werewolf (University of Chicago Press, Chicago, 2020, con Bruce Lincoln), Ginzburg se interrogó sistemáticamente sobre cómo acceder a la experiencia de quienes no dejaron documentos propios, sino únicamente la voz que el poder les impuso al perseguirlos. La paradoja constitutiva de esta línea es que el archivo inquisitorial —instrumento de destrucción— conserva precisamente lo que intentaba destruir. Leer esos documentos en contra de su intención productora para extraer huellas de una experiencia que el documento no quiso registrar, pero registró involuntariamente, es la operación historiográfica que Ginzburg practicó y teorizó. De ella nació Il formaggio e i vermi (Einaudi, Turín, 1976), el libro más leído y traducido de su obra, donde reconstruye el cosmos de Menocchio, molinero friulano del siglo XVI procesado dos veces por la Inquisición. La escala reducida de la observación no limita la ambición teórica, sino que la posibilita: es en la singularidad del caso donde las estructuras culturales amplias se vuelven legibles.

A través de Menocchio es posible ver la cultura popular. A esta línea pertenecen también: Il nicodemismo (Einaudi, Turín, 1970) —libro sobre la simulación y disimulación religiosa en la Europa del siglo XVI, recordado aquí porque su olvido es injusto—, I costituti di don Pietro Manelfi (Sansoni/The Newberry Library, Florencia-Chicago, 1970), edición crítica de las declaraciones inquisitoriales de un sacerdote que traicionó a sus correligionarios anabaptistas; Giochi di pazienza (Einaudi, Turín, 1975, con Adriano Prosperi), seminario sobre el Beneficio de Cristo como texto de la Reforma italiana, Storia notturna (Einaudi, Turín, 1989), donde amplía la escala hacia las raíces eurasiáticas del aquelarre y constituye un portento de erudición y osadía, y Old Thiess (University of Chicago Press, Chicago, 2020), donde debate con Bruce Lincoln sobre la interpretación de un campesino livonio que se declaró hombre lobo ante un tribunal en 1691.

La segunda línea es el paradigma indiciario: morfología e historia. El ensayo Spie. Radici di un paradigma indiziario (1979), en Miti emblemi spie (Einaudi, Turín, 1986), constituye la intervención epistemológica más influyente de Ginzburg y la que más fronteras disciplinares atravesó. Su argumento articula una genealogía y una propuesta: existe una forma de conocimiento que no opera por leyes generales, sino por indicios, síntomas y rastros, cuyos representantes paradigmáticos son el cazador que lee huellas, el médico que diagnostica por síntomas y el crítico de arte que detecta, data, atribuye la autoría de una pintura por los detalles que el pintor no controla conscientemente. Morelli, Freud y Sherlock Holmes: tres contemporáneos que no se leyeron y compartieron, sin saberlo, el mismo paradigma. Sin saberlo, lo compartieron con cazadores, marineros, adivinos, connaisseurs. Morfología e historia se convocan de manera recíproca. La morfología, en el sentido goethiano, como búsqueda de formas recurrentes a través de diferencia, y el extrañamiento (el ostranenie de los formalistas rusos, como operación que hace visible lo familiar al tratarlo como ajeno), son sus instrumentos centrales.

La tercera línea, Indagini: datación, contexto, prueba, aplica ese instrumental a la imagen visual como fuente histórica específica. En Indagini su Piero (Einaudi, Turín, 1981; edición ampliada, Einaudi, 1994), Ginzburg fecha y contextualiza la Flagellazione di Urbino de Piero della Francesca a partir de indicios externos al objeto artístico: contexto político, relaciones iconográficas, en polémica implícita con Roberto Longhi. En Jean Fouquet. Ritratto del buffone Gonella (Franco Cosimo Panini, Módena, 1996) reconstruye redes de influencia entre pintores del siglo XV, a partir de un retrato anómalo. En Paura reverenza terrore (Feltrinelli, Milán, 2008; edición ampliada, Adelphi, Milán, 2015) analiza cinco imágenes del poder político, con los mismos instrumentos que emplearía ante un expediente inquisitorial. El principio que sostiene esta línea es constante: la imagen no ilustra la historia, sino que es ella misma fuente histórica, depositaria de información que su autor no controló plenamente y que el método indiciario puede extraer.

La cuarta línea fue un combate intelectual y político contra el relativismo: historia, verdad, prueba. Desde Il giudice e lo storico (Einaudi, Turín, 1991), donde defendió que Adriano Sofri había sido condenado injustamente tras siete juicios en dieciséis años, hasta Il filo e le tracce. Vero falso finto (Feltrinelli, Milán, 2006), Ginzburg sostuvo una polémica sistemática contra el relativismo posmoderno que equipara narración histórica y ficción. Lo verdadero, lo falso y lo ficticio no son categorías intercambiables, sino construcciones históricas que una persona profesional de la historia tiene la obligación de distinguir, aun sin garantías absolutas. La prueba no garantiza la verdad, pero su ausencia no la hace imposible ni irrelevante. Cuando un tribunal falla con pruebas insuficientes, un inocente va a la cárcel: el relativismo epistemológico no es una postura filosófica inocua, sino una complicidad efectiva con el poder que produce los falsos. La pertinencia contemporánea de esta línea es evidente: la reflexión de Ginzburg sobre cómo se fabrica lo falso y cómo circula disfrazado de verdad ilumina, con instrumentos construidos sobre documentos del siglo XVI y XVII, los mecanismos de la desinformación en el presente. Pertenece también a esta línea History, Rhetoric, and Proof (University Press of New England, Hanover, 1999) —cuya versión italiana ampliada, Rapporti di forza. Storia, retorica, prova (Feltrinelli, Milán, 2000), sistematizó su respuesta a Hayden White.

La quinta línea es la de filiaciones, lecturas, conversaciones: filología retrospectiva— es la más abierta y la más personal. La expresión, acuñada por Carlo en Aún aprendo. Cuatro experimentos de filología retrospectiva (Fondo de Cultura Económica, Buenos Aires, 2021), designa una operación que revierte la dirección habitual de la lectura histórica: leer hacia atrás, desde el presente hacia el pasado, para encontrar en los textos de los maestros preguntas que el presente todavía no sabe formular con claridad. En Nondimanco. Machiavelli, Pascal (Adelphi, Milán, 2018), pone en diálogo a dos pensadores que nunca se leyeron para extraer de esa comparación algo que ninguno de los dos dijo. En Un dialogo con Vittorio Foa (Feltrinelli, Milán, 2003), convoca la memoria política de la izquierda italiana en forma de conversación intergeneracional. En Cinco reflexiones sobre Marc Bloch —publicado por primera vez por la Universidad de San Carlos de Guatemala en 2015 y reeditado por Prohistoria/Contrahistorias, Rosario, 2018—, regresa una y otra vez al historiador fusilado por los nazis como interlocutor metodológico irrenunciable.

A esta línea pertenecen también Cesare Garboli e il suo antagonista segreto (Premio Pozzale, Empoli, 2007; reeditado en Garboli, Tartufo, Adelphi, 2014) y, como cierre involuntario y conmovedor de toda su trayectoria, Il vincolo della vergogna. Letture oblique (Adelphi, Milán, 2026), publicado apenas cinco meses antes de morir, en el aniversario redondo de sus tres grandes libros: sesenta años de I benandanti, cincuenta de Il formaggio e i vermi, cuarenta de Miti emblemi spie. La filología retrospectiva no es anacronismo: es la convicción de que los textos guardan más información de la que sus autores pusieron en ellos, y que esa plusvalía solo se vuelve legible cuando el tiempo ha depositado capas suficientes sobre su superficie. Leer un texto filológicamente es, en el fondo, leer sus huellas involuntarias.

Lector infatigable, capaz de resolver en la última página del artículo el problema que había enunciado desde el principio, o de relacionar temas inconexos leyendo sus huellas para enlazarlas con el hilo de Ariadna y mostrar desde cuándo habían viajado, cómo lo había hecho, por dónde habían pasado. Hace más de veinte años, cuando no teníamos las tecnologías de las cuales disponemos hoy, escribió a propósito de su conversación con Orión: el buscador de la biblioteca de la Universidad de California, Los Ángeles, en un diálogo fuera de serie. Carlo fue el historiador e intelectual europeo más extraordinario de su época. Reunía erudición portentosa, cosmopolitismo intelectual, creatividad problemática, originalidad como método, curiosidad única. Es lo que puede verse a través de aquella frase que pronunció en una entrevista para el diario La Jornada, con motivo de su primer viaje a México: “La mirada del historiador es más importante que su objeto de estudio”. O como decía su admirado Marc Bloch: “En el principio está la inteligencia”

Carlo se ha ido. Leerlo, escucharlo, conversar con él es parte de una conversación donde las palabras ya no son posibles. Mientras escribo estas últimas líneas, Luisa respondió a mis condolencias con singular belleza: “Ya no tengo más palabras porque él no está”, me dice en un punto. Ante la partida del maestro nos queda su legado, los bellos recuerdos compartidos. Quisiera compartir uno, del día cuando lo conocí hace 23 años, mientras subíamos hacia San Cristóbal de Las Casas desde Tuxtla Gutiérrez, y entre las montañas la niebla nos abrazaba. Él me escuchaba mientras yo le contaba de mis esfuerzos por terminar la tesis sobre Marc Bloch. Clavó esa mirada volcánica en mi y fue entonces cuando me confesó: “cuando escribo, siempre pienso en Marc Bloch”.

Cuando escribamos, pensemos en Carlo Ginzburg.

Carlos Alberto Ríos Gordillo es profesor del departamento de Sociología de la Universidad Autónoma Metropolitana, Unidad Azcapotzalco.


[Fuente: www.sinpermiso.info]

Último tramo del proceso para la regularización extraordinaria: una carrera de obstáculos a contrarreloj

El gobierno anunció el lunes 15 que son ya 900.000 las solicitudes presentadas. Días antes, el movimiento Regularización Ya presentaba una Proposición no de Ley para ampliar los plazos y eliminar las principales trabas que se están encontrando. 

Concentración frente al Congreso de los Diputados en defensa de la ILP por la regularización de personas migrantes, en el año 2024. 

Escrito por Sarah Babiker

Los números han cuasi duplicado las expectativas, al final han sido muchas más del medio millón de solicitudes estimadas las que se han presentado en el proceso de regularización extraordinaria que comenzó el 15 de abril y concluirá, en principio, el próximo 30 de junio. 900.000 personas han aprovechado el primer proceso de este tipo en más de dos décadas para acceder a la documentación que le permita figurar administrativamente en territorio español.

Así lo anunciaba el gobierno el pasado lunes 15 de junio. Se trata de una cifra que no solo supera lo esperado, sino que está por encima de la alcanzada en los anteriores procesos extraordinarios de regularización. En conversación con EFE el Ministerio de Inclusión, Seguridad Social y Migraciones ofrecía otras cifras: serían ya 360.000 los expedientes admitidos a trámite. La propia ministra y portavoz del gobierno, Elma Saiz, celebraba tras el Consejo de Ministros del martes 16, una regularización extraordinaria que pondría a España  “a la cabeza de la justicia social en el mundo”.

Mientras desde el gobierno se felicitan por la marcha del proceso, quienes han luchado por más de seis años porque esta regularización saliera adelante, y ahora invierten gran parte de su tiempo para acompañar a las personas migrantes en los trámites necesarios, consideran que aún es pronto para celebrar. El pasado 10 de junio Regularización Ya presentaba una Proposición no de Ley para garantizar que, como insiste el ejecutivo en sus discursos, nadie quede atrás. Y es que en su labor diaria, acompañando a personas migrantes en el proceso de regularización, entidades colaboradoras, redes y colectivos, se encuentran con brechas difíciles de afrontar. 

Una PNL para que nadie quede fuera

“Hemos registrado en el Congreso para su urgente debate y aprobación una PNL para exigir que la regularización extraordinaria no se convierta en otro mecanismo excluyente y para que se apliquen medidas de corrección sobre los requisitos de acceso”. Así se expresaba el movimiento Regularización Ya en una publicación en sus redes, en la que explicaban que la iniciativa cuenta con el apoyo de las mismas formaciones que apoyaran en su momento la Iniciativa Legislativa Popular por la Regularización: Podemos, Sumar, el BNG, ERC y Bildu. 

En vista de los diversos obstáculos que se están plantando en el proceso de regularización, quienes arrancaron el compromiso al gobierno para abrir finalmente el proceso de regularización extraordinaria gracias al acuerdo entre el PSOE y Podemos insisten en una serie de medidas necesarias para que, efectivamente, nadie se quede afuera. Para ello, se basan en la experiencia de estas semanas en las que han podido identificar cuáles son los principales escollos para que el proceso avance con éxito.

“Quedan tres semanas para el cierre del proceso y hemos detectado: demoras en la admisión a trámite de expedientes, pocas resoluciones favorables, falta de citas para la toma de huellas, burocracia excesiva en las Administraciones, inoperancia de algunos consulados para legalizar certificados de antecedentes penales, deportaciones puestas en marcha desde la firma del primer acuerdo”, enumeran antes de exigir una prórroga más allá del 30 de junio.

La agilización de los trámites de legalización en los consulados españoles, dedicar más recursos a las citas para toma de huellas, detener las órdenes de expulsión mientras esté abierto el proceso de regularización, o evitar que los antecedentes policiales que ni siquiera han sido judicializados impidan el trámite de los expedientes, son las principales demandas del movimiento. También en el ámbito de los certificados penales, reclaman que se agilice el proceso de apostilla de estos documentos cuando son emitidos por el Ministerio de Asuntos Exteriores. En su publicación, el movimiento insta a que la PNL sea contemplada de urgencia en el Pleno, e invita al PSOE a respaldar esta iniciativa.

Bajo las cifras

Silvana Cabrera, una de las portavoces de Regularización Ya, conoce bien de lo que habla, pues lleva experimentando cada uno de los obstáculos denunciados desde que se abriera el proceso, a través de su labor en la sede valenciana de SEDOAC, una de las decenas de entidades colaboradoras que se dieron de alta en el registro para acompañar a las personas migrantes en su proceso de regularización. Tras unas primeras semanas de caos, en las que tuvieron que organizar la afluencia incesante de personas y afrontar la inclusión en el último momento del certificado de vulnerabilidad como requisito, entidades como la suya ya tienen un claro diagnóstico de cuales son las principales dificultades que enfrentan las personas que desean tramitar su regularización.

Entre ellos, la cuestión de los antecedentes penales es fundamental, con países que están impidiendo el acceso al documento, como Argelia. Hay otra disfunción grave que está afectando a las familias: la necesidad de que los padres firmen la solicitud de regularización de sus hijas e hijos. “Hay que hacer una campaña para que las madres pongan solamente a su nombre a los hijos, y hacer otra campaña de vasectomía a todos los varones”, ironiza Cabrera, hastiada ante una situación que se repite cada día: madres que no pueden regularizar a sus hijos porque el proceso exige la firma de un padre que muchas veces, o no está localizable, o directamente usa esta prerrogativa como un mecanismo de control. “También hay casos muy terribles en los que el padre simplemente no puede firmar” explica Cabrera, y pone el ejemplo de un padre salvadoreño que fue apresado en las redadas en este país contra los barrios pobres, y lleva dos años encerrado e incomunicado con su familia. 

Hay otra disfunción grave que está afectando a las familias: la necesidad de que los padres, en muchos casos ausentes, firmen la solicitud de regularización de sus hijas e hijos

En todo caso, el tiempo es poco y las casuísticas múltiples, con un contexto de fondo marcado por el belicismo y la inestabilidad política: “esto hace que en muchísimos países sea prácticamente imposible conseguir los antecedentes penales”, continúa la activista, poniendo como ejemplo el caso de Siria. Frente a la dificultad de completar los requisitos, conscientes de la breve “ventana de oportunidad”, y de que todo error o falta de información puede conllevar un alargamiento angustioso del proceso, “estamos intentando que los expedientes vayan lo mejor montados posibles”. Se trata de ponérselo fácil a la administración de manera preventiva, ante el eventual escenario de un verano marcado por requerimientos de información o recursos contra las decisiones de la administración. 

Y es que desde las entidades colaboradoras ya han catado el ritmo de las administraciones, es en base a esto que exigen una prórroga, pues “esto va muy lento, muy lento. No se está cumpliendo el compromiso de recibir la admisión a trámite en 15 días”, denuncia la activista en base a su experiencia: “Están tardando más de un mes en dar la admisión a trámite, ahora mismo está yendo a cuentagotas”. De hecho, aun tramitando solicitudes desde el minuto uno, en SEDOAC aún no han pasado de la petición de tasas, que sucede tras la admisión a trámite, es decir, aún no han visto ninguna resolución favorable. 

Otras barreras de las que están siendo testigos son las dificultades que encuentran las personas para liberar tiempo para el trámite, cuando se hallan en situaciones de explotación laboral —y recalca el caso de las empleadas del hogar y los cuidados o los trabajadores del campo, sectores que emplean sobre todo a personas migrantes— generando un marco que además dificulta el acceso a documentos que demuestren que se tiene trabajo. Por otro lado “en los municipios más alejados no hay prácticamente entidades ni oficinas para poder meter la documentación en los horarios que estas personas pueden tener libres, que en muchos casos son solo los domingos”.

Cabrera recuerda que toda estas dificultades las están afrontando organizaciones como la suya, que además deben encargarse de requisitos como los certificados de vulnerabilidad. “Nosotras que somos una entidad pequeñita, llevamos como mil certificados”, mientras, puede contar con los dedos de una mano los certificados que ha visto tramitados desde los Servicios Sociales del Ayuntamiento. 

Personas en el alambre

Desde la Red Ciudadana de Acogida de Leganés, una entidad que acompaña en los trámites, María —no es su nombre real— narra cómo la demora en las respuestas está generando bastante ansiedad entre personas “que están en circunstancias muy vulnerables”. La activista señala el caso de un asentamiento ubicado en esta localidad en la periferia de Madrid, cuyos residentes se enfrentan a una eventual expulsión, y aún no tienen respuesta sobre sus expedientes: “Se encuentran en una situación bastante en el alambre”. La activista cuenta cómo, tras un principio en el que les llegó gente rebotada tanto de entidades más grandes como de los servicios sociales del ayuntamiento, han pasado a un goteo de casos, eso sí, llevando consigo las situaciones más complejas.

De nuevo aparece el caso de madres que no pueden regularizar por la falta de firma del progenitor: “Estamos acompañando a una mujer que tiene cinco hijos, tres son mayores de edad y dos son menores. Su papá está en Perú en prisión”. El resultado: los hijos mayores y la madre han tenido que tramitar sus solicitudes individualmente, mientras los dos menores seguirán en situación irregular. 

A dos semanas de que finalice el plazo, muchas personas se ven en “un clima de agobio máximo”, pues temen que les caduquen algunos documentos mientras intentan completar los requisitos

A la asociación aún no han llegado requerimientos, pero a sus activistas les preocupa que los expedientes entregados hayan sido suficiente sólidos en cuanto a la demostración de residencia en el país. “Nos inquieta mucho el hecho de que ha habido bastante ambigüedad en cuanto al tema de si se tenía que justificar la presencia en el territorio en cada uno de los últimos cinco meses, o si esto no era necesario para las personas que ya contaban con el empadronamiento”. La inseguridad se vio incrementada porque en una ocasión, en Correos, se les señaló que a la persona le faltaba aportar documentación para justificar dos de los meses de residencia en el país, algo que al menos en este caso la propia asociación puedo certificar en base a su relación con esa persona. 

María considera que la administración no ha sido capaz de prever las complicaciones que iban a derivarse de los requisitos planteados. Complicaciones que, a dos semanas de que finalice el plazo, provocan “un clima de agobio máximo” con personas que temen que les caduquen algunos documentos mientras intentan completar la documentación u otras que no han podido acceder a antecedentes penales, como es el caso de varias personas nigerianas a las que han atendido. “Lo que se ha entregado es un justificante de que se ha ido a la embajada a solicitarlos y ya está”, no saben si esto bastará. 

Complejidades que desbordan requisitos y plazos

Desde Madrid, Inés —no es su nombre real— está viviendo el proceso desde dos espacios distintos: de un lado una ONG de tamaño medio, habilitada como entidad colaboradora; y de otro lado, como integrante de la Comisión de Inmigración y Antirracismo del 8M, desde donde también están acompañando a las personas con la regularización. 

Esta activista también señala que los casos que les llegan han bajado cuantitativamente —sobre todo respecto a quienes precisaban de informes de vulnerabilidad— pero que se han complejizado: “Son personas que han tardado, o porque no tienen pruebas para mostrar su residencia en los últimos cinco meses, o por las dificultades que les ponen los empleadores para salir”. 

Las familias con padres ausentes vuelven a aparecer como las idiosincrasias más complicadas, “creo que hay una violencia implícita en muchos casos porque los padres no quieren dar la autorización. Estamos haciendo un poco de mediación e intentando llamar y hablar con estas personas para explicarles que no es por sus parejas que tienen que firmar, sino por sus propios hijos e hijas, que es en beneficio de ellas. Y bueno, en algunos casos no hay manera”. 

La diversidad y complejidad de las diversas trayectorias migratorias confrontan con unos requisitos que a menudo no son fáciles de satisfacer

Desde la organización donde trabaja, han intentado incluso extender la mediación a otros familiares, incluyendo a las antiguas suegras, “para que estas personas faciliten que el padre quiera dar el poder”. En un par de casos, relata la activista, están buscando soluciones alternativas, adjuntando declaraciones juradas en las que se explica la situación y con las que se intenta ganar tiempo para juntar la documentación necesaria cuando les sea requerida. 

Inés considera que la diversidad y complejidad de las distintas trayectorias migratorias confrontan con unos requisitos que a menudo no son fáciles de satisfacer: personas de nacionalidades minoritarias que tienen problemas para acceder a la documentación de su país de origen, menores —y la activista señala dos casos— que residen en el país sin la figura de un tutor legal, aunque estén al cuidado de una persona de su comunidad, y que por tanto no podrán acceder a la regularización.

Mientras tanto, sí que están recibiendo algunas resoluciones favorables, entrando ya en la fase del pago de tasas, con lo que esto implica: completar formularios, imprimirlos, dirigirse al banco y pedir una nueva cita para presentar el pago. Su experiencia es que la gente está consiguiendo cubrir el pago de tasas, y para gastos mayores, están funcionando las cajas de resistencia, en el caso de Madrid, desde la articulación antirracista. 

Para los casos más complejos, o en los que falta documentación, a medida que se acerca el fin del plazo, están considerando presentar los expedientes, aunque sea incompletos, con la idea de subsanar después, ya con más margen. Entre estos casos más complejos, se encuentran, de nuevo, los que tienen que ver con la imposibilidad de acceder a antecedentes penales: “Están llegando casos de países que no tienen la Apostilla de La Haya y que por tanto requieren legalizaciones en el país de origen: tenemos casos de Etiopía, Argelia, Ghana, Angola. Haití y quizás Arabia Saudí”.

También hay quienes sí están consiguiendo estos antecedentes penales, “pero una de las últimas firmas o sellos que necesitan son las del consulado de España en el país y les están dando citas para julio o para agosto”. En definitiva, se están yendo de tiempos: “Nuestra solución es hacer una declaración jurada explicando esta situación y adjuntando los penales como se tienen en este momento, sin traducción, evidentemente, y con la cita en la embajada española para tal fecha. Explicando que en cuanto se tenga toda esta documentación se va a presentar”.

Se prevé un verano intenso

Valeria pertenece al Comité de Regularización Ya de Gran Canaria. En marcha desde la campaña por la ILP, no son una entidad colaboradora, sino que, como está sucediendo en todo el territorio, son otro colectivo que informa y acompaña a las personas que desean regularizar su situación. “Desde aquí notamos que las incidencias en la península son bastante mayores. Pero creo que es también por la cantidad de gente”, valora.

En el comité hacen permanencias todos los martes desde que comenzó el proceso. Se encuentran en un café de Las Palmas, y cuentan con dos abogadas que les han dado formación para que puedan acompañar en el trámite: “La gente viene con sus papeles. El perfil aquí es muchas personas de Sudamérica en general, la mayoría de Colombia y Venezuela. Les ayudamos con todo lo que les falte. Les pedimos la cita, porque las citas son todas a través del certificado digital y claro, muchísimas de estas personas no lo tienen. Después les vamos haciendo el seguimiento hasta que meten su solicitud”. También, en menor medida, han acompañado casos de personas marroquíes y del resto de África, pero Valeria apunta que muchas de estas personas se acercan a organizaciones en las que pueden encontrar a gente que hable su idioma.  

Valeria explica que en Canarias no hubo tanto problema con el certificado de vulnerabilidad, aunque considera que esto ha sido también gracias a que, como en el resto del territorio, son las entidades colaboradoras las que asumieron la mayor carga. Una carga que asumieron, también, porque a veces en las administraciones han encontrado un exceso de ánimo fiscalizador. “En Correos también vimos funcionarios que actuaban como técnicos de extranjería, diciéndole a la gente, si no tienes estos documentos no puedes presentar tu solicitud”, Valeria recuerda que es la UTEX (Unidad de Tramitación de Expedientes de Extranjería) quien debe evaluar la documentación. “Por lo visto el funcionariado que recibe las solicitudes tuvo muy poca formación, entonces yo creo que ellos también tenían miedo de hacerlo mal”. 

“Una cosa es el proceso de meter los papeles, sí, pero todo lo que viene después y que además va a ser en verano, va a quedar en manos de las entidades colaboradoras”

La insularidad genera otras dificultades, explica Valeria, quien narra los casos de personas que han perdido sus pasaportes y que deben tomar un vuelo a Madrid para poder acudir a sus embajadas, algo que a veces es difícil económicamente, o que simplemente no se puede hacer, pues necesitan del documento para viajar. Por otro lado, sienten el colapso en algunos trámites, como la cita para las huellas.

De hecho, colapso es un término que no resulta ajeno al ámbito de las citas que tienen que ver con extranjería, considera Valeria: “Hay un colapso sistémico en las oficinas de extranjería que venimos denunciando”. La activista considera que el gobierno ha puesto más énfasis en la comunicación de lo que presentan como un hito histórico que en la provisión de medios para que la gestión de miles de solicitudes se complete con éxito. 

“Porque además, una cosa es el proceso de meter los papeles, sí, pero todo lo que viene después y que además va a ser el verano, va a quedar en manos de las entidades colaboradoras”, vaticina, máxime cuando, en base a su experiencia, coincide en que las respuestas están sobrepasando los 15 días comprometidos para la admisión a trámite. Una lentitud que tiene nerviosa a la gente que está esperando para poder empezar a trabajar.

 

[Foto: Álvaro Minguito - fuente: www.elsaltodiario.com]

Smotrich annuncia il trasferimento dei poteri di pianificazione urbanistica nel contesto di una offensiva verso l’annessione

Il ministro israeliano delle Finanze Bezalel Smotrich ha annunciato il trasferimento di competenze fondamentali in materia di pianificazione e costruzione a Hebron (Al-Khalil [nome della città in arabo, ndt.]) dalle autorità municipali palestinesi al controllo israeliano, uniniziativa che potrebbe modificare in modo significativo le disposizioni di carattere amministrativo stabilite in base allaccordo del 1997 su Hebron.

La chiusura della parte H2 di Hebron
Redazione di Palestine Chronicle

Palestine Chronicle

Sviluppi principali

  • Martedì il ministro israeliano delle Finanze Bezalel Smotrich ha annunciato il trasferimento delle competenze in materia di pianificazione urbanistica ed edificazione dal Comune di Hebron alle autorità israeliane.

  • L’Autorità Palestinese ha definito la decisione come una violazione degli accordi firmati e delle leggi internazionali.

  • In seguito il ministero degli Esteri israeliano ha contestato le affermazioni secondo cui l’intero accordo su Hebron del 1997 sia stato abrogato.

Smotrich ha annunciato il trasferimento delle competenze

Martedì il ministro israeliano delle Finanze Bezalel Smotrich ha annunciato che le competenze in materia di pianificazione e costruzione in precedenza esercitate dal Comune di Hebron in parti della città saranno trasferite alle autorità israeliane.

Parlando durante l’inaugurazione della colonia di Doron, sulle colline di Hebron, Smotrich ha descritto l’iniziativa come una “correzione storica” e parte dei tentativi di rafforzare quella che ha definito la sovranità israeliana nella Cisgiordania occupata.

Secondo la rete televisiva israeliana Channel 12 Smotrich ha affermato che sono state completate le procedure per eliminare le competenze in materia di pianificazione civile ed edificazione concesse al Comune di Hebron in base alle misure stabilite in seguito all’accordo per Hebron del 1997.

L’iniziativa modificherebbe l’autorità relativa alla pianificazione in zone che includono luoghi molto importati di Hebron, tra cui la moschea di Ibrahim [Tomba dei Patriarchi per gli ebrei, luogo in cui pregano in momenti diversi sia musulmani che ebrei, ndt.].

Funzionari palestinesi condannano la decisione

L’Autorità Palestinese ha denunciato la misura come un attacco diretto allo status politico e giuridico di Hebron.

Secondo la WAFA [agenzia di stampa dell’Autorità Palestinese, ndt.] funzionari palestinesi hanno affermato che la decisione viola gli accordi firmati, la legittimità e le leggi internazionali, che vietano a una potenza occupante di modificare unilateralmente lo status di un territorio occupato.

Da parte sua Hamas ha avvertito che le misure rappresentano un’escalation politica e sul campo intesa a consolidare il controllo israeliano su Hebron e sulla Cisgiordania occupata.

In una dichiarazione il movimento della resistenza palestinese ha affermato che il trasferimento dei poteri di pianificazione dall’amministrazione comunale di Hebron fa parte di un progetto più complessivo di colonizzazione e annessione inteso ad imporre la sovranità israeliana, espandere le colonie e accelerare le politiche di espulsione.

Hamas ha segnalato anche le azioni di Israele a sud di Hebron, tra cui la creazione di avamposti coloniali e l’esproprio di terra palestinese come prova dei tentativi di alterare la situazione sul terreno.

Il movimento ha chiesto alla comunità internazionale di intervenire e fermare quelle che ha descritto come politiche che minacciano di destabilizzare ulteriormente la Cisgiordania occupata.

Il sindaco di Hebron mette in guardia da una “grave violazione”

Il sindaco di Hebron Yusuf al-Jabari ha affermato che l’iniziativa fa parte di un più complessivo tentativo israeliano di minare gli accordi esistenti che governano la città.

Parlando con l’agenzia di stampa [turca] Anadolu al-Jabari ha sottolineato che il Protocollo di Hebron e i relativi accordi vennero raggiunti in base al sostegno internazionale e rimangono il quadro che regola le misure amministrative, di sicurezza e relative ai servizi in città.

Ha avvertito che ogni modifica unilaterale di questi accordi costituisce una “grave violazione” con conseguenze potenzialmente di ampia portata.

Al-Jabari ha anche sottolineato che l’amministrazione comunale di Hebron non può essere ignorata e ha insistito che le competenze comunali non devono essere modificate in nessuna parte della città, comprese l’area H2” [sotto controllo civile palestinese e militare israeliano, ndt.], la Città Vecchia e la zona della moschea di Ibrahim.

Il governo israeliano smentisce le affermazioni riguardo alla cancellazione degli accordi

Facendo seguito all’annuncio di Smotrich il ministero degli Esteri israeliano ha affermato che l’accordo su Hebron del 1997 in sé non è stato cancellato.

Secondo il Jerusalem Post [giornale israeliano in lingua inglese, ndt.] il ministero ha affermato che l’unica modifica riguarda la competenza riguardante la pianificazione e la costruzione relativa ai luoghi storici ebraici e alla comunità di coloni israeliani a Hebron.

Il ministero evidenzia che i poteri di pianificazione che riguardano il complesso della moschea di Ibrahim erano già stati trasferiti mesi fa dopo polemiche che hanno coinvolto l’amministrazione comunale di Hebron e il Waqf [ente benefico incaricato della gestione dei luoghi santi, ndt.] islamico.

Funzionari israeliani hanno sostenuto che le modifiche riguardano un ambito ridotto, mentre Smotrich le ha definite come parte di un tentativo più complessivo di estendere l’autorità israeliana nella Cisgiordania occupata.

Aumentano le preoccupazioni di un’annessione

L’ultima mossa giunge nel contesto di una serie di misure israeliane intese a ridefinire il contesto giuridico e amministrativo nella Cisgiordania occupata.

Funzionari palestinesi e sostenitori dei diritti umani affermano che tali passi fanno progredire l’annessione di fatto trasferendo progressivamente poteri dalle istituzioni palestinesi alle autorità israeliane.

La questione ha attirato ulteriore attenzione nei confronti dello status unico di Hebron in base al contesto degli accordi di Oslo, che hanno diviso la città tra settori amministrati dai palestinesi e altri controllati da Israele conservando certi poteri dell’amministrazione comunale in entrambe le zone.

(traduzione dall’inglese di Amedeo Rossi) 

[Foto: QNN - fonte: www.zeitun.info]