Longtemps pilier de l’économie à bas salaires d’Israël, les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza sont écartés depuis le 7 octobre — remplacés par un afflux de travailleurs migrants soumis à des conditions de travail extrêmement précaires.
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Les autorités israéliennes empêchent des milliers de Palestiniens d’entrer à Jérusalem par le checkpoint de Qalandia, 20 février 2026.
Écrit par Charlotte
Ritz-Jack et Dana Mills
Le hayon d’un camion-poubelle s’ouvre lentement. À l’intérieur, une
septantaine d’hommes palestiniens sont entassés les uns contre les autres,
leurs yeux peinent à s’habituer à la lumière après ce qui semble avoir été un
trajet étouffant. Ils se protègent les yeux alors que des lampes torches
éclairent leurs visages. Des policiers israéliens pointent leurs fusils sur eux
à bout portant et leur lancent des ordres, ce qui pousse certains hommes à
lever instinctivement les mains. Un par un, ils sont tirés hors du camion, un
bras forcé derrière le dos, puis emmenés en garde à vue.
La vidéo de
près de 10 minutes diffusée par la police israélienne le 13 avril, peu après
l’interception du véhicule sur l’autoroute reliant la région métropolitaine de
Tel-Aviv à la Cisjordanie occupée, montre les conséquences d’une tentative de
passage en Israël par des travailleurs palestiniens sans permis. Traités comme
s’ils étaient de dangereux terroristes, ces hommes ne cherchaient guère plus
que de gagner leur vie pour subvenir aux besoins de leur famille.
Depuis des
décennies, l’emploi dans les secteurs à bas salaires en Israël — en particulier
la construction, l’agriculture et d’autres formes de travail manuel — constitue
un pilier des moyens de subsistance des Palestiniens dans les territoires
occupés, où l’étouffement de l’économie par Israël maintient les salaires à un
niveau bas et le chômage à un niveau élevé. Avant le 7 octobre 2023, ces
travailleurs injectaient environ 380 millions de dollars par mois dans les
marchés locaux. Dans certaines villes de Cisjordanie, plus de 90 % des
hommes dépendaient d’emplois en Israël.
Aujourd’hui,
ces possibilités ont pratiquement disparu. Après le 7 octobre, plus de 200 000
Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza — dont 150 000 titulaires de permis de
Cisjordanie, environ 50 000 travaillant sans permis et 18 500 originaires de
Gaza — se sont vu interdire l’entrée en Israël, officiellement pour des
« raisons de sécurité ».
En réalité,
la guerre contre Gaza a donné à l’État israélien l’impulsion nécessaire pour
réduire considérablement sa dépendance de longue date à l’égard de la
main-d’œuvre palestinienne, marquant ainsi un tournant décisif dans l’équilibre
qui prévalait depuis des décennies entre l’impératif idéologique d’exclure les
travailleurs palestiniens et le rôle essentiel de ces derniers dans le
développement économique israélien.
Un
équilibre précaire
« Avant
la guerre, l’intégration des travailleurs palestiniens sur le marché du travail
servait les intérêts économiques d’Israël », a déclaré Maayan Niezna,
experte juridique qui suit de près le recours d’Israël à la main-d’œuvre
migrante, au magazine +972. « Mais cela s’inscrivait également dans le projet
politique de l’occupation, visant à créer une dépendance tout en “contenant” le
risque de résistance grâce à une certaine stabilité
économique. »
À cette fin,
lorsque Israël a entamé son occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza
en 1967, il a rapidement commencé à délivrer des permis aux Palestiniens qui
souhaitaient travailler en Israël — lançant ainsi une politique qualifiée
d’« inclusion contrôlée ». Entre 1968 et 1973, le nombre de
Palestiniens travaillant en Israël a augmenté de plus de 38 % par an. En
réponse à la première Intifada qui a débuté à la fin des années 1980, Israël a
toutefois imposé un régime de permis strict qui limitait l’accès des
Palestiniens à son marché du travail, et a commencé à remplacer ces
travailleurs par une main-d’œuvre migrante.
Les
travailleurs thaïlandais ont occupé les emplois agricoles, tandis que des
ouvriers chinois et indiens ont été recrutés pour le bâtiment et des Philippins
pour les soins. En 2000, lorsque la deuxième Intifada a éclaté, environ 240 000
travailleurs migrants, en situation régulière ou irrégulière, représentaient
environ 10 % de la main-d’œuvre israélienne.
Mais
l’économie allait mal : en 2002, elle a connu sa pire année depuis 1953.
Alors que la suprématie juive et le racisme devenaient de plus en plus
manifestes dans la politique israélienne, le gouvernement a commencé à faire
des travailleurs étrangers les boucs émissaires de la récession, les accusant
d’être responsables de la hausse du chômage et de « saper la nature juive
de l’État à la suite de mariages mixtes ».
En 2002, le
Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, a lancé une campagne d’expulsion
massive visant les travailleurs migrants. Les autorités ont recruté des
informateurs qui laissaient des marques visibles sur les portes des
travailleurs étrangers afin de fracturer délibérément les communautés
migrantes. Quelque 40 000 personnes ont été expulsées, et environ le double de
ce nombre ont été intimidées au point de partir de leur propre gré.
Au cours des
années 2010 et au début des années 2020, Israël a progressivement rouvert ses
frontières aux travailleurs étrangers, notamment dans les secteurs de
l’agriculture, du bâtiment et des services à domicile. Dans les deux premiers
secteurs, les travailleurs étrangers ont progressivement remplacé la
main-d’œuvre palestinienne, tandis que le secteur des services à domicile a
créé un nouveau créneau (les quotas gouvernementaux ont plafonné la
main-d’œuvre étrangère dans l’agriculture et le bâtiment à environ 30 000
personnes par secteur, alors qu’il n’y a pas de limite dans le secteur des
services à domicile).
Bien que
l’emploi des Palestiniens en Israël ait continué d’augmenter au cours des
années précédant le 7 octobre — avec plus de 20 % des Palestiniens des
territoires occupés employés en Israël en 2022, contre 13 % en
2020 —, leur emploi restait fortement contrôlé : concentré dans des
secteurs peu valorisés, dépendant de systèmes de permis instables et du
parrainage des employeurs, et souvent informel ou non réglementé, avec peu de
recours contre l’exploitation.
Puis vint le
7 octobre. Presque du jour au lendemain, des centaines de milliers de
travailleurs palestiniens ont perdu leur emploi lorsque leurs permis d’entrée
ont été révoqués. Des milliers de Gazaouis, qui constituaient autrefois l’épine
dorsale de cette main-d’œuvre, ont été détenus ou se sont retrouvés bloqués en
Cisjordanie. Au cours des mois qui ont suivi, la construction résidentielle en
Israël a chuté de 95 %, tandis que la production agricole a baissé de
80 %.
Les
« préoccupations sécuritaires » invoquées par Israël pour justifier
cette mesure — suggérant que les travailleurs pourraient profiter de leur accès
pour aider le Hamas dans la guerre — ne résistent pas à un examen minutieux.
Des recherches menées par des institutions liées aux propres services de
sécurité israéliens, telles que l’Institut d’études sur la sécurité nationale
(INSS), indiquent que les travailleurs palestiniens titulaires d’un permis ne
sont presque jamais impliqués dans des activités militantes, y compris le 7
octobre.
« C’est
une forme de punition collective », a déclaré Niezna. « Interdire
l’accès aux travailleurs palestiniens n’a aucun sens d’un point de vue
sécuritaire ; cela n’a de sens que dans le cadre d’un projet politique
d’occupation et d’annexion. » Dans le contexte de la violence des colons
en Cisjordanie et du génocide à Gaza, a expliqué Niezna, l’affaiblissement de
l’économie palestinienne vise à étouffer les derniers soubresauts
d’autosuffisance et d’autonomie politique palestiniennes.
« Les
migrants sont invités en tant que travailleurs, pas en tant qu’êtres
humains »
Si les
efforts visant à mettre fin à la dépendance à l’égard de la main-d’œuvre
palestinienne sont bien antérieurs au gouvernement israélien actuel, le
ministre des Finances Bezalel Smotrich s’est imposé comme une figure centrale
de leur accélération. Sous le couvert de la guerre, son ministère a pris des
mesures pour accélérer les réformes néolibérales du travail, assouplissant la
réglementation tout en faisant peser les coûts les plus lourds sur les
travailleurs migrants et les rares travailleurs palestiniens restants, qui ont
le moins accès aux protections juridiques et sociales contre les
abus.
« Nous
avons allégé la réglementation », s’est vanté Smotrich dans une annonce
faite en 2024 pour promouvoir des politiques visant à accroître le recrutement
de main-d’œuvre étrangère. « [Nous] avons fait venir plus de 20 000
travailleurs étrangers dans le pays depuis le début de la guerre à
Gaza. »
Cette même
annonce présentait des plans visant à recruter quelque 65 000 travailleurs
originaires d’Inde, du Sri Lanka et d’Ouzbékistan par l’intermédiaire de
nouveaux centres de recrutement dans les grandes villes, des négociations étant
en cours pour porter ce nombre jusqu’à 80 000. Selon l’organisation de défense
des droits du travail Kav LaOved, environ 270 000 travailleurs migrants sont
actuellement employés en Israël.
Les
conséquences de ce changement ont été dévastatrices pour les travailleurs
palestiniens. Les 8 000 permis délivrés en 2025 pour travailler en Israël ne
représentent qu’une fraction de ce qui est nécessaire pour maintenir à flot
l’économie de la Cisjordanie, alors même que plus de 10 000 Palestiniens
continuent de travailler dans les colonies. Privés des salaires israéliens, des
ménages entiers ont perdu leur seule source de revenus et sont poussés au bord
du gouffre.
« Les
travailleurs palestiniens sont confrontés à une véritable pauvreté », a
déclaré Yael Berda, sociologue à l’Université hébraïque de Jérusalem, qui a
beaucoup écrit sur le travail palestinien sous le régime des permis israéliens.
« Ils n’ont même pas de quoi se nourrir correctement — la situation est
vraiment extrême. »
Dans ce
contexte, de nombreux travailleurs palestiniens prennent de graves risques pour
subvenir aux besoins de leur famille. On estime à 10 000 le nombre de
Palestiniens travaillant en Israël sans permis, un chiffre qui serait
probablement plus élevé sans l’effet dissuasif des abus généralisés dans les
prisons israéliennes.
Les
travailleurs palestiniens, bien qu’ils soient sans aucun doute les plus
durement touchés, ne sont pas les seuls à voir leurs moyens de subsistance mis
à rude épreuve ces dernières années. L’état de guerre permanent en Israël a
fait grimper le taux de chômage parmi sa propre population à près de 10 %.
Parallèlement, les dispositifs d’indemnisation du gouvernement ont évolué,
passant de la protection des salaires vers des congés sans solde — ce qui
perturbe la constitution des droits à la retraite et prive de nombreux
travailleurs d’un revenu stable.
Ces
changements s’accompagnent de budgets axés sur l’austérité et d’une
confrontation croissante avec les syndicats, notamment par des tentatives
visant à bloquer les grèves. Les tribunaux israéliens se rangent de plus en
plus du côté du gouvernement, ordonnant parfois aux employés de reprendre le
travail même en pleine salve de tirs de missiles. En conséquence, les
travailleurs à bas salaire de tous les secteurs ont du mal à joindre les deux
bouts et disposent d’un faible pouvoir de négociation collective.
Pour les
travailleurs migrants et les Palestiniens, les risques sont aggravés : la
menace d’expulsion ou de révocation du permis de séjour donne aux employeurs un
moyen de pression important pour exploiter la main-d’œuvre. « Ces
travailleurs peuvent se syndiquer », a déclaré Yaniv Bar Ilan,
porte-parole du syndicat israélien Koach LaOvdim. « Mais comme ils se
trouvent dans une position très précaire — [ils] ne peuvent pas se plaindre par
crainte de représailles et ignorent souvent leurs droits —, les tentatives
en ce sens restent limitées. »
Alors que les
droits du travail sont, sur le papier, les mêmes pour les travailleurs
israéliens et les travailleurs migrants, « nous constatons des différences
évidentes dans la manière dont les règles de sécurité et les protections sont
mises en œuvre », a expliqué Yahel Kurlander, sociologue qui étudie la
main-d’œuvre agricole migrante en Israël. En moyenne, les travailleurs migrants
dans l’agriculture israélienne ne perçoivent qu’environ 70 % des salaires
qui leur sont légalement dus.
Ces
disparités sont encore amplifiées en temps de guerre. L’accès aux abris
anti-bombes et aux autres mesures de sécurité est souvent laissé à la
discrétion des employeurs, malgré les risques accrus — en particulier dans
l’agriculture, où le travail s’effectue fréquemment dans des zones frontalières
instables. L’État a largement failli à son devoir de fournir une formation ou
des conseils de base en matière de sécurité, laissant les travailleurs sans
même une compréhension minimale des protocoles d’urgence.
Les
conséquences ont été catastrophiques. Lors des attaques du 7 octobre, 22
travailleurs thaïlandais ont été pris en otage et 32 ont été tués. Depuis le
début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran fin février, au moins
trois travailleurs migrants ont été tués lors de frappes de missiles. Pourtant,
le sort de ces travailleurs n’a suscité qu’un intérêt limité de la part du
public, ce qui reflète leur statut au sein de la société israélienne :
indispensables à l’économie, mais rendus invisibles.
Deux ans et
demi après le début de la guerre contre Gaza, « il n’y a toujours pas
d’instructions pour les aides à domicile sur ce qu’il faut faire en cas
d’alerte », a déclaré Kurlander. « Les migrants sont invités en
Israël uniquement en tant que travailleurs, pas en tant qu’êtres
humains. »
« Cela
pourrait se retourner contre eux »
En Israël, à
l’instar du système de la kafala utilisé dans les pays du Golfe, les visas (pour
les migrants) et les permis (pour les Palestiniens) sont généralement liés à
l’employeur du travailleur. Les travailleurs migrants se voient généralement
délivrer des visas de cinq ans parrainés par leurs employeurs, qui sont
légalement tenus de leur fournir un logement, de faciliter l’accès à des
comptes bancaires et de leur garantir un temps de repos hebdomadaire suffisant.
De plus, ils contractent souvent des emprunts pour financer leur déménagement,
s’endettant ainsi de plusieurs milliers de dollars qu’il leur faudra des mois,
voire des années, de salaire pour rembourser.
Dans la
pratique, cette dépendance rend les travailleurs extrêmement vulnérables — et
même lorsque leurs droits sont formellement égaux à ceux des citoyens
israéliens, leur application est inégale. Un rapport de 2014 publié par Kav
LaOved a révélé que les travailleurs agricoles signalaient régulièrement être
exposés à des pesticides sans protection ni formation adéquates, subir des
retenues sur salaire, souffrir de la faim et vivre dans des logements impropres
à l’habitation humaine. Les employeurs omettaient également fréquemment
d’ouvrir des comptes bancaires pour les travailleurs, comme l’exige la
loi.
Sans
intervention du gouvernement, ces abus sont devenus la nouvelle norme. Comme le
souligne le rapport, « le secteur agricole israélien est devenu dépendant
de salaires illégalement bas », avertissant que « l’application de la
loi sans compensation d’une sorte ou d’une autre pour les agriculteurs pourrait
causer un grave préjudice au secteur ». Ces violations représentent 500
millions de NIS de pertes annuelles pour les travailleurs.
Les récentes
dynamiques de guerre ont mis en évidence ce changement. Le meurtre de trois
travailleurs migrants en Israël par des missiles iraniens lors de la dernière
escalade s’ajoute à des pertes similaires dans les pays du Golfe, soulignant
les parallèles entre le modèle de main-d’œuvre israélien et ceux d’économies
plus dépendantes de la migration.
Si les
travailleurs migrants représentent une part plus faible de la main-d’œuvre
israélienne — environ 7 à 15 %, contre 90 % aux Émirats arabes
unis —, le système partage une caractéristique essentielle : la
dépendance des travailleurs vis-à-vis de la volonté de leurs employeurs et de
l’État. Cela rend les travailleurs facilement remplaçables, permettant des
changements vastes et rapides sur le marché du travail — comme on l’a vu après
le 7 octobre, lorsque la main-d’œuvre palestinienne a été rapidement réduite et
remplacée par des travailleurs migrants.
Il est
toutefois encore trop tôt pour dire si cette exclusion des travailleurs
palestiniens marque un changement durable. Tout comme Israël a rapidement
remplacé la main-d’œuvre palestinienne par des travailleurs migrants, il
pourrait choisir de faire l’inverse si les conditions politiques et économiques
venaient à changer. « C’est un pendule », a déclaré Niezna. « Il
pourrait revenir en arrière. »
L’érosion des
protections dont bénéficient les travailleurs ne s’est pas limitée aux
migrants : sur l’ensemble du marché du travail, les travailleurs
israéliens, palestiniens et étrangers à bas salaire ont vu leurs conditions se
détériorer en raison de la déréglementation du travail migrant.
Pourtant, alors même que leurs destins sont étroitement liés, le taux de chômage élevé et la précarité des conditions de vie ont compromis toute possibilité de solidarité interethnique. Dans des secteurs comme la construction et l’agriculture, les travailleurs palestiniens ont souvent été présentés comme des concurrents de la main-d’œuvre israélienne, tandis que les travailleurs migrants sont parfois décrits comme nuisant aux deux.
Après la première Intifada, par exemple, la reprise des campagnes en faveur de la « main-d’œuvre hébraïque » — popularisées pour la première fois lors des premières vagues d’immigration sioniste en Palestine — a poussé les entreprises à éviter d’embaucher des travailleurs palestiniens, qu’elles considéraient comme responsables de la baisse des salaires et du remplacement des Israéliens. De tels discours occultent le rôle des politiques néolibérales d’Israël dans la baisse des salaires et des protections sociales, tout en alimentant facilement un discours populaire raciste qui fait des Palestiniens et des travailleurs migrants des boucs émissaires.
« J’ai entendu certains qualifier les travailleurs migrants de
"briseurs de grève" », a déclaré à +972 Matan Kaminer,
professeur d’anthropologie au Royaume-Uni qui mène des recherches sur la
main-d’œuvre migrante en Israël. Même s’ils ont été amenés pour remplacer les
Palestiniens dans les emplois à bas salaire, il rejette cette formulation.
« L’État israélien repose sur une idée de suprématie juive, et ces
personnes sont utilisées à des fins politiques et économiques qui n’ont
vraiment rien à voir avec ce qu’elles pensent elles-mêmes de la
situation. »
« Un
imaginaire véritablement progressiste et décolonial envisage un avenir dans
lequel toutes les personnes vivant dans le pays jouissent de droits
égaux », a-t-il poursuivi. « Il va au-delà du nationalisme et même du
binationalisme comme seule frontière possible. »
Traduction : AFPS
[Publié sur +972 Magazine - photo : Al-Jarmaq News -
reproduit sur www.france-palestine.org]










