terça-feira, 17 de março de 2026

Sanctions contre Israël : comment l’Espagne s’est distinguée dès les premières heures du génocide

Les « Viva España » fleurissent sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes anti-guerre expriment leur désir de demander refuge en Espagne. Après deux ans et demi de tentatives (au milieu du quasi désert) pour freiner Israël dans sa folie meurtrière, le gouvernement espagnol a annoncé le 11 mars 2026 mettre officiellement fin aux fonctions de son ambassadrice à Tel Aviv. Celle-ci avait déjà été rappelée à Madrid depuis septembre 2025.

  

Écrit par Meriem Laribi

Le gouvernement espagnol de gauche est l’une des voix européennes les plus critiques de l’action criminelle israélienne en Palestine et ailleurs. Et les plus actives. Le Premier ministre Pedro Sánchez a été le seul dirigeant européen à élever la voix contre la guerre d’agression américano-israéliennes en Iran et au Liban et à agir en conséquence, en refusant que les bases militaires espagnoles soient utilisées pour des opérations contre l’Iran, déclenchant la colère de Donald Trump.

En Europe, l’Espagne se distingue depuis le début du génocide à Gaza. Dès qu’Israël se met à bombarder frénétiquement l’enclave assiégée le 7 octobre 2023, le gouvernement espagnol, dirigé par Pedro Sanchez, lui-même appuyé par des femmes politiques de premier plan comme la ministre et secrétaire générale de Podemos Ione Bellara ou l’eurodéputée Irene Montero, annonce immédiatement des mesures pour protester contre le carnage : plus aucune nouvelle licence d’exportation d’armes vers Israël ne sera autorisée par Madrid. 

Une semaine après le 7 octobre, Ione Bellara, alors ministre de Droits sociaux, demande que son gouvernement « poursuive Benyamin Netanyahou devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre » face à la « tentative de génocide menée par l’État d’Israël à Gaza ». Le terme génocide est posé. Le même jour, l’ambassade d’Israël exige de Pedro Sánchez qu’il « dénonce et condamne sans équivoque ces déclarations honteuses », ajoutant qu’elles sont « non seulement absolument immorales », mais qu’elles mettent, selon elle, également « en danger les communautés juives en Espagne, en les exposant au risque d’un plus grand nombre d’incidents et d’attaques antisémites ».

En France, une telle déclaration de l’ambassade aurait immédiatement semé la panique, provoqué la démission du /de la ministre, le tout accompagné de tirs à boulets rouges à son encontre de la part des médias mainstream. Il est par ailleurs improbable qu’un ministre avec de telles idées puisse figurer dans un gouvernement sous Emmanuel Macron. Mais on est en Espagne. Quelques minutes après la publication des exigences israéliennes, le gouvernement espagnol répond qu’il rejette « catégoriquement les contre-vérités du communiqué de l’ambassade d’Israël concernant certains de ses membres et n’accepte pas les insinuations infondées à leur sujet ». « Dans une démocratie comme en Espagne […] tout dirigeant politique peut exprimer librement ses positions en tant que représentant d’un parti politique », a poursuivi l’exécutif espagnol. Ione Belarra, ainsi que d’autres hauts représentants espagnols comme l’eurodéputée Irene Montero, ne cesseront de dénoncer le génocide des Palestiniens, d’appeler à des sanctions économiques exemplaires contre Israël.

En novembre 2023, Israël convoquait les ambassadeurs de Belgique et d’Espagne pour une « réprimande sévère » car les Premiers ministres des deux pays avaient dénoncé, depuis l’Égypte, la « destruction de Gaza » et appelé Israël à « reconnaître l’État de Palestine ». Rien n’y fait. Israël ne parvient pas à intimider Madrid.

En janvier 2024, alors que la majorité des pays occidentaux croient aux mensonges israéliens concernant l’UNRWA et annoncent couper leur contribution à cette agence des Nations Unies, vitale pour les Palestiniens, l’Espagne annonce pour sa part maintenir ses contributions, rejoignant, en Europe, la Norvège et l’Irlande, dans l’axe du droit international. La Belgique leur emboîtera le pas quelques jours plus tard. 

L’Espagne a bien sûr activement soutenu l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) de janvier 2024 prévenant contre un risque sérieux de génocide à Gaza et ordonnant une série de mesures conservatoires (urgentes) pour préserver la vie de la population palestinienne. En juin de la même année, l’Espagne a soumis sa déclaration d’intervention à la CIJ dans l’affaire Afrique du Sud v. Israël, sous l’article 63 du Statut de la Cour, exerçant son droit d’intervention en tant qu’État partie à la Convention sur le génocide.

En mai 2024, l’Espagne, avec l’Irlande et la Norvège reconnaissent l’État de Palestine le même jour, tandis qu’à ce moment-là Emmanuel Macron se disait « favorable » à la reconnaissance d’un État palestinien, « mais pas sous le coup de l’émotion ». Au même moment, la deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, reprenait à son compte le slogan « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ». Pour punir Madrid, Israël décide non seulement de rappeler son ambassadeur à Madrid mais aussi de couper les relations entre l’Espagne et… les Palestiniens. « J’ai décidé de rompre le lien entre la représentation espagnole en Israël et les Palestiniens, et d’interdire au consulat espagnol à Jérusalem de fournir des services aux Palestiniens de Cisjordanie », annonce le ministre israélien des Affaires étrangères. Punir collectivement les Palestiniens, une tradition israélienne…

Associer la parole aux actes

En guise d’application des mesures urgente pour tenter d’empêcher le génocide, l’Espagne a décrété en septembre 2025 un embargo interdisant l’exportation et l’importation sur les armes et le matériel de défense, ainsi que des interdictions portant sur les biens « à double usage ». Quelques exceptions dans le domaine aéronautique seront cependant tolérées dans « l’intérêt national espagnol », comme le relate cet article. En septembre 2025, Madrid a annoncé une série de mesures : interdiction aux navires transportant du matériel militaire israélien d’accéder aux ports espagnols, fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions transportant des armes vers Israël, restrictions sur les entrées en Espagne pour certaines personnes impliquées dans le génocide à Gaza, interdiction d’importation de produits provenant des colonies israéliennes en Cisjordanie, Jérusalem-Est et plateau du Golan, et obligation pour les plateformes touristiques de retirer les annonces d’hébergements situés dans les colonies israéliennes. Madrid n’a pas hésité à annuler un contrat d’une valeur de près de 700 millions d’euros pour des lance-roquettes conçus en Israël et a bloqué 200 tentatives d’achat de contenus liés à Israël, rapporte le même article du Times of Israël.

À la même période, alors qu’Israël voyait rouge contre l’Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a exprimé son « admiration » pour les manifestants pro-palestiniens qui ont perturbé la Vuelta de cyclisme en Espagne à laquelle participait une équipe israélienne. Les manifestations pro-palestiniennes avaient grandement impacté la compétition, interrompant plusieurs étapes et envahissant la zone finale entraînant l’annulation du dernier jour de course. On ne saurait imaginer ce qu’il serait advenu si de telles manifestations avaient tenté de se tenir durant le Tour de France. 

Toujours en septembre 2025, le ministre de la Culture espagnol a estimé qu’il fallait « faire en sorte qu’Israël ne participe pas à la prochaine édition » de l’Eurovision. Lorsque sous la pression des pays soutenant Israël, tels que la France, Israël a finalement été maintenu dans le concours, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande, la Slovénie et l’Islande ont annoncé leur boycott de l’édition 2026. 

Devant les dernières décisions du gouvernement espagnol, des députés français de gauche et même l’ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin s’accordent pour dire que c’est l’Espagne qui « sauve l’honneur de l’Europe » tandis que la France « passe à côté de l’Histoire ».

*Des extraits de cet articles sont issus du livre de Meriem Laribi, Ci-gît l’humanité (Éditions Critiques 2025) qui retrace la première année du génocide à Gaza.

[Source : www.agencemediapalestine.fr]

Gerard Furest: «La desnacionalització de Catalunya no és irreversible»

Activista pel país i la llengua catalana, Gerard Furest ha escrit 'Un país als llimbs. Vuit perspectives (i un pròleg)'. L'obra és un recull d'entrevistes per aixoplugar diverses mirades sobre els Països Catalans i la seua construcció nacional. Amb les ferides del procés encara surant, EL TEMPS entrevista el filòleg sobre els reptes nacionals que afronta Catalunya. Ho fem a l'Octubre Centre de Cultura Contemporània, a València. 

L'activista Gerard Furest

Escrit per Moisés Pérez

—Hi ha veus que adverteixen d'un procés de desnacionalització a Catalunya. Ho comparteix?

—Penso que és un procés molt evident, del qual som conscients després de la gran il·lusió col·lectiva del procés. Ara estem en una etapa on hem de ser proactius, superar la passivitat. Fer coses per revertir aquesta situació. I ho hem de fer en un moment de reflux multifactorial, amb qüestions demogràfiques surant i d'altres d'ànim col·lectiu. Sí, estem en una fase de desnacionalització, però considero que no és irreversible.

—Com ho justifica?

—S'ha de tenir en compte que quan parlem de desnacionalització ens referim a descatalanització. Tenim exemples de nacions d'Europa, que estaven en una situació pitjor a escala lingüística, com ara el País Basc, i ho han revertit. Podem capgirar l'escenari si hi ha voluntat i, sobretot, si hi ha un bon diagnòstic de quina és la situació. Si el diagnòstic és dolent i aspirem a fer una independència exprés, llavors no ens en sortirem. Vuit anys després, hem d'aterrar i saber quina és la situació en l'actualitat.

—Quina seria per a vostè, doncs, la situació actual de Catalunya? Aquesta desnacionalització estarà fonamentada en indicadors, en símptomes.

—El símptoma més evident és el retrocés de la llengua. L'Enquesta d'usos lingüístics ho deixa palès: entre 2018 i 2023, és a dir, en només cinc anys, Catalunya ha passat d'un 36,1% de parlants habituals en català a un 32,6%. El problema, però, és més greu: per primera vegada, els parlants habituals joves estan per sota d'aquells que són d'origen i, per tant, tendeixen a la bilingüització. Fins ara, una part dels castellanoparlants es bilingüitzaven; una part dels catalans ho feien, però mantenien molta més fidelitat pel català, i ara, per qüestions mediàtiques i d'efectes de la globalització, entre altres causes, s'està donant aquest procés lingüístic a les generacions més joves. Recordem que els joves són el futur de la llengua i, en conseqüència, de la nació. Estem immersos en una cruïlla. 

—Catalunya, que havia estat un bastió de preservació del català, estaria immers en una dinàmica de regressió lingüística preocupant?

—Sense dubte. La pèrdua d'ús del català als joves és un problema de gran magnitud. Catalunya ha patit el supremacisme dels espanyols, però, de vegades, ha actuat amb paternalisme sobre el País Valencià. Moltes vegades s'ha dit que allí ningú parlava català i n'hi ha zones del País Valencià on es parla més català que a Catalunya. Hem de fer un diagnòstic encertat: al conjunt dels Països Catalans hi ha molts joves de pares catalanoparlants que s'estan parlant en castellà. Joan i Pere s'estan parlant en castellà. Aquesta pèrdua de l'ús del català es combina amb una regressió de la consciència nacional entre els joves, amb molts tendint a identificar-se com a catalans i espanyols o solament espanyols. Fa uns anys, el jovent era la franja més independentista.

—Com s'ha produït aquesta transformació lingüística i nacional del jovent?

—Una de les causes és haver treballat poc als joves. Per mantenir el lideratge de TV3, es va tancar un canal juvenil i s'han erosionat les trobades nacionalitzadores a Montjuïc del Club Super3. Has de prioritzar de manera estratègica els recursos, com ara quan es va encertar gastant-se milions d'euros amb l'anime en català de Bola de Drac o MusculmanHas de generar referents juvenils de caràcter audiovisual. A banda d'aquesta manca de treball, hi ha un altre element psicològic per la derrota al procés. Està àmpliament estudiat que els joves es volen sumar al cavall guanyador. Per què? Per què ostenten una identitat molt més fràgil, molt més líquida.

—Perceben el procés com una derrota de l'independentisme.

—Sí, no volen sumar-se a un exèrcit de derrotats. Com a joves, es van mobilitzar a Urquinaona en 2019 i amb les protestes a l'aeroport del Prat, però aquells mateixos que els van activar després no els van deixar anar fins al final. Arran, diguem-ne, d'aquesta manca de canya revolucionària, els joves han esdevingut banalment espanyols. Ara bé, si en un futur torna a haver-hi conflictivitat nacional, crec que els joves poden tornar a ser-hi. Açò no és el final de la història. Un país de mil anys no desapareix així com així. Sempre hi ha una brasa i un caliu. Ho dic perquè hi ha gent que es pensa que la nació catalana s'ha acabat amb el procés. I no. Estan ben equivocats.

—Si encara persisteix la sensació de derrota a l'independentisme pel procés, com es reactiva aquesta maquinària, diguem-ne, catalanitzadora?

—En primer lloc, ha d'haver-hi referents. Una persona sola no salva un poble, però tot el poble no pot ser salvat si no el condueix ningú. S'ha de tenir uns líders creïbles i el problema és que continuem amb uns referents que ja no ho són. Cal un relleu en els dirigents, uns lideratges forts i que hagin après alguna cosa del procés. Ja no es poden fer els mateixos discursos, ni aquests poden ser tous. Els nous referents han de tenir un marc mental i conceptual diferent, així com han d'atresorar voluntat de poder, sentit d'estat. Fa un temps, vaig escriure un article titulat «No hi haurà independència», en el qual explicava que no n'hi hauria perquè no tenim diplomàcia ni serveis secrets. Per a tenir un estat, has de tenir mentalitat d'estat. Necessitem una xarxa ben formada en diferents àmbits amb mentalitat d'estat. Ara bé, han d'estar alineats i tenir disciplina d'actuació.



—Aquesta mentalitat d'estat, de construir estructures nacionals, va ser-hi durant l'etapa de Jordi Pujol al capdavant de la Generalitat de Catalunya.

—Pujol va crear una gran maniobra d'il·lusionisme: ens va fer creure que érem un semiestat quan érem una comunitat autònoma. Ara bé, aquest moviment va generar autoestima en els catalans. No era del tot real, però va insuflar moral a una comunitat nacional que partia del franquisme. En aquell moment, tenies un país amb un 50% de catalanoparlants. En canvi, no hi havia una gran consciència nacional. Aquesta maniobra d'il·lusionisme ens va fer creure a l'etapa del procés que els Mossos d'Esquadra serien una mena d'exèrcit d'alliberament català i es va veure que eren una policia autonòmica. Arran d'aquesta experiència, sempre defenso l'autoorganització popular, que va possibilitar, en part, l'1 d'Octubre. Una nació no és una administració.

—En aquest magma de derrota i desencant sorgeixen opcions ultradretanes que capitalitzen el desencís, com ara Aliança Catalana. I ho fan a través de discursos xenòfobs.

—Aliança Catalana s'explica per diverses causes. Hi ha un factor europeu de creixement d'aquestes opcions i el desencant pel procés. Aliança Catalana recull el malestar català, però no canviaran res, perquè estan a favor del model turístic, que genera més migració. No ataquen els problemes de fons. Per a combatre Aliança Catalana de manera efectiva, cal deixar enrere la correcció política.

—Vostè què entén per correcció política? Moltes vegades s'empra aquesta expressió per emmascarar discursos contra els drets humans.

—La correcció política no és un programa ideològic, sinó que és una presó mental. És no dir que la demografia té un impacte lingüístic o dir que no ocorre res als serveis públics perquè vinguin 150.000 persones cada any a Catalunya. És evident que hi ha un impacte. Ara bé, hem de veure qui ho provoca. Aquest impacte no és responsabilitat del nouvingut. Qui ho genera són els empresaris, que aposten per un model econòmic amb sous baixos i fonamentat en l'explotació laboral dels immigrants. No volen gent ben pagada i incentiven el dúmping laboral. S'ha de parlar de drets i de deures, perquè la convivència és bidireccional.

—Què vol dir?

—Nosaltres defensarem els vostres drets, però vosaltres heu d'estar en les manifestacions per la llengua. Així, a la Sílvia Orriols li generes un problema, perquè li serà complicat excloure un nouvingut que defensi el català. TV3 hauria de tenir molt més nouvinguts que parlen català. Molts més racialitzats que parlin català. Com a referents, per donar exemple. La Catalunya del futur serà multiracial. La gent es creu que, si governa Orriols, reemigraran els nouvinguts, però és fals. L'extrema dreta no ho ha fet quan ha governat. Aquesta xenofòbia d'Aliança Catalana és un nou processisme, una altra maniobra d'il·lusionisme que s'ha empassat molta gent.

—Com es contraresten els discursos ultradretans d'Aliança Catalana?

—Amb el temps i l'emergència d'alternatives des de l'independentisme, hi haurà el desencís amb l'extrema dreta. Ara bé, calen propostes basades en els drets i en els deures, on nosaltres garantim la inclusió i l'acollida, però els nouvinguts compten amb l'obligació moral de respectar i defensar la llengua del nostre país. Ho hem de demanar tant als vellsvinguts com als nouvinguts.

 

[Foto: Laia Serchi | Laia Serch / Núvol - font: www.eltemps.cat]

 

Ottanta organizzazioni ebraiche e arabe israeliane a Trump e Netanyahu: ponete fine alla guerra con l’Iran

In questa lettera aperta la coalizione It’s Time avverte che, in mancanza di una risoluzione del conflitto israelo-palestinese non sarà possibile raggiungere alcuna stabilità nella regione, e critica il silenzio dell’opposizione politica israeliana mentre la guerra si intensifica.

Ottanta organizzazioni ebraiche e arabe in Israele hanno inviato oggi (lunedì) una lettera aperta al presidente degli Stati Uniti Donald Trump e al primo ministro israeliano Benjamin Netanyahu, chiedendo la fine della guerra con l’Iran e l’avvio di un ampio processo politico regionale volto a risolvere il conflitto israelo-palestinese e a stabilizzare il Medio Oriente. 

Le organizzazioni firmatarie della lettera sono membri della coalizione “It’s Time”, un’ampia alleanza di organizzazioni per la pace, la riconciliazione e la società condivisa in Israele.  

Nella lettera, le organizzazioni avvertono che in conflitto attuale non sta affatto migliorando le condizioni di sicurezza, e al contario mette a rischio l’intera regione:

“È ora di fermare la guerra con l’Iran – una guerra i cui obiettivi non sono raggiungibili in assenza di una chiara strategia di uscita. Ogni ulteriore guerra nella regione non fa che avvicinare il prossimo round invece di prevenirlo.”
Secondo le organizzazioni, la guerra con l’Iran non può essere considerata isolatamente, ma è direttamente collegata agli sviluppi a Gaza e in Cisgiordania. La lettera sottolinea che, sotto la copertura dell’escalation regionale, il fragile cessate il fuoco a Gaza è minacciato, la maggior parte dei valichi resta chiusa limitando il flusso degli aiuti umanitari, mentre la violenza dei coloni in Cisgiordania continua a intensificarsi, aumentando il rischio di un più ampio deterioramento della situazione regionale.
Le organizzazioni sottolineano che senza una soluzione politica al conflitto israelo-palestinese non sarà possibile raggiungere alcuna stabilità regionale:
“Proprio come il conflitto israelo-palestinese è una fonte centrale di instabilità in questa area, la sua risoluzione sarà la chiave per costruire una nuova e stabile architettura di sicurezza.”
La lettera critica anche il sistema politico israeliano, in particolare la mancanza di una chiara voce dell’opposizione ebraica che chieda la fine della guerra:
«In assenza di una chiara voce politica che chieda la fine della guerra, la società civile si trova da sola a sventolare questa bandiera che esprime la volontà della stragrande maggioranza dell’opinione pubblica in Israele, che vuole la vita, la pace e la fine del ciclo di spargimenti di sangue».
Le organizzazioni affermano che l’appello a porre fine alla guerra fa parte di uno sforzo più ampio volto a promuovere un processo politico regionale, che include il mantenimento del cessate il fuoco a Gaza, il contenimento della violenza in Cisgiordania e la convocazione di una conferenza regionale per avviare un processo diplomatico volto a risolvere una volta per sempre il conflitto israelo-palestinese.
Il 30 aprile prossimo, la coalizione “It’s Time” ha previsto la terza edizione del People’s Peace Summit a Tel Aviv: il più grande evento contro la guerra in programma in Israele nel 2026 e il primo grande raduno pubblico che chiede la fine delle guerre con l’Iran e il Libano e un processo politico regionale.
*Informazioni sulla coalizione “It’s Time”*
“It’s Time” è un’ampia coalizione di circa 80 organizzazioni ebraiche e arabe per la pace e la società condivisa in Israele, che lavorano insieme per promuovere la fine del conflitto israelo-palestinese attraverso un accordo politico e per promuovere un futuro di sicurezza, giustizia e uguaglianza per entrambi i popoli. Nell’ambito del suo lavoro, la coalizione promuove iniziative pubbliche e diplomatiche, tra cui il People’s Peace Summit, che cerca di presentare un’alternativa civica al ciclo continuo di conflitti e guerre.


[Foto: Standing Together - fonte: www.pressenza.com]

Lo govèrn de Galas demanda una “revolucion” educativa per reviudar lo galés

Las autoritats vòlon sustot aumentar lo nombre d’escòlas ont la lenga del país es la de l’educacion

Lo govèrn de Galas demanda una “revolucion” educativa per reviudar lo galé.

Lo govèrn de Galas a reclamadas de mesuras “transformadoiras” dins l’educacion per reviudar la lenga galesa e avançar devèrs la tòca d’un milion de parlants en 2050. L’avertiment ven del rapòrt quinquennal presentat per la missionada per la lenga galesa, Efa Gruffudd Jones. 

Segon lo document, cal una «revolucion dins lo biais d’ensenhar lo galés». Lo recensament de 2021 mòstra que sonque lo 17,8% dels abitants de Galas sabon parlar la lenga, una davalada en comparason amb lo 19% enregistrat en 2011.  

Per inversar la tendéncia, las autoritats vòlon sustot aumentar lo nombre d’escòlas ont l’educacion se fa en galés. Lo parlament galés a ja aprovada una lei que vòl garentir que totes los escolans acaben l’escòla coma «parlants independents». 

En parallèl, cèrtas comunas ensajan de protegir la lenga dins las zònas ont es encara fòrça presenta. A Gwynedd, per exemple, la comuna voliá reservar quinze ostals socials del vilatge de Trefor a de parlants de galés, mas la mesura foguèt considerada illegala. La crompa d’ostals per de novèls residents anglofòns contribuís, d’efièch, a la reculada de la lenga dins qualques territòris ont lo galés es la lenga tradicionala.


[Imatge: Dave Noonan - sorsa: www.jornalet.com]

Bombardear la Historia

El 2 de marzo, el palacio de Golestán fue parcialmente destruido por los ataques israelí-estadounidenses en Irán. Como herederos de una cultura milenaria, no podemos cerrar los ojos

El palacio de Golestán, en Teherán, en 2022. / Parsa 2au (Wikimedia Commons)

Escrito por Diego Gómez Pickering 

“Un rico y extraordinario testimonio de lenguaje arquitectónico y arte decorativo que constituye una las primeras representaciones simbióticas entre los estilos europeo y persa”. Con estas palabras describe la UNESCO el valor artístico y la importancia histórica del palacio de Golestán, patrimonio de la humanidad. Localizado en el corazón de Teherán, su construcción se inició hace más de 400 años, durante la dinastía de los safávidas. El vasto complejo de jardines y salones decorados con piedras preciosas, tapices de seda e intrincados azulejos, fue residencia oficial de la familia real Qajar y se convirtió en el epicentro de creación cultural del llamado Imperio de la rosa durante el siglo XIX. El pasado 2 de marzo fue bombardeado y parcialmente destruido por la incursión militar israelí-estadounidense en Irán.  

Los daños infligidos al palacio de Golestán, considerado baluarte del patrimonio artístico e histórico de la capital iraní y una de sus edificaciones más antiguas aún en pie, fueron inmediatamente condenados por la UNESCO, máximo órgano internacional a cargo de la protección del patrimonio cultural, material e inmaterial, del mundo. La destrucción parcial del palacio de Golestán como resultado de los bombardeos contraviene la Convención para la Protección de los Bienes Culturales en caso de Conflicto Armado de 1954, conocida como Convención de La Haya, en donde se estipula que “...todo daño a los bienes culturales, independientemente de a quién pertenezcan, es un daño al patrimonio cultural de toda la humanidad, porque cada pueblo contribuye a la cultura del mundo…”. Convención de la cual son signatarios tanto Israel como Estados Unidos, además de Irán y, claro está, España. 

Un techo en el interior del palacio de Golestán. / Aminfadakarr (Wikimedia Commons)

Desafortunadamente, el bombardeo al palacio de Golestán no es un incidente aislado, sino todo lo contrario, forma parte de una creciente tendencia en la que como parte de campañas militares auspiciadas por intereses económicos y militares se ataca y destruye el patrimonio cultural, artístico e histórico del mundo. Ello en un contexto de creciente polarización, desconfianza en la diplomacia y el multilateralismo y lacerante incumplimiento del derecho internacional. Los bombardeos de esta semana a la histórica ciudad persa de Isfahán por israelíes y estadounidenses son prueba clara de ello. Así lo son también los ataques rusos de los últimos cuatro años contra el patrimonio arquitectónico de las ciudades ucranianas de Leópolis y Odesa; la destrucción del milenario monasterio de San Hilarión en Gaza perpetrada por las Fuerzas de Defensa de Israel o el daño estructural causado por los bombardeos de estas últimas al complejo arqueológico de Baalbek en el Líbano, de incalculable riqueza por su historia fenicia, griega, romana y otomana. Todos esos sitios, considerados por la UNESCO como patrimonio mundial.  

El desprecio que las guerras del siglo XXI muestran por la Historia es sintomático de un mundo que ha perdido la brújula, de una sociedad que enfrenta un severo dilema moral, para la que la muerte masiva de niños y niñas inocentes carece de toda misericordia, y de un liderazgo político corroído por la avaricia de poder y control, para el que no basta bombardear, derruir y arrasar, sino que es necesario borrar la Historia y el patrimonio que da cuenta de ella para imponer su propia narrativa mesiánica. Imaginemos por un instante que una lluvia de bombas es lanzada sobre la península, destruyendo la fachada modernista de la Sagrada Familia y decapitando la Torre de Jesús, dañando el Museo del Prado y derribando la galería de columnas de mármol que resguarda el Patio de los Leones en la Alhambra. Como herederos de una cultura milenaria, defensores de nuestro patrimonio que también es el de la humanidad, desde España no podemos cerrar los ojos ante lo que sucede.

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Diego Gómez Pickering es escritor y periodista, miembro del Consejo Internacional de Monumentos y Sitios (ICOMOS)

[Fuente: www.ctxt.es]

segunda-feira, 16 de março de 2026

«Cuina i cultura del gust al País Valencià», de Jaume Fàbrega

 Algú ha furtat la paella?

Jaume Fàbrega 

Escrit per Joan-Miquel Touron

Donar un currículum complet de Jaume Fàbrega és una operació perillosa. D'una banda, perquè podem estar segurs que sempre se'n descuidaria gran part i, més perillós, no deixaria cap espai per escriure un article. Direm per resumir que, entre una vintena de premis, ha obtingut el Gourmand World Cookbook Award en set ocasions –poca broma–, el Carlos Sarthou d'Assaig de Xàtiva i el Premi internacional de Llibre Gastronòmic Ciutat de Benicarló entre altres. Ha publicat un centenar de llibres en la seua majoria culinaris, quatre enciclopèdies –una de 12 volums– sobre la cuina, tant mediterrània com dels Països Catalans.

Un es demanaria: quan troba el temps de menjar? De família pagesa, coneix la cuina de primera mà i paladar quan encara era vaca, vedell, porc i aviram, sense comptar els horts i els seus tresors. Però Jaumó, com li diuen els amics, precisa sempre: “Jo no soc cap cuiner!” Però sí un historiador i professor d'etnogastronomia.

Ha ensenyat a una quantitat d'universitats com ara la UAB i durant un fotimer d'anys a la Universitat Catalana d'Estiu de Prada de Conflent (Catalunya-Nord), on he tingut el gran plaer d'aprofitar-me d'ell per enriquir la meua cultura culinària. Abans, no podia ni imaginar que posar ceba a la paella podia ser pecat!

Fàbrega, fa més de seixanta anys que prova de contestar a aquesta transcendental pregunta i per això ha consagrat una bíblia de 520 planes únicament dedicada al País Valencià. Cuina i cultura del gust al País Valencià. El patrimoni culinari, publicat per la Universitat d'Alacant, s'inscriu en el projecte institucional de gastronomia. Amb la genial iniciativa de creació d’un màster d'arrossos! Uns tresors a portada de plat i que sovint no sabem prou valorar. Per això, el llibre presenta una segona part amb tot un seguit de receptes que no hauríem de perdre’ns.

És un repàs complet i pràcticament exhaustiu al qual es lliura el nostre Jaumó nacional de les coques, als “bollos” i pastissets, sopes i fideuades, morterols i figatells. Amb una quantitat de referències impressionant a la cuina turca, magrebina, jueva, grega…, i un llarg etcètera.

“Mos han furtat la paella!”

Fàbrega s'interroga: com un plat que necessita un estri tan particular, que no existia enlloc més que a Catalunya i València, ha pogut conquerir el món de Nova York a Singapur?

Dues respostes potser: el turisme i el gust dels pobles per la descoberta i l'exotisme… A les quals caldria forçosament afegir que, encara que maltractada, la paella és bona. I fins i tot quan es tracta del succedani de paelles grogues fluorescents de la Jonquera, per la qual els francesos fan cues des de les deu del matí. Però és, sense cap mena de dubte, una paella, encara que calguen ulleres de sol per mirar-la!

Jaume Fàbrega, Cuina i cultura del gust al País Valencià, Universitat d’Alacant (2019)

Una “Paella Turística”, que sempre hauríem d'anomenar així, que ha conquerit el món, des de les cuines a les llaunes de conserva, passant per plats congelats. A tots els mercats i fires de França te la couen al lloc mateix i la venen a grans cops de llossades calentes. Qui voldria robar aquesta “Paella Turística” a un País Valencià que en comptaria més d’uns quants centenars d'excel·lentíssimes?

“Talibans arrosaires?”  Fàbrega en cita un d'aquests:

Talibanismo gastronómico. Los valencianos tendrían que estar eternamente agradecidos a los madrileños, que hemos cogido un plato soso e insulso como la paella valenciana, con judías y alubias, y lo hemos transformado en un manjar conocido a nivel mundial al añadir guisantes, cebollita picada y marisco (y jubilando a las judías y alubias).”

I el sorneguer Jaumó hi afegeix, com si res: “No vull pensar el que hauria passat si l'autor d'aquesta comunicació fos català…”

Quina seria la paella dels orígens? I contesta el nostre Mestre:

“Per a la major part de valencians la paella és de pollastre —o també de conill— amb verdures i res més. S'accepta la de marisc —escamarlans, gambes, clòtxines— però en general cap més, i cap de barrejada amb carn i mariscs o altres ingredients.”

En Vicent Sanchis fa una paella dels orígens excel·lentíssima. Joan Fuster en feia una, encara més d’origen, si és possible, amb un grapat de caragols i unes rates de marjal. Com les podia obtenir? En Joan-Pere Viladecans ens confia: “Fuster nos les servia a taula com un tresor de delicadesa culinària digne dels més grans gurmets”.

Per continuar sense voler ofendre, recordar que una d'aquestes “Paelles Turístiques” té denominació registrada pel restaurant La Barceloneta (la Marina-Barcelona). Denominació d'origen núm. 1520. Francament, no se li veu massa l'interès. De fet, és la recepta clavada a la que el simpàtic turiferari reivindicava com a exclusivament madrilenya en “Talibanismo gastronómico?”

“L'honor està salvat!”

Per què no fer com ho preconitza judiciosament Jaume Fàbrega i promoure el centenar de paelles originals, d'arrossos o d'arròs de… –com diuen a Dénia– i deixar la “Paella Turística” groga fluorescent pel que és. A la Vall d'Aran li diuen judiciosament “la paella dels francesos”. Perquè cada diumenge llurs veïns passen la frontera per venir a menjar gambes, musclos i colorants alimentaris en aquesta vall occitana.

Imagineu el nivell cultural de qui va fins a la Vall d'Aran per menjar paelles i entendreu que ningú —encara que ho vulga— ens / us ha “furtat” res!


[Foto: Mireia Comas | El Món - font: www.laveudelsllibres.cat]

Israele è preda di un fervore messianico per una guerra biblica

Sostiene che i fanatici sono Hamas e Iran – ma lo stesso Israele si sta imbarcando sempre più in una crociata religiosa

Netanyahu ha di nuovo fatto riferimento alla distruzione di Amalek dopo l'attacco del 7 ottobre

di Lubna Masarwa 

Middle East Eye

Mi sono alzata alle 2 del mattino, confusa riguardo a se i rumori che stavo sentendo fossero sirene di un attacco aereo o una folla nelle sinagoghe vicine, che cantava e ballava nelle ultime ore di celebrazione della festa di Purim.

Mercoledì migliaia di ebrei israeliani sono scesi nelle strade di Gerusalemme sfidando le istruzioni della polizia e del Comando del Fronte Interno.

Dall’altra parte della città la moschea di Al-Aqsa è stata chiusa per il quinto giorno nel bel mezzo del Ramadan con il pretesto che c’è in corso una guerra ed è troppo pericoloso consentire preghiere in pubblico.

Per un breve momento in Israele si è sviluppata un’atmosfera carnevalesca. La parlamentare della Knesset [il parlamento israeliano, ndt.] Limor Son Har-Melech si è mascherata da boia. Il suo partito è il principale sostenitore di una legge attualmente in fase di discussione alla Knesset che imporrebbe la pena di morte contro prigionieri palestinesi condannati per omicidio.

Era una festa o una guerra?

Etsiq, che lavora in un negozio di alimentari a Gerusalemme, ha una sua teoria sul perché il primo ministro israeliano Benjamin Netanyahu abbia scelto questo momento per bombardare l’Iran: per riecheggiare l’uccisione di Haman dalla storia di Purim nel Libro di Ester, che viene letto durante la festa.

Durante l’impero degli Achemenidi Haman, un funzionario della corte del re di Persia, venne coinvolto in un piano per uccidere il popolo ebraico della regione e poi messo a morte per impiccagione dopo l’intervento di Mordechai.

Quando ho chiesto a Etsiq come se la stava cavando in mezzo a questa crisi, ha risposto: “Amiamo la guerra. E’ buona anche per la vendita di alimenti.”

Cambiare la narrazione

Etsiq non è affatto l’unico. Le reti sociali sono piene di immagini dell’ultimo leader iraniano, l’ayatollah Ali Khamenei, trasformato digitalmente nel cattivo Haman di oggi. Un’immagine lo rappresenta con le “orecchie di Haman”, un riferimento agli hamantaschen, i dolci triangolari [di pasta frolla e marmellata, ndt.] che tradizionalmente gli ebrei mangiano a Purim.

Anche molti siti ebraici di notizie si sono chiesti se la storia si stesse ripetendo. Avri Gilad, un importante personaggio televisivo di Channel 12 News, si è presentato nel suo programma del martedì vestito da pilota.

Gilad ha affermato che si stava scrivendo un nuovo capitolo del Libro di Ester: “E’ sorprendente che ciò avvenga dopo 2.000 anni ed è davvero la stessa cosa … tutta la vicenda che si chiude con una sorprendente importanza epocale.”

Poco a poco Israele sta cambiando la narrazione secondo cui esso esiste in conseguenza dell’Olocausto. Sta emergendo un nuovo linguaggio che utilizza vicende bibliche per giustificare la visione del Grande Israele.

Alla vigilia di Purim Netanyahu ha visitato a Beit Shemesh, fuori Gerusalemme, il sito di un attacco missilistico iraniano che ha ucciso nove israeliani.

In seguito ha postato su X (ex Twitter): “Leggiamo in questo brano settimanale della Torah: ‘Ricorda quello che ti ha fatto Amalek.’ Lo ricordiamo e agiamo.” Questo confronto con il nemico biblico del popolo ebraico è stato citato anche contro Hamas dopo l’attacco del 7 ottobre 2023.

Prima che arrivasse il premier uno degli abitanti della zona ha scoperto un tallit, uno scialle da preghiera ebraico, rimasto intatto dopo l’attacco missilistico. “Qui è bruciato tutto e solo il tallit e lo Yalkut Yosef [libro delle preghiere] non sono bruciati. E’ un miracolo, quindi preghiamo insieme,” ha detto l’abitante.

Anche ministri del governo hanno invocato una finalità religiosa nell’attacco all’Iran. Orit Strook, il ministro per gli Affari delle Colonie, ha detto in un’intervista radiofonica: “Quando il primo ministro mi ha chiamato… gli ho detto che era giusto che ciò stesse avvenendo a Shabbat Zachor, quando leggiamo della eliminazione di Amalek.” Netanyahu avrebbe risposto: “Questa volta non stiamo solo ricordando e leggendo, questa volta stiamo agendo.”

Confini superati

In una coalizione appoggiata dai partiti religiosi altri membri del governo di Netanyahu hanno manifestato opinioni simili.

Il parlamentare Machal Woldiger, del partito Sionismo Religioso [di estrema destra dei coloni, ndt.], ha detto ad un’emittente radiofonica israeliana: “Stiamo facendo la storia. Stiamo entrando nella Bibbia. Sono giorni speciali e santi per il popolo di Israele; tutto sta andando per il meglio.”

Questa narrazione secondo cui il popolo ebraico si sta vendicando del passato biblico è talmente forte che la stanno utilizzando anche i politici laici.

Yulia Malinovsky, parlamentare del partito dell’opposizione laica Yisrael Beiteinu [nazionalista di destra, che rappresenta gli immigrati russi, ndt.], ha reagito all’assassinio di Khamenei postando: “E’ stato eliminato l’Haman contemporaneo.”

E Yair Lapid, leader dell’opposizione, che è diventato un simbolo di secolarismo, ha appoggiato l’idea di una Grande Israele dicendo: “Il sionismo è basato sulla Bibbia. Il nostro mandato sulla Terra di Israele è biblico.”

Questa idea ha ottenuto un inquadramento intellettuale e politico. Eitan Lasri, un ex- consigliere di Netanyahu, ha detto sul sito in rete di Channel 14: “Ancora una volta lo Stato di Israele affronta una minaccia proveniente da quello stesso contesto storico, questa volta nella forma del regime iraniano.”

Lasri ha concluso: “La campagna di Purim… è una lotta tra il desiderio di distruggere e il diritto di vivere. Proprio come ai tempi di Mordechai ed Ester la minaccia si è trasformata in vittoria; quindi anche nella nostra generazione possiamo trasformare la minaccia in un’opportunità.”

Per 75 anni questa lotta è stata inquadrata come un conflitto per la terra, e come tale ha avuto dei parametri. Ha avuto una definizione e dei confini. E’ stata una lotta per liberare la terra palestinese dall’occupazione. La terra è negoziabile, la religione no. Ora questi confini sono stati superati. Se gli israeliani vogliono davvero trasformarla in una guerra di religione, devono pensare alle conseguenze. Dovrebbero prendere in considerazione le forze del mondo islamico che si potrebbero sollevare per opporsi a loro.

Ora i palestinesi non stanno lottando solo contro l’occupazione, ma contro un crescente fondamentalismo religioso messianico.

Israele cerca ancora di presentarsi all’opinione pubblica occidentale come una democrazia occidentale. Sostiene che i fanatici religiosi sono Hamas e l’Iran. Ma lo stesso Israele sta lottando sempre più una guerra di religione.


Le opinioni espresse in questo articolo sono dell’autrice e non riflettono necessariamente la politica editoriale di Middle East Eye.

Lubna Masarwa è una giornalista e capo della redazione di Palestina e Israele di Middle East Eye con sede a Gerusalemme..

[Traduzione dall’inglese di Amedeo Rossi - foto: AFP - fonte: www.zeitun.info]