Isac Nunes da Luz Cordeiro
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Tradutor Público e
Intérprete do Comércio
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Idiomas: francês, espanhol, catalão e galego ***
Matriculado na Junta Comercial do Estado do Paraná
*** Curitiba ***
República Federativa do Brasil
L’Italie
envisage de sanctionner les piétons qui utilisent leur téléphone en marchant ou
en traversant la chaussée. Le projet de révision du Code de la route, porté par
le ministère italien des Infrastructures et des Transports, prévoit une amende
de 75 euros afin de limiter les comportements jugés dangereux.
Écrit par Gaspard
Lignard
La proposition
relance en France le débat sur les «piétons zombies», ces usagers absorbés par
leur écran.
Si
l’inattention constitue un risque réel pour la sécurité routière, la question
de la verbalisation divise entre partisans d’une règle dissuasive et défenseurs
d’une approche fondée sur la sensibilisation.
Une mesure italienne centrée sur la
traversée
Selon les
éléments rapportés par Le Parisien, les piétons italiens pourraient être
sanctionnés lorsqu’ils consultent leur smartphone en traversant la rue ou en
circulant sur la chaussée. La mesure viserait aussi d’autres équipements
électroniques, notamment les ordinateurs portables et les tablettes.
Le ministère
italien précise toutefois que les dispositifs mains libres et les écouteurs
resteraient autorisés, à condition qu’ils ne compromettent pas la sécurité. Le
texte ne cherche donc pas à interdire tout usage numérique dans l’espace
public, mais à encadrer les situations dans lesquelles l’attention du piéton
est indispensable.
Le projet
s’inscrit aussi dans une évolution de la responsabilité en cas de collision.
Les automobilistes demeurent tenus de céder le passage et d’adapter leur
conduite. Mais les piétons devraient également avoir un comportement «visible
et prévisible», notamment en vérifiant que les véhicules les ont repérés avant
de s’engager.
La distraction, un risque identifié en
France
En France,
aucune amende spécifique contre les personnes qui regardent leur téléphone en
marchant n’est actuellement envisagée. La Sécurité routière alerte néanmoins
sur les conséquences de l’inattention: un accident mortel sur dix impliquant un
piéton serait en partie lié à ce facteur, tandis que près de trois personnes
sur dix se montreraient inattentives au moment de traverser.
En octobre
2025, une campagne de prévention a ainsi été lancée pour rappeler les dangers
de l’usage du téléphone aux abords de la circulation. L’objectif est de
rétablir l’attention nécessaire face aux voitures, vélos, trottinettes et
autres mobilités présentes dans les centres urbains.
L’enjeu dépasse
d’ailleurs le seul smartphone. Un piéton qui lit un message, suit une
application GPS ou porte des écouteurs peut moins bien percevoir les signaux
sonores et visuels autour de lui. Dans les zones denses, quelques secondes de
distraction peuvent suffire à réduire la capacité de réaction.
Verbaliser ou responsabiliser davantage
La sanction de
75 euros envisagée en Italie trouve des soutiens parmi les personnes qui
estiment que la règle peut faire évoluer les comportements. Interrogée
par RTL, Amandine, étudiante et conductrice, y
voit une réponse proportionnée: «C’est une amende juste pour la sécurité des
gens et je trouve ça normal.»
D’autres
considèrent qu’une interdiction serait difficile à appliquer et risquerait de
pénaliser des usages ordinaires, comme consulter un itinéraire ou envoyer un
message. Alexia, 18 ans, souligne sur RTL: «On ne peut plus s’en passer,
surtout pour le GPS. On a besoin d’écrire à nos amis, écouter de la musique… Il
y a des millions de personnes à verbaliser, c’est impossible.»
Le débat
renvoie donc à une question pratique: faut-il créer une infraction
supplémentaire ou mieux faire respecter les règles déjà existantes? Une voie
intermédiaire pourrait consister à renforcer la prévention aux abords des
passages piétons, des écoles et des axes très fréquentés, tout en ciblant les
comportements manifestement dangereux.
Des précédents à l’étranger
L’Italie ne
serait pas le premier pays à adopter une réponse financière. En Lituanie,
l’usage du téléphone lors de la traversée peut déjà entraîner une amende de 40
euros depuis 2018. À Honolulu, à Hawaï, les piétons ne peuvent pas rédiger de
textos en traversant, même s’ils peuvent téléphoner.
Ces exemples
montrent que les législateurs cherchent moins à réglementer la marche qu’à
prévenir les accidents dans les moments les plus exposés. La portée d’une telle
mesure dépendrait toutefois de sa lisibilité, de son contrôle et de son
acceptation par le public.
En France, la
prudence reste pour l’instant privilégiée à la sanction. Le débat italien
rappelle néanmoins que la sécurité des piétons ne dépend pas uniquement de la
vigilance des conducteurs: elle repose aussi sur l’attention de chacun au
moment de traverser.
[Photo: Martin Ollman/Getty Images - source :
www.epochtimes.fr]
Israel está
sustituyendo nombres de lugares históricos árabes en Jerusalén, al tiempo que
intensifica las medidas contra las instituciones y los funcionarios palestinos
en la ciudad ocupada.
Decenas de miles de fieles
palestinos asistieron a las oraciones en Al-Aqsa.
The Palestine Chronicle
Principales novedades
La gobernación de Jerusalén acusó a
las autoridades israelíes de sustituir sistemáticamente los nombres árabes
tradicionales de calles y monumentos por alternativas en hebreo.
Según se informa, las autoridades
retiraron los letreros que identificaban a Bab al-Amoud, o Puerta de
Damasco, e instalaron un letrero que decía «Puerta Vieja».
El ministro palestino para Asuntos de
Jerusalén, Ashraf al-Aawar, fue detenido el miércoles cerca de la mezquita
de Al-Aqsa, siendo esta su segunda detención en una semana.
Las autoridades
israelíes están sustituyendo nombres árabes históricos en toda la Jerusalén
ocupada, en lo que los funcionarios palestinos describen como un intento de
remodelar la identidad de la ciudad y borrar su herencia árabe, islámica y
cristiana.
La Gobernación de
Jerusalén anunció el miércoles que las autoridades israelíes habían retirado
los letreros con el nombre histórico de Bab al-Amoud, ampliamente conocido en
inglés como Puerta de Damasco, y habían instalado un letrero que identifica el
lugar como «Puerta Vieja».
Bab al-Amoud es
una de las principales entradas a la Ciudad Vieja de Jerusalén y uno de sus
monumentos palestinos más reconocibles.
La gobernación
afirmó que el cambio no debe considerarse una decisión administrativa aislada,
sino parte de una política israelí más amplia dirigida al panorama histórico y
cultural de Jerusalén.
Según el
comunicado, los nombres que dan nombre a las puertas, calles y monumentos de la
ciudad forman parte de la “memoria nacional, histórica y cultural” de
Jerusalén.
La gobernación
advirtió sobre los «continuos esfuerzos por alterar el carácter histórico de
Jerusalén», pero afirmó que los intentos de imponer nuevos nombres y realidades
«no borrarían la historia de la ciudad ni la memoria colectiva».
La controversia
surge en medio de una serie de medidas israelíes dirigidas contra instituciones
y funcionarios palestinos en Jerusalén Este ocupada.
El martes, las
fuerzas israelíes se apoderaron del Centro de Formación Profesional de
Qalandia, gestionado por la agencia de la ONU para los refugiados palestinos,
la UNRWA.
Las fuerzas
israelíes evacuaron al personal, tomaron el control del recinto e izaron una
bandera israelí en su patio. Posteriormente, el municipio de Jerusalén envió
equipos al lugar para comenzar las obras, de acuerdo con los planes para
establecer allí un complejo educativo municipal.
Un día después,
las autoridades israelíes detuvieron al ministro palestino de Asuntos de
Jerusalén, Ashraf al-Aawar, mientras asistía a una reunión familiar de duelo en
Silwan, cerca de la mezquita de Al-Aqsa, según informó la gobernación de
Jerusalén.
Según la
gobernación, las autoridades israelíes habían detenido previamente a al-Aawar
en su casa de Silwan y lo retuvieron durante varias horas antes de liberarlo
sin dar ninguna explicación.
El año pasado,
Israel también prohibió al ministro palestino la entrada a Cisjordania ocupada
durante seis meses, una restricción que posteriormente se prorrogó.
Las autoridades
palestinas llevan mucho tiempo acusando a Israel de intentar alterar la
identidad palestina de Jerusalén mediante la expansión de los asentamientos,
las demoliciones, las restricciones a las instituciones palestinas y los
cambios en el paisaje físico y cultural de la ciudad.
Jerusalén Este ha
estado bajo ocupación israelí desde 1967. Posteriormente, Israel anexó el
territorio, una medida que no está reconocida internacionalmente.
La Resolución 478
del Consejo de Seguridad de la ONU y otras resoluciones de la ONU rechazan las
medidas israelíes destinadas a alterar el carácter, la composición demográfica,
el estatus jurídico o el estatus político de Jerusalén.
[Foto: vía redes
sociales, QNN - reproducido en www.gerardodelval.com]
Da giovane, a Buenos
Aires, lo chiamavano El Yoni, traslitterazione argentina di Johnny,
perché era cresciuto negli Stati Uniti. Più John Wayne che Carlos Gardel. A New
York, quando gli parlavano in spagnolo, rispondeva in inglese e confessava di
essere italiano, per timore di essere confuso con un portoricano. Quanto
al lunfardo, gergo popolare bonaerense, argot della malavita che
spesso affiora nei testi di tango, gli era non solo estraneo, ma con ogni
probabilità l’avrebbe rifiutato in quanto cifra della Buenos Aires malfamata e
viziosa che aborriva.
Astor Piazzolla (Astòr dall’italiano
Astorre; la dinastia degli Astor anglo-americani non c’entra), propugnatore
del nuevo tango, il musicista argentino più importante del
Ventesimo Secolo, colui che trasferì il tango dalle sale da ballo di Buenos
Aires ai teatri e le sale da concerto più prestigiose del mondo, di sé diceva:
“io non ho niente a chevedere con il tango. La musica che faccio è quella
della Buenos Aires di oggi. Qui non ci sono gauchos e neanche
struzzi, né tanto meno furfanti a ogni angolo di strada”. Appunto. Niente
furfanti, niente giocatori d’azzardo o donne di facili costumi, niente lame di
coltello che sfavillano al chiaro di luna, niente lunfardo. Ma
soprattutto questo: niente ballerini.
Una delle definizioni più
abusate del tango è quella che lo scrittore argentino Ernesto Sábato attribuì
al compositore Enrique Santos Discépolo (massimo creatore del tango,
diceva Sábato), secondo il quale “il tango è un pensiero triste che si balla”.
Jorge Luis Borges si prese cura di segnalare, di quella frase, due parole a suo
dire discutibili: pensiero e triste. Il tango,
secondo Borges, non è assimilabile a un pensiero, ma a qualcosa di più
profondo: un’emozione. Quanto all’aggettivo triste, Borges era
dell’avviso che i primi tanghi non fossero affatto tristi. Sergio Piñero, amico
di Borges, poeta e già direttore della rivista Martin Fierro, fece
risalire questa tristezza agli immigrati italiani, colpevoli, a suo dire, di
aver illanguidito un genere nato in realtà rissoso “nel barrio
Palermo, o nelle tende di Adela vicino alla prigione (le ‘carpas de Adela’
erano dei postriboli, ndr.), o in calle Chile nel barrio Sur o forse nei
Corrales Viejos (…), solo più tardi il tango si allontana dai luoghi
considerati criollos, e si svigorisce quando giunge nel quartiere
genovese della Boca” (Jorge Luis Borges, Il tango. Quattro conferenze,
ed. Adelphi, 2019). Borges disse di non condividere questa interpretazione,
ritenendo piuttosto che il tango si sia intristito poiché guadagnando in
facoltà immaginativa perse per strada molto dell’eroismo e dello stoicismo
delle origini (“la paura nasce dall’immaginarsi le disgrazie prima che
accadano”, scrive Borges).
Di quella frase di Enrique
Santos Discépolo, Astor Piazzolla avrebbe con probabilità cercato anzitutto di
confutare l’idea secondo cui il tango sia una musica fatta per essere ballata.
Nessuno, fino all’avvento di Piazzolla, aveva mai osato pensare e
soprattutto dire pubblicamente una cosa del genere. Le
orchestre di tango amate a Buenos Aires assolvevano precisamente questa
funzione: far ballare la gente. Piazzolla, nel sostenere che il tango era
musica da ascoltare prima ancora che da ballare, colpì il tango e gli argentini
dritto al cuore. Incredulità, scandalo, indignazione. “A me i ballerini non
sono mai interessati”, aveva confidato Piazzolla al suo primo biografo, Alberto
Speratti (Con Piazzolla, Galerna, Buenos Aires, 1969). Borges (ricorrerà
spesso in queste righe) sosteneva che “musicalmente, il tango non deve essere
importante, la sua unica importanza è quella che gli attribuiamo”. Parole che
molti musicisti di tango dell’epoca in cui Piazzolla si faceva le ossa
arrangiando e componendo per l’orchestra di Aníbal Troilo avrebbero
probabilmente sottoscritto.
Astor Piazzolla nacque a
Mar del Plata l’11 marzo del 1921, ma a cinque anni si trasferì a New York con
la famiglia, dove rimase per poco più di dieci anni, prima di fare ritorno in
patria. Papà Vicente, giunto nelle Americhe dalla Puglia, per sbarcare il lunario
nella Grande Mela contrabbandava whisky che preparava e imbottigliava in gran
segreto nella vasca da bagno. La vita della famiglia Piazzolla, a New York, con
le sue amicizie pericolose e il barcamenarsi ai margini della legge, pare un
episodio minore della saga di Il Padrino di Francis Ford
Coppola. Ciò che più conta, però, è che il piccolo Astor imparò a suonare il
bandoneon – la fisarmonica di origine tedesca caratteristica delle orchestre di
tango – a Little Italy, New York, e non a Buenos Aires. Lo fece un po’
controvoglia su insistenza di papà Vicente. Astor era piuttosto affascinato dal
jazz e dalla figura di George Gershwin, colui che, ai suoi occhi, aveva saputo
coniugare musica colta e musica popolare, erudizione e istinto, Europa e Nuovo Mondo.
Mille volte avrebbe preferito sedersi davanti a un pianoforte o imbracciare un
violino, ma la sorte gli aveva riservato quello: una fisarmonica. Vicente
Loduca, pure di origine italiana e a sua volta suonatore di bandoneon, fra i
primi a portare il tango a Parigi fin dagli anni ’10 del Novecento, ricordava
come fossero in pochi, all’epoca, ad avere il coraggio di entrare in una sala
con lo strumento nella custodia: si vergognavano del suo aspetto, della sua
volgarità.
Astor Piazzolla ha
trascorso buona parte della sua vita a ripudiare il tango. Voleva
fortissimamente profilarsi alla stregua di Gershwin o di Béla Bartók, di
Stravinsky, e per riuscirci, quanto tornò in Argentina, prese lezioni da
Alberto Ginastera. Anni dopo, a Parigi, provò con Nadia Boulanger, ma lei gli
chiese quale musica suonasse in Argentina e Astor, con profondo imbarazzo,
confessò che era un musicista di tango. Lei allora pretese che le suonasse
qualcosa. Leggenda vuole che, dopo averlo sentito suonare la musica a cui lui,
suo malgrado, apparteneva, l’abbia quasi implorato: “questa è la sua musica,
non la abbandoni mai!”. Il difficile rapporto di Astor Piazzolla con il tango
non riguardava in verità tanto la musica, quanto il contorno, le premesse, la
cornice, qualcosa da cui molti, in Argentina, e ben prima di lui, avevano
sentito la necessità di smarcarsi. Il tango, proprio come il jazz, era una
musica associata ai postriboli. Lo ballavano gli uomini, fu Parigi e non Buenos
Aires a canonizzarlo, e nel farlo fu costretta a rinunciare alle pose
coreografiche originali, cortes y quebradas, trasformandosi, nelle
parole di Borges, “in una specie di camminata voluttuosa”. Come sottolinea più
volte lo stesso Borges nel volume citato, la gente comune stentò ad adottarlo
proprio perché ne conosceva l’origine. Furono piuttosto i niños bien dell’alta
società di Buenos Aires a farlo proprio e a esportarlo a Parigi. Leopoldo
Lugones, poeta molto amato da Borges, scrisse: “il tango, questo rettile da
lupanare”, e pur amandolo e sentendolo profondamente suo, pubblicamente lo
disdegnava.
Questo apparente paradosso
accompagnò a lungo anche Astor Piazzolla. L’ombra della dissolutezza, da un
lato, la dissipazione delle sale da ballo, il crimine e il vizio cui il tango
incessantemente si riferiva e da cui traeva la sua ispirazione, dall’altro la
poetica che si abbeverò a quelle ombre, e l’impossibilità, una volta diventato
un genere alla moda, di sottrarsi a quelle ombre e a quella poetica (si pensi,
ben oltre il successo parigino, a come il tango sia ormai parte del repertorio
di molti musicisti di estrazione colta, sorta di licenza esotica – vogliamo
dire erotica? – con cui ravvivare i programmi di sala). Ciò che lo
scrittore e giornalista Riccardo Piglia definì gustosamente “quel surrealismo
da quattro soldi che accosta il violino al colibrì e la forfora al cuore”,
oppure il Julio Cortázar del racconto Le porte del cielo, quando
nel descrivere una serata da ballo con l’orchestra di Francisco Canaro, parla
di “odor di cipria a buon mercato” e, nel descrivere gli astanti, scrive:
“compaiono alle undici di sera, calano da zone vaghe della città, lenti e
sicuri, soli o a due a due, le donne quasi nane e dai lineamenti quasi cinesi,
gli uomini simili a giavanesi, stretti in abiti a quadri o neri, con i capelli
ispidi pettinati a fatica” e di “odore di borotalco umidiccio sulla pelle, di
frutta marcia che ti fa sospettare affrettati lavacri”. Astor Piazzolla si
batté contro tutto e contro tutti per sottrarre il tango a questa dimensione.
La sua ambizione, come si
diceva, era di elevarlo a musica seria, una musica da ascoltare a concerto, non
da strascicare in balera, a immagine di quanto Ravel, Bartók, Stravinsky,
Villa-Lobos o Manuel de Falla avevano fatto con le musiche di estrazione popolare, ma anche di sottrarlo alla monotonia del sempre uguale, inseguendo
nuove forme come nel jazz stava facendo Stan Kenton, altro suo grande punto di
riferimento. Non a caso, e proprio a immagine di Kenton, il quale dava ai suoi
dischi dei titoli altisonanti: Artistry in Rhythm (1950), A
presentation of progressive jazz (1950), Innovations in Modern
Music (1950), fin dalla metà degli anni ’50 Piazzolla prese a sua
volta a esplicitare, enfatizzandoli, i suoi intendimenti: Sinfonía de
Tango (1955), Tango progresivo (1956), Tango
moderno (1957), Lo Que Vendra (1957), e poi, negli
anni ’60, Tango Contemporáneo (1963), 20 años de
Vanguardia (1964), giù giù fino agli ultimi capolavori: Tango:
Zero Hour (1986), The New Tango (1987, con il
vibrafonista Gary Burton).
Inutile dire che accanto
agli estimatori si guadagnò anche dei nemici. Alcuni particolarmente
agguerriti. Ernesto Sábato, nel romanzo Sopra eroi e tombe pubblicato
nel 1961, fa dire a un suo personaggio: “La nuova generazione non ne sa niente
di tango. Solo fostrò, bolero, rumba, e tutte quelle stronzate. Il tango è una
cosa seria, profonda. Parla dell’anima, ti fa pensare. (…) E quando uno di quei
pagliacci pretende di fare tango nuovo… non ne parliamo, sarà meglio. Il tango
dev’essere tango o niente”. Nel libro Tango, discusion y clave sempre
Ernesto Sábato si prendeva cura di attribuire al tango un valore che andava ben
oltre i meriti musicali e artistici del genere, trasformandolo in una sorta di
impronta morale o di cruccio filosofico per chi era nato su quel lembo di
terra: “un napoletano che balla una tarantella lo fa per divertirsi, il
bonaerense che si fa un giro di tango lo fa per meditare sull’esistenza”. Non
sono molte le musiche di estrazione popolare che hanno assunto, nel tempo, una
simile valenza e che sono state caricate, loro malgrado, di tanto afflato. Il
compositore Juan Carlos Paz, fra i maggiori critici della scuola
latino-americana che si sforzò, nei primi decenni del Novecento, di cercare
delle confluenze fra la musica di ascendenza colta e le musiche di matrice
folklorica, liquidò così la questione: “Tutta questa musica sofisticata, mezza
popolare, mezza colta – jazz metafisico, tango con innesti di Bartók, Ravel,
Stravinsky o di chiunque altro possa concedere l’imprescindibile e sofisticata licenza di cultura e modernità”.
A sancire l’infantile
perfidia degli eruditi nei confronti di Piazzolla pensò proprio Jorge Luis
Borges, il quale si riferiva al musicista chiamandolo col termine infamante
di Pianola. Borges amava il tango delle origini. Aveva delle
riserve persino su Gardel, reo, a suo dire, di aver inferto al tango una posa
drammatica che in origine non aveva, figurarsi un modernista come Piazzolla. Su
di lui, pur riconoscendone il talento, spese parole crudeli. Chiamato a
collaborare con Piazzolla a metà anni ‘60, Borges confidò all’amico Adolfo Bioy
Casares la sua pena: “Piazzolla ha suonato dei tanghi suoi. Mia madre credeva
fosse musica brasiliana. È un inetto e per giunta è così vanitoso… (…) Ti rendi
conto di che razza di animale è? Non sono né tanghi né niente del genere. Il
tango si sente nel corpo. Ascolti un tango e cambi subito postura, ti contrai
un po’. Lui li chiama tanghi solo perché se li presentasse
come semplice musica i musicisti lo sbranerebbero: invece, come innovatore del
tango lo tollerano e lo fomentano pure”. Da par suo Piazzolla considerava Borges
“un tipo stranissimo e distaccato”. Non lo capiva e non condivideva i suoi
gusti musicali. Davvero difficile immaginare due artisti più incompatibili e
più agli antipodi.
Nel suo Music. A
subversive history (Basic Books, 2019), lo storico della musica Ted
Gioia sostiene che vi siano molti punti in comune fra i compositori che
innovarono la musica colta nei primi decenni del Ventesimo Secolo e i pionieri
del ragtime, del jazz o del blues, e individua uno di questi punti di contatto
nello sradicamento, nella condizione di chi è chiamato a vivere e
creare in terra straniera. Gioia, un punto di vista vertiginoso, suggerisce che
la storia della musica americana sia in buona parte figlia dello sradicamento
di un popolo, o meglio, di individui di popoli diversi (gli afro-americani), e
che questa condizione di estraneità, di spaesamento, di privazione del proprio
patrimonio di cultura e tradizione, abbia determinato, quasi per necessità di
adattamento, la creazione di nuove forme di espressione musicale. Gioia va un
passo oltre e arriva a ipotizzare che persino nel mondo della musica colta
l’innovazione, e in particolare proprio nel Ventesimo Secolo, sia sovente da
ascrivere agli outsider, siano questi esiliati politici o semplici
emigrati. Prescindendo dalla generazione dei Gershwin e degli Irving Berlin
(quasi tutta la canzone americana degli anni ’20 e ’30 nata in ambito teatrale
o cinematografico reca la firma di un compositore o di un paroliere di origine
ebraica, e lo stesso si potrebbe dire dei librettisti e dell’industria musicale
tutta), Gioia fa i nomi di Arnold Schoenberg (da Vienna alla California), Igor
Stravinsky (Svizzera, Francia, Stati Uniti), Paul Hindemith, Kurt Weill, Sergei
Rachmaninoff, Béla Bartók, Erich Wolfgang Korngold, Ernest Bloch… Circostanze
diverse, motivazioni diverse. A ben vedere persino Händel e Haydn
(Inghilterra), o Chopin e Liszt (Parigi) prima di loro avevano operato e creato
in terra straniera. Nel catalogo di emigrati illustri Ted Gioia stranamente non
include Astor Piazzolla, ma nessuno meglio di lui avrebbe potuto rivendicare lo
statuto di “sradicato DOC”: diventato adulto a New York, bandoneista a Little
Italy, studi musicali a Parigi, la sensazione di essere straniero in patria, il
rifiuto di operare entro i canoni e il sistema del tango così come lo avevano
sempre inteso gli argentini. Se c’era qualcuno che poteva rifondare il tango
partendo da un presupposto altro, quello era proprio Astor Piazzolla, El
Yoni. Lo scrittore Ricardo Piglia ha scritto che “il tango, come la
letteratura, non rispecchia una realtà, ma reclama una realtà”. E Piazzolla
proprio questo ha fatto: ha dato al tango non tanto una seconda vita, ma una
nuova realtà entro cui esprimersi.
Astor Piazzolla, "Adios Nonino"
Letture consigliate
Diego Fischerman e Abel
Gilbert, Piazzolla. La biografia, Minimum Fax, 2012
Jorge Luis Borges, Il
tango, Adelphi, 2019
Jorge Luis Borges, Storia
del tango, in Evaristo Carriego, Einaudi, 1972
Julio Cortázar, Le
porte del cielo, in Bestiario, Einaudi, 1965
Ulrich Siegmund, tête de liste de l'AfD, lors de son
arrivée pour un débat sur la chaîne régionale MDR à Magdebourg, le 26 août
2026.
Écrit par Stephan Martens
En Allemagne, les
électeurs sont appelés à renouveler leurs représentants aux Parlements
régionaux de Saxe-Anhalt, de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de Berlin en
septembre. Prévu le 6 septembre, le scrutin de Saxe-Anhalt pourrait voir le
parti de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) accéder au pouvoir. Pour la
première fois depuis 1945, une formation d’extrême droite pourrait donc accéder
à la direction d’un Land, alors que l’AfD est déjà le premier parti
d’opposition au Parlement fédéral.
Ce parti, qui a
su capitaliser sur des événements récents, tels que l’attentat
islamiste lors de la Marche des fiertés de Berlin, le laborieux remaniement
gouvernemental de juillet et la grave crise de l’industrie automobile, est en
tête des intentions de vote en Saxe-Anhalt (40 %) et en
Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (35 %).
L’Allemagne a
longtemps voulu se présenter comme un modèle pour le monde, notamment en
matière de stabilité politique, de gestion des déchets, de protection du climat
ou d’accueil des migrants. La République fédérale d’Allemagne (RFA) s’est
construite sur la négation du national-socialisme, où toute forme de
patriotisme est devenue suspecte. Les partis traditionnels du rassemblement
(Volksparteien), comme les chrétiens-démocrates de la CDU/CSU et les
sociaux-démocrates du SPD, ont cherché à mener une politique de consensus, au
centre (Mitte) de l’échiquier politique, afin d’éviter de brusquer l’opinion
publique.
Cette stratégie a
conduit à une domination des gouvernements de «grande coalition» depuis 2005, à
l’exception de la législature 2009-2013. Cette approche, qui a apporté une certaine
stabilité, atteint aujourd’hui ses limites.
L’AfD a connu
une ascension fulgurante avec la crise migratoire de 2015
En
2015, l’Allemagne a ouvert ses portes à près d’un million de réfugiés fuyant
la guerre en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Bien que ce geste d’accueil ait
été salué par de nombreux Allemands, et que le pays soit devenu plus
cosmopolite, il a également engendré un ressentiment, surtout en ex-République
démocratique allemande (RDA) où la classe politique n’a pas su engager un
véritable débat sur la «crise migratoire».
Dans ce contexte
l’AfD, fondée en 2013, a connu une ascension fulgurante, plaçant l’immigration
et l’insécurité au cœur de son discours et renforçant sa position dans les
nouveaux Länder. La branche ultraconservatrice du parti (Der Flügel) a
consolidé son influence, attirant des électeurs déçus par la réunification et
les politiques d’immigration.
Les partis
traditionnels semblent désarmés face à cette montée de l’AfD. Certains refusent
de le considérer comme un parti légitime, tandis que d’autres s’interrogent sur
l’efficacité de l’ostracisme, qui pourrait renforcer le sentiment victimiste du
parti. La politique du cordon sanitaire – illustré en Allemagne par la notion
de «mur pare-feu» (Brandmauer) – qui consiste à éviter toute alliance avec
l’AfD, est débattue, notamment parmi les conservateurs. Cependant, la majorité
des forces politiques refuse de collaborer avec l’AfD, en partie à cause de la
mémoire de la dictature nazie.
Le succès de
l’AfD dans l’ex-RDA peut être attribué à divers facteurs, notamment des
préoccupations socio-économiques et des causes psychologiques. Le taux de
chômage y est plus élevé qu’à l’Ouest, et le revenu moyen par habitant est
également inférieur. De plus, la population de l’Est ressent un manque de
reconnaissance, se percevant comme des citoyens de «seconde zone».
Ce sentiment de
déclassement, combiné à une culture politique différente – la RDA fut conçue
comme un Etat rempart au fascisme, et ses habitants n’ont jamais fait un réel
travail sur le passé nazi –, favorise l’ascension de l’AfD, qui se présente
comme le porte-parole des mécontents.
L’AfD prône une
vision d’une Allemagne forte, prête à tourner la page de son passé, tout en
distillant des valeurs illibérales auprès d’une population qui pour l’heure n’a
pas encore la même tradition d’autocritique que l’Ouest.
Les
chrétiens-démocrates ont laissé se créer un vide dangereux à leur droite
Les dirigeants
allemands doivent prendre conscience de l’importance du respect des règles
démocratiques. Cependant, Angela Merkel et ses successeurs, Olaf Scholz et
Friedrich Merz, incarnent une aspiration à une démocratie fondée sur le
consensus, évitant systématiquement tout conflit – comme ce fut le cas pour la
sortie du nucléaire civil ou la fin de la conscription. Cette tendance délétère
a conduit à une dépolitisation de la vie politique, où des sujets essentiels
sont souvent esquivés pour préserver l’harmonie.
Les partis
traditionnels, dans un souci de tactique électorale à court terme, ont accepté
de compromettre leur identité politique fondamentale. Historiquement, la
CDU/CSU a cherché à combattre les partis de droite radicale tout en répondant à
certaines de leurs revendications. Cela avait permis d’assécher l’attractivité
de ces partis et de stabiliser la démocratie. Or, par crainte d’être perçus
comme trop proches d’une droite dure, les chrétiens-démocrates ont laissé se
créer un vide dangereux à leur droite.
L’avenir dira si
l’AfD peut infliger des dommages à la CDU/CSU plus importants que ceux causés
au SPD par la scission ayant donné naissance à la Gauche (Die Linke). La
démocratie allemande traverse une crise. Le débat politique doit être rétabli
et les partis traditionnels doivent trouver des moyens de reconnecter avec une
population qui se sent délaissée. La capacité de l’Allemagne à maintenir sa
démocratie et à promouvoir une véritable confrontation d’idées sur les enjeux
politiques importants est mise à l’épreuve.
Stephan
Martens, professeur d’études allemandes à CY Cergy Paris-Université et codirecteur de «la Revue européenne».
“Fabbrico fake news” ammette Eli Hazan, funzionario senior della comunicazione
israeliano, in un video in cui dichiara che la verità e i fatti non
contano più. La stupefacente confessione di Hazan è stata catturata in un
filmato diventato virale sui social media.
Il video ha attratto oltre un milione di visualizzazioni
su X, con migliaia di condivisioni e commenti. Nel filmato Hazan afferma: “La
verità non conta più. I fatti non contano più”. Continua ammettendo: “Come
reazione io rispondo fabbricando fake news”, per finire sostenendo che Israele
deve adottare una strategia di comunicazione modellata su quella del presidente
statunitense Donald Trump.
Il modello Trump citato da Hazan va di pari passo con
l’uso ripetuto di affermazioni false o fuorvianti, scartando ogni reportage
sfavorevole come “fake news”. Trump ha contribuito a rendere popolare la frase
come attacco politico contro le critiche. Il termine, che all’inizio è stato
usato principalmente per descrivere storie inventate, è diventato un aspetto
centrale degli attacchi di Trump contro i media durante la sua scalata al
potere.
Il disprezzo di Tramp per l’accuratezza dei fatti è stato
ampiamente documentato da verificatori dei fatti indipendenti. Il Washington Post ha documentato,
durante il suo primo mandato presidenziale, 30.573 affermazioni false o
fuorvianti, una media di circa 21 al giorno. PolitiFact, dopo aver esaminato
1000 dichiarazioni di Trump dal febbraio 2024 ha scoperto che circa il 76% di
quelle selezionate per la verifica dei fatti erano valutate “Quasi del tutto
Falso”, “Falso” o “Bugia”, con una valutazione media di “Falso”.
Imitando Trump, anche Hazan descrive i social media come
un campo di battaglia in cui Israele deve combattere una “guerra” online contro
i suoi oppositori, e afferma che in questa guerra di informazione l’accuratezza
fattuale è secondaria.
Hazan è da tempo un personaggio della comunicazione del
Likud: è stato direttore degli Affari Esteri del partito, portavoce di Benjamin
Netanyahu e ambasciatore di Israele a Singapore. I media israeliani hanno
rivelato che quest’anno Netanyahu avrebbe cercato di nominarlo direttore
dell’Ufficio Stampa del Governo (GPO), l’organo responsabile delle relazioni
fra governo israeliano e giornalisti locali e stranieri.
Il GPO descrive come parte del suo ruolo il mantenimento
delle relazioni con i giornalisti stranieri e lo svolgimento di attività
diplomatiche pubbliche intese a migliorare l’immagine di Israele sui media
internazionali.
Le affermazioni di Hazan sono diventate virali mentre
Israele riversa somme senza precedenti nella hasbara,
la diplomazia pubblica e l’apparato di propaganda dello Stato, per tentare di
ribaltare il crollo del sostegno internazionale dopo il genocidio a Gaza.
Il budget della diplomazia pubblica di Israele è balzato
a circa 730 milioni di dollari, oltre quattro volte i 150 milioni di dollari allocati
l’anno prima. La cifra destinata quell’anno era già 20 volte la spesa
israeliana per tali operazioni prima del 2023. Le somme vengono indirizzate
verso campagne digitali, influencer, delegazioni straniere, organizzazioni di
sostegno e altre iniziative intese a rimodellare l’opinione internazionale.
Israele ha
anche pagato a influencer sui social media fino a 7000 dollari per post per
pubblicare materiale filoisraeliano. Altri contratti prevedevano migliaia di
storie per i social e decine di milioni di visualizzazioni mensili, mentre
altre campagne hanno cercato di influenzare i risultati delle ricerche e
dell’ambiente delle informazioni usati dalle piattaforme di intelligenza
artificiale.
(traduzione dall’inglese di Mirella Alessio)
[Foto: Screengrab/@HatsOffff
- riprodotto su www.zeitun.info]
Arena Hash, la banda de rock que formó durante una de las peores épocas del
Perú
El texto que
acompaña esta fotografía reza: "En el Perú hay una organización que se
considera en guerra contra todos -perros inclusive- trasladando al medio local
los problemas de Teng Siao Ping, a cuya progenie se refiere abundantemente. No
se ha explicado al resto de los mortales lo que tiene que ver en el embrollo".
Escrito por Úrsula Álvarez Gutiérrez
Aunque estaba decidido a ganarse la vida como músico, Pedrito quiso
estudiar en la universidad por puro escozor intelectual. Eligió la
carrera de Comunicaciones, porque comunicar es poder generar algo común
para integrar a los seres. Las musas que participaron en su concepción
intervinieron otra vez y le tocó una clase llenecita de mujeres y solo dos
hombres, me sentí un obstetricio, contó cuando se volvió famoso
inventándose una palabra, quien dijo que Dios creó al hombre primero y
a la mujer después porque de los errores se aprende, acertó, y confesó que
sin la ayuda de las chicas de su clase jamás hubiera podido graduarse, son
mucho más inteligentes que nosotros.
“Parecía un príncipe gitano que levitaba por los pasillos de la facultad,
siempre perseguido por las chicas más lindas de Lima… era un rockstar…”, o algo
muy parecido, escribió un periodista que lo conoció en aquel tiempo. Cuentan
que Pedrito de verdad era un éxito entre las chicas, aunque cuando se volvió
famoso contó que los amores al paso nunca le habían gustado, ¿una vaina
así, al vuelo, tipo gato? ¡Nooo!, el sexo sin amor va dejando de lado el
espíritu hasta marchitarlo por completo. Cuentan también que andaba siempre
vestido de negro, en actitud de quien intenta desentrañar el misterio de la
inmortalidad del mosquito, preguntando las cosas que nadie pregunta y hablando
de los temas de los que nadie habla. “¡Es un fumón!”, concluyeron por lo tanto
los mudos, porque siempre ha sido más fácil acusar que entender.
Quizá el único tiempo peor que aquel en la historia del Perú fue el de la
Guerra del Pacífico, la que quiso arrebatarnos al abuelo de Pedrito. La
inflación batía tantos records que ni el prefijo “híper” la alcanzaba, y un
enemigo feroz mataba peruanos de todos los colores, de dos o cuatro patas,
porque ni los perros se libraron del afán sanguinario del peor terrorismo que
el mundo había conocido hasta entonces. De los postes de luz, sin luz porque
los terroristas dinamitaban las torres eléctricas, colgaban los pobres perros
mensajeros del odio. Se diseminó entre los pueblos olvidados por Dios, por el
Estado y por el resto de peruanos; creció como crece el mal cuando lo dejan,
llegó a las ciudades y hasta la esperanza comenzó a abandonarnos.
La emigración imitó a la inflación y entre los que nos quedamos, los únicos
con suerte fuimos los colegiales, porque las tareas de hacer milagros para
multiplicar panes y malabares para esquivar bombas, fueron de los adultos. Los
políticos no atinaron ni una y quienes intentaron defendernos murieron
descuartizados a manos de los emisarios del Mal. Es difícil entender ahora cómo
hizo el Perú para sobrevivir tanto horror, quizá lo logró porque se llama Perú,
es hijo del Sol y porque algunos de sus hijos lo ayudaron. Uno de ellos, fue
Pedrito.
Durante uno de los silencios que siguió a una de las explosiones, el Perú
escuchó a un chico cantar… Estoy atrapado y no puedo salir… ¿es que no
ves que hay una bomba que se desprende de mi ser y se transforma en algo
horrible? Abrázame, no sé qué hacer… hoy siento pena, siento pena de mí... Quizá
mi país se reconoció en la letra o se relajó con el ritmo, el asunto es que
siguió escuchando y cuando conoció la historia de un resfrío en Brasil… Por
la carretera, cruzando la frontera una linda morena me dijo “llévame, yo me
acomodo atrás”. Yo le dije “si me guías te llevo de rodillas donde tú me
pidas”… Nos mojó la lluvia, me sorprendió la fiebre y en plena penumbra me
empezó a besar, fue fenomenal… de tantos besos la contagié, en cama cinco meses
pasé… Era una maravilla, con su tanga de estrellitas se me ponía encima y no
podía respirar, fue fenomenal… Todo me dolía, ella estornudaba, pero resistía…
No supe nunca hablar portugués, pero qué bien que me comuniqué… Nos dimos el
adiós, qué penoso adiós…, el Perú casi se murió de risa, de ternura y de
alivio, porque aun en el peor de los horrores, seguía habiendo vida, seguía
habiendo amor y hasta seguía habiendo ilusión.
Bailó, el Perú, gracias a Pedrito, muerto de risa con la descripción
perfecta de las borracheras de sus adolescentes… ¡Uh!, cuando la cama
me da vueltas… ¡Un, dos, tres, va! Por la calle regresé, embriagado hasta los
pies… con la mesa me estrellé y del ruido desperté ¡uh!, a mi mamá, tambaleando
me acerqué y con un beso la asfixié… Todo se nubló y el remolino me agarró, la
casa la sentía de cabeza, con acrobacias avancé hacia mi cuarto y me dejé ¡uh!,
desparramar… ¿qué puedo hacer? Cuando la cama me da vueltas, me agarro y no lo
puedo evitar…
Arena Hash se llamaba la banda que Pedrito había fundado con su hermano y
dos amigos, y los cuatro andaban de estación de radio a estación de radio, casi
mendigando que, por favor, por favor, pusieran sus canciones. Arena
Hash apareció por fin en todos los programas de televisión y el Perú quedó turulato
porque los mocosos universitarios que cantaban las canciones más desfachatadas
de la vida tenían muy buenos modales. Ensayaban en casa de Pedrito y su mamá,
que era trabajadora, paciente y muy distraída pero no tanto, les llevaba la
comida al garaje mientras los chiquillos reventaban la batería, la guitarra, el
bajo y el teclado, mezclando rock con todo lo imaginable y hasta lo
inimaginable, su barrio saltaba como una rana oyendo blues y
un patrullero daba vueltas, vueltas, en busca del origen del escándalo
sin que ningún vecino los delatara, porque a Arena Hash la quiso todo el Perú,
aunque metió un montón de bulla. Los chicos comenzaron a recorrer el país pese
a las bombas de los terroristas y quizá así Pedrito se hizo hombre.
Cuando el papá de un amigo suyo murió, Pedrito fue a darle el pésame porque
lo quería y también, porque su propio papá había muerto y comprendía. En el
velorio, vio a su amigo y a los asistentes tan tristes, que pidió la guitarra
del difunto y pasó horas tocándola y cantando para transformar el momento en
algo casi feliz. Lo consiguió, porque Pedrito siempre consiguió transformar la
tristeza, era uno de sus superpoderes, por eso lo queremos tanto, y por eso es
inmortal.
El segundo disco de Arena Hash fue una locura y contó, entre otras, la
historia del Rey del Ah, ah, ah… Hace años mil hubo una princesa que no
podía vivir sin hacer ah, ah, ah. Ella solía dormir en un súper King Size con
soldaditos mil y una gran orquesta. Ellos tocaban sin, tocaban sin parar y así
nadie iba a oír el feroz “ah, ah, ah”. Pasaba por ahí un trovador bacán,
llevaba un calcetín justo en la zona Ah… La princesa lo vio y ordeno descansar,
“a ver buen trovador, ¿qué me vas a enseñar?… La princesa pidió una venia
total, pues con el trovador ella se iba a casar. El trovador dijo no a la
corona, pues él nació siendo el Rey del Ah, ah, ah… La banda de
Pedrito desalojó a los cantantes gringos de las radios y llenó todos estadios
peruanos bajo una lluvia de calzones. Nunca
una banda peruana tuvo tanto éxito.
Las autoridades de la universidad de Pedrito lo llamaron, “representas a la
Universidad y tenemos que hacer algo al respecto”, le dijeron, contactaron al
Jefe de la Facultad de Comunicaciones de una universidad gringa, “tenemos un
fenómeno, un teen-idol”, y ese señor llevó a Pedrito a un seminario en Holanda,
para que entendiera la responsabilidad que se había echado encima y Pedrito
entendió. La noche de su graduación, con toga, birrete y una corbata hecha de
cartulina porque no tenía ni una de verdad, cantó a capela y lo aplaudieron
tanto, que el estruendo casi silenció al de las bombas terroristas. Quizá por
eso, su país comenzó a quererlo como nunca ha querido a otro artista.
Al meu col·legi hi havia un professor de religió que ens
repetia constantment la història d’un xiquet que es burlava d’un company que
era molt estudiós. El xiquet dolent va repetir curs. Anys després i
completament arruïnat, va anar a demanar feina a una empresa que era dirigida
pel seu antic company, qui —molt cristianament— el va perdonar i contractar.
El professor feia servir aquest relat i altres similars,
com ara Els Tres Porquets, per transmetre’ns uns valors abstractes
mitjançant històries concretes. I funcionava perquè recorde estudiar molt per
por de repetir curs.
Aquesta
transformació de la realitat mitjançant relats pot ser encara més poderosa. Les
pel·lícules de Hollywood són en bona part responsables del fet que generacions
d’adolescents cregueren que tot era vàlid per tal d’aconseguir l’amor
vertader.
O,
atenint-nos al present, la literatura sionista de finals del segle XIX i
principis del segle XX, en retractar a Palestina com una terra “plena de llet i
mel” o “una terra sense poble per a un poble sense terra”, va mobilitzar a una
gran part de la comunitat jueva, justificant “l’ocupació més cruel i salvatge
que el món ha vist mai”.
Refaat
Alareer (1979-2023) va ser un professor de literatura a la Universitat Islàmica
de Gaza que va ser assassinat junt amb la seua família per un míssil israelià
guiat cap a sa casa. El motiu? Transmetre al jovent la importància i necessitat
dels relats de la resistència palestina.
Reffaat Alareer, Si he de morir, Sembra (2026)
Si he de morir, publicat en català el 2026 per Sembra
Llibres, és una antologia d’articles i poemes escrits per Refaat
Alareer entre el 2010 i el 2023. El conjunt, intercalat amb les cites més
rellevants dels textos, forma, en primer lloc, una crònica de la vida
quotidiana durant la destrucció de Gaza; en segon lloc, una defensa de la
literatura i l’ensenyament com a armes de resistència; i, en tercer lloc, una
anàlisi de les estratègies geopolítiques i propagandístiques d’Israel per
exterminar al poble palestí amb impunitat.
Hi ha frases al
llibre que descriuen un dolor que no hauríem de permetre ni que siga imaginat.
S’afirma que “un infant palestí nascut l’any 2008 ha viscut set guerres” o
que “la meva dona, la Nusayba, i jo som una parella palestina
perfectament normal: més de trenta familiars nostres han estat assassinats per
Israel”.
És sorprenent la
perspectiva tan humana i tan humanista de Refaat Alareer. Humana perquè dubta,
es desespera, s’emprenya, es commou i estima. Humanista perquè, malgrat
l’extermini, defensa el coneixement i la poesia.
Lluita sota les
bombes contra l’extremisme i intenta tornar la idea de justícia a uns joves que
veuen com els criminals de guerra israelians viuen amb impunitat després
d’haver destruït la seua llar i la seua família. Com podem parlar de pau amb
uns infants que creixen amb la sensació que el món els ha traït? Alareer és
contundent: “Cal que canviem aquesta visió. Els ho devem”.
Yousef M. Aljamal,
alumne i amic de Refaat Alareer, inspirat pels versos del seu mestre, va editar
aquesta antologia de manera pòstuma i ens va fer arribar paraules sobre el
setge, la fam, la humiliació, la violència, les traves burocràtiques, el dol,
l’espionatge amb Pegasus, la propaganda i el silenci. Però
també sobre l’esperança, la comunitat, la cultura, la família, la resiliència i
la pau.
Si he de
morir és un
testimoni dur, esperançador i frustrant. És una obra interessant que ens
descobreix la complexitat que s’amaga darrere de les notícies. Són els
relats que el vent de l’amistat trau de sota les runes de la ciutat per
mobilitzar el món.
El general
israelià Moixé Dayan va dir que “els poemes de Fadwa Tuqan [poetessa de la
resistència palestina] eren
com enfrontar-se a vint soldats enemics”. Si he de morir, com
demostren els bombardejos a la universitat, a les biblioteques i als centres
culturals, és un llibre de destrucció massiva, portaveu del coneixement, el
principal enemic d’Israel.
Aquest dispositiu
de lluita i transformació social, compost per papers i tinta, constitueix una
de les aproximacions més pures i directes a la injustícia. Cal que llegim els
seus testimonis. Els ho devem.
El trumpismo
resucita un macartismo con ecos del discurso eugenésico nazi con un informe de
100 páginas en el que señala a periodistas, políticos y activistas.
Marco
Rubio, secretario de Estado de EEUU, durante una rueda de prensa en mayo de
2026.
Escrito por Sebastiaan Faber
El 20 de julio, el Departamento de Estado de
Estados Unidos publicó un informe de 100 páginas sobre Cuba que argumenta que,
desde 1959, el régimen castrista ha sido un motor de una “izquierda terrorista”
mundial que ha logrado infiltrarse en grandes partes de la sociedad
norteamericana, aliándose con organizaciones poderosas y reclutando a
políticos, periodistas y activistas prominentes. No es casual que el informe se
publicara días después de una cumbre
internacional, con 60 países, sobre “el auge mundial del
extremismo de izquierdas y el terrorismo político” en la que Marco Rubio, el
secretario de Estado y potencial candidato a la presidencia en 2028, indicó que
la mayor amenaza a la seguridad ya no proviene del terrorismo islámico, sino de
la izquierda.
En comparación con la Estrategia de Seguridad Nacional –el estrafalario documento de noviembre que, entre
otras cosas, reafirmaba la hegemonía hemisférica de Estados Unidos–, el informe
sobre Cuba no solo es más extenso, sino más coherente y riguroso. También está
mejor escrito. Pero lo más llamativo son sus ecos macartistas: no duda en
señalar con pelos y señales a una larga lista de individuos y colectivos,
incluidos periodistas como Amy Goodman (de Democracy Now!), organizaciones
como los Socialistas Demócratas de América (DSA) y el Gremio Nacional de
Abogados (National Lawyers Guild); políticos como Zohran Mamdani y Karen Bass
(alcaldes de Nueva York y Los Ángeles), congresistas como Alexandria
Ocasio-Cortez, Bernie Sanders e Ilhan Omar y activistas como Ben Cohen
(empresario cofundador de Ben & Jerry’s) o Alicia Garza (fundadora de Black
Lives Matter).
El objetivo del informe parece doble: no solo
se trata de reafirmar a Cuba como un poderoso enemigo de la American
way of life –justificando de antemano una posible intervención en la
isla–, sino, sobre todo, de demonizar a una gran parte la izquierda norteamericana como
peligrosa, terrorista, antipatriótica, inmoral y, en última instancia,
subhumana. En este sentido, este informe sobre Cuba solo es el capítulo más
reciente en una clara estrategia que ya se anunciaba en el Proyecto 2025 y que
se aceleró a la zaga del asesinato de Charlie Kirk en septiembre.
Así, el memorándum presidencial Seguridad
Nacional (NSPM-7), publicado ese mismo mes de septiembre, buscaba tildar
de “terroristas” una larga serie de ideas progresistas que se resguardaban
“bajo el paraguas del autodenominado ‘antifascismo’”. “Los hilos comunes que
animan esta conducta violenta”, afirmaba, “incluyen el antiamericanismo, el
anticapitalismo y el anticristianismo; el apoyo al derrocamiento del Gobierno
de los Estados Unidos; el extremismo en torno a la migración, la raza y el
género; y la hostilidad hacia quienes mantienen las visiones tradicionales
estadounidenses sobre la familia, la religión y la moralidad”.
El NSPM-7 ya ha servido para que las fuerzas
de seguridad y los servicios de inteligencia redoblen su vigilancia y
persecución de la izquierda en Estados Unidos. Aunque su éxito en los
tribunales ha sido desigual, la invocación de “Antifa” como una red de
“terroristas domésticos” dedicada a organizar una conspiración violenta para
derrocar el Estado ha permitido detener a 15 ciudadanos de Minneapolis por
hacer seguimiento al ICE (la policía migratoria) y condenar a penas inauditas
de entre 20 y 100 años a un grupo de activistas en Texas, como reportaba Guillem Martínez a finales de junio. Es muy posible
que el informe sobre Cuba tenga una secuela judicial similar.
Alrededor de estos informes se ha construido
un discurso cuyo objetivo es la erosión del Estado de derecho y los derechos
constitucionales. “Se pueden llamar a sí mismos anticapitalistas o
antiimperialistas, comunistas, anarquistas o marxistas”, declaró Rubio ante The Guardian el 16 de
julio. “Siempre es lo mismo. Es un resentimiento tóxico revestido
de un discurso sobre la igualdad, la justicia y la liberación –una necesidad
abrumadora de tirar abajo, de destruir todo lo que es bello y justo, de parte
de una gente que está repleta únicamente de fealdad y practica la violencia y
el terror porque no tiene nada más que ofrecer al mundo–”.
Al día siguiente, Stephen Miller, subjefe de
gabinete y principal asesor de política y seguridad nacional de Donald Trump,
aprovechó una rueda de prensa para subir el tono. “No es una
coincidencia”, dijo, “que cuando miras estas manifestaciones violentas de
Antifa, cuando ves cualquiera de las fotos de quienes se reúnen en ellas,
ninguna persona, para decirlo francamente, parece normal. Ni una parece normal.
Todos están, de alguna u otra forma, deformados en su apariencia, su forma de
vestir, en su manera de ser. ¿Por qué? Si comparas dos fotos, de una calle
normal en Estados Unidos y una manifestación antifa, ¿por qué no hay ninguna
persona normal entre la gente que se manifiesta de forma violenta? Porque cada
uno, a través de su vida y de sus decisiones, ha dejado cicatrices en su cuerpo
y en su aspecto, de muchas formas diferentes, hasta el punto de que su aspecto
exterior se convierte en una manifestación de su odio interior”. Son obvios los
ecos de la eugenesia nazi. (Y, para un público español, del falangismo. En su
novela Madrid de corte a checa, Agustín de Foxá describía a sus
personajes republicanos como seres movidos por “la revancha de los débiles
contra los fuertes, de los enfermos contra los sanos, de los brutos contra los
listos” porque “odiaban toda superioridad”.)
En la carta que envió la historiadora Heather Cox Richardson el
17 de julio a sus más de cinco millones de suscriptores en Substack y en las
redes, recordaba que J.D. Vance, el vicepresidente neocatólico, ayudó a
promocionar hace dos años el libro Unhumans: The Secret History of
Communist Revolutions (and How to Crush Them) (“Los antihumanos. La historia
secreta de las revoluciones comunistas –y cómo aplastarlas–”), del influencer ultra
Jack Posobiec. “En el pasado”, afirmó Vance, “los comunistas marchaban por las
calles con banderas rojas. Hoy, marchan por los departamentos de recursos
humanos, los campus universitarios y los tribunales, donde practican lawfare contra
gente buena y honesta”.
En el libro, Posobiec tilda a las personas de
izquierdas de “antihumanos” porque “se oponen a todo lo que constituye la
humanidad. Al oponerse a la humanidad misma, ellos se autoexcluyen por completo
de la categoría [de lo humano], ubicándose en una subdivisión completamente
nueva, impulsada por la miseria, de lo antihumano”. Posobiec se une al conjunto de pensadores de la extrema derecha norteamericana que reconocen
como modelo y héroe anticomunista a Francisco Franco. “Algunas de las personas
más poderosas del actual gobierno son conversos recientes al catolicismo que no
han ocultado su admiración por los regímenes integristas, incluido el
franquismo”, dijo la historiadora Kirsten Weld en estas páginas el
pasado noviembre. “Forman parte de una corriente del pensamiento reaccionario
estadounidense que buscó inspiración en España, no solo en los años 30, sino
también en los 60 y 70”.
Para Richardson, los ecos del libro de
Posobiec en los discursos de Rubio y Miller son inconfundibles. La historiadora
recuerda, además, lo que el prólogo al libro, escrito por Stephen Bannon, pone
como epígrafe: “El comunismo ocurre cuando freaks feos y
deformados ilegalizan la normalidad y, después, roban y/o matan a todas las
personas exitosas, movidos por un resentimiento mezquino y por la crueldad. La ideología
no es más que una fachada”.