quarta-feira, 7 de outubro de 2026

Quebèc: los independentistas ganhan tornarmai las eleccions, dotze ans après

Lo Partit Quebequés de Paul St-Pierre Plamondon torna al poder e relança la question de l’independéncia

Escrich per Jòrdi Ràfols 

Lo Partit Quebequés (PQ) a ganhadas las eleccions en Quebèc e formarà un govèrn minoritari après aver obtengut 59 sètis, cinc sètis jos la majoritat absoluda, çò rapòrta Vilaweb. Aquela victòria escarta del poder la Coalicion Avenir Quebèc (CAQ), lo partit de centredrecha nacionalista e autonomista que governava fins ara e pèrd totes sos deputats a l’Assemblada Nacionala, lo parlament provincial.

Segon los resultats provisòris de la radiotelevision publica canadenca CBC, lo PQ, dirigit per Paul St-Pierre Plamondon, obtenguèt 59 sètis e 1,167 milion de voses (un 27,9%), siá cinc sètis de mens que la majoritat absoluda (64 sètis). Lo Partit Liberal de Quebèc, centrista e federalista, arribèt en segonda posicion amb 40 sètis e mai d’un milion de voses, mentre que lo Partit Conservator fa son intrada pel primièr còp al parlament quebequés, venent la tresena fòrça amb 19 sètis e mai de 870 000 voses. Quebèc Solidari, independentista e d'esquèrra radicala, arribèt en quatrena posicion amb 9 sètis e 520 000 voses, reculant a respècte de las eleccions de 2022, amb dos sètis de mens e una baissa de mai o mens tres ponches de son resultat electoral. Es lo primièr còp dempuèi son intrada al parlament quebequés, en 2008, que lo partit recuola.

La victòria del PQ remet sus la taula la promessa de St-Pierre Plamondon d’organizar un tresen referendum sus l’independéncia pendent las quatre venentas annadas, qu’auriá luòc après la partença de Donald Trump de la presidéncia dels Estats Units.

Lo primièr ministre canadenc, Mark Carney, felicitèt Paul St-Pierre Plamondon per sa victòria electorala e li prepausèt de trabalhar conjonchament. «Bastir un Quebèc mai fòrt es essencial per bastir un Canadà mai fòrt», çò declarèt Carney dins un messatge publicat suls rets socials. 

 

[Sorsa : www.jornalet.com]

 


terça-feira, 6 de outubro de 2026

Ce que l’affaire Thélyson Orélien dit de nos représentations de la littérature

 

Le livre du romancier Thélyson Orélien, en marge de la 28ᵉ édition du festival littéraire des Correspondances de Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Écrit par Frédéric Gai

Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, Université de Caen Normandie 

La carrière de Thélyson Orélien est marquée du sceau d’une fulgurance qui montre, en premier ressort, les affres du traitement médiatique devenu instinctif et parfois irraisonnable : un auteur suscite l’intérêt avant même son accueil auprès du public, génère un engouement international spectaculaire, et s’impose comme un succès dans les librairies françaises. 

À mesure que les premiers pions de la rentrée littéraire se sont placés, Thélyson Orélien a vu sa cote grimper, cochant les cases d’une vie marquée par l’exil, du renouveau poétique d’une prose francophone et du statut de primo-romancier goûté du microcosme littéraire, qui doit faire conjuguer ses valeurs sûres avec le besoin de revivifier son catalogue. 

En quelque sorte, Thélyson Orélien a constitué une bonne carte à abattre dans le jeu, toujours difficile à emporter, qui oppose exploitation et innovation. En l’espace de quelques semaines, il est passé d’inconnu à talent à suivre, voire à nouveau génie créateur, faisant valoir auctorialité forte et intentionnalité originale, pour figurer en bonne place dans les sondages des grands prix littéraires de l’automne. 

Aux premiers jours de septembre, il ressortait que la capacité analytique moderne, la sensibilité artistique contemporaine nous permettraient de ne pas manquer un grand écrivain. Mais maudit est déjà Thélyson Orélien, rappelant au passage que la forge d’un succès n’est pas tant chronologique, au sens plein du terme, que culturelle, dans ses acceptions anthropologiques. 

Théorie du complot, plaisir du texte et illusion littéraire

Paradoxalement, le débat polémique qui ressort de cette affaire omet des déplacements théoriques anciens, convoquant de nouveau le tribunal littéraire. L’emballement numérique et médiatique, où les commentaires racistes font bon ménage avec une attaque frontale contre les milieux littéraires parisiens, devient alors poreux face aux questions politiques, arrêtant les industries culturelles au milieu du gué, entre problème et solution. 

De ce buzz ressort une double inaptitude supposée : celle d’un auteur racisé d’être à la hauteur du sacerdoce littéraire sans recourir à un tiers ; celle d’un entre-soi avide de têtes d’affiche au risque d’entacher le patrimoine français qu’est la littérature. Le débat est d’autant plus complexe qu’il fait suite à l’affaire Nora – le limogeage d’Olivier Nora, à la tête de la prestigieuse maison d’édition Grasset depuis vingt-six ans, a entraîné le départ concerté de 200 auteurs au printemps dernier. Grasset était alors rappelé au cœur même de contradictoires des industries culturelles loin d’être neuves, notamment depuis les travaux de Theodor Adorno : une place forte du dynamisme littéraire engluée dans un groupe médias aux intentions idéologiques et politiques avérées. 

Émancipation contre aliénation, manigance contre manigance, stratégie contre stratégie : dans ce contexte délétère, chaque opposant devient le complotiste de l’autre. 

Mort de l’auteur 

Cette polarisation met de côté l’histoire de la critique littéraire, à commencer par la réalité structurale du texte, entendu comme un dispositif hypertextuel dont les potentialités sont finalement activées par un contexte socioculturel. 

Si Thélyson Orélien a probablement été sacrifié sur l’autel de l’authenticité, de l’honnêteté et de la confiance que l’on projette, à titre de contrat de lecture, dans l’exercice d’écriture, Roland Barthes avait déjà, à la fin des années 1960, décrété la mort de l’auteur au profit de l’expérience de lecture.

Chez Barthes, ce concept venait se doubler d’une autre réalité : le plaisirdutexte. Et, au sein même de cette configuration critique, il relevait deuxdimensions dans l’acte de lecture : d’un côté, le confort d’un rendez-vous avec le texte, par la connaissance des codes et la maîtrise de ses applications (plaisir) ; de l’autre, le choc d’une rencontre plus fortuite, qui ouvre des voies nouvelles (jouissance). 

Dans chacun de ces deux possibles de l’expérience du texte, c’est bien le désir qui s’exprime, et avant tout le désir de lire, peut-être prolongé par un désir d’écrire, dans une logique résolument interpersonnelle : dire à l’autre, trouver l’autre. 

Bien avant les polémiques, bien avant que son auteur soit taxé, à tort ou à raison, de faussaire ou de plagiaire, le texte de Thélyson Orélien avait conquis un public. La jouissance du texte a été indéniable. 

Au cœur de cette pratique, l’écrivain travaille sur des horizons multiples, il use de « trucs », rhétoriques, poétiques, peut-être informatiques, pour atteindre un objectif relationnel. Dans la mesure où il s’adresse, par le langage, avant tout à des imaginaires, son activité relève de l’illusion. Bien avant ChatGPT, Racine l’avait posé. 

Chatgpt aura-t-il le Goncourt, Pangram deviendra-t-il éditeur ? 

À ce sujet épineux de l’auctorialité du texte s’ajoute celui, non moins épineux, de la place des intelligences artificielles dans nos vies culturelles. Dans le débat proposé, le vol de la créativité est posé comme un axiome : l’impression, exprimée par les journalistes et les commentateurs, que l’auteur s’est mué en usurpateur ; et plus encore, par une supercherie qui aurait ouvert une faille, que cette littérature serait dorénavant atteignable par une machine. 

Dans la presse ou sur les plateaux de télévision est invoqué le spectre de la mort de la littérature. Mais quelle littérature est ici en jeu ? Celle qui parle de son temps, qui est percutée par les pratiques de son époque, signe d’un renouveau plutôt que d’une catastrophe ? Celle qui conclut un exercice laborieux d’écriture, plaçant l’auteur à mi-chemin entre le siècle et les cieux, propre à notre concept moderne de littérature ? Celle qui construit « industriellement » depuis deux cents ans des succès par la médiatisation, et élabore des publics en faisant se rencontrer horizons culturels et méthodes marketing ? Celle qui s’incarne dans un milieu, où les modes de prescription font bon ménage avec une sociabilité « de salon », déjà relayée, voire remplacée par Instagram et TikTok ? 

Il convient finalement de replacer la présence même dans le quotidien, et dans nos pratiques littéraires, du dispositif technique qu’est l’intelligence artificielle. 

D’un point de vue symbolique, le recours aux IA génératives résonne, dans notre inconscient collectif, comme une facilitation, assistance qui s’oppose à la rugosité du chemin de croix littéraire. Tout aussi symboliquement, il peut paraître étonnant qu’un outil construit comme une métrique (Pangram) juge la probité d’une œuvre de l’esprit par une approche probabiliste. Les lieux communs mettraient aisément face à face, dans cette pratique, la littérature et les mathématiques, et peut-être n’auraient-ils pas tort. 

Par ailleurs, s’il est question de soupçon, de doute et de peur de manigance, soulignons que la paternité d’une œuvre à une intelligence artificielle a été accordée… par une autre intelligence artificielle, dont il est impossible de connaître totalement les modalités de calculs, et encore moins les objectifs. 

Ici, il n’est pas question d’agiter la peur du soulèvement des machines, mais bien d’interroger la position de spoliatrice, voire de prédatrice, de l’IA, qui capte les textes littéraires comme toute autre donnée, parfois au-delà du droit. Mais il ne sert à rien de polariser de nouveau un débat, alors même que Thélyson Orélien s’est peut-être lui-même soustrait à ce cadre légal. 

Alors soulevons un dernier point, peut-être plus important qu’une actualité : la présence même de la langue de l’IA dans nos pratiques, quotidiennes comme artistiques, à venir. Le roman a trouvé son public et s’est assuré un accueil critique favorable. Et s’il devait s’avérer que Thélyson Orélien a bien utilisé une IA générative, ce serait peut-être le signe que le langage de ChatGPT est déjà pour nous désirable, posant en des termes renouvelés la question philosophique de la « honte prométhéenne » établie dans les années 1950 par Günther Anders. 

 

[Photo : Joël Saget/AFP - source : www.theconversation.com]


El Estado de Judea contra Israel

El 27 de octubre, los electores israelíes acudirán a las urnas para renovar su Parlamento. Más allá de la cuestión del futuro político del primer ministro saliente, Benjamín Netanyahu, en estos comicios está en juego la confirmación, o no, del auge del sionismo religioso. Partidaria de la anexión de los territorios palestinos, esta corriente contribuye a una polarización extrema de la sociedad. 

KHALEDHOURANI. — Rolling Pin (‘rodillo de amasar’), 2026

Escrito por Ilan Pappé

(LE MONDE DIPLOMATIQUE)

La puesta en práctica del proyecto sionista se prolongó durante décadas antes del nacimiento de Israel. La situación actual debe plantear interrogantes sobre el futuro de este Estado, al menos en su forma actual. Sin tratar de suscitar temores ni formular profecías. Su posible derrumbe no sería cosa de un día. Pero una grieta de gran tamaño socava sus cimientos: el creciente poder de lo que conviene llamar el Estado de Judea, por oposición al Estado de Israel. Dicho de otro modo: la incontenible aparición de un movimiento que fusiona sionismo religioso y judaísmo ortodoxo, y cuyos partidarios aspiran a un Estado teocrático. Una forma de sionismo racista y supremacista moldea su proyecto radical de creación de un “Gran Israel” extendido a toda la Palestina histórica. Si esta fuerza política se convirtiera en hegemónica, la situación de los palestinos empeoraría aún más, pero también la padecerían los ciudadanos judíos deseosos de vivir en un Estado liberal, democrático y pluralista. 

Al buscar el núcleo ideológico del Estado de Judea, nos encontramos con los colonos religiosos de Cisjordania, muchos de ellos discípulos de los rabinos Kook, padre e hijo. El padre, Abraham Isaac Kook (1865-1935), nacido en Letonia, en el Imperio ruso, fue el fundador del sionismo religioso. En 1904, tras llegar a Palestina, se convirtió en la principal figura rabínica que cuestionaba el punto de vista judío ortodoxo, según el cual el sionismo es un intento desde el laicismo de interferir con la voluntad de Dios, incapaz, por consiguiente, de recabar el apoyo de los judíos practicantes (1). Kook se ganó el favor de una parte de la comunidad ortodoxa. Su principal legado para la causa fue el centro de estudios Merkaz HaRav (“Centro del Rabino”), hogar de la forma más extrema del sionismo: una mezcla de ideas mesiánicas, racismo descarado hacia los palestinos y desprecio por el judaísmo reformista y laico. 

Su hijo, Zvi Yehuda Kook (1891-1982), fue, por su parte, el padre espiritual del movimiento mesiánico Gush Emunim, fundado en 1974. Tras la victoria de 1967 sobre los ejércitos árabes, este “Bloque de los Creyentes” judaizó la Cisjordania ocupada y la Franja de Gaza. Con el paso de los años, fue abandonando los márgenes del sistema político israelí hasta alojarse en su centro. Kook hijo defendió durante toda su vida la colonización, a la que consideraba un imperativo religioso destinado a acelerar la redención del pueblo judío. Su voz quedó acaso un tanto ahogada entre 1967 y 1977, cuando ocupó el poder un Partido Laborista que también se mostraba inclinado a la judaización, en especial en las regiones palestinas rurales, que son también las de menor densidad poblacional. Pero los discípulos de Kook no se conformaban con algo así: querían implantarse en las ciudades bíblicas de Cisjordania, donde por entonces vivía gran número de palestinos. 

El “precio a pagar” 

Pero una política de Estado acabó por reunir a las dos ramas favorables al acaparamiento de Cisjordania —una basada en consideraciones de seguridad y otra impulsada por las aspiraciones religiosas de Gush Emunim— cuando, en 1977, el Likud llegó al poder y Menájem Beguín ocupó el cargo de primer ministro. Durante este primer gobierno de derechas de la historia de Israel, Kook hijo se impuso como líder ideológico de los judíos que colonizaban grandes áreas de Cisjordania, construyendo sus puestos avanzados en el corazón de regiones densamente pobladas por palestinos. Estos colonizadores consideraban que esta colonización agresiva habría de acelerar la “desarabización” de Cisjordania al volver más difícil el acceso de los habitantes palestinos a recursos esenciales como la tierra, el agua e incluso el empleo. 

Esta estrategia despiadada se pone en práctica día tras día bajo la atenta mirada del Ejército israelí, cuando no con su ayuda. Los palestinos sufren un acoso continuo. A veces los colonos los hieren o matan. Y aunque los sucesivos Gobiernos israelíes condenan formalmente la violencia y fingen ignorar lo que sucede sobre el terreno, las fuerzas armadas destacadas en Cisjordania apoyan a los colonos religiosos que, en sustitución de sus dirigentes, están creando una nueva realidad: la de un Israel ampliado. 

Desde su punto de vista, sus agresiones equivalen a una especie de represalia, el “precio a pagar” (tag meir) por quienes se oponen a la empresa de colonización. Lo más frecuente es, sin embargo, que se trate de ataques no provocados y de gran violencia contra poblaciones, granjas, vehículos, comercios o campos propiedad de palestinos. La presencia en el Gobierno actual de dos partidos favorables a los colonos —Otzma Yehudit (Fuerza Judía) y HaTzionout HaDatit (Partido Sionista Religioso)— consolida esta política. Sus representantes respectivos, Itamar Ben-Gvir (ministro de Seguridad Nacional) y Bezalel Smotrich (ministro de Finanzas), han tenido un papel determinante en la actual etapa de aterradores ataques contra los palestinos de Cisjordania, que se han cobrado más de mil vidas desde octubre de 2023. 

Para los partidarios del Estado de Judea, será una teocracia la que habrá de concluir la tarea que el sionismo laico no ha sabido llevar a buen puerto: la destrucción del pueblo palestino y la creación de un “Gran Israel” tal y como se describiría en las Sagradas Escrituras, lo que significa, dicho en plata, la anexión de territorios vecinos. Cierto es que los sionistas laicos realizaron el trabajo sucio de crear el Estado de Israel —una empresa de varias décadas iniciada en 1882, cuando los primeros colonos sionistas llegaron a Jaffa—, pero ahí acaba su misión histórica. Los judíos religiosos consideran que a ellos les corresponde ahora convertir su antigua tierra en un verdadero Estado judío. 

Pero no es eso lo que agrieta los cimientos del Estado de Israel: la mayoría de judíos laicos se aviene con esta transformación a costa de los palestinos y, en cuestión de territorios, en detrimento de sus vecinos árabes, sobre todo libaneses y sirios. El verdadero problema atañe a la hostilidad que manifiestan hacia los judíos laicos las fuerzas que defienden el Estado de Judea. Más tarde o más temprano, esa hostilidad acabará por socavar lo que reúne y aglutina a la sociedad israelí. Y la confrontación ya se ha hecho presente. 

El Estado de Judea ganó las elecciones legislativas de noviembre de 2022 y formó un gobierno de coalición gracias a una estrecha mayoría de 64 diputados sobre 120 en la Knéset. Su primera decisión fue modificar, en enero de 2023, el sistema judicial del país con el fin de conformarlo a su ideología y su visión, al permitir al Gobierno nombrar a los jueces y restringir los poderes del Tribunal Supremo para pronunciarse sobre la constitucionalidad de las leyes votadas en el Parlamento. Esta decisión acrecentó las tensiones entre ambos bandos y llevó a que se organizaran manifestaciones de laicos de unas dimensiones sin precedentes y cada vez más masivas hasta los ataques del 7 de octubre de 2023 (2). El pulso reveló el alcance de la división entre ambos bandos. Se trata, de hecho, de una lucha existencial entre dos proyectos antagónicos, un duelo a muerte sobre la propia vocación del Estado fundado en 1948. 

Los laico-liberales abandonan el país 

De momento, únicamente el temor a la desaparición de Israel obliga a ambas partes a no renunciar a su solidaridad mutua de forma definitiva. Su denominador común sigue siendo la perpetuación de un sistema que deshumaniza a los palestinos y niega sus derechos civiles y humanos fundamentales. Sabemos cómo considera a los palestinos el Estado de Judea. Pero la consideración que merecen al Estado de Israel apenas es mejor porque, aunque laico, está compuesto, sobre todo, por descendientes de judíos europeos que desean contar con los beneficios de una democracia liberal, pero que no han dejado de asentar su poder en la subordinación de los palestinos. No puede proponerles nada que no se limite a la retirada de las colonias en ciertas partes de la Cisjordania ocupada y el levantamiento de algunas de las restricciones impuestas a los habitantes de la Franja de Gaza. Su visión actual del Estado judío no pone en tela de juicio las bases del régimen de apartheid en el que se ha convertido Israel.

KHALEDHOURANI. — Motherhood Statue (‘estatua de la maternidad'), 2026

Por lo que respecta al Estado de Judea, de momento se conforma con la favorable posición que ocupa en el tablero político. Pero, cuanto más terreno gana en el plano electoral, mayor es la amenaza sobre Israel, ya que la élite tecnológica y financiera sobre la que reposa la prosperidad del Estado pertenece en su mayoría al bando laico. Si acaba abandonando el país, la economía y la cohesión social saldrán perjudicadas. Ahora bien, desde el 7 de octubre de 2023, se calcula que ha emigrado más de medio millón de miembros del bando laico-liberal. Esto último abre la puerta a nuevos triunfos electorales de un Estado de Judea que no dispone de la capacidad económica ni militar, ni siquiera del sentido de la estrategia, necesarias para la supervivencia de Israel. 

Y esta perspectiva resulta tanto más inquietante cuanto que las instituciones del país ya están muy debilitadas. Más de una década antes de los ataques del 7 de octubre de 2023, Israel ya estaba en crisis. En diciembre de 2010, un incendio forestal asoló durante más de tres días el monte Carmelo y causó la muerte de cuarenta y cuatro personas. La gravedad de la situación era tal que el Gobierno de Benjamín Netanyahu recurrió a la ayuda extranjera, en particular a la de Grecia, Italia, Rusia y Turquía (3), para sofocar el incendio. Esta petición de auxilio provocó el estupor de los observadores internacionales, que esperaban que un país que ha vivido varias guerras en su historia reciente dispusiera de material adecuado para combatir el fuego. Más recientemente, en abril de 2021, la avalancha humana durante la peregrinación al monte Merón, en el norte del país, que dejó cuarenta y cinco muertos y cerca de ciento cincuenta heridos, constituye otro ejemplo de la impericia de las autoridades. Y ello a pesar de que se habían lanzado numerosas advertencias sobre el peligro que podían entrañar grandes movimientos de multitudes en un lugar tan estrecho. En marzo de 2024, una comisión de investigación calificó la tragedia de “desastre que podría haberse evitado” y señaló directamente la responsabilidad del primer ministro (4). 

“¿Dónde está el Estado?”. Esa es la pregunta que muchas personas se hacen en Israel, incluidos los ciudadanos árabes, que desde hace varios años afrontan una oleada de asesinatos vinculados al crimen organizado (5). Tras los ataques del 7 de octubre de 2023, esta pregunta adquirió una nueva relevancia debido a las pérdidas humanas, hasta entonces inimaginables, sufridas por el país. Ni el Gobierno ni los servicios públicos en su conjunto parecieron capaces de responder a los miles de personas que necesitaban ayuda durante los enfrentamientos y después de ellos. Decenas de miles de habitantes de las zonas fronterizas con el Líbano y Gaza tuvieron que ser evacuados, y el Gobierno no disponía de un plan concreto para su alojamiento, su escolarización o su empleo a largo plazo. Las autoridades hicieron, además, todo lo posible para que estos desplazados regresaran a sus hogares cuanto antes. Si bien el 90% lo hizo, el futuro sigue siendo incierto para el 10% restante, en su mayoría supervivientes de los kibutz casi completamente destruidos durante los enfrentamientos. Las autoridades siguen mostrándose reacias a continuar financiando su realojamiento en otras regiones. Algunas de las personas evacuadas de la región fronteriza con el Líbano descubrieron con estupor hasta qué punto Israel había desatendido a sus comunidades durante décadas. Una de ellas lo relataba así en el diario Haaretz: “Nos han abandonado, desatendido, olvidado. […] Durante años éramos invisibles, nos las arreglábamos con casi nada y, de repente, descubrimos otro Israel: un Israel donde los servicios sanitarios son accesibles, donde hay cultura, transporte público” (6). 

¿Por qué Israel, que no deja de recordar a quien quiera escucharlo los peligros que representan sus vecinos y que solicita regularmente una cuantiosa ayuda militar, estaba tan poco preparado para los desafíos logísticos que traen consigo las guerras? ¿Por qué no existía un plan de evacuación de las zonas fronterizas? La explicación reside en una función pública sometida al sistema político, en la que los nombramientos premian las muestras de lealtad, bajo la supervisión de ministros para quienes la retórica prima sobre todo lo demás, en particular sobre la aplicación concreta de las políticas. Por supuesto, las deficiencias de la función pública no constituyen necesariamente una grieta en los cimientos del país: reformas y cambios en la Administración podrían mejorar la situación. Sin embargo, mientras el Estado de Judea siga en el poder, es muy improbable que sitúe la infraestructura pública entre sus prioridades, lo que no puede sino agravar la disgregación social.

 

(1) Véase Anne Waeles, “‘Dios no existe, pero él nos dio esta tierra’”, Le Monde diplomatique en español, abril de 2024.

(2) Véase Charles Enderlin, “Golpe de Estado identitario en Israel”, Le Monde diplomatique en español, febrero de 2023.

(3) “Israel accepts foreign aid in tackling deadly forest fire”, France 24, 4 de diciembre de 2010, www.france24.com

(4) “Israël: une enquête pointe la ‘responsabilité’ de Netanyahou dans une bousculade mortelle en 2021”, RFI, 6 de marzo de 2024, www.rfi.fr

(5) Majd Kayyal, “Israël. Le crime organisé gangrène la société palestinienne de l’intérieur”, 19 de mayo de 2026, https://orientxxi.info

(6) Shlomit Tsur, “‘We suddenly discovered another Israel’: Why these war evacuees chose not to return home”, Haaretz, Tel Aviv, 22 de octubre de 2024.

(7) Véase Anne Waeles, “‘Dios no existe, pero él nos dio esta tierra’”, Le Monde diplomatique en español, abril de 2024.

(8) Véase Charles Enderlin, “Golpe de Estado identitario en Israel”, Le Monde diplomatique en español, febrero de 2023.

(9) “Israel accepts foreign aid in tackling deadly forest fire”, France 24, 4 de diciembre de 2010, www.france24.com

(10) “Israël: une enquête pointe la ‘responsabilité’ de Netanyahou dans une bousculade mortelle en 2021”, RFI, 6 de marzo de 2024, www.rfi.fr

(11) Majd Kayyal, “Israël. Le crime organisé gangrène la société palestinienne de l’intérieur”, 19 de mayo de 2026, https://orientxxi.info

(12) Shlomit Tsur, “‘We suddenly discovered another Israel’: Why these war evacuees chose not to return home”, Haaretz, Tel Aviv, 22 de octubre de 2024. 

Ilan Pappé. Profesor de historia en la Universidad de Exeter. Autor de La Chute d’Israël. Pour la décolonisation et la coexistence (La Fabrique, París, octubre de 2026) y Breve historia del conflicto entre Israel y Palestina (Capitán Swing, Madrid, 2025), entre otros ensayos. 

 

[Reproducido en www.gerardodelval.com]


Diferentes lecturas al abstencionismo récord en las elecciones generales brasileñas

Analistas afirman que el desgaste institucional, el avance de la ultraderecha en el Congreso y los algoritmos explican el abstencionismo. 

Según la analista, Jana Silverman el ausentismo evidencia una acentuada desconexión en sectores jóvenes. 

El reciente proceso electoral en Brasil dejó un registro inédito de ausentismo electoral, donde más de 33 millones de personas optaron por no acudir a las urnas. A pesar de que la legislación brasileña establece el voto como una obligación ciudadana, la cifra superó los niveles históricos de abstención, votos nulos y en blanco. 

Según el análisis de la investigadora en Relaciones Internacionales Jana Silverman y el periodista y analista internacional Beto Almeida, este fenómeno responde a la confluencia de factores climáticos adversos en regiones del sur y sureste del país con causas dinámicas y estructurales del sistema político e institucional.

 

Desgaste político, memoria histórica y despolitización 

Por su parte, Jana Silverman señala que el ausentismo evidencia una acentuada desconexión en sectores jóvenes. 

Tras casi dos décadas de gestiones del Partido de los Trabajadores (PT) en lo que va del siglo XXI, las nuevas generaciones perciben a esta organización como parte del marco institucional tradicional, careciendo de memoria histórica sobre las condiciones socioeconómicas previas a la creación de programas de inclusión como Bolsa Família o la expansión de la universidad pública.

Asimismo, esta falta de referentes históricos debilitó la evaluación del impacto social de la gestión de la pandemia por administraciones pasadas, reduciendo su peso en la decisión del electorado. Por su parte, Beto Almeida enfatiza que la apatía electoral constituye el resultado de una estrategia prolongada orientada a deslegitimar el ejercicio político.

Según el analista, la narrativa que asocia sistemáticamente la gestión pública y la participación partidaria con la corrupción fomenta un entorno de nihilismo, fragmentación social y desencanto. Almeida argumenta además que este escenario revela la carencia histórica de instrumentos dedicados a la educación política y la formación de una conciencia ciudadana crítica por parte de las fuerzas progresistas. 

Balanza en el Congreso y retos de gobernabilidad 

En el ámbito legislativo, los resultados configuraron un avance significativo de los sectores de ultraderecha agrupados en el Partido Liberal (PL), los cuales incrementaron su presencia en la Cámara de Diputados y el Senado. 

Durante el mandato reciente de Luiz Inácio Lula da Silva, la oposición conservadora bloqueó iniciativas orientadas a la restitución de derechos laborales, tales como la reducción de la jornada de trabajo, la regulación del empleo en plataformas digitales y el fortalecimiento de la negociación colectiva. 

Frente a un Poder Legislativo con mayoría adversa, los analistas coinciden en que la gobernabilidad requerirá reorientar la gestión estatal hacia la articulación directa con las calles y la movilización popular. 

En ese sentido, Almeida planteó que la recuperación del respaldo masivo exige la presentación de medidas de amplio alcance social, destacando como ejemplo la implementación de la gratuidad en el transporte público para conectar con las demandas cotidianas de la población trabajadora. 

Injerencia algorítmica y control transnacional 

En el plano geopolítico, las presiones comerciales e incrementos arancelarios aplicados desde el exterior fueron contrapesados por el Ejecutivo mediante la integración regional y la profundización de los intercambios comerciales con socios estratégicos como la República Popular China. 

No obstante, los especialistas advierten sobre un mecanismo de injerencia indirecta centrado en el control algorítmico ejercido por las corporaciones tecnológicas del Big Tech con sede en Silicon Valley. 

La manipulación de los flujos de información a través de sesgos en plataformas como X, Instagram y Facebook distorsionan el debate público, amplifican la desinformación y consolidan la desmovilización electoral en amplios sectores de la sociedad. 

Los resultados de la primera vuelta de los comicios presidenciales descolocaron las proyecciones de diversos analistas y firmas encuestadoras. Aunque los sondeos previos perfilaban una ligera ventaja a favor del mandatario Luiz Inácio Lula da Silva, el cómputo de las urnas terminó dibujando un escenario electoral diferente. 

Con el 99,99 % de los votos contabilizados, las cifras del órgano electoral ratificaron que la Jefatura de Estado se definirá en una segunda vuelta agendada para el próximo 25 de octubre. El senador Flávio Bolsonaro, de 45 años, encabezó la tendencia del escrutinio desde el inicio del proceso y cerró la jornada con más de 56 millones de sufragios, aventajando a Lula da Silva por una brecha superior a los 2,2 millones de votos.

 

Autor: lf - JML

 

[Foto: EFE - fuente: www.telesurtv.net]

Si volviera a nacer, comería más helados

Entre las tentaciones que depara el anonimato, está la de ponerse bajo el amparo de un escritor reconocido, para que lo propio salga a andar por el mundo, aunque sea bajo disfraz. 

Retrato del escritor Jorge Luis Borges (1899-1986) en su despacho de la Biblioteca Nacional, en Buenos Aires (Argentina).

Escrito por Sergio Ramírez 

Ahora corren desbocadas por las redes sociales toda clase de falsedades, algunas muy arteras, otras inocentes, elaboradas con los auxilios pródigos de la inteligencia artificial, capaz de falsificar imágenes y voces a gusto del mentiroso. Y hasta novelas. Este animal insomne todo lo devora y todo lo falsea, y hace que lo falso parezca real; a veces tan real, que la impostura queda expuesta por su exceso de realismo. 

En lugar de autores tenemos falsarios, todos ellos anónimos, y en vez de lectores, seguidores. Y entre las tentaciones que depara el anonimato, está la de ponerse bajo el amparo de un escritor reconocido, con lo que se asegura que lo propio salga a andar por el mundo, aunque sea bajo disfraz. 

Pero otra tentación es tomar un texto escrito por alguien de menor cuantía, y endilgárselo a un autor famoso. Es lo que pasó con el poema Instantes, atribuido a Jorge Luis Borges. Tan popular se hizo que de las redes sociales pasó a las revistas del corazón. 

En ese poema, el falso Borges decía que si volviera a nacer comería más helados y menos habas —no recuerdo si helados de fresa o de chocolate— y que andaría descalzo sobre la hierba húmeda, o que metería los pies en la corriente de algún arroyo. A su avanzada edad, Borges parecía despedirse de la vida con un acto de contrición, como si la hubiera desperdiciado en nimiedades tales como escribir. 

Se trataba a ojos vista de un Borges sospechoso, más cercano a la autoayuda que a Pitágoras y el tiempo cíclico. Desde las alturas de su espléndido rigor verbal, bajaba en aquel poema al terreno del lugar común, que se emparentan tantas veces con el favor popular, como les sucede a los políticos cuando deciden irse en sus discursos por el camino de la retórica sensiblera. 

El poema no había sido escrito por Borges, se empeñó en demostrar María Kodama, feroz guardiana de la obra de su marido. Su autor verdadero era Don Harold, un humorista de Estados Unidos, que lo había publicado en 1953 bajo el nombre de Cogería más margaritas en el Reader’s Digest. Las pruebas en mano, pero nadie le creyó a la viuda. A la gente le gustaba aquel Borges sentimental y simplificado. 

Y si primeras partes fueron malas, las segundas vienen a ser peores. Enseguida empezó a circular un supuesto texto de Gabriel García Márquez llamado La Marioneta, aún más popular que el atribuido a Borges. De las redes pasó a periódicos y revistas, y se recitaba en programas radiales a petición de los oyentes. Aún hoy vuelve en el día del padre. 

La Marioneta tenía formato de carta de despedida de la vida, pues García Márquez padecía entonces de un cáncer del que se curó: “Si por un instante Dios se olvidara de que soy una marioneta de trapo y me regalara un trozo de vida, posiblemente no diría todo lo que pienso, pero en definitiva pensaría todo lo que digo…” 

Igual que el falso Borges, el supuesto García Márquez afirmaba en La Marioneta, que “disfrutaría de un buen helado de chocolate… vestiría sencillo, me tiraría de bruces al sol, dejando descubierto no solamente mi cuerpo sino mi alma…”. Cómo no sospechar que detrás de esos textos pudiera estar alguna empresa láctea transnacional, echando mano de la prosa edulcorada para vender helados. 

El autor real resultó ser el ventrílocuo mexicano Johnny Welch, y había escrito el texto en 1996 para su muñeco El Mofles. Al final de su discurso, El Mofles vuelve a confesar su condición de marioneta: “Son tantas cosas las que he podido aprender de ustedes, pero finalmente de mucho no habrán de servir porque cuando me guarden dentro de esa maleta, infelizmente me estaría muriendo…”. De nada vale. La gente insiste en creer que es García Márquez el que se despide. 

Un mediano lector suyo no debería creerlo capaz de escribir que “regaría con mis lágrimas las rosas, para sentir el dolor de sus espinas, y el encarnado beso de sus pétalos...”, como reza La Marioneta. Y el alud se volvió tan grande, que tuvo que convocar a una conferencia de prensa para desmentir que fuera autor del texto, y declaró: “Quiero decirles que estoy vivo y que lo único que me podría matar es que digan que yo escribí algo tan cursi”. 

Lo cual nos mete en el terreno de la estética de lo cursi, como expresión del diario vivir. No hay bolero, por excelso que sea, que no tenga una pátina de cursilería. Es un recurso sentimental que usamos alguna vez en nuestra vida. 

Y cuando se dio el ya mítico encuentro entre el novelista y el ventrílocuo en el año 2000, en la ciudad de México, en presencia de El Mofles, García Márquez reconoció que si el escrito le gustaba a tanta gente, había que preservarlo: “Oye, te propongo una cosa”, le dijo a Johnny Welch, “hay que dejar que la gente siga creyendo que es mío”. 

 

[Foto: Eduardo Comesana (Getty Images) - fuente: www.elpais.com]

 

Israel, al punt de col•lapse

El país, si no vigila, es pot quedar sense soldats

Haredim en una imatge d'arxiu

Escrit per Andreu Barnils

Hi ha dos gràfics que il·lustren per si sols per què Israel s’encamina cap al punt de col·lapse. Un punt de no retorn que pot desembocar en “la fi del país” per manca de soldats. Si Israel no vigila, es quedarà sense militars, i els exèrcits enemics tindran l’entrada fàcil. Aquests gràfics no parlen de la guerra a Gaza ni de les fronteres d’Israel. Són gràfics que parlen bàsicament de demografia israeliana. Són gràfics fets per Dan Ben-David i la Shoresh Institution for Socioeconomic Research. 

Fa dècades que aquest veterà economista és en uns quants consells assessors d’uns quants governs i coneix personalment bona part dels actors acadèmics i polítics del país. Aquests dies mira de fer que aquests gràfics formin part del debat de les eleccions israelianes de final d’octubre. Segons que explica ell, de manera convincent, Israel o es posa les piles o desapareix. 

Per entendre aquests gràfics, solament cal entendre dues coses abans. En primer lloc, a Israel la població haredim –els ultrareligiosos– té el dret de no fer el servei militar ni anar a la guerra. I l’exerceixen. No van a la guerra. I punt. En segon lloc, els haredim, de grans, tenen el dret de rebre diners de l’estat si estudien la Bíblia. De petits, van a escoles on no ensenyen matemàtiques, història, anglès, ciència, dret, democràcia… Fan la Bíblia. De grans, la meitat dels homes reben sous per haver continuat estudiant-la. A la majoria de cases les dones són les qui aporten els diners.

Passem als gràfics.

El primer gràfic mostra a quina de les quatre escoles van avui els nens de sis anys a Israel. El 25% dels nens va a escoles haredim. És a dir, una quarta part dels nens del país no aprèn matemàtiques. El 23%, a escoles en àrab. El 17%, a escoles molt religioses on, tot i separar per gènere sovint, sí que s’hi ensenya ciència. I el 35%, a escoles laiques.

Doncs el drama d’Israel no és solament que els nens haredim no aprenguin matemàtiques, sinó que els nens seculars, en proves PISA, siguin superats pel 57% dels països de l’OCDE. Els religiosos, pel 80%. I els àrabs, encara pitjor. Per això Ben-David diu que avui dia la majoria dels nens a Israel rep una educació pròpia de països del tercer món. En el cas de Jerusalem, ho tenim així: el 41% dels nens a primària són haredim; el 37%, àrabs; el 9%, seculars; i l’11% són de les escoles molt religioses.

Gràfic a The Times of Israel.

El següent gràfic mostra dos exemples del creixement dels haredim. És a dir, del creixement de la gent que no anirà a l’exèrcit. Avui solament el 9% de la població israeliana és haredim, però si solament ens fixem en els nens de sis anys, els haredim són el 22%. I l’any 2065 seran més de la meitat dels nens. Hi ha ciutats que, fa vint-i-cinc anys, tenien el 0% de nens haredim, i avui en tenen el 77%. Les dones haredim tenen gairebé set fills de mitjana. Els laics no arriben a 2 fills. Les musulmanes no arriben a 3 fills. El futur d’Israel és que la minoria haredim serà la majoria. Et pots mirar les eleccions d’Israel d’ençà dels segrests dels avions. I te les pots mirar per mitjà de les aules. 

Gràfic a The Times of Israel.

Netanyahu, en el seu govern d’extrema dreta, té els partits ultrareligiosos dins, que són els que, de moment, han aconseguit de no anar a l’exèrcit i de viure de l’estudi de la Bíblia. Fa dècades que tenen aquests privilegis. No és d’ara. Impressiona, al país, visitar aquestes ciutats, moltes de les quals són als afores, on viuen en blocs de pisos immensos, amb sous minsos i vestits de negre. Economistes com Dan Ben-David consideren que el col·lapse de la societat israeliana vindrà ara més per aquí que no pas per cap altra banda, sobretot per una qüestió demogràfica.

[Foto: דודי פרידמן /Viquipèdia - font: www.vilaweb.cat]