quinta-feira, 8 de janeiro de 2026

Capture de Maduro : « Nous allons vers une absolutisation de la puissance américaine », selon Philippe Fabry

L'arrestation du dirigeant communiste Nicolás Maduro par les forces américaines a ravivé un débat vieux de plusieurs siècles : le droit international doit-il protéger les États ou les peuples ? Peut-on concilier le respect de la souveraineté des nations avec la lutte contre la tyrannie ? L'historien du droit Philippe Fabry décrypte les clivages français face à l'opération des États-Unis au Venezuela et analyse le retour en force des logiques de puissance, à l'heure où l'émergence des BRICS et la reconfiguration de l’ordre international contraint les Européens à repenser leur vision du monde. 


Écrit par Étienne Fauchaire

Epoch Times : « Il faut exiger la libération et le retour immédiat de Nicolás Maduro au Venezuela », a scandé Jean-Luc Mélenchon après sa capture, dénonçant une atteinte au droit international. Si d’autres responsables politiques français ont également exprimé des réserves ou des critiques quant à cette intervention américaine sur le sol vénézuélien, beaucoup ont toutefois souligné qu’il était difficile de regretter l’arrestation d’un communiste accusé de fraudes électorales, de répression systématique de son peuple et tenu pour responsable de l’exil de près de huit millions de Vénézuéliens depuis son arrivée au pouvoir en 2013 : autant de faits sur lesquels l’extrême gauche demeure silencieuse. Comment analysez-vous ce positionnement ?

Philippe Fabry : Pour LFI et ses alliés, le Venezuela est avant tout perçu comme une puissance hostile à l’ordre américain. À ce titre, il est considéré comme un acteur à soutenir, dans la mesure où il incarne, à leurs yeux, une contestation de l’hégémonie occidentale susceptible d’entretenir l’espoir d’une révolution mondiale. Le renversement de Nicolás Maduro ne pouvait donc qu’être accueilli avec hostilité.

Ce positionnement s’inscrit dans un schéma idéologique relativement constant de la gauche révolutionnaire. Tout ce qui alimente la dynamique communiste est jugé légitime ; tout ce qui s’y oppose est condamné. L’évaluation morale des faits passe ainsi au second plan : peu importe l’ampleur des abus, des violences ou des massacres.

Par son positionnement socialiste et pro-palestinien, Nicolás Maduro s’inscrit dans les causes qui structurent aujourd’hui une large part de la gauche occidentale. L’extrême gauche française, dont l’électorat repose en grande partie sur des populations issues de l’immigration arrivée au cours des cinquante dernières années et sensibles aux thèses décoloniales, perçoit Israël, allié des États-Unis, comme une puissance coloniale, et l’Amérique latine comme une zone de semi-domination américaine. Dès lors, elle apporte au régime vénézuélien une solidarité idéologique sans réserve face à ce qu’elle dénonce comme un impérialisme israélo-américain ; et ce, sans se soucier du niveau de répression que celui-ci peut exercer contre sa population.

Le Rassemblement national a, pour sa part, adopté la même position que celle des centristes : tout en désapprouvant le régime vénézuélien, le parti a dénoncé ce qu’il considère comme une violation du droit international par Washington. « La souveraineté des États n’est jamais négociable », a fait valoir Marine Le Pen sur X, ajoutant qu’« elle est inviolable et sacrée ». « Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude. Ce serait donc un péril mortel. » Quel regard portez-vous sur cette déclaration ?

J’emploie souvent, à propos des États-Unis, l’expression de « prince des nations ». Elle vise à souligner le rôle qu’ils assument de facto dans l’ordre international contemporain, un rôle qui fait écho à la genèse même des États-nations. Historiquement, un pouvoir souverain se constitue presque toujours de manière progressive, en s’appuyant d’abord sur l’instrument de la justice et en se présentant comme la seule autorité capable de dire le droit et de le faire respecter. À l’échelle mondiale, les États-Unis revendiquent précisément cette fonction : celle d’une puissance en mesure de garantir un ordre juridique global.

Or, ce qui caractérise historiquement aussi bien l’extrême gauche que l’extrême droite, malgré des référents idéologiques opposés, c’est une hostilité quasi instinctive à cet ordre établi.

Dans cette perspective, la prétention juridictionnelle américaine est perçue comme une menace, en ce qu’elle accroît la capacité de Washington à imposer sa volonté aux autres États. Le Rassemblement national en tire la conclusion que la souveraineté des autres pays, y compris celle de régimes qu’il réprouve par ailleurs, constitue une garantie indirecte de la souveraineté de la France.

Dès lors, la souveraineté doit, à ses yeux, demeurer absolue et intangible, y compris pour des États qui se comportent mal. Toute remise en cause de ce principe risquerait, selon cette lecture, de créer un précédent susceptible de légitimer, un jour, une potentielle ingérence américaine dans les affaires françaises.

En France, au sein de la droite libérale, Éric Zemmour, Éric Ciotti ou encore Nadine Morano ont salué l’action américaine. Sur X, Sarah Knafo a estimé que « le droit international de M. Mélenchon et consorts protège les tyrans contre les peuples, au lieu de protéger les peuples contre la tyrannie », ajoutant préférer « un réalisme qui sert la liberté et défend nos intérêts à un légalisme qui protège les bourreaux qui nous menacent ». Selon elle, « lorsqu’une narco-dictature constitue une menace directe, notamment par le trafic de drogue, en inondant les États-Unis et l’Europe de ce poison, c’est elle qui viole notre souveraineté ». Comment analysez-vous cette divergence de position avec le RN ?

La position de Reconquête apparaît, en quelque sorte, comme l’exact contrepoint de celle du RN. Là où le RN perçoit dans l’action des États-Unis une menace pour les souverainetés nationales, Reconquête y voit au contraire une opportunité stratégique.

Le raisonnement est le suivant : si les États-Unis s’autorisent à intervenir de la sorte sur la scène internationale, cette pratique contribue à légitimer la capacité des autres puissances occidentales, dont la France, à agir de manière similaire pour défendre leurs propres intérêts. Cette lecture ouvre la voie à une politique étrangère française plus affirmée, y compris à l’égard de pays comme l’Algérie ou d’autres États jugés hostiles, dans une logique de maintien de puissance.

Dans cette perspective, refuser aux États-Unis ce droit d’intervention face à des régimes hostiles reviendrait à se l’interdire à soi-même. Une sanctuarisation excessive de la souveraineté des autres États deviendrait alors un carcan, contraignant la France à l’inaction et l’empêchant de défendre efficacement ses intérêts stratégiques et politiques face à ses propres adversaires.

C’est au nom du droit international que les gouvernements occidentaux condamnent l’invasion russe de l’Ukraine. Peut-on vraiment concilier l’égalité souveraine des États avec l’idée d’un ordre international contraignant sans l’existence d’une autorité puissante pour le faire respecter ?

Il s’agit d’une question à la fois philosophique et juridique : qu’entend-on par droit international, et comment doit-il s’appliquer concrètement ? Par définition, tout ordre juridique ne peut fonctionner que s’il s’appuie sur au moins une institution souveraine suffisamment puissante pour l’imposer. La souveraineté, au sens strict, se définit précisément comme cette capacité à instaurer un ordre juridique et à en garantir le respect. Dans un État de droit, il y a d’abord État : le droit n’est appliqué que par une puissance publique, et la puissance publique, c’est celle qui a réussi à devenir monopolistique.

Or, l’architecture du droit international repose historiquement sur deux grandes conceptions concurrentes : la vision westphalienne et la vision wilsonienne.

La vision westphalienne naît au XVII siècle, à l’issue de la guerre de Trente Ans, avec les traités de Westphalie. Elle repose sur un principe : l’égalité souveraine des États. Chaque État est maître chez lui, libre d’organiser son ordre politique et juridique interne comme il l’entend, sans ingérence extérieure. Aucun État n’a le droit d’imposer son ordre interne à un autre. On peut comparer cette conception à une société d’individus juridiquement égaux, chacun disposant d’une liberté pleine et entière dans sa propre sphère. C’est le socle classique de la souveraineté moderne.

La vision wilsonienne, qui émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale avec le président Woodrow Wilson, rompt partiellement avec ce principe. Elle affirme que la communauté internationale doit pouvoir intervenir au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce droit est entendu dans un double sens : le droit de ne pas être soumis à une domination étrangère, mais aussi, potentiellement, le droit de ne pas être soumis à un pouvoir interne jugé tyrannique. Cette conception suppose donc qu’un ordre supérieur puisse s’imposer aux États de l’extérieur pour faire respecter ce droit.

C’est là que naît toute l’ambiguïté, et la tension, du système international contemporain. Ce sont deux visions différentes et il me parait difficile d’être complètement affirmatif dans la défense de l’une ou de l’autre.

Dans les faits, les grandes puissances ont naturellement toujours un intérêt ambivalent vis-à-vis de l’ordre westphalien. Elles le défendent parce qu’il garantit leur liberté d’action et empêche toute ingérence étrangère sur leur propre territoire. Mais, dans le même temps, ce système implique une concurrence permanente entre puissances souveraines, sans arbitre ultime. À l’inverse, l’ordre wilsonien tend vers un monopole, car il s’inscrit dans une logique étatique classique : celle du monopole de la violence légitime, tel que l’a théorisé Max Weber.

Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une situation où les États-Unis revendiquent, de facto, ce monopole de la violence légitime à l’échelle mondiale. Ils se posent comme le souverain chargé de dire le droit international et de le faire respecter. C’est précisément ce statut qui permet d’expliquer pourquoi certaines situations sont traitées différemment, comme l’Ukraine et le Venezuela.

Ce qui caractérise le souverain, c’est qu’il est à la fois celui qui fait la loi et celui qui peut s’en affranchir. Dès lors, s’il estime que la défense du droit international exige la violation de certaines règles procédurales de ce même droit, il peut s’y autoriser. C’est ainsi qu’il interdira à la Russie de violer les frontières ukrainiennes, tout en se réservant le droit d’intervenir au Venezuela s’il juge que ce pays viole l’ordre international, et ce, de sa propre initiative.

Nous assistons à une transposition, à l’échelle mondiale, d’un processus bien connu de l’histoire européenne : celui de l’absolutisme monarchique à partir du XVII siècle. Une puissance souveraine centrale s’arroge le pouvoir de faire la loi, mais aussi, nécessairement, celui de s’en exempter, puisqu’elle en est la source. C’est cette tension qui structure aujourd’hui l’ordre juridique international et alimente une grande partie des conflits politiques et diplomatiques contemporains.

Certains estiment que les États-Unis ne seraient pas tant guidés par des considérations morales – libérer un peuple opprimé par un régime communiste déstabilisateur et lutter contre le narcotrafic – que par un désir d’accéder au pétrole vénézuélien. « C’est un prétexte », a martelé Jean-Luc Mélenchon. D’autres ont abondé en son sens, faisant valoir que les Américains n’avaient pas ciblé la Colombie ou le Mexique, deux pays aussi très actifs dans le trafic de drogue. Comment interprétez-vous cette lecture de la situation, à la lumière du rôle que les États-Unis prétendent jouer dans la défense des droits des peuples à ne pas vivre sous la tyrannie ?

D’abord, il n’est nullement certain que l’action américaine se limite au seul Venezuela. Donald Trump n’a en effet pas exclu la possibilité d’une intervention militaire en Colombie, accusée, au même titre que Caracas, d’alimenter le trafic de drogue vers les États-Unis. Il a par ailleurs déclaré qu’il « va falloir faire quelque chose avec le Mexique » au motif que la drogue « afflue » à travers ce pays.

Ensuite, il convient de rappeler que l’intérêt politique n’est pas nécessairement dissociable de la morale invoquée pour le justifier. L’histoire offre à cet égard un parallèle éclairant avec l’action de Philippe le Bel à l’encontre de l’ordre des Templiers.

Le roi de France avait un besoin impérieux de ressources financières et a, pour cette raison, orchestré un vaste procès contre l’ordre. Mais les historiens s’accordent à dire qu’il croyait sincèrement aussi à la réalité des accusations de déviances morales portées contre les Templiers. L’intérêt matériel et le registre moral ne sont donc pas mutuellement exclusifs.

En pratique, les priorités sont accordées aux dossiers qui apparaissent à la fois moralement justes et matériellement avantageux. À l’inverse, les causes jugées moralement légitimes mais dépourvues d’intérêt stratégique ou économique réel ne sont pas forcément poursuivies avec la même intensité, ni avec la même vélocité.

Considéré comme un bastion de l’influence russo-chinoise en Amérique latine, le Venezuela venait tout juste d’accueillir une importante délégation chinoise au palais présidentiel de Nicolás Maduro, peu avant sa capture. Alors que les États-Unis sont désormais exportateurs nets de pétrole, certains analystes estiment que l’objectif américain n’était pas tant l’accès aux ressources vénézuéliennes que la volonté d’empêcher la Chine, qui absorbait près de 80 % du pétrole du pays, de sécuriser cet approvisionnement stratégique. Dans un contexte de tensions croissantes avec Pékin, faut-il dès lors interpréter l’action américaine comme une manœuvre destinée à prévenir, par exemple, l’émergence d’une nouvelle crise des missiles de Cuba ?

C’est en tout cas leur lecture de la situation, et c’est à partir de ce cadre qu’ils ont pris leurs décisions. Pour ma part, j’aurais tendance à considérer que ce raisonnement possède une certaine cohérence si l’on en croit les récentes révélations de la CIA : le président chinois Xi Jinping aurait demandé à ses généraux d’être prêts d’ici 2027 pour une invasion de Taïwan.

Cette perspective place les États-Unis dans une situation où la possibilité d’une confrontation militaire directe avec Pékin n’est plus théorique, mais commence à être envisagée sérieusement par les cercles décisionnels.

À partir de là, il apparaît logique, du point de vue de Washington, d’anticiper ce scénario. Préparer un éventuel conflit implique nécessairement de sécuriser son environnement stratégique immédiat. Dans cette optique, indépendamment du jugement moral que l’on peut porter sur ces choix, chercher à neutraliser les foyers d’hostilité ou d’instabilité dans une zone géographiquement proche relève d’un calcul classique de puissance.

Dans la conception westphalienne, un régime communiste ou islamiste est placé sur le même plan qu’une démocratie libérale : sa souveraineté doit être respectée. Se rapprocher d’une conception wilsonienne reviendrait-il donc à postuler que les gouvernements occidentaux, dès lors qu’ils fonctionnent selon les principes de la démocratie libérale, disposent d’une légitimité morale supérieure pour pouvoir juger justifiable les actions contre un régime communiste ou islamiste hostile, et pour considérer comme appartenant au « camp du mal » ceux qui s’y opposent ?

Philosophiquement, la question demeure ouverte. C’est une interrogation ancienne du droit et de la théorie politique, qui se pose aujourd’hui dans des termes renouvelés. Elle est, au fond, strictement analogue à celle des droits de l’homme : jusqu’où faut-il absolutiser la protection des droits individuels, au risque qu’elle devienne une forme de bouclier excessif pour les criminels eux-mêmes ?

Cette tension apparaît de manière particulièrement aiguë dans la lutte contre le narcotrafic. Les dispositifs juridiques conçus pour protéger les libertés fondamentales rendent souvent l’action répressive lente, complexe, voire inefficace face à des organisations criminelles structurées, violentes et transnationales. Lorsqu’un dirigeant comme le président du Salvador, Nayib Bukele, choisit de restreindre ou de malmener certains droits fondamentaux pour éradiquer le narcotrafic et les gangs, deux écoles de pensée s’affrontent.

La première considère cette approche comme légitime et nécessaire. Selon cette lecture, lorsque le problème atteint une ampleur systémique, la priorité doit être donnée à l’élimination de la menace criminelle elle-même. Le mal principal n’est plus tant le risque de potentielles bavures que l’existence de structures criminelles qui terrorisent la société et privent les citoyens de leur droit à la sécurité.

La seconde école, au contraire, continue de défendre l’absolutisation des droits de l’homme. Elle estime qu’il est fondamental de garantir qu’aucun innocent ne soit condamné, ou condamné de manière disproportionnée, même si cela implique un coût en termes d’efficacité sécuritaire, au risque assumé de laisser le narcotrafic se maintenir.

Ce dilemme ne se pose pas uniquement à l’échelle des États dans leur rapport aux individus. Il se transpose presque mécaniquement à l’échelle internationale, dans la manière dont les États se comportent entre eux. Là aussi, la question est de savoir s’il faut absolutiser certains principes comme celui de la souveraineté, quitte à laisser prospérer des situations injustes ou dangereuses.

À mon sens, cette question philosophique ne peut être tranchée de manière absolue et relève d’un arbitrage permanent.

En revanche, si l’on s’interroge non pas sur ce qui devrait être, mais sur la trajectoire probable du monde, nous semblons entrer dans un cycle marqué par une absolutisation de la puissance américaine et, plus largement, par une préférence accrue pour l’ordre plutôt que pour une liberté conçue comme illimitée lorsqu’elle profite aux criminels ou aux acteurs jugés déstabilisateurs.

La Russie a envahi l’Ukraine, la Chine compte envahir Taïwan, la Turquie affiche des ambitions expansionnistes… Dans le contexte d’émergence des BRICS, ce juridisme westphalien défendu par une large part de la classe politique française devient-il une conception de plus en plus illusoire à laquelle elle s’accroche, alors que le monde semble redevenir, concrètement, le théâtre de logiques de puissance ?

C’est une question qui s’inscrit dans le prolongement de ce que nous évoquions sur le plan philosophique. Les principes juridiques et politiques élaborés par les puissances européennes se sont constitués dans un contexte historique bien particulier : celui d’un monde composé d’États se percevant comme « civilisés », ou du moins partageant un socle commun de normes, de références morales et de limites implicites.

Ces principes reposaient sur un présupposé : l’idée que les acteurs du système international étaient globalement d’accord sur ce qui se faisait et ne se faisait pas, et qu’aucun État n’adopterait un comportement à ce point déloyal ou frauduleux que les règles elles-mêmes finiraient par produire de l’injustice. Autrement dit, le droit était conçu comme un cadre suffisamment robuste parce que les acteurs étaient supposés agir de bonne foi, ou à tout le moins dans des bornes reconnues.

Or, ce présupposé ne tient plus entièrement aujourd’hui. Le monde a profondément changé, notamment avec l’émergence de grandes puissances qui ne partagent pas nécessairement les valeurs morales, politiques ou juridiques de l’Occident. Il s’agit souvent d’États plus récents dans la modernité politique que les nations occidentales qui, elles-mêmes, ont traversé, au cours de leur histoire, des périodes de grande brutalité, d’arbitraire et de domination.

Nous entrons ainsi dans une phase où les États européens, et plus largement occidentaux, se trouvent contraints de réviser leur vision d’une configuration du monde devenue en grande partie obsolète.

 

[Source : www.epochtimes.fr]

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